Archives par mot-clef : Maurice Bedel

2 avril 1918. Les grosses pièces continuent de bombarder Paris.

2 avril 1918.
 
Les grosses pièces continuent de bombarder Paris.
Par l’étude des éclats d’obus et par le témoignage des prisonniers, on a sur elles les données suivantes :
Il y a trois grosses pièces destinées au bombardement de Paris ; elles se trouvent auprès de Crépy-en-Laonnois, à l’ouest de Laon. Calibre : 210m/m. Longueur du tube 25 […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire

31 mars 1918. Le front français reste solide au sud d’Amiens.

31 mars 1918. Pâques
Pâques d’espoir. Le front français reste solide au sud d’Amiens. Le front anglais ne bronche pas.
Il pleut à verse. Les lilas ouvrent leurs feuilles et l’on devine déjà leurs fleurs pleines d’espoirs de parfums… Mais, les pauvres lilas de Montdidier sous l’ypérite, sous la pallite, sous le feu, sous le fer !…

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire

30 mars 1918. Les Allemands piétinent autour de Montdidier, devant Amiens et au sud d’Arras.

30 mars 1918.
Les Allemands piétinent autour de Montdidier, devant Amiens et au sud d’Arras.
Nos communiqués emploient les grands mots : « …dans un magnifique élan nos troupes ont contre-attaqué l’ennemi à la baïonnette… pertes allemandes extrêmement lourdes… la résistance indomptable de nos troupes… les combats ont pris sur ce point un caractère d’acharnement inouï »
[…]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire

29 mars 1918. On parle d’une armée franco-anglaise Foch, constituée pour la contre-offensive.

29 mars 1918.
On parle d’une armée franco-anglaise Foch, constituée pour la contre-offensive.
Le G.Q.G. reprend son calme et les voix de Provins entendues au téléphone se font plus amènes. Dame ! nous donnons à Pétain jusqu’à notre dernier bonhomme. Le 16ème corps s’en va, en entier. La division Brissaut-Desmaillets s’attend à partir ainsi qu’une division […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire

28 mars 1918. Nous les endiguons sur les lignes de 1915

28 mars 1918.
Nous les endiguons sur les lignes de 1915, ou à peu près : Noyon, Lassigny, Montdidier, Braye s/Somme.

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire

27 mars 1918. Bataille vers Amiens, plutôt que vers Paris.

27 mars 1918.
Bataille vers Amiens, plutôt que vers Paris.
La situation est la suivante aujourd’hui : l’Allemand est devant Albert, tient Braye-sur-Somme, Nesles, Noyon.
L’armée anglaise et l’armée française se tiennent coude à coude, en liaison intime. L’armée française résiste sur la rive gauche de l’Oise, les Anglais tiennent entre la Somme et Amiens.
[…]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire

26 mars 1918. Le G.Q.G. quitte Compiègne pour Provins

26 mars 1918.
Le G.Q.G. quitte Compiègne pour Provins. (Bombes de 300kgs… Les Allemands à Noyon…)

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire

24 mars 1918. Paris devient beaucoup plus dangereux à habiter que la première ligne du secteur Vosges-Alsace

24 mars 1918.
Oui, c’est bien vrai.
Paris reçoit des obus.1
Paris devient beaucoup plus dangereux à habiter que la première ligne du secteur Vosges-Alsace.
Paris a eu hier plus de victimes par obus que la VIIème Armée tout entière. Les temps sont changés.
On sent par le téléphone, par le télégraphe, par les on-dit, […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire

23 mars 1918. Des bruits extravagants circulent à Lure…

23 mars 1918.
Des bruits extravagants circulent à Lure… Compiègne me téléphone que Paris reçoit une grêle de bombes, que des combats d’avions se déroulent au-dessus de l’agglomération parisienne, que… que… que sais-je ? Enfin, Compiègne semble très agité.
On a les nerfs comme des cordes à violon : chaque coup de téléphone est un coup […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire

14 mars 1918. La France a bien mal aux pieds

14 mars 1918.
La France est comme une danseuse de corde dont les pieds sont endoloris et qui a, à sa droite, l’abîme d’une paix immédiate, à sa gauche, l’abîme d’une guerre sans fin. Le monde lui porte secours : les Nippons lui offrent une ombrelle japonaise, les Américains un cachet magnifique, mais personne ne […]

Publié dans Un Goncourt dans la Grande Guerre | Marqué avec | Laisser un commentaire