Archives de catégorie : Un Goncourt dans la Grande Guerre

23-24 août 1916. Peu de blessés.

23-24 août 1916. Schluchtmatt
Peu de blessés. Des méridionaux du 253ème, geignards et exagérés, qui poussent des cris gutturaux à la vue de mon bistouri et de mes pinces. […] Surtout des blessés par crapouillots. A Ampfersbach le crapouillotage continue assez violent. Je vois les ruines lamentables de ce joli village s’effondrer chaque jour davantage. Il reste […]

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22 août 1916. Je remplace pour quelques jours Morancé, absent

22 août 1916. Poste de secours de Schluchtmatt
Je remplace pour quelques jours Morancé, absent, à son poste de Schluchtmatt. C’est une petite baraque en rondins, semblable à toutes les petites baraques du secteur. Seulement à l’intérieur il règne un luxe inusité et qui s’explique par la proximité des ruines de l’hôtel de l’Altenberg. Je […]

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2 au 16 août 1916. Quand il fait très beau c’est vraiment très beau, l’Alsace.

2 au 16 août 1916.
Il fait très beau. Quand il fait très beau c’est vraiment très beau, l’Alsace.
Je vais, je viens, je furète partout, je passe une journée à Metzeral dans les ruines puantes, une journée à Mittlach qui reçoit depuis quelque temps de sévères bombardements (un infirmier tué l’autre jour dans […]

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1er août 1916. L’arrière est d’un optimisme qui devient indécent.

1er août 1916.
Je suis allé en permission. J’en reviens. L’arrière est d’un optimisme qui devient indécent. Parce que les Allemands ne sont pas entrés à Verdun, parce que quelques nouvelles pièces d’artillerie aussi excellentes qu’elles sont peu nombreuses nous ont permis de gagner quelques pieds carrés de terrain au sud de la Somme, parce […]

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13 juillet 1916. A l’école des Allemands, nous prenons des manières de faire la guerre que nous n’avions pas assez de voix pour critiquer il y a encore un an.

13 juillet 1916
A l’école des Allemands, nous prenons des manières de faire la guerre que nous n’avions pas assez de voix pour critiquer il y a encore un an.
Au Braunkopf nous jetons dans les postes d’écoute allemands des prospectus, des brochures, invitant les Allemands à se rendre ou bien leur démontrant la ruine […]

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12 juillet 1916. Et la Somme ?

12 juillet 1916.
Et la Somme ?
Ca marche au sud, du côté français. Ca marche trop bien. Nous voilà à Biaches, aux portes de Péronne. On a pris tout ce terrain, ce village, ces fortins, ces labyrinthes avec une aisance, voire une élégance, de haut goût et de splendide tenue. Mais les Anglais ont […]

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9 au 11 juillet 1916. Le calme est revenu.

9 au 11 juillet 1916
Le calme est revenu. Une torpille par-ci, un obus par-là. Il pleut sans arrêts et cela n’est pas fait pour encourager les artilleurs à sortir de leurs abris.

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8 juillet 1916. Je déjeune avec Passerat dans sa tranchée de l’Altmatt.

8 juillet 1916.
Je déjeune avec Passerat dans sa tranchée de l’Altmatt. Il fait chaud. Dans les boyaux, on étouffe. Il semble que les jambes avancent dans une rivière d’eau tiède. Le rapide agent de liaison file, son casque à la main, le front rouge et mouillé, le souffle bruyant. Le veilleur, à son […]

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7 juillet 1916. Par le sentier défilé et masqué de Pfeiferberg, je vais jusqu’au Braunkopf

7 juillet 1916.
Par le sentier défilé et masqué de Pfeiferberg, je vais jusqu’au Braunkopf… Au flanc de la petite montagne quelques hommes courbés creusent des fosses. Un soldat, une étole au cou, blanche et or sur sa capote bleu sale, dit des prières. Quatre formes humaines engainées dans des toiles de tente sont […]

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6 juillet 1916. La préparation de l’attaque du Bois-Noir commence.

6 juillet 1916.
17h : Braoum ! ououououm !… Broum ! Braoum ! Brabraoum !… Broum ! ouam… ouam… ouam !…
La préparation de l’attaque du Bois-Noir commence. Il fait une jolie fin d’après-midi d’été. Les sommets sont mauves. Les tranchées sont roses. On va se tuer. On tue déjà. Toutes les batteries du secteur sont déchaînées en un terrible tonnerre, tonnerre des départs, tonnerre […]

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