Archives par mot-clef : Maurice Bedel

30 janvier 1917. Nous vivons dans l’attente anxieuse de voir de nouveau s’écrouler notre frêle château de cartes en tôles ondulées

30 janvier 1917. Aïn Leuh
Nous vivons dans l’attente anxieuse de voir de nouveau s’écrouler notre frêle château de cartes en tôles ondulées. Malgré la bourrasque il a tenu bon, cette nuit. Cependant les temps sont durs. Il faut vivre de la vie de sape que nous menâmes pendant si longtemps en France. Plus d’obus, […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Un commentaire

29 janvier 1917. La pluie a cessé, tard dans la nuit.

29 janvier 1917. Aïn Leuh
La pluie a cessé, tard dans la nuit.
Ce matin, sous les rayons d’un soleil pâle, le spectacle de notre maison est navrant. Le pan qui restait debout hier soir s’est effondré. La cuisine n’est plus qu’un monceau de moellons, de poutres et de tôles ondulées, sous lequel gisent notre civet […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire

28 janvier 1917. Non vraiment, le déluge ça ne devait pas être gai

28 janvier 1917.  Aïn Leuh
Non vraiment, le déluge ça ne devait pas être gai. Et pourtant, il avait une barque, Noé. Comment notre maison sénégalaise résistera-t-elle à l’assaut du vent et de la pluie ?
14h
Brrrooum !…
Hein ? Quoi ? Que se passe-t-il ? Oh !peu de choses, la moitié de la façade de ma chambre vient de s’écrouler… […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Un commentaire

27 janvier 1917. Ca ne devait pas être gai le déluge !

27 janvier 1917. Aïn Leuh
Ca ne devait pas être gai le déluge !
……… Voyons un peu quelle est la situation au Maroc. Il y a ici et là des symptômes d’agitation comme on n’en a pas vus depuis deux ans. C’est vers le Souss que les choses sont les plus sérieuses. El Hiba, notre vieil […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Un commentaire

26 janvier 1917. Il pleut de nouveau.

26 janvier 1917. Aïn Leuh
Il pleut de nouveau. Reprenons la vie intérieure.
La vie intérieure cela consiste à surveiller mon feu d’un œil, mon toit de l’autre, afin que l’un ne s’éteigne pas et que l’autre ne s’envole point.

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire

24 janvier 1917. Il ne pleut plus. Il gèle

24 janvier 1917. Aïn Leuh
Il ne pleut plus. Il gèle. Il fait un petit temps bleu.
Nous sortons les uns après les autres de nos chambres où la tempête nous maintenait enfermés depuis six jours. Chacun risque un œil par son hublot. Les plus hardis entr’ouvrent leur porte et mettent le nez dehors et d’abord […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | 2 commentaires

21 au 23 janvier 1917. Il pleut.

21 au 23 janvier 1917. Aïn Leuh
Il pleut.

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Un commentaire

20 janvier 1917. De la pluie, du vent, de la pluie.

20 janvier 1917. Aïn Leuh
De la pluie, du vent, de la pluie. Une pluie qui tambourine sur mes tôles ondulées, infatigablement, de nuit, de jour. Je marie mon ennui avec celui du capitaine de Marignan et ce mariage n’engendre rien de bon, ah ! mais rien du tout. Et les Vosges m’écrivent, impitoyablement, par la plume […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | 2 commentaires

19 janvier 1917. De la neige fondue, du vent, toujours du vent

19 janvier 1917.  Aïn Leuh
Rien… De la neige fondue, du vent, toujours du vent, de la douleur à mon épaule gauche qui reçut hier du vaccin contre la fièvre typhoïde, et puis, une douleur à l’âme, un désir furieux de revoir la France.

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Un commentaire

18 janvier 1917. Le mal de France…

18 janvier 1917. Aïn Leuh
Le mal de France… qui n’a pas connu ce mal-là ne sait rien des mystérieux liens qui unissent le voyageur à son pays. C’est véritablement une amoureuse tendresse…
Ma France, ma France, comme je vous aime ce soir, ma belle France ! Sais-je pourquoi ? Est-ce parce qu’il y a cette plainte, cette […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Un commentaire