Archives de catégorie : Un Goncourt dans la Grande Guerre

Janvier 1918. La guerre à Lure.

Janvier 1918
La guerre à Lure.
Plus de coups de clairon, des coups de téléphone.
Plus de tranchées boueuses, les trottoirs nets d’une petite sous-préfecture.
Plus de cagnas sordides, une chambre d’étudiant chez deux vieux rentiers.
Plus de cheval, plus de bicyclette, une auto puissante.
Plus d’obus, des bombes d’avion.
Plus de capitaine, un général […]

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24 décembre 1917. Noël Pusy

Noël Pusy
J’ai trouvé dans ma chaussure à clous un petit papier : « Le médecin a.m. Bedel est adjoint au Directeur du Service de Santé de la VIIème armée. »
En 1914, Noël de sang dans les tranchées du rû d’Hozien.
En 1915, Noël de glace, de neige et d’obus aux batteries de Scharmgult.
En 1916, Noël d’angoisse […]

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20 décembre 1917. Les choses de la guerre sont lointaines.

20 décembre 1917 Pusy
Les choses de la guerre sont lointaines. On dit que le public redoute les prochaines attaques de l’ennemi et que les bonnes femmes d’ici vendent à bas prix leurs provisions de noix et de pommes. Personne parmi nous ne s’en soucie. Les choses de la guerre sont lointaines quand on dort sous […]

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15 décembre 1917. Je loge chez un vieil homme qui vit tout seul dans sa maisonnette

15 décembre 1917.  Pusy
Je loge chez un vieil homme qui vit tout seul dans sa maisonnette au bas bout du village. La chambre que j’habite était celle de sa fille avant qu’elle devînt demoiselle des Postes à Vesoul. Et le bonhomme n’a plus pour toute compagnie que ses douze poules. Il mange sa soupe […]

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13 décembre 1917. Le médecin Regnault, le pharmacien Plouchart et Tintillier, l’employé de banque, vont chaque matin à la chasse aux canards

13 décembre 1917. Pusy
Le médecin Regnault, le pharmacien Plouchart et Tintillier, l’employé de banque, vont chaque matin à la chasse aux canards. Ils partent à l’heure où le jour s’annonce par une traînée rose derrière la colline d’Epenoux. Regnault a les moustaches mouillées comme celles d’un chien barbet, Plouchart est vêtu de jonc et Tintillier […]

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9 décembre 1917.

9 décembre 1917.  Pusy
En traversant les villages de la Haute-Saône, il m’est venu une chanson dont le premier couplet est :
Il était un’ fill’de fumier
En son gros villag’ de crottin
Les maisons étaient de caillé
Les fontain’s étaient de purin…
Un village de la Haute-Saône c’est du fumier que des maisons assises en […]

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4 décembre 1917. Nous sommes dans la Haute-Saône

4 décembre 1917. Pusy (Haute-Saône) 7km nord de Vesoul
Nous sommes dans la Haute-Saône. Pourquoi sommes-nous dans la Haute-Saône ? Ce n’est certainement pas pour me faire plaisir à moi personnellement, à moi qui ne connaissais pas ce beau pays, que le général Pétain nous a faits venir ici.
Nous sommes dans la Haute-Saône, disent les cuisiniers […]

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18 novembre 1917. Pendant ma permission

18 novembre 1917. Pendant ma permission (dix jours)
Le groupe de brancardiers avec la 167ème et la 170ème divisions ont été vivement transportés sous Cambrai où les Anglais croyaient pouvoir percer à coups de tanks les lignes allemandes. Espoir déçu.
Je retrouve mes hommes et mes camarades dans la Haute-Saône.

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4 au 18 novembre 1917. Repos dans la Brie

4 au 18 novembre 1917 : REPOS DANS LA BRIE
…Dans un fromage de Brie qui est un château rose au milieu d’un parc en or.
Repos somnifère : trop vastes horizons ; des betteraves, que de betteraves ! Du blé qui lève. Très René Bazin, tellement René Bazin !… Coulommiers… Etre sous-préfet, épicier, chef de gare, être quelque […]

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4 novembre 1917. Ce n’est pas sans fatigue qu’on arrive au lieu du repos.

4 novembre 1917. Hameau de Villers (Nord de Coulommiers)
Ce n’est pas sans fatigue qu’on arrive au lieu du repos.
Nous quittons Soissons en T.M.-T.M. ça veut dire transports militaires automobiles. Dix gros camions avalent mes « bonhommes » dans leur large gueule et démarrent dans un grand bruit d’embrayage, de casques heurtés et d’échappement de gaz.
[…]

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