Archives de catégorie : Un Goncourt dans la Grande Guerre

28 octobre 1914. Ah ! les pauvres bougres !

28 octobre 1914. Ménil-aux-Bois
Ah ! les pauvres bougres !
Ils sont arrivés une cinquantaine dans le village, cette nuit, couverts de boue et de poussière de plâtre, les yeux hagards, les mains tremblantes, les lèvres blanches. Ils venaient de Sampigny, en débandade, ayant monté la côte en courant. Et il fut difficile pendant quelques minutes de […]

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27 octobre 1914.

27 octobre 1914.

Ca continue. Sous un ciel de tempête, bas et noir, l’artillerie joue de tous ses tonnerres. Nous bombardons le Camp des Romains, déjà criblé d’obus allemands. Nos shrapnells arrosent le bois d’Ailly, criblent de leurs éclats les tranchées à l’est de Saint-Mihiel, enveloppent de leurs flocons légers les avions trop curieux…
Cependant, […]

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25 octobre 1914. Vraiment, la guerre, cela bouleverse moins l’ordre du monde que je ne le croyais.

25 octobre 1914. Dimanche – Ménil-aux-Bois

Vraiment, la guerre, cela bouleverse moins l’ordre du monde que je ne le croyais. C’est dimanche. Un dimanche de guerre : là-dessus il n’y a aucun doute : le canon fait assez de « pétard » comme dit mon ordonnance ! C’est dimanche. Il fait beau. Le temps est doux l’air est rose, les […]

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24 octobre 1914. Même journée que la précédente.

24 octobre 1914. Ménil-aux-Bois

Même journée que la précédente. Encore une fois j’ai passé l’après-midi auprès des pièces de 155 qui, encore une fois, tiraient sur le pont de bateaux de St-Mihiel, aidées par le biplan du lieutenant Cauville.
Comme le temps est beau et clair les aviateurs français et ennemis n’ont point cessé de […]

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23 octobre 1914. Nous avons eu à déjeuner le caporal Poivre, pilote et le Lt. Perret, observateur

23 octobre 1914.

Nous avons eu à déjeuner le caporal Poivre, pilote et le Lt. Perret, observateur, qui montent le biplan Farman chargé de régler le tir de l’artillerie de 155. Ils avaient pour mission, cet après-midi, de régler le tir sur un pont de bateaux en aval du pont de St-Mihiel sur la Meuse.
[…]

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22 octobre 1914. Je profite d’un moment de calme pour aller à bicyclette jusqu’à Bar-le- Duc.

22 octobre 1914.

Le 22 octobre, enfin, le colonel Naulin m’autorise – officieusement –, à prendre des photos. Je file à Bar-le-Duc. Je fais l’acquisition d’un méchant Kodak. Et le soir même, j’opère: La popote du 2e Bataillon. S/Lt Cordonnier, Blanchon ; Cl Mollard ; Cne Gresser ; S/Lt Marchand ; Mcin aux. Caussade S/Lt Hartmann […]

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21 octobre 1914. J’ai passé mon après-midi auprès d’une batterie de 155 longs

21 octobre 1914.

J’ai passé mon après-midi auprès d’une batterie de 155 longs établie entre Courcelles et Sampigny. Il faudrait être bien habile pour la repérer du haut du ciel, car j’étais à 50m d’elle que je ne l’avais pas encore vue. Les deux pièces ont été mises en batterie au pied d’une colline, le […]

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20 octobre 1914. L’offensive sur Saint-Mihiel a échoué

20 octobre 1914.

L’offensive sur Saint-Mihiel a échoué, bien que notre infanterie se soit approchée à 1.500m de la ville. Un officier d’artillerie l’accompagnait déroulant pendant sa marche au milieu des obus et des balles un fil téléphonique lui permettant de communiquer sans cesse avec nos batteries de la rive gauche de la Meuse.
Aujourd’hui […]

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19 octobre 1914. Toute la nuit, très violente canonnade, sur la ligne de la Meuse.

19 octobre 1914.

Toute la nuit, très violente canonnade, sur la ligne de la Meuse. Il devait y avoir une offensive générale sur Saint-Mihiel. A-t-elle réussi ?
Ce coin de la Lorraine est bien pouilleux : des champs incultes, semés de cailloux, où pousse une petite herbe maigre, heureusement fleurie de quelques gentianes bleues, et où paissent […]

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18 octobre 1914. Le temps est très triste, brouillard et fine pluie, boue et pataugeade.

18 octobre 1914. Ménil-aux-Bois
Le temps est très triste, brouillard et fine pluie, boue et pataugeade.
La femme d’un capitaine, aux armées actuellement, me fait demander pour soigner son petit garçon. Je la trouve logée dans une pièce à peine éclairée. Son enfant est étendu, tout fiévreux, sur un matelas à terre. Elle a une […]

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