Archives de catégorie : Un Goncourt dans la Grande Guerre

10 mars 1916. Ce soleil sur les arbres blancs c’est la fête du Printemps au Japon.

10 mars 1916.
Ce soleil sur les arbres blancs c’est la fête du Printemps au Japon. La tranchée qui monte de la Schlucht au Spitzenfels chemine sous les buissons de hêtres comme un sentier de Normandie, en Mai, sous les aubépines. Les canons se sont tus. Les oiseaux chantent. Les mitrailleuses placent par-ci par-là un […]

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9 mars 1916. Il neige, il neige, il neige…

9 mars 1916.
 
Il neige, il neige, il neige… Il neige, le matin, quand à travers la forêt je glisse sur mes skis, du camp de l’artillerie au camp de l’infanterie… Il neige pendant notre déjeuner, et par la petite fenêtre carrée de notre cabane-popote nous voyons voltiger les flocons légers… Il neige cet après-midi […]

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8 mars 1916. le bombardement de la Schlucht reprend deux jours après que nous l’avons quittée

8 mars 1916.
Voilà une bien curieuse coïncidence à ajouter à la longue liste des curieuses coïncidences : le bombardement de la Schlucht reprend deux jours après que nous l’avons quittée. Et avec une belle violence !
Ce matin par une belle neige gelée et crissante je vais voir mes hommes de la batterie de 120 de […]

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5 mars 1916. Alors qu’à Verdun c’est l’Enfer, en Alsace c’est le Paradis

5 mars 1916.
Il est impossible de dire l’étrangeté de cette guerre de secteurs. Alors qu’à Verdun c’est l’Enfer au-delà de toute imagination, en Alsace c’est le Paradis, un Paradis couvert de duvet d’ange. Il neige d’une façon ininterrompue depuis hier soir, une neige fine, obstinée qui en 24h augmente de trente centimètres la couche […]

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4 mars 1916. La journée s’est, dès le matin, annoncée merveilleuse.

4 mars 1916.
La journée s’est, dès le matin, annoncée merveilleuse. Une grande reconnaissance de skieurs est ordonnée. Je l’accompagne dans un traîneau à chiens mené par Haas. A 8h les chasseurs quittent le Collet et se dirigent à bonne allure vers la Bresse par les Feignes-sous-Vologne et Not-Dessus. A 9h30 notre traîneau, tiré par […]

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2 et 3 mars 1916. La canonnade de Verdun a repris de plus belle.

2 et 3 mars 1916.
 
La canonnade de Verdun a repris de plus belle. Sourde, lointaine, continue, elle est horriblement angoissante. Les Allemands sont toujours arrêtés sur la côte du Poivre et devant le village de Douaumont.

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1er mars 1916. Ce soir, Stocka brûle

1er mars 1916.
Ce soir, Stocka brûle et son incendie illumine le ciel.

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29 février 1916

29 février 1916
Nous continuons à harceler le Boche par un tir incessant, (lent et continu, style communiqué). Tous les calibres y passent.
Au loin, là-bas, vers les champs de bataille tragiques de Verdun, le roulement s’est ralenti. Les Allemands sont mâtés. Verdun est sauvé.

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27 février 1916. nous recevons par T.S.F. les dépêches de la Tour Eiffel

27 février 1916.
Grâce à une ingéniosité des téléphonistes de l’artillerie nous recevons par T.S.F. les dépêches de la Tour Eiffel et les commentaires du Progrès de Lyon aux communiqués du jour. Notre angoisse s’est bien atténuée depuis hier. L’attaque allemande semble enrayée, après des pertes « inouïes » (style du communiqué). Pour le moment on se […]

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23 au 26 février 1916. La canonnade de notre gauche… c’est la canonnade de Verdun !

23 au 26 février 1916.
La canonnade de notre gauche… c’est la canonnade de Verdun !
L’attaque allemande sur Verdun s’accomplit avec un déploiement d’artillerie inouï. A 150 kilomètres du champ de bataille, la terre tremble, l’air est lourd de bruit. Nous vivons dans l’angoisse des grandes heures, mais pas une minute la confiance ne nous […]

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