Archives de catégorie : Un Goncourt dans la Grande Guerre

Une tornade sur le camp : 10 octobre 1916

Une tornade sur le camp : 10 octobre
Il fait très beau. Au loin, très loin, vers la Moulouya un orage noircit l’horizon. Soudain une petite colonne de poussière s’élève près de l’entrée du poste, elle s’amplifie, se grossit, et gonfle en se déplaçant vers la droite atteint l’emplacement de la 10ème compagnie des Marocains. Tentes, […]

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1.10.1916 J’écris ces mots sous ma tente. Je suis épuisé.

1er octobre 1916. Timhadit
J’écris ces mots sous ma tente. Je suis épuisé. Nous sommes tous épuisés. Partis ce matin à 6h d’Aïn-Leuh nous arrivons à 17h après une marche très pénible à travers une région volcanique qui serait pittoresque si nous n’y avions terriblement souffert de la soif ! La soif… Quel drame ! Quelle […]

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1-12 octobre 1916. Le but de notre sortie est de reconnaître la région de l’Alguelman de Sidi-Ali

1-12 octobre 1916.

Le but de notre sortie est de reconnaître la région de l’Alguelman de Sidi-Ali, atteinte une seule fois jusqu’à présent, après un vif combat, en mai dernier, et de pousser plus loin vers la Moulouya, si possible. Pour que l’artillerie puisse nous accompagner il faut d’avance lui préparer un chemin et c’est […]

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27.9.1916. Le vent secoue la toile de mon marabout

Camp d’Aïn-Leuh -27 septembre 16-
Le vent secoue la toile de mon marabout, un vent froid, sec, que la poussière rouge rend tangible. Sous une tente voisine, un Marocain accompagne sa monotone et plaintive mélopée en tapant du tam-tam sur un tambourin. D’autres Marocains s’interpellent dans leur rude langage chargé de gutturales… Une sentinelle, le […]

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2 septembre 1916. « Vous êtes relevé du front pour partir au Maroc »

2 septembre Schluchtmatt
« …Allô ? Docteur Bedel ? – Oui. – On vous avertit de Gérardmer que vous êtes relevé du front pour partir au Maroc. Votre ordre de départ vous sera envoyé demain… »
La nouvelle, tant attendue, tombe comme une torpille dans ma sérénité.
Hé quoi ? Je vais donc vous quitter pour toujours – pour toujours ?- […]

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29 août 1916. Les Allemands se sont plu à mêler aujourd’hui le tonnerre de leurs obusiers aux tonnerres de la foudre

29 août 1916.

Les Allemands, qui ne négligent jamais une occasion de s’affirmer wagnériens, se sont plu à mêler aujourd’hui le tonnerre de leurs obusiers aux tonnerres de la foudre. Ce fut un grand concert de basses. Les arbres en firent les frais : abattus par les tourbillons de l’orage ou par le choc puissant des […]

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28 août 1916. « LA ROUMANIE A DECLARE LA GUERRE A L’AUTRICHE »

28 août 1916.  Schluchtmatt
Au petit jour, il en passe toujours, des isolés par petits groupes dolents sous la pluie battante. Un médecin – le médecin de ce troupeau- entre dans le poste pour se mettre à l’abri un instant. C’est un gros homme à barbiche noire. Il souffle et crache. Il me parle. Je […]

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27 août 1916. Les blessés continuent d’affluer

27 août 1916. Schluchtmatt
Les blessés continuent d’affluer. Depuis ce matin le Reichackerkopft subit un incroyable crapouillotage de la part des Allemands. On voit s’élever, sans répit, des tranchées françaises les énormes choux-fleurs noirâtres, jaunâtres, blanchâtres des minen, fumées mélangées de mottes de terre, de quartiers de roches. Le vacarme est assourdissant.
Il me vient d’abord […]

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26 août 1916. un homme du 253 a les deux yeux enlevés, un bras brisé et la mâchoire démolie

26 août 1916. Schluchtmatt
Parmi les blessés d’aujourd’hui, un homme du 253 a les deux yeux enlevés, un bras brisé et la mâchoire démolie. Eclats de torpille. Il gît là, à mes pieds, sur le plancher ensanglanté de mon poste. Il gémit avec son accent méridional si tragique en la circonstance : « Ah !…Ah !… Hélasse !… Monsieur le doqueteurre !… […]

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25 août 1916. Je ne puis guère bouger de mon poste de secours.

25 août 1916. Schluchtmatt
Je ne puis guère bouger de mon poste de secours. Les blessés sont ici plus nombreux qu’à Schiessroth. Ma journée se passe en tête-à-tête avec les noirs sapins du Silber-Wald. Pas gai ce tête-à-tête.

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