Archives de catégorie : Un Goncourt dans la Grande Guerre

8 avril 1916. Le temps très clair rend très risqué le passage en terrain découvert.

8 avril 1916.
Le temps très clair rend très risqué le passage en terrain découvert. Il faut cependant que je franchisse le Hohneck cet après-midi.
Quarante minutes pendant lesquelles je monte vers la chaume de Schiessrothried, le dos à l’ennemi. On aime mieux lui tourner le dos, il semble qu’on est moins visible et […]

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7 avril 1916. Clair de lune de guerre.

7 avril 1916.
Clair de lune de guerre. Mon lac est un fjord blotti dans les flancs sauvages des Spitzenkoffe. Un grand-duc hulule dans le silence des ravins. Ce grand-duc est déjà de mes amis, de mes vieilles habitudes depuis trois nuits il meuble mes rêves. A Metzeral, qui se recroqueville dans ses ruines, […]

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6 avril 1916. J’organise mon gourbi

6 avril 1916.
Fièvre de l’installation. J’organise mon gourbi, j’en chasse quelques poux qui s’y prélassaient, des poussières qui s’y organisaient, des vieux restes des dernières batailles, quelques écailles de sang ici, quelques débris de vareuse là. Je mets un bouquet de primevères sur la planche d’opérations qui me servira dorénavant de table. Dans ce […]

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5 avril 1916. Le camp d’Omezon est en seconde ligne derrière les tranchées du Braunkopf à Metzeral

5 avril 1916.  Camp d’Omezon (lac de Schiessroth)
D’Omezon était un capitaine du 24ème chasseurs. Il fut tué à une attaque du Bois Noir de Mühlbach, en 1915.
Le camp d’Omezon est en seconde ligne derrière les tranchées du Braunkopf à Metzeral, exactement sur les pentes sud-ouest du Sillackerkopf. Il est constitué par deux douzaines […]

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4 avril 1916. Je suis allé reconnaître mon futur séjour.

4 avril 1916

Je suis allé reconnaître mon futur séjour.
Schiessroth plus féerique que jamais par ces prémices du printemps m’a accueilli par des sourires de chasseurs alpins, et par un marmitage « qui se posait là ». Soixante-dix marmites attaquaient le câble et à la vingt-sixième ce dernier fut brisé… Schiessroth sera à la fois un […]

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3 avril 1916. Les Norvégiens s’en vont.

3 avril 1916.
Les Norvégiens s’en vont.
Je suis nommé médecin du camp d’Omezon, dans la forêt au bord du Schiessrothweiher, près de Metzeral.
Ah ! Schiessroth, petit lac romantique entouré des roches fantastiques des Spitzerkopfe et des forêts abruptes du Hohneck et du Sillacker. Schiessroth, la Wurmsa, le Fischbodle, Metzeral !… Schiessroth c’est, blotti, dans un […]

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31 mars 1916. Cette guerre est bien monotone.

31 mars 1916.
Voyons… Voyons… Cette guerre est bien monotone. Les canonnades succèdent aux canonnades. Quand il se passe quelque chose de bien, un massacre à grande envergure, ce n’est jamais dans notre secteur …
Mon journal de guerre est d’un « au jour le jour » navrant…
Comment lui redonner un peu de cette vie qu’il était quotidiennement […]

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30 mars 1916. Il fait beau.

30 mars 1916.
Il fait beau. La neige est aussi douce que blanche. J’ai passé la journée sur les pentes de Montabey à skier. Des avions passent. Tampo, du haut de Montabey leur envoie des pruneaux. Nous recevons les noyaux.)

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23 au 25 mars 1916. La neige est revenue

23 au 25 mars 1916.
La neige est revenue, abondante, avec un froid piquant.*
Ainsi s’achève son premier Tome de journal de guerre.)

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22 mars 1916. Neuf Norvégiens, dont Per Krhog et Halvorsen, font la relève des blessés entre le Grand-Reichackerkopf et Gaschney

22 mars 1916.
Neuf Norvégiens, dont Per Krhog et Halvorsen, font la relève des blessés entre le Grand-Reichackerkopf et Gaschney, sur la ligne de feu. Je suis descendu déjeuner avec eux. A l’heure où j’arrive à leur baraque, dissimulée sous les sapins plus ou moins brisés du Gaschney-Kopf, des obus viennent de tomber ici et […]

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