Archives de catégorie : Un Goncourt dans la Grande Guerre

10 septembre 1915. je l’ai mis dans mon journal ce nom merveilleux : Alsace !

10 septembre 1915. Refuge du Rheinkopf (Alsace)-
Alsace !
Ca y est ; je l’ai mis dans mon journal ce nom merveilleux : Alsace ! Je suis en Alsace. Je regarde, là en bas, Munster. J’ai à ma droite le Rheinkopf, à ma gauche, le Kastelberg. Que voilà de rudes noms, doux à prononcer ! Et derrière moi et à mes […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

6 septembre 1915. Le médecin-chef d’Epinal m’accorde ce que je veux

6 septembre 1915. Epinal
Le médecin-chef d’Epinal m’accorde ce que je veux : un groupe vosgien où figurent des éléments du 170ème. Je ne sais quand je le rejoindrai, le général-gouverneur n’ayant encore pas décidé.
… Mais qui aperçois-je au coin de cette rue ? Hartmann !… Hartmann maigri, l’air encore délicat, Hartmann laissé pour mort à la tranchée […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , , , , | Laisser un commentaire

5 septembre 1915. dans les Vosges avec un groupe vosgien

5 septembre 1915.  Chaumont
Reprise des hostilités : « Hé bien, Monsieur le Directeur ? – Hé bien, monsieur Bedel (il cède, il cède) je vous renvoie à Epinal à la disposition du médecin-chef de la Place qui vous expédiera… – au 170ème ? – Non pas, non pas, … dans les Vosges avec un groupe vosgien. » C’est une demi-victoire. […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

2 au 4 septembre 1915. je bois de bons vins et je mange d’excellentes choses

2 au 4 septembre 1915. Troyes
Pendant que Bassompierre combine une retraite honorable, une retraite à la Russe, je bois de bons vins et je mange d’excellentes choses, dans la bonne ville de Troyes où ma croix est un prétexte à agapes bi-quotidiennes.

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , | Un commentaire

1er septembre 1915. La place-forte du service de santé se présente sous les apparences d’une villa moderno-normande

1er Septembre 1915. Chaumont
La place-forte du service de santé se présente sous les apparences d’une villa moderno-normande où gouverne un petit vieux colonel-médecin qui porte l’illustre nom de Bassompierre, moins la particule. J’attaque le concierge, je le mets hors de combat ; je mets en déroute douze scribouillards armés de porte-plumes et, ces douze lances […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , | Un commentaire

30 août 1915. Après quatre mois d’éloignement, je reprends le chemin de la guerre

30 août 1915. Epinal
Après quatre mois d’éloignement, je reprends le chemin de la guerre… Comme il me parait lent, le rapide de Nancy et comme Epinal est loin ! Je retrouve, après plus d’une année, un Nancy toujours calme, aussi calme qu’une capitale de la Normandie ou de la Provence. Je passe à Charmes, départ […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , , , , | Un commentaire

23 juillet 1915. Ma division a quitté l’Artois pour l’Aisne.

23 juillet 1915.

Ma division a quitté l’Artois pour l’Aisne. Elle est, de nouveau, au repos sur les lisières de la forêt de Villers-Cotterets. Que de drames depuis le dernier séjour que nous y fîmes !… Nous étions alors au complet. Aujourd’hui il reste Gresser et Boby. Ils restent deux !… Deux des joyeux convives de la […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , , , , , , , , | Un commentaire

22 juillet 1915. Je reçois la Croix de guerre des mains du colonel Hamonneau.

22 juillet 1915.
Dans la vaste cour de la caserne de Châtellerault, devant des troupiers qui tous ont été au feu, je reçois la Croix de guerre des mains du colonel Hamonneau. Après que les clairons et les tambours eussent ouvert le ban, il s’est avancé vers moi, a lu d’une voix de tonnerre […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

19 juillet 1915. Christiane se fait baptiser dans la petite église de Thuré

19 juillet 1915. La Génauraie

Par le plus joli temps de grillons, de coquelicots et de blés mûrs, Christiane se fait baptiser dans la petite église de Thuré. De cette petite cérémonie rustique et naïve je retiens surtout le sourire un peu inquiet avec lequel Christiane reçoit l’huile sur le cou et le sel sur […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , , | Un commentaire

30 juin 1915. Après une affreuse agonie, l’oncle d’Orbigny est mort.

30 juin 1915.
Après une affreuse agonie, l’oncle d’Orbigny est mort.
A mon arrivée à Paris la tante se montre surtout préoccupée de ce que je n’ai pas encore la Croix de guerre sur la poitrine auprès de ma Légion d’honneur. Elle pense déjà au défilé à l’église ! /… /

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , | Laisser un commentaire