12 – 14 mars 1917 : des obus tombent à un kilomètre du cantonnement



Le lundi 12 mars 1917
Exercice aux grenadiers matin et soir. Commencement d’un nouveau cours de quinzaine. Je vais voir vers les Faux la machine à casser des cailloux et le funiculaire qui les descend à la route de Villers-Marmery. Du terrain des grenadiers nous voyons très bien les côtes de Prosnes et de Prunay sillonnées de boyaux et de tranchées. L’artillerie allemande tire sur Beaumont-sur-Vesle. Temps doux.


Le mardi 13 mars 1917
Exercice de lancement de grenades le matin vers les Faux. Théorie au cantonnement le soir. Il arrive au Dépôt Divisionnaire des sergents du 331ème pour suivre les cours de chef de section (Roy et Sallé). Le 331ème est en tranchées au Bois-des-Buttes, à la [Neu]ville-aux-Bois. Le sergent-major Delahaye part en permission. Temps humide.
Le mercredi 14 mars 1917
Exercice aux grenadiers le matin. Marche à Louvois et retour l’après-midi. L’artillerie allemande tire sur Beaumont [sur-Vesle] et entre Beaumont et Verzenay. Quelques obus tombent à 1 km du cantonnement et les gens qui travaillaient dans les vignes rentrent chez eux. Temps doux.

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2 réponses à 12 – 14 mars 1917 : des obus tombent à un kilomètre du cantonnement

  1. ponsard patrice dit :

    J’aime beaucoup les grenades, les grenadiers et les « exercices aux grenadiers »…Mais comme on nous les ressert à foison depuis trois semaines, il faudrait maintenant passer à autre chose…!

    Au fait que devient le futur Goncourt dans le somptueux Maroc ?
    Toujours sur son lit de souffrance ou déjà envolé vers la mère patrie pour sa  » convalo » ??

  2. ponsard dit :

    J’aimerais beaucoup qu’on ait l’obligeance de plus nous servir quotidiennement du grenadier, de la grenade, du grenadage, de l’instruction aux grenadiers …
    Quid du futur Goncourt, un nommé Bedel, Maurice de son prénom… ??

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