Archives de catégorie : Un Goncourt dans la Grande Guerre

2 avril 1915. Plaisant me lit sa relation des derniers combats.

2 avril 1915. Saint-Amand
A l’ombre des branches d’un pommier Plaisant me lit sa relation des derniers combats.

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1er avril 1915. Le capitaine Gresser parvient à amener avec lui Madame Gresser

1er avril 1915. Saint-Amand-sur-Fion
Le capitaine Gresser parvient à amener avec lui Madame Gresser, malgré les gendarmes et les consignes. C’est une aventure charmante cet enlèvement au nez de la maréchaussée ! La difficulté consiste à sortir de Vitry-le-François Madame Gresser blottie dans le fond d’une victoria sous la capote baissée, rit beaucoup du danger qu’elle […]

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31 mars 1915. Fugue à Troyes avec le capitaine Gresser.

31 mars 1915. Troyes
Fugue à Troyes avec le capitaine Gresser. Nous mettons cinq heures pour franchir les 75km qui séparent Vitry-le-François de Troyes. Accueil excellent de ma bonne famille : repas plantureux, vins généreux, lit moelleux. C’est extraordinaire comme on soigne son manger, son boire et son dormir par ces temps de guerre. Les plaisirs […]

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30 mars 1915. Notre nouveau général de division, le général Capdepont, vient se faire présenter les officiers du régiment.

30 mars 1915.

Notre nouveau général de division, le général Capdepont, vient se faire présenter les officiers du régiment. Il est simple, distingué, calme. Je suis cité à l’ordre du jour du 16ème corps, avec les motifs suivants :
Bedel – Médecin aide-major de 2ème classe.-
D’un dévouement et d’un entrain sans égal, a soigné ses […]

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29 mars 1915. Rien. Du soleil. Du bonheur. De l’oubli.

29 mars 1915.
Rien. Du soleil. Du bonheur. De l’oubli.

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28 mars 1915. On est très heureux d’une pâquerette en fleur

28 mars 1915. Saint-Amand-sur-Fion
On est très heureux d’une pâquerette en fleur, d’un rayon de soleil sur la rivière, d’un chant de coq, de ces mille riens qui sont les voix et les couleurs de la paix. Notre popote a établi ses assises dans une jolie maison de campagne aux poutres apparentes, aux murs blanchis […]

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27 mars 1915. Ah ! Mesnil-les-Hurlus, pays des cadavres

27 mars 1915. De Poix à Saint-Amand-sur-Fion (Marne)
Vingt kilomètres de terrains en friche et de petits bois de pins géométriques et rachitiques, pour arriver dans un petit bourg, tout propre, peint à la chaux, fleuri de primevères et de pâquerettes, où tout respire le bonheur et la paix.
Ah ! Mesnil-les-Hurlus, pays des cadavres, comme […]

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26 mars 1915. Paix. Délassement. Soleil. Violettes. Champagne.

26 mars 1915. Poix
Paix. Délassement. Soleil. Violettes. Champagne.
Une salle à manger ! Avec des assiettes en porcelaine et des verres.
Et des récits ! Et des reconstitutions de combats ! Et des épisodes !

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25 mars 1915. Le régiment, exténué, marche à la débandade de Somme-Tourbe à Poix

25 mars 1915. de Somme-Tourbe à Poix (Marne)
Le régiment, exténué, marche à la débandade de Somme-Tourbe à Poix, dans la boue et sous la pluie. C’est tout le long de la route un éparpillement d’hommes brisés, fourbus, gisant dans les fossés, sur les talus, au pied des arbres.
Nous devions participer à 14h à la […]

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24 mars 1915. Nous nous retrouvons dans un étroit gourbi de terre et de sapin.

24 mars 1915. Somme-Tourbe
Nous nous retrouvons dans un étroit gourbi de terre et de sapin. Quelle crasse sur les visages, quelle poussière sur les vêtements ! Et quelles barbes grisâtres, terreuses, longues de quinze jours ! Plaisant est orné d’une crasse décorative, Hartmann, dont le képi est déchiqueté par une balle, est couvert d’une crasse de […]

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