Archives de catégorie : Un Goncourt dans la Grande Guerre

17 au 22 février 1915. Vie de cantonnement.

17  au 22 février 1915. Puiseux.
Vie de cantonnement. Inspections de généraux, de colonels. Les fumiers, les ruisseaux, grave question qui vaut de temps en temps des arrêts aux uns et aux autres. Les habitants trouvent notre propreté fastidieuse, voient avec angoisse les fumiers quitter le seuil de leur maison.
La guerre ?… On n’en entend […]

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16 février 1915. J’ai passé la nuit au chevet d’une jolie petite fille de 4 ans qui mourait

16 février 1915. Puiseux
J’ai passé la nuit au chevet d’une jolie petite fille de 4 ans qui mourait dans les convulsions de la méningite.

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15 février 1915. Les troupiers s’installent dans des granges, des écuries, des greniers

15 février 1915. Puiseux
Pour la quatrième fois en moins de huit jours les troupiers s’installent dans des granges, des écuries, des greniers. Puiseux a été évacué hier par les tirailleurs algériens qui y cantonnaient et qui ont été brusquement enlevés en autobus vers une destination inconnue, probablement vers Reims.
Mon occupation principale consiste à […]

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14 février 1915. Ce soir à 4h, ordre soudain de départ pour Puiseux

14 février 1915. Puiseux (Aisne)
Ce soir à 4h, ordre soudain de départ pour Puiseux à sept kilomètres à l’est de Taillefontaine, en lisière de la forêt de Villers-Cotterets.

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12-13 février 1915. Repos

12-13 février 1915. Taillefontaine
Repos. C’est-à-dire inspections de généraux, de médecins-inspecteurs qui mettent leur nez partout et dans tout. Cheveux longs, ongles sales, paille humide, boue dans les rues, courants d’air dans les cantonnements… rien n’échappe à leur sagacité. Vive la liberté dans les tranchées !

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11 février 1915. le général Joffre passe en revue la division que nous formons avec les tirailleurs et les zouaves

11 février 1915. Taillefontaine

Sur le plateau de Mongobert, dans un site admirable, par un joli temps d’alouettes et de demi-soleil, le général Joffre passe en revue la division que nous formons avec les tirailleurs et les zouaves.* Très impressionnant spectacle. En pleine guerre, à quelques kilomètres du front assister à une remise de décorations, […]

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10 février 1915. Nous changeons de cantonnement.

10 février 1915. Taillefontaine (Aisne)
Nous changeons de cantonnement, quittant Vivière pour Taillefontaine, village en lisière de la forêt de Villers-Cotterets

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9 février 1915. Confort. Electricité. Salles de bains. Les troupiers se brossent, s’astiquent, se rasent

9 février 1915. Vivières
Confort. Electricité. Salles de bains. Les troupiers se brossent, s’astiquent, se rasent, se font coiffer, bayent aux corneilles, roulent des cigarettes, crachent loin devant eux d’un air de grenadiers.

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8 février 1915. La relève s’est effectuée dans la nuit compacte.

8 février 1915. Haute-Fontaine (Aisne)
La relève s’est effectuée dans la nuit compacte. A 11h du soir elle est terminée et les compagnies traversent Vic pour se rendre à huit kilomètres de là, à Haute-Fontaine.
A minuit, seul, après avoir passé les consignes à mes successeurs, je m’éloigne à mon tour. Je m’achemine, par la […]

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7 février 1915. Le colonel Naulin a fait lever la punition portée contre moi par le colonel Pollacchi

7 février 1915. Vic
Le colonel Naulin a fait lever la punition portée contre moi par le colonel Pollacchi. Cela m’a appris comment dans l’armée les supérieurs sont responsables des fautes de leurs inférieurs. Au fond c’est fort bien compris. Et puis c’est tellement nécessaire.
Cet après-midi la portion du régiment cantonnée à Vic quitte […]

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