Archives de catégorie : Un Goncourt dans la Grande Guerre

11 février 1917. Casablanca, une ville neuve où les fortunes s’élèvent et s’écroulent

11 février 1917. Casablanca
Casablanca… Des restaurants illuminés, des tziganes, une agitation fiévreuse de tout un peuple d’Espagnols, de Juifs, d’Indous, d’Arabes. Une ville neuve où les fortunes s’élèvent et s’écroulent… Et où Massoulard, chirurgien habile, va me recoudre ma cuisse déchirée.
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Tous ces points, ça veut dire hôpital, chloroforme, bistouri, pansements, chambre blanche, infirmière aussi, […]

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10 février 1917. J’ai pris la bonne grosse diligence automobile, à compartiments

10 février 1917.  De Rabat à Casablanca
J’ai pris, pour franchir ces cents derniers kilomètres, la bonne grosse diligence automobile, à compartiments. A l’intérieur, embarrassés dans leurs voiles peu propices aux voyages, des Marocains sont entassés. Ils sont graves et sereins. Et comme ils sont riches, leurs caftans sont mauves, jaunes ou vert émeraude. Au […]

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9 février 1917. Le bled se couvre de fleurs

9 février 1917.  de Meknès à Rabat
Au rythme assourdissant de la folle auto qui nous emmène sur les rails du Decauville, nous roulons, nous roulons pendant des heures et pendant des heures, par les plateaux aux terres détrempées qui, en gradins successifs, descendent vers l’océan. Il fait un froid de loups. Et cependant le […]

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6 au 8 février 1917. Des fleurs. Enfin et déjà des fleurs !

6 au 8 février 1917.  Meknès
Des fleurs. Enfin et déjà des fleurs ! Les vallons étroits qui creusent les bords du plateau de Meknès sont fleuris d’une forêt de seilles rosées où disparaissent les petits bourricots qui vont trottinant sous leur fardeau de légumes, de fagots ou de sable. Au pied des seilles, dont les […]

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5 février 1917. Nous reprenons la route de Meknès

5 février 1917.  d’El Hadjeb à Meknès
Pinelli m’a rejoint, et après une nuit passée dans une petite chambre froide, obscure et humide de l’ancienne casbah, nous reprenons la route de Meknès. Le ciel, bas et noir, est menaçant. De gros nuages d’ouest roulent sur la plaine immense. Nous avançons parmi les palmiers-nains sans trêve, […]

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3 février 1917. Il gèle. Il fait beau. Je pars.

3 février 1917 d’Aïn Leuh à Ito
Il gèle. Il fait beau. Je pars. Et dès le départ, la boue étale devant mon cheval son terrible et mol obstacle. C’est tout un problème de s’éloigner du camp et d’atteindre la piste d’Ito par casbah Moucha et casbah Youssef. Derrière moi, peine et souffle le mulet porteur […]

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2 février 1917. Et la pluie a repris de plus belle

2 février 1917 Aïn Leuh
Et la pluie a repris de plus belle et me tient prisonnier. J’attendrai, pour partir, un nouveau rayon de soleil. Et je reboucherai, en attendant, les trous, les fentes, les déchirures qui s’ouvrent un peu partout dans les parois de ma chambre glaciale. Saura-t-on jamais quelle misérable besogne est celle-là ? Ma […]

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1er février 1917. J’ai décidé de partir demain pour Meknès

1er février 1917. Aïn Leuh
Le temps n’est pas trop mauvais. J’ai décidé de partir demain pour Meknès ; de là probablement je gagnerai Casablanca où l’on dit qu’il y a un chirurgien dont les mains ne sont pas trop inhabiles.
L’horizon Zaian est mauve. La forêt de chênes verts donne à la montagne d’Aïn Leuh l’aspect […]

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31 janvier 1917. Je vous quitterai donc, Aïn Leuh d’hiver

31 janvier 1917. Aïn Leuh
Je vous quitterai donc, Aïn Leuh d’hiver, je vous quitterai sans tourner vers vous le regard qui change en statue de sel. Vie abominable des camps qui me détériore mon beau Maroc sauvage et nu, refrains de clairons, corvées d’eau et corvée de pommes de terre, officiers en sabots surveillant maçons […]

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30 janvier 1917. Nous vivons dans l’attente anxieuse de voir de nouveau s’écrouler notre frêle château de cartes en tôles ondulées

30 janvier 1917. Aïn Leuh
Nous vivons dans l’attente anxieuse de voir de nouveau s’écrouler notre frêle château de cartes en tôles ondulées. Malgré la bourrasque il a tenu bon, cette nuit. Cependant les temps sont durs. Il faut vivre de la vie de sape que nous menâmes pendant si longtemps en France. Plus d’obus, […]

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