20 mai 1917. J’entre à l’hôpital 108.



20 mai 1917.

J’entre à l’hôpital 108.

C’est-à-dire que j’entre au Séminaire. Par de longs couloirs sonores on me conduit vers la chambre qui m’est destinée. Elle s’appelle « Les Séraphins » comme la voisine s’appelle « Bienheureuse Hortulane ». Il y règne une odeur de buis béni. Deux chaises, un très petit lit, une table de toilette minuscule avec sa cuvette grande comme un bol. Au-dessus de la toilette cette inscription : « EN LUI TOUT EST PARFUM ». Oui, mais… ces parfums d’acacias et de seringas qui pénètrent par la fenêtre ! Ah ! les tentateurs… Pauvre petit séminariste de vingt ans pris entre ce parfum et ces parfums !

Mon infirmière est forte en chair et forte en couleurs. Et puis elle est forte aussi en médecine : elle appelle le cerveau l’encéphale et la fatigue de l’asthénie. Ça, c’est pour me plaire car je suis médecin.

Mon médecin s’appelle Ménard et il est de Château-Gontier. Il se frotte les mains ou se caresse la barbe en vous parlant. Il semble réfléchir à de vastes problèmes pathologiques et termine sa consultation en disant : « Je vois ce que c’est.» Et il se tourne vers l’infirmière : « Pour Monsieur Bedel 25 centigrammes d’aspirine matin et soir.» Il a vu ce que c’était !

(Bedel laisse 2 pages blanches – probablement revient-il à la Genauraie, avant de repartir en août-)

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18 – 25 mai 1917 : du renfort pour le 144e



Le vendredi 18 mai 1917
Exercice matin et soir pour la compagnie. Il part un renfort de 3 officiers, 2 adjudants, 12 sergents, 300 hommes au 144ème, direction Fismes (adjudants Lombard, Vilain, sergent Dumont, sous-lieutenant Baurès). Ils embarquent à La-Ferté-Gaucher. Je vais à Coulommiers à la visite dentaire et je reste toute la journée pour voir le dentiste l’après-midi. Je rentre à 22 h par le train. Temps nuageux.

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14 – 17 mai 1917 : j’apprends la mort de Baptiste Gaudron



Le lundi 14 mai 1917
Tir pour la compagnie le matin. Théorie et exercice près du cantonnement de 14 à 16 h 30. Il arrive à la 34ème compagnie 4 adjudants venant de la 36ème compagnie. La 36ème compagnie qui était cantonnée à Chambonnois va cantonner à Chevru. Temps chaud et pluvieux.

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10 – 14 mai 1917 : puni pour n’avoir pas ordonné l’extinction des lumières



Le jeudi 10 mai 1917
Travaux de campagne et exercice pour la compagnie. Je vais voir le dentiste militaire à Coulommiers, hôpital temporaire 33, avec le sergent Gibielle et l’adjudant Lombard. Départ de Choisy[en-Brie] en chemin de fer à 7 h, de Saint-Siméon à 7 h 26, arrivée à Coulommiers à 8 h. Nous déjeunons à l’hôtel du Soleil Levant. Retour à pied (13 km). Temps très chaud. Orage et pluie le soir.

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4 – 9 mai 1917 : vareuse d’été et changement de lieu de popote



Le samedi 5 mai 1917
Exercice le matin. Bains-douches et travaux de propreté le soir. La literie est sortie, les sacs de couchage lavés. Départ d’un renfort de 50 hommes au 44ème (sous-lieutenant Tisseyres). Nous commençons à prendre la tenue d’été, en vareuse.

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26 avril – 4 mai 1917 : tout le 1er Corps d’Armée est au repos dans la région



Le jeudi 26 avril 1917
Corvées diverses le matin. Les récupérés qui étaient cantonnés à l’ouest du village viennent loger au Merger. Tir l’après-midi. Je vais chercher des livres à la bibliothèque scolaire de Choisy[-en-Brie]. Le Dépôt Divisionnaire du 110ème de ligne est cantonné à La-Ferté-Gaucher. L’adjudant Badarelle qui y était parti en renfort le 12 avril vient nous rendre visite à Choisy. Temps clair et froid. Le 8ème de ligne est au repos à Rebais. Tout le 1er Corps d’Armée est au repos dans la région.

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