Archives de catégorie : Un Goncourt dans la Grande Guerre

17 octobre 1914. Le train stoppe à Sorcy. On entend le canon.

17 octobre 1914.
0h30-
Le train stoppe à Sorcy. On entend le canon. On voit des trous d’obus tout frais le long de la voie. Ca y est, nous voilà de nouveau dans la guerre.
2h30-
Nous sommes encore à Sorcy. Nous faisons les cent pas devant le long train où les hommes dorment entassés à 45 […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

16 octobre 1914. Nous embarquons !

16 octobre 1914. Charmes
Nous embarquons !
Pour quelle destination ?
?????????
C’est la guerre des points d’interrogation. Le colonel, pas plus que le cuisinier de la 4ème escouade, ne sait quelle est notre destinée et encore moins notre destination.
11h- Destination : Commercy.
12h30- En avons-nous mangé de la charcuterie, du chou-fleur, des poires, des gâteaux !… Nous sommes de […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

15 octobre 1914. Journée lorraine…

15 octobre 1914. 
Journée lorraine… Les hommes font la petite guerre et attaquent le village de Brantigny… Moi je vais et viens de coteau en coteau, tout ému des beautés que je vois… Mais, que diable, faisons-nous ici ?

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , | Un commentaire

14 octobre 1914. J’ai un nouveau cheval. C’est une grande joie.

14 octobre 1914. 
J’ai un nouveau cheval. C’est une grande joie. Un beau cheval tout blanc, et qui fut le cheval du général Pau. Je l’ai baptisé Altkirch, naturellement. Quand il voit des pantalons rouges il s’élance vers eux d’un élan superbe. Tout le monde dans le pays le connaît : il était soigné par un […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , , , , , | Un commentaire

13 octobre 1914. Les hasards de la guerre !

13 octobre 1914. Charmes
Les hasards de la guerre ! Comme ils coupent agréablement nos longues journées de combats, de marches, de bivouac ! Pouvais-je m’attendre à passer cette belle matinée d’automne dans la maison natale de Maurice Barrès ? C’est sur la grande route d’Epinal, à la sortie du pays, une maison bourgeoise, la maison de propriétaires […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , , , , | Laisser un commentaire

12 octobre 1914. J’ai somnolé sur un matelas étendu à terre avec un édredon sur mes jambes.

 12 octobre 1914. Saint-Pierremont
-4h matin-
J’ai somnolé sur un matelas étendu à terre avec un édredon sur mes jambes. Pas trop froid, quoiqu’il gèle ferme. Les carreaux de la fenêtre sont brisés par les balles : par là filtre le froid… Ca fait bise… bise… par les petits trous.
Au lever, clair de lune sur gelée […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , , , , , | Laisser un commentaire

11 octobre 1914. Messe militaire à l’église de Deneuvre.

11 octobre 1914. Deneuvre.
Messe militaire à l’église de Deneuvre. C’est un sergent du 1er bataillon qui officie. Et l’on voit à travers la mince dentelle de son aube ses bandes molletières et son pantalon rouge. Et ses gros souliers à clous font bien du tapage sur les marches de l’autel. Et ce sont là des […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , , , , , , , , , , | 3 commentaires

10 octobre 1914. Journée de soleil bas.

10 octobre 1914. Deneuvre
Journée de soleil bas. Le colonel est triste et comme il est triste, il éprouve le besoin de me prendre par le bras et de me promener pendant deux heures de la gendarmerie à la cristallerie, de la cristallerie à la gendarmerie. Quand le colonel peut me pincer au passage, il […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , , , , | Un commentaire

9 octobre 1914. Nous voici soudain bien au calme.

9 octobre 1914. Deneuvre
Nous voici soudain bien au calme. Nous avons quitté le royaume du guet-apens pour celui du fumier… J’aimais mieux le premier. Mais les troupiers ne sont pas de mon avis : ils ont quitté leur air grave et soucieux de ces jours derniers. Ils chantent, ils se lavent, ils soignent leur soupe.
[…]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , | Laisser un commentaire

8 octobre 1914. Il fait beau. Tout est calme.

8 octobre 1914. Badonviller
Il fait beau. Tout est calme. Pas de canon. Pas de fusillade. Nous avons découvert un Pianola dans une villa pillée : les Allemands dînaient là en musique, et, après le dîner, on dansait entre soi. Nous nous payons une heure de musique ; cela n’a l’air de rien, eh bien d’entendre La […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , , , , | Un commentaire