21 – 27 juin 1917 : une semaine de permission à Bourgueil



Du jeudi 21 juin 1917

au mercredi 27 juin 1917
En permission à B[ourgueil]. Beau temps pendant toute la durée de ma permission. Le 22, Clément Moisy arrive en permission de 15 jours. Le 24, je vais à Ussé avec Aimée. Le 25, mort de ma cousine A. Rochard. Le 27, service de B. Gaudron, enterrement de Mme Rochard. Il y a en permission D. Plumel, Boulmet, C. Ruesche, E. Renou, A. Guion, Boireau, Niquet, R. Galbrun, etc…

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18-20 juin 1917 : départ pour la permission



Le lundi 18 juin 1917
La compagnie travaille toute la journée dans le Rû pour aménager une baignade. Je suis désigné pour partir en permission demain avec les sergents Pauthonnier, Rouvier, et le sergent-major Beaudeau. Temps nuageux et très chaud. Le départ des permissionnaires avait été retardé d’une semaine.

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10-17 juin 1917 : retour à Choisy-en-Brie



Le dimanche 10 juin 1917
Je quitte Jouy-sur-Morin à 6 h 30. Arrivée à Choisy[-en-Brie] à 8 h. Je vais à la messe de 9 h ¼. J’ai fait connaissance avec le sergent-major Beaudeau qui a cantonné à B[ourgueil] en 1916, de février à août. Travaux de propreté l’après-midi et revue par les chefs de section. Je signe une feuille m’affectant définitivement au 144ème d’infanterie, 9ème bataillon, à compter du 11 juin. Temps nuageux et très chaud.

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3-9 juin 1917 : drapeaux rouges et l’Internationale dans les trains de permissionnaires en route vers le front



Le dimanche 3 juin 1917

Je quitte Choisy-en-Brie à pied à 8 h. Arrivée à La-Ferté-Gaucher à 10 h. Le cours de fusil R. S. C. est transféré à Jouy-sur-Morin depuis le 31 mai. Nous y arrivons à 11 h. Nous sommes en subsistance au 16ème d’infanterie, 34ème compagnie. Nous sommes au stage de huit régiments et quatre par régiment. Tous les élèves sont réunis à 16 heures et le lieutenant Alirol, directeur du cours, nous souhaite la bienvenue. Le sergent Gibielle est aux grenadiers, Küss aux F. M., Lumineau aux signaleurs, Dassonville au canon de 37. Je vais le soir à la papeterie du Marais. Temps clair et très chaud.

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2 juin 1917 : désigné pour une semaine en stage au fusil RCS pour une semaine



Le samedi 2 juin 1917
Travaux de campagne le matin auprès du Merger. Bains-douches et travaux de propreté l’après-midi. Exercice de la pompe à incendie de 15 à 17 h. Je suis désigné pour aller demain à La-Ferté-Gaucher en stage au fusil R. S. C. pour une semaine. Je suis présenté au sous-lieutenant Saussaye à 11 h. Marche de nuit à 21 h. Le capitaine rentre de permission ce soir. Je suis de garde au Merger. Temps nuageux et chaud.

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29 mai – 1er juin 1917 : je touche la moitié de la haute paye de guerre de 1 Franc



Le mardi 29 mai 1917
De garde toute la journée. Marche vers Dagny pour la compagnie. Le sous-lieutenant Humbert commande la 34ème compagnie pendant la permission du capitaine. Temps chaud.

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26-28 mai 1917 : c’est la fête au pays



Le samedi 26 mai 1917
La 34ème compagnie est de service. Préparatifs de la fête du pays qui a lieu demain. Corvée de branchages pour le théâtre. Bains-douches et travaux de propreté l’après-midi. Je vais à l’exercice de la pompe de 16 à 18 h. Je prends un bain froid dans le ruisseau. Temps clair et très chaud.

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20 mai 1917. J’entre à l’hôpital 108.



20 mai 1917.

J’entre à l’hôpital 108.

C’est-à-dire que j’entre au Séminaire. Par de longs couloirs sonores on me conduit vers la chambre qui m’est destinée. Elle s’appelle « Les Séraphins » comme la voisine s’appelle « Bienheureuse Hortulane ». Il y règne une odeur de buis béni. Deux chaises, un très petit lit, une table de toilette minuscule avec sa cuvette grande comme un bol. Au-dessus de la toilette cette inscription : « EN LUI TOUT EST PARFUM ». Oui, mais… ces parfums d’acacias et de seringas qui pénètrent par la fenêtre ! Ah ! les tentateurs… Pauvre petit séminariste de vingt ans pris entre ce parfum et ces parfums !

Mon infirmière est forte en chair et forte en couleurs. Et puis elle est forte aussi en médecine : elle appelle le cerveau l’encéphale et la fatigue de l’asthénie. Ça, c’est pour me plaire car je suis médecin.

Mon médecin s’appelle Ménard et il est de Château-Gontier. Il se frotte les mains ou se caresse la barbe en vous parlant. Il semble réfléchir à de vastes problèmes pathologiques et termine sa consultation en disant : « Je vois ce que c’est.» Et il se tourne vers l’infirmière : « Pour Monsieur Bedel 25 centigrammes d’aspirine matin et soir.» Il a vu ce que c’était !

(Bedel laisse 2 pages blanches – probablement revient-il à la Genauraie, avant de repartir en août-)

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