Archives par mot-clef : Maurice Bedel

4 mai 1915. Je suis venu rejoindre le médecin-major à son poste de secours.

4 mai 1915. Poste de secours de la Tranchée de Calonne
Je suis venu rejoindre le médecin-major à son poste de secours. Il est, lui aussi, violemment bombardé. Ses minces gourbis en branchages légers ne le protègent pas même contre les gros éclats. Le bombardement qui a duré toute la nuit ne cesse pas une […]

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3 mai 1915. Pendant toute la nuit, sans interruption, bombardement de notre coin

3 mai 1915. Même endroit
Pendant toute la nuit, sans interruption, bombardement de notre coin et du carrefour des routes. Les arbres perdent leurs plus belles branches. La route est couverte de feuilles vertes et de mottes de terre.
La tranchée est à peu près terminée. Je m’y rends, dans l’après-midi, avec Roederer. Quelques fourrés à […]

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2 mai 1915. J’ai dormi d’un sommeil de plomb

2 mai 1915.  Même endroit
J’ai dormi d’un sommeil de plomb, couché dans la poussière de paille fermentée, les linges sanglants et les débris de toutes sortes qui forment le sol de ces refuges de blessés. Comme couverture quelques capotes de zouaves à l’odeur âcre de sang. Comme oreiller ma musette garnie de boîtes de […]

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1er mai 1915. Au lever du soleil je fais mon tour d’horizon.

1er Mai : Croisement de la Tranchée de Calonne et de la route de Mouilly aux Eparges
Au lever du soleil je fais mon tour d’horizon. Joli, l’horizon ! Nous sommes en plein charnier. Chaque buisson cache son cadavre. Cadavres de fusiliers marins allemands, cadavres de zouaves, cadavres de Marocains. Sous l’ardent soleil de ces jours derniers […]

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30 avril 1915. Abris…

30 avril 1915.  Abris…
Il fait un temps merveilleux. En quelques jours les hêtres se sont couverts d’un feuillage tendre dans lequel se joue le soleil.
Assis avec Plaisant à la lisière de la forêt je m’amuse de voir tomber les gros obus allemands dans les vergers fleuris du village d’Haudiomont. Le canon tonne aux […]

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29 avril 1915. Par une chaleur accablante, nous quittons Verdun

29 avril 1915. Abris entre Haudiomont et la Tranchée de Calonne
Par une chaleur accablante, dans une poussière épaisse et qui sèche la gorge, nous quittons Verdun et sa ceinture de forts. La marche est si pénible que les pauses sont de 20mn par heure et que le régiment va à la débandade. A la porte […]

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27 avril 1915. Journée d’attente, d’incertitude

27 avril 1915. Souilly
Journée d’attente, d’incertitude, de « cent pas ». Sur la grand’route de Bar-le-Duc à Verdun. Nous retrouvons les maisons à cheminée-vasistas de Ménil-aux-Bois, et devant les maisons les fumiers, moins les mouches.
Ici, on ne parle que des Eparges. Les habitants, après en avoir eu plein les oreilles –hier, canonnade très violente- en ont […]

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26 avril 1915. La journée s’est écoulée, très belle sous le soleil.

26 avril 1915. Saint-Julien- Souilly (Meuse)
La journée s’est écoulée, très belle sous le soleil. Nous avons manœuvré pendant la matinée sous les yeux du général Capdepont, notre divisionnaire. Après quoi nous déjeunâmes sur l’herbe et rentrâmes au cantonnement la tête pleine de beaux projets pour demain…
A 5h30 je vois passer un des cyclistes du […]

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20 avril 1915. le colonel épingle sur la poitrine de Roederer la Croix de la Légion d’honneur

20 avril 1915. Saint-Julien
Par un temps superbe, à la lisière d’une forêt de pins parfumés, le colonel, devant le front du régiment, épingle sur la poitrine de Roederer la Croix de la Légion d’honneur. Comme c’est beau. Quelles bonnes larmes nous versons tous !
Roederer avait reçu, à Mesnil, trois balles bien placées : l’une a éraflé […]

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16 avril 1915. Ah ! je retrouve la gaîté, la joie de vivre.

16 avril 1915. Saint-Julien
Ah ! je retrouve la gaîté, la joie de vivre. On ne m’obsède plus de cette question : « Quand pensez-vous que ce sera fini ? »
Le commandant Molard nous quitte dans un sanglot…

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