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1914 - 2014 ... Avec la commémoration du centenaire de la Première guerre mondiale, La Nouvelle République voit affluer de nombreux témoignages confiés par les familles et les proches de "ceux de 14". (lire notre page "A propos")Qui sommes-nous ?
A l'origine de ce blog, deux journalistes de la Nouvelle République du Centre-Ouest. (lire notre page "Qui sommes-nous ?")La Grande Guerre d’un Goncourt
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- René COCUAU dans 18 août : Henri Moisy ne « pense pas à la guerre »
- Bentz Luc dans 15 novembre 1918. La 2ème armée est arrivée
- Loncle Rose Marie dans 1er mai 1918. Je suis nommé Médecin-Major de 2ème classe
- COCUAU René dans 18 août : Henri Moisy ne « pense pas à la guerre »
- Tematis dans 8 novembre 1918. Sedan est aux Américains… Revanche !
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Archives de catégorie : Un Goncourt dans la Grande Guerre
22 février 1916. Pendant toute la nuit et toute la matinée nous avons entendu une très violente canonnade
22 février 1916.
Pendant toute la nuit et toute la matinée nous avons entendu une très violente canonnade à notre gauche, secteur de la Touche. Pendant ce temps, sans répit, la neige est tombée, comblant au fur et à mesure qu’ils les ouvrent les chemins déblayés par des centaines d’hommes entre Gérardmer et les tranchées. […]
Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre
Marqué avec Gérardmer, Maurice Bedel
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21 février 1916. J’ai passé cette belle journée de neige et de soleil à l’observatoire de notre batterie
21 février 1916.
J’ai passé cette belle journée de neige et de soleil à l’observatoire de notre batterie, à la cote 939 entre Ampfersbach et Sultzeren au-dessus de Stosswihr.
J’aime les observatoires, les heures qu’on y passe sont brèves et passionnantes. Tout près de l’ennemi et ignoré de lui, on est le spectateur introublé du […]
Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre
Marqué avec Ampfersbach, Linge, Maurice Bedel, Stosswihr, Sultzeren
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20 février 1916. Ah ! Quelle catastrophe ! Hélas ! hélas !
20 février 1916.
Ah ! Quelle catastrophe ! Hélas ! hélas !
Mes chers Norvégiens sont rappelés d’urgence à Paris : ordre du grand quartier général.
La journée s’annonçait si heureuse. Un froid sec. Du soleil sur la neige blanche.
A midi et demie Krohg, Halvorsen et Peters arrivent à la Schlucht où ils doivent me prendre pour descendre […]
Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre
Marqué avec Maurice Bedel, Schlucht, Schluchtmatt
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19 février 1916. Je descends déjeuner à Gérardmer chez les Norvégiens
19 février 1916.
Je descends déjeuner à Gérardmer chez les Norvégiens qui ont leur « quartier-général » dans une affreuse villa de granit noir, haut perchée au-dessus des casernes, la villa Edouard. La salle à manger est devenue un vaste réfectoire où vingt-cinq gaillards blonds mangent en fumant, en riant et en chantant. On hisse en […]
16 février 1916. La neige continue de tomber
16 février 1916.
La neige continue de tomber, impitoyablement. Je cultive avec Krohg, avec Halvorsen, les griseries du ski, après quoi, les cheveux lourds de glaçons, les joues fouettées par le froid, les lèvres paralysées nous rentrons dans ma cabane, nous fumons, nous dissertons art moderne et littérature ibsénienne.1 […]
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Ibsen (Henrik), écrivain norvégien (1828-1906) auteur […]
15 février 1916. Tourmente de neige d’une très grande violence.
15 février 1916.
Tourmente de neige d’une très grande violence. Un de nos artilleurs meurt de froid en déblayant la neige qui envahit et recouvre les pièces de 155. Quatre autres hommes de la batterie sont dans un état grave. Dans le vent furieux, dans les tourbillons de neige qui les aveuglent, mes Norvégiens vont […]
12 février 1916. J’ai fait faire à mes Norvégiens le tour d’une partie de leur secteur.
12 février 1916.
J’ai fait faire à mes Norvégiens le tour d’une partie de leur secteur. Il fait un épais brouillard qui nous change rapidement en bonshommes de neige. Avec nos skis nous arrivons, à force de tâtonnements à travers la brume, au Hohneck où nous trouvons une section d’infanterie, isolée là complètement et vivant […]
Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre
Marqué avec Hohneck, Lindebühl, Maurice Bedel
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11 février 1916. Il neige, il neige.
Il neige, il neige.
On me donne quatre équipes de skieurs norvégiens pour la relève et le transport de mes blessés et de mes malades.
Ils sont là seize jeunes gens vigoureux, élégants et souples, tous hommes du monde, amis fervents de le France, dont la plupart parlent la langue. Ils sont patronnés […]
10 février 1916. Il neige sans arrêt.
10 février 1916.
Il neige sans arrêt. La forêt s’alourdit sous son blanc ouatage. La route de la Schlucht constamment obstruée accapare toutes les troupes disponibles du secteur et l’on voit des centaines d’hommes vêtus de peaux de moutons, de peaux de chèvres, de peaux de veaux pelleter la neige et la rejeter dans le […]
Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre
Marqué avec Maurice Bedel, Schluchmath, Schlucht
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9 février 1916. Avec un traîneau à chiens, nous avons fait un parcours d’une vingtaine de kilomètres
9 février 1916.
Avec un traîneau à chiens que tantôt Haas, tantôt moi nous conduisons, nous avons fait cet après-midi un parcours d’une vingtaine de kilomètres par Gazon-Martin, le Reichberg, le col de Luspach, le Rudlin, le Valtin et retour de ce dernier village au Taneck. Entre le Rudlin et le Valtin la neige de […]
Maurice Bedel, un futur Goncourt raconte sa Grande Guerre.