Archives de catégorie : Un Goncourt dans la Grande Guerre

13 décembre 1917. Le médecin Regnault, le pharmacien Plouchart et Tintillier, l’employé de banque, vont chaque matin à la chasse aux canards

13 décembre 1917. Pusy
Le médecin Regnault, le pharmacien Plouchart et Tintillier, l’employé de banque, vont chaque matin à la chasse aux canards. Ils partent à l’heure où le jour s’annonce par une traînée rose derrière la colline d’Epenoux. Regnault a les moustaches mouillées comme celles d’un chien barbet, Plouchart est vêtu de jonc et Tintillier […]

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9 décembre 1917.

9 décembre 1917.  Pusy
En traversant les villages de la Haute-Saône, il m’est venu une chanson dont le premier couplet est :
Il était un’ fill’de fumier
En son gros villag’ de crottin
Les maisons étaient de caillé
Les fontain’s étaient de purin…
Un village de la Haute-Saône c’est du fumier que des maisons assises en […]

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4 décembre 1917. Nous sommes dans la Haute-Saône

4 décembre 1917. Pusy (Haute-Saône) 7km nord de Vesoul
Nous sommes dans la Haute-Saône. Pourquoi sommes-nous dans la Haute-Saône ? Ce n’est certainement pas pour me faire plaisir à moi personnellement, à moi qui ne connaissais pas ce beau pays, que le général Pétain nous a faits venir ici.
Nous sommes dans la Haute-Saône, disent les cuisiniers […]

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18 novembre 1917. Pendant ma permission

18 novembre 1917. Pendant ma permission (dix jours)
Le groupe de brancardiers avec la 167ème et la 170ème divisions ont été vivement transportés sous Cambrai où les Anglais croyaient pouvoir percer à coups de tanks les lignes allemandes. Espoir déçu.
Je retrouve mes hommes et mes camarades dans la Haute-Saône.

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4 au 18 novembre 1917. Repos dans la Brie

4 au 18 novembre 1917 : REPOS DANS LA BRIE
…Dans un fromage de Brie qui est un château rose au milieu d’un parc en or.
Repos somnifère : trop vastes horizons ; des betteraves, que de betteraves ! Du blé qui lève. Très René Bazin, tellement René Bazin !… Coulommiers… Etre sous-préfet, épicier, chef de gare, être quelque […]

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4 novembre 1917. Ce n’est pas sans fatigue qu’on arrive au lieu du repos.

4 novembre 1917. Hameau de Villers (Nord de Coulommiers)
Ce n’est pas sans fatigue qu’on arrive au lieu du repos.
Nous quittons Soissons en T.M.-T.M. ça veut dire transports militaires automobiles. Dix gros camions avalent mes « bonhommes » dans leur large gueule et démarrent dans un grand bruit d’embrayage, de casques heurtés et d’échappement de gaz.
[…]

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30 octobre 1917. Le cadavre d’un ennemi n’a pas d’odeur…

30 octobre 1917. Ferme Vauzains
Le cadavre d’un ennemi n’a pas d’odeur…
On piétine avec une sorte de frénésie cette boue nauséabonde, ces champs de mort reconquis.
De nouveau, le feu et le fer fouillent ce sol chaotique. Ce sont aujourd’hui le feu et le fer allemands. Hélas ! c’est aujourd’hui du sang français qui coule à […]

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29 octobre 1917. Ah ! lune perfide !

29 octobre 1917.  Soissons- 2h du matin
Ah ! lune perfide !
Perfide lune !…
En d’autres vallées de la France, de jeunes sentimentalismes exercent leur luth sous votre clarté.
Le jeune clerc de notaire de Saint-Gervais-les-Trois-Clochers1 soupire dans sa mansarde et rêve à des balcons et à des échelles de corde.
La demoiselle du quincailler de Faye-la-Vineuse2 […]

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28 octobre 1917. Comment voulez-vous que nous tirions un grand orgueil de cette petite victoire à l’heure où notre ennemi s’empare de 80.000 Italiens ?

28 octobre 1917. Soissons
Comment voulez-vous que nous tirions un grand orgueil de cette petite victoire à l’heure où notre ennemi s’empare de 80.000 Italiens ?
Un stupide gros officier du train disait hier à un jeune officier allemand prisonnier : « Allons, avouez-vous vaincu ! –Monsieur, répondit l’autre en souriant, je vous ferai cet aveu quand vous m’en […]

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26 octobre 1917. On est au pays mort des Champs d’Entonnoirs.

26 octobre 1917. Moulin de Laffaux
Oh ! jusqu’au Pont-Rouge, c’est le banal paysage de guerre avec ses arbres abattus par la hache allemande, ses vastes entonnoirs emplis d’eau jaune, ses champs incultes semés de chardons secs, ses vols de corbeaux et ses vols d’avions…
Mais, Dieu ! soudain dans quel pays entre-t-on ?
La route cesse d’être une […]

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