Archives de catégorie : Un Goncourt dans la Grande Guerre

20 mai 1917. J’entre à l’hôpital 108.

20 mai 1917.
J’entre à l’hôpital 108.
C’est-à-dire que j’entre au Séminaire. Par de longs couloirs sonores on me conduit vers la chambre qui m’est destinée. Elle s’appelle « Les Séraphins » comme la voisine s’appelle « Bienheureuse Hortulane ». Il y règne une odeur de buis béni. Deux chaises, un très petit lit, une table de toilette minuscule […]

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19 mai 1917. Marseille, un engorgement extraordinaire de navires dans le port

19 mai 1917 Marseille.
Un engorgement extraordinaire de navires dans le port, des paquebots français, anglais, espagnols, italiens, grecs, hollandais. Des navires de guerre de toutes les nations alliées. Une activité extrême dans les docks : on débarque du charbon, du sucre, des œufs, des barres de fonte, des sacs suintant la graisse, du blé, de la […]

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18 mai 1917. On frappe à la porte de ma cabine :  » Tout le monde sur le pont »

18 mai 1917.

6h du matin
On frappe à la porte de ma cabine : « Tout le monde sur le pont, muni de la ceinture de sauvetage !… »
Je m’habille en hâte. Je monte. C’est une nouvelle alerte. Il pleut à verse et la mer est très grosse. On devine la côte, là-bas, à bâbord. Personne ne sait […]

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17 mai 1917. Je me réveille au moment où, après avoir dépassé Carthagène, nous doublons le Cap Palos

… 17 mai 1917

Je me réveille au moment où, après avoir dépassé Carthagène, nous doublons le Cap Palos.*
Paysage wagnérien, roches vertes, roches noires, roches rouges. Pays mort, sans végétation, sans oiseaux, sans hommes, sans rien que des roches en dents de scie.
Puis toute une montagne hérissée de hautes cheminées fumantes : on […]

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2 mai 1917. Voyage

2 mai De Rabat à Meknès
Quelle fête des fleurs, le voyage de Salé à Meknès, aux premiers jours de mai par un soleil déjà vif qui rend légères les sauterelles et ingambes les tortues ! Comment dire, sans monotonie, les cent kilomètres de marguerites blanches qui s’étendent de l’océan aux premières montagnes ? C’est si touffu, […]

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11 février 1917. Casablanca, une ville neuve où les fortunes s’élèvent et s’écroulent

11 février 1917. Casablanca
Casablanca… Des restaurants illuminés, des tziganes, une agitation fiévreuse de tout un peuple d’Espagnols, de Juifs, d’Indous, d’Arabes. Une ville neuve où les fortunes s’élèvent et s’écroulent… Et où Massoulard, chirurgien habile, va me recoudre ma cuisse déchirée.
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Tous ces points, ça veut dire hôpital, chloroforme, bistouri, pansements, chambre blanche, infirmière aussi, […]

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10 février 1917. J’ai pris la bonne grosse diligence automobile, à compartiments

10 février 1917.  De Rabat à Casablanca
J’ai pris, pour franchir ces cents derniers kilomètres, la bonne grosse diligence automobile, à compartiments. A l’intérieur, embarrassés dans leurs voiles peu propices aux voyages, des Marocains sont entassés. Ils sont graves et sereins. Et comme ils sont riches, leurs caftans sont mauves, jaunes ou vert émeraude. Au […]

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9 février 1917. Le bled se couvre de fleurs

9 février 1917.  de Meknès à Rabat
Au rythme assourdissant de la folle auto qui nous emmène sur les rails du Decauville, nous roulons, nous roulons pendant des heures et pendant des heures, par les plateaux aux terres détrempées qui, en gradins successifs, descendent vers l’océan. Il fait un froid de loups. Et cependant le […]

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6 au 8 février 1917. Des fleurs. Enfin et déjà des fleurs !

6 au 8 février 1917.  Meknès
Des fleurs. Enfin et déjà des fleurs ! Les vallons étroits qui creusent les bords du plateau de Meknès sont fleuris d’une forêt de seilles rosées où disparaissent les petits bourricots qui vont trottinant sous leur fardeau de légumes, de fagots ou de sable. Au pied des seilles, dont les […]

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5 février 1917. Nous reprenons la route de Meknès

5 février 1917.  d’El Hadjeb à Meknès
Pinelli m’a rejoint, et après une nuit passée dans une petite chambre froide, obscure et humide de l’ancienne casbah, nous reprenons la route de Meknès. Le ciel, bas et noir, est menaçant. De gros nuages d’ouest roulent sur la plaine immense. Nous avançons parmi les palmiers-nains sans trêve, […]

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