Archives de catégorie : Un Goncourt dans la Grande Guerre

22 novembre 1915. Notre batterie tire à obus allongés sur le Bois-Noir

22 novembre 1915.
Notre batterie tire à obus allongés sur le Bois-Noir auprès de Mühlbach dans lequel passe la tranchée allemande.
La batterie Guillevic –auprès de la Schlucht- fait un arrosage des tranchées du Reichacker. Les Allemands répondent par un « crapouillotage » en régle et dans ce tonnerre s’élève soudain la voix de Caruso1… C’est […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , , , , | Laisser un commentaire

21 novembre 1915. Soudain le soleil, le ski, la luge, la canonnade, les avions, la vie, la mort.

21 novembre 1915.
Soudain le soleil, le ski, la luge, la canonnade, les avions, la vie, la mort.
J’étais fort occupé à luger sur les pentes du Hohneck quand je vis venir à moi le général de Pouydraguin (notre divisionnaire) accompagné de deux civils et d’un nombreux cortège militaire. Les deux civils à n’en point […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

19 novembre 1915. Encore des obus.

19 novembre 1915.
Encore des obus. Vraiment cela fait du bien, cela vous ôte de l’estomac l’angoisse du « rien–à-signaler ». Comme le bruit des éclatements est sourd ! On dirait d’une simple grenade. Il y a un jet de neige, un panache blanc de toute beauté à chaque percussion. A un moment le bombardement du Spitzkopf est […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

18 novembre 1915. Quelques obus

18 novembre 1915.
Enfin quelques obus au-dessus de la batterie.

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Un commentaire

17 novembre 1915. Il neige… il neige…

17 novembre 1915. Schmargult
Il neige… il neige… Quel refrain de guerre ! Mais aussi quelle guerre !
Depuis ce matin je jouis du spectacle de la montée, de l’assaut de la neige du sol vers ma fenêtre. *

D’ailleurs les communiqués sont d’un terne, d’un terne ! Heureusement, pour remplir celui d’aujourd’hui, il y a quelques combats à la […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

16 novembre 1915. Je suis nommé médecin-chef du 4ème groupe vosgien.

16 novembre 1915. Schmargult
Je suis nommé médecin-chef du 4ème groupe vosgien. Je ne quitte pas Schmargult où la 6ème batterie du 6ème d’artillerie de place (batterie Bréhier) est venue remplacer les jeunes soldats du 149ème ! Ah ! ma chère infanterie… adieu !…
Sur le Kastelberg, là où, il y a quinze jours, les fils barbelés et les […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

15 novembre 1915. Le général de Berckheim me convie à déjeuner dans son chalet de Parigoutte

15 novembre 1915. Schmargult-
Le général de Berckheim me convie à déjeuner dans son chalet de Parigoutte. L’invitation est aisée, la réponse plus difficile. Je descends en ski jusqu’au col des Feignes-sous-Vologne. Là l’auto du général devait venir me prendre. L’état de la route enneigée, bien entendu, l’en empêcha. Le général de Villaret me tira d’embarras […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , , , , , | Laisser un commentaire

13 novembre 1915. Le général de Berckheim m’a décoré de la Légion d’honneur

13 novembre 1915. Not-Dessus

Le général de Berckheim m’a décoré de la Légion d’honneur dont je n’avais pas encore reçu officiellement la Croix.
Toutes les troupes d’infanterie (149ème et 170ème régiments) et les officiers d’artillerie du secteur avaient été convoqués à cette cérémonie qui eut lieu, à cause de la neige, à Not-Dessus dans la vallée […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , | Un commentaire

12 novembre 1915. Toute la nuit la bourrasque a continué, la neige est tombée

12 novembre 1915. Schmargult
Toute la nuit la bourrasque a continué, la neige est tombée. Mais ce matin le dégel est arrivé subitement et la neige fondante a pris des tons blafards de bougie. La tempête est de plus en plus violente et les communications plus difficiles que jamais.

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , | Un commentaire

11 novembre 1915. Nous sommes les prisonniers de la bourrasque.

11 novembre 1915.  Schmargult
Nous sommes les prisonniers de la bourrasque. La neige poussée par le vent a bloqué les portes de la baraque, montant sous ma fenêtre jusqu’à 1m50. Les routes sont coupées, les lignes téléphoniques brisées. En tentant d’aller voir un malade à Breitsouzen j’ai été renversé par le vent, roulé sur la […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec , , | Un commentaire