29 mai – 2 juin 1916 : théorie à Blois, promenade à Chambord



Le lundi 29 mai 1916
Arrivée à Blois à 3 h. Théorie matin et soir. Beau temps sec.

Le mardi 30 mai 1916
Théorie matin et soir. Je commence mon carnet de notes. Beau temps sec.

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27 mai 1916. Sur le rôle de la grande presse



27 mai 1916.

Pour l’édification de mes descendants sur le rôle de la grande presse dans la guerre actuelle voici ce que je relève dans le journal de la bourgeoisie, l’Echo de Paris, à trois jours d’intervalle :

24 mai –Douaumont est repris-

Dans un élan magnifique nos troupes ont repris le fort de Douaumont… Les Allemands n’ont pas osé avouer ce coup de Trafalgar… Cependant à travers leurs réticences torturées, leur échec se lit : « Au sud du village et au sud de ce qui fut le fort de Douaumont, qui d’ailleurs est resté entre nos mains, le combat est encore en cours. » Alors, s’exclame le signataire de l’article, ce qui était  « la pierre angulaire de la principale forteresse de Verdun », c’est-à-dire, « le fort cuirassé de Douaumont », lorsque les Allemands y sont entrés, n’est plus rien qu’une expression géographique, quand les Français y pénètrent ! L’aveu est clair.

25 mai –Furieuses attaques de deux divisions bavaroises sur les ruines du Fort de Douaumont-

Il fallait s’attendre également à une réaction puissante des armées du Kronprinz pour chercher, coûte que coûte, à rentrer en possession de ce qui, selon leur expression, fut le fort Douaumont… L’ennemi en essuyant des pertes effroyables a réussi à rentrer en possession du fort en ruines mais nos vaillants l’ont, une fois de plus, empêché de déboucher.

Marcel Hutin

Et tous les Marcel Hutin de toute la presse de se jeter ce matin avidement sur le mot heureux du communiqué allemand. Hier nous avons pris le fort de Douaumont ; aujourd’hui nous avons perdu ce qui fut le fort de Douaumont.

Quand c’est nous qui prenons le fort nos pertes sont légères, on doute même qu’il y ait eu des blessés… Quand ce sont les Allemands qui le prennent, c’est en essuyant des « pertes effroyables ».

Le journaliste a toujours flatté l’appétit sanguinaire du public. Depuis que l’ennemi subit des pertes « inouïes, colossales, insensées, formidables » on s’étonne qu’il reste un soldat dans l’armée allemande. Après chacun de nos échecs il y a toujours un télégramme d’Amsterdam à l’Agence Central News « mandant que 39 trains chargés de blessés allemands venant de la région de Verdun ont traversé hier la ville de Luxembourg ».

Je relève également cette étrange aberration de la Presse qui veut que nous allions avec joie, ivresse et impatience à l’assaut. Il s’agit généralement d’un blessé interviewé dans une gare d’évacuation, la gare de M….

« Comme ils sont gais nos blessés et fiers de leur triomphe ! … Un petit sergent tout jeune se fait remarquer par son entrain… Pendant le court arrêt je le questionne. Il répond avec bonne grâce. Son premier mot part droit du cœur : « Comme c’était beau ! » Puis après une pause, doucement, il reprend : « Nous étions au repos depuis une quinzaine, impatients de reprendre notre place en première ligne… »

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25-28 mai 1916 : je vais voir Clément Moisy de retour au front



Le jeudi 25 mai 1916
Je vais à 4 h à la gare d’Orléans pour voir Clément Moisy qui retourne au front après une permission de sept jours. Clément Mary s’y trouve également mais je ne le vois pas. Remise de décorations au Carré Saint-Vincent. Repos l’après-midi. Je suis désigné pour aller faire un stage aux mitrailleurs à Blois.

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12-24 mai 1916 : exercices et permission



Le vendredi 12 mai 1916
Déplacement de la journée à Saint-Jean-de-Braye. Retour à 16 h. Je suis le 2ème sur la liste de départ au front. Il y en a 17 à la classe 1917. Très beau temps.

Le samedi 13 mai 1916
Exercice à Saran le matin. Douches et revues l’après-midi. Je vais chercher les billets des permissionnaires de 24 h à la gare des Aubrais. Je passe au groupe A. Je pars à 15 h en permission de 24 h. je dîne à Tours et arrive à Bourgueil à 21 h. Clément Moreau est rendu également. Temps nuageux.

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1-11 mai 1916 : marche, exercices de tir et revue d’armes



Le lundi 1er mai 1916
Arrivée au camp à 5 h. Travaux de campagne matin et soir. Temps chaud.

Le mardi 2 mai 1916
A 6 h, départ pour une marche de deux jours à Neuville-aux-Bois où nous arrivons à 14 h. Grand’halte au Poteau. Repos toute la soirée. Temps humide. Je loge chez un peintre.

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