Archives par mot-clef : Maurice Bedel

Août-septembre. Après la poche de la Marne, c’est la poche Montdidier-Amiens

Août-Septembre
Et puis après la poche de la Marne, c’est la poche Montdidier-Amiens.
Péronne et Noyon reconquis.
Coucy-le-Château, le Moulin de Laffaux.
A l’est d’Arras, entre Douai et Cambrai, c’est la ligne Hindenburg crevée.
Puis c’est autour de la poche du Mt Kemmel de se vider.
On dirait vraiment que Foch joue à faire le […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire

3 août 1918. Et Soissons est à nous.

3 août 1918.
Et Soissons est à nous. Aux hommes bleus la ville morte ; aux hommes gris la rude montée de la côte de Crouy sous les feux du soleil et du canon. Aux hommes bleus, ma petite chambre aux carreaux de toile de la rue des Francs-Boisiers avec ce qui reste du lit d’acajou… […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | 2 commentaires

25 juillet 1918. La poche se vide

25 juillet 1918.
La poche se vide, la vaste poche gonflée d’hommes gris suspendue à Soissons d’un côté, à Reims de l’autre.
Sur Château-Thierry, sur Oulchy, sur Ville-en-Tardenois, sur Dormans, sur Epernay, le grand soleil de juillet met sa clarté de victoire. Jours noirs de mars. Jours dorés de juillet. Nous vainquons.

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire

22 juillet 1918. L’homme de l’actuelle victoire semble bien être Gouraud

22 juillet 1918.
L’homme de l’actuelle victoire semble bien être Gouraud, le soldat délabré qui traînait à Rabat sa jambe meurtrie et son immense ennui.
Une des caractéristiques des temps présents sera l’ignorance où le public et même l’armée seront restés des noms des vainqueurs, des noms des Sauveurs. Voilà Paris, voilà la France sauvés […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Un commentaire

20 juillet 1918. On dégage les abords de la Forêt de Villers-Cotterets.

20 juillet 1918.
On dégage les abords de la Forêt de Villers-Cotterets.
Les Allemands repassent la Marne qu’ils avaient franchie.
Les Américains de la 32ème D.I.V.J. aguerris par trois mois de séjour en Haute-Alsace nous quittent pour la bataille. Leurs convois de gros camions soulèvent la poussière des routes. Leur joyeuse humeur soulèverait le monde.
[…]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire

19 juillet 1918. Nous ne sommes pas du tout à Oulchy-le-Château…

19 juillet 1918.
Nous ne sommes pas du tout à Oulchy-le-Château… Encore bien moins à Fère-en-Tardenois. (Le G.Q.G. nous le téléphonait hier comme une chose archi-officielle).
Mais il est exact qu’on a fait des milliers de prisonniers et pris des centaines de canons.

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire

17 juillet 1918. Le second communiqué n’est vraiment pas mauvais, mais pas mauvais du tout.

17 juillet 1918.
Le second communiqué n’est vraiment pas mauvais, mais pas mauvais du tout.
On avait tort de prendre l’habitude d’une première pile. Cette fois-ci, il n’y pas eu pile. On a fait face.
L’extrême chaleur, 30° à l’ombre, y est peut-être pour quelque chose. Les Américains y sont peut-être aussi pour quelque […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire

16 juillet 1918. « Sur tous les points du front d’attaque nos troupes résistent avec leur vaillance habituelle. »

16 juillet 1918.
On en a pris l’habitude.
On sait que le premier communiqué est toujours libellé en ces termes :
« A quatre heures du matin, aujourd’hui, après une violente préparation d’artillerie, l’ennemi a attaqué sur un front de quatre-vingt kilomètres entre Château-Thierry et la Main de Massigos. Sur tous les points du front d’attaque nos troupes […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire

15 juillet 1918. On dit ce matin que l’offensive allemande est de nouveau déclenchée…

15 juillet 1918.
On dit ce matin que l’offensive allemande est de nouveau déclenchée…
Je passe à bicyclette auprès de l’auto du général de Boissoudy, commandant la VIIème armée. Je salue. L’auto stoppe. Le général m’appelle d’un petit signe du doigt. Je m’approche. Je ressalue.
« Vous, me dit le général de Boissoudy, commandant une armée […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire

4 juillet 1918. C’est un difficile labeur de pénétrer dans l’âme américaine.

4 juillet 1918.
C’est un difficile labeur de pénétrer dans l’âme américaine. On n’y entre pas en ouvrant bonnement une porte à « Blount ».
L’âme américaine est semblable à l’un de ces très vastes placards des Bureaux de Postes Suisses où deux cents, trois cents petites boîtes de poste restante, s’alignent avec chacune sa clef propre.
[…]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire