22 juin 1918. « Nous parlerons de la paix quand nous serons en Allemagne. »



22 juin 1918.

Le colonel américain Garcia (médecin), grand maître de la Santé au G.H.Q. de Chaumont, entre deux bouchées de veau aux petits pois jusqu’à quoi il n’avait pas prononcé une parole, a dit : « Nous parlerons de la paix quand nous serons en Allemagne. »

Il a dit cela en anglais, d’un ton net, et s’est tu ensuite jusqu’au fromage de Roquefort, où il a ouvert la bouche pour dire au serveur : «No, thank you. »[…]

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22-24 juin 1918 : un spectacle épouvantable, ça sent la mort à chaque pas



Le samedi 22 juin 1918
Le secteur est toujours calme. Je vais visiter la 1ère ligne à 15 h et je regarde les lignes allemandes à la jumelle, ainsi que le village de Montfaucon. L’église est à moitié démolie mais on y voit encore quelques maisons qui paraissent intactes. Les lignes allemandes sont dans le bois qui est moins saccagé qu’où nous sommes.

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21 juin 1918 : obligés de se cacher le visage pour dormir à cause des rats



Le vendredi 21 juin 1918
Les soldats tchécoslovaques quittent le régiment ce matin et retournent à leur dépôt à Jarnac. Les permissions qui avaient été suspendues le 29 mai sont rétablies à 8 %. Le secteur est absolument calme toute la journée, il pleut toute la nuit. Une patrouille est faite par la 2ème section. Nous avons des abris profonds et solides et il nous faut de la lumière toute la journée.

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18-20 juin 1918 : l’artillerie allemande déclenche, sept tués



Le mardi 18 juin 1918
Violente canonnade de 3 à 4 h vers Vauquois. Nous étions tous couchés, sauf la sentinelle. Nous nous mettons en tenue aussitôt et nous sortons de nos abris. Ce n’est que poussière et fumée sur la butte de Vauquois où tire l’artillerie allemande. Après une heure de bombardement le tir s’arrête et nous entendons l’éclatement des grenades. Quelques temps après nous apprenons que c’est un coup de main allemand sur le secteur de la Division qui est à notre gauche, et en face du 333ème R. I. Nous redescendons dans nos abris et nous faisons un exercice d’alerte à 9 h. Le temps est nuageux et il tombe des giboulées de grêle. Travail de 20 à 23 h.

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12-17 juin 1918 : de retour à proximité des premières lignes



Le mercredi 12 juin 1918
Repos toute la journée. Préparatifs de départ. Nous changeons de secteur. Nous quittons les abris de Vignéville à 20 h et nous allons près d’Avocourt, à environ 6 km à l’ouest du Mort-Homme. Le 6ème bataillon est en 1ère ligne et relève le 52ème régiment italien. La 22ème compagnie est en réserve à la lisière nord de la forêt de Hesse, près de la source de la Buante, logée dans des abris souterrains, par sections éloignées les unes des autres.

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10 et 11 juin 1918 : au repos à Vignéville



Le lundi 10 juin 1918
Mon bataillon (le 6ème), qui était depuis le 7 juin à Esnes et à la cote 304, vient au repos aux abris de Vignéville. Orage. Petite pluie fine.

Le mardi 11 juin 1918
Le Médecin-chef du régiment a quitté le Mort-Homme et est à Sivry-la-Perche en attendant le changement de secteur. Je quitte l’infirmerie régimentaire à 19 h et je rejoins ma compagnie qui est à Vignéville, aux abris d’Artois. Des soldats tchèques sont arrivés au régiment le 7 juin, il y en a douze à ma compagnie. Temps très chaud.

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9 juin 1918 : les Allemands avancent toujours



Le dimanche 9 juin 1918
Je vais à la messe de 7 h dans l’église de Sivry-la-Perche (+) et à 9 h. V[êpres] à 14 h. Je prends un bain-douche à 8 h. Le 5ème bataillon qui était ici au repos depuis cinq jours va aux abris Normandie au bois de Béthelainville. Je vois le caporal Destribas que j’avais connu en 1915 au 131ème, 5ème compagnie. Il ne reste plus de troupe à Sivry-la-Perche et le village est désert le soir. Continuer la lecture

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