Archives par mot-clef : Maurice Bedel

17 janvier 1917. La neige est tombée toute la nuit

17 janvier 1917.  Aïn Leuh
La neige est tombée toute la nuit et ce matin, le temps est magnifique. Avec cette soudaineté qu’on ne voit qu’en Afrique, le soleil a réapparu et fait pour nos yeux une neige éblouissante et rose. Il gèle ferme, et même au soleil la glace persiste jusqu’à 11h.

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16 janvier 1917. La tempête continue à faire rage

16 janvier 1917 Aïn Leuh
La tempête continue à faire rage. On vit enveloppé dans des couvertures, faute de bois de chauffage. Le vent soulève et bouscule les tôles ondulées de notre toit dans un vacarme d’enfer. La pluie passe par mille trous et ma chambre a pour parquet une mare de boue. Ah ! ma petite […]

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15 janvier 1917. La bourrasque, neige, pluie, grêle, atteint dans ce chaos de montagnes une violence inouïe

15 janvier 1917. Aïn Leuh
La bourrasque, neige, pluie, grêle, atteint dans ce chaos de montagnes une violence que je puis, sans abuser d’un lieu commun, qualifier d’inouïe. Une violence inouïe… Oui, car où avoir entendu un pareil vacarme ? Il semble que les montagnes les plus lourdes, les plus surchargées de pierres, tremblent de la tête […]

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13 janvier 1917. Nous quittons Lias avant le jour

13 janvier 1917. De Lias à Aïn Leuh
Nous quittons Lias avant le jour. La pluie a cessé et sous le ciel étoilé la montagne est vêtue de gelée blanche. Dans le camp, où les hommes ont dormi d’un sommeil proche de la mort tant il était profond et accablé, des feux d’herbes sont allumés […]

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12 janvier 1917. Le convoi a quitté Aïn Leuh ce matin à 2h

12 janvier 1917. de M’rirt à Lias
A 10h, sans avoir entendu un coup de feu, nous voyons apparaître au tournant du Taraft les forces imposantes qui escortent aujourd’hui le convoi. D’abord les petits points bleus des goumiers, puis les petits points rouges des spahis, actifs, allant, venant, escaladant les pitons, fouillant les creux, les trous, […]

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11 janvier 1917. Le thermomètre est descendu cette nuit à -8°

11 janvier 1917. M’rirt
Le thermomètre est descendu cette nuit à -8°.* A midi il marque 0° à l’ombre et + 24° au soleil, en sorte que l’on a un côté du corps rôti et le côté opposé frigorifié. Cette situation étrange m’était apparue chez un bœuf argentin que notre cuisinier d’alors – je parle de […]

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9 janvier 1917. Courrier !… Le courrier !… Vive la France ! Vive l’armée !

9 janvier 1917. M’rirt
Courrier !… Le courrier !… Vive la France ! Vive l’armée ! Et vive donc l’honorable Monsieur Poincaré ! Durand, sans tambours ni trompettes, est passé ce matin sous le nez des Zaian endormis. Vive Durand !
Ce n’est pas un petit événement que l’arrivée à M’rirt d’un courrier de France. Les lettres sont vieilles d’un mois, mais […]

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8 janvier 1917. Courtois s’est fait tondre

8 janvier 1917. M’rirt
Courtois s’est fait tondre.*
La physionomie du poste en a quelque chose de changé.

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7 janvier 1917. un petit coup de cafard me plombe le cerveau aujourd’hui

7 janvier 1917. M’rirt
La situation n’est toujours pas brillante. Impossible de faire passer les navettes postales. Pas de courrier depuis le 31 décembre. Malgré le bleu immaculé du ciel, malgré les charmes de la vie d’ermite, un petit coup de cafard me plombe le cerveau aujourd’hui.

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6 janvier 1917. Oui, véritablement, ces Zaian ont de la tenue et leurs gestes ont de la peine à être inélégants.

6 janvier 1917.  M’rirt
Oui, véritablement, ces Zaian ont de la tenue et leurs gestes ont de la peine à être inélégants. Ils ont visité, dans la nuit, le cimetière. Tout autre ennemi eût bouleversé l’harmonie des tombes, renversé les croix et les croissants, voire même dispersé les ossements des morts. Les Français de 93 […]

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