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Thomas Enhco trio jouera à Vendôme (Loir-et-Cher) jeudi 9 février 2012, au Minotaure.

Il pourrait être exaspérant, ce jeune pianiste, avec sa gueule d’ange, sa mèche so romantic, et son sourire de gentil garçon. Thomas Enhco est né avec une clé de sol dans la bouche, fils de cantatrice professionnel, petit-fils de chef d’orchestre international…

Apprentissage du violon dès 3 ans, du piano dès 6 ans, carrière toute tracée dans la Grande Musique, et virage vers le jazz sous le charme, peut-être, de son beau-père violoniste !

Toutes les fées de la musique se sont penchées sur le berceau de Thomas Enhco. Il n’en aura déçue aucune, décrochant en 2010 le troisième prix du concours international de piano jazz Martial Solal, et dans la foulée le Django d’Or nouveau talent.

Il manque  encore à Thomas d’avoir vécu un peu, pour tracer son propre chemin dans la musique et faire entendre sa voix. Mais c’est déjà un vrai moment de plaisir que de l’entendre jouer du piano.

On l’avait découvert en live et adoré, avec beau-papa Didier Lockwood et les Jazz angels, au festival Jazzin’ Cheverny 2009.

Thomas Enhco doit sortir cette année un nouvel album en trio, avec l’incroyable jeune batteur ambidextre Nicolas Charlier, membre des Jazz angels lui-aussi, et le contrebassiste Chris Jennings.

Thomas Enhco Trio – TVJazz.tv par Sortiesjazznights



La clarinette aura sa part dans les chantiers de février 2012 des Bâtisseurs de pont.

Les jeunes musiciens d’Orléans que rien n’arrête dans leurs expériences transgenres, menées depuis plus d’un an déjà, tous les vendredis soirs, ont en effet confié la programmation des rencontres improbables du mois au clarinettiste de Not’EbèneSacha Gillard.

Lequel ne s’est pas arrêté à sa chapelle instrumentale, mais a concocté, sur le papier, quelques duos  bien intrigants et un trio 100 % filles, ce qui me ravit.

A découvrir, donc, librement, le vendredi à 21 h dans la salle Zappa de l’association Musique et Equilibre  (108 rue de Bourgogne) à Orléans. Et bien sûr, à (ré) écouter grâce à la bibliothèque sonore du site internet des Bâtisseurs de pont.

  • Vendredi 3, duo Eric Amrofel (guitare) et Thierry James (trompette).
  • Vendredi 10, duo Jean Aussanaire (saxophones, clarinettes) et Gabriel Lemaire (saxophones, clarinettes).
  • Vendredi 17, duo Adrien Chennebault (batterie, percussions) et Alain Derbez (textes & surprises musicales).
  • Vendredi 24, trio Pauline Bourguère (batterie), Aline Eluard (flûte) et Manon Gillardot (violoncelle).

Pont à haubans, détail (photo jazzocentre)

 

 

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Tasty Granny, a remporté jeudi 26 janvier au pub le Pale à Tours la première demi-finale du tremplin IAE Jazz 2012. Ce trio tourangeau se dit inspiré par le rock prog du Floyd et de la Machine molle, le jazz d’Andy Emler et Marc Ducret : on fait pire comme références ! Quelques morceaux sont à l’écoute dans le nuage.

Le trio était en lice face à deux autres formations : Laurent Damont, dont on ne sait rien, et Snoysses, autre formation tourangelle appartenant à la bande qui groove du Grizzly, et que personnellement j’aime beaucoup.

La seconde demi-finale, le 16 février et toujours au Pale à Tours opposera les trois groupes suivants : Romero groove band, Old Timer, et Note Forget, the project.

On aimerait bien en savoir plus sur ces formations, mais cette année,  le tremplin IAE Jazz fait le strict minimum sur son site internet, avec une page facebook à peine plus vivante… La promotion d’étudiants qui gère le tremplin jazz n’a visiblement pas intégré la communication dans son projet.

Je rappelle au passage que Groove Catchers, les vainqueurs du tremplin 2011 ont également décroché la timbale au prestigieux concours de La Défense quelques mois plus tard.Et qu’ils ont fait un tabac à Jazzin’ Cheverny dans la foulée.

Les Groove Catchers viennent d’ailleurs de sortir leur premier EP, grâce au prix remporté au tremplin IAE : on peut en écouter des extraits sur la page fb du groupe, l’acheter à Jazz à Tours, ou le commander par email à : groovecatchers@gmail.com

Et… (indiscrétion) les festivals de jazz de l’été prochain se les arrachent :-)

 

 

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L’ONJ, orchestre national de jazz, est en ce moment même en résidence artistique en région Centre. Vous l’avez peut-être déjà entendu à Tours, à l’occasion du concert Shut up and dance donné pour les 30 ans de Jazz à Tours.

(photo Stéphane Barthod)

Vous aurez l’occasion de revoir l’ONJ ici et là dans les semaines qui viennent, à Tours mais aussi à Vendôme, Orléans, etc., dans plusieurs projets dont une relecture de Dark side of the moon de Pink Floyd, le 9 mai au Petit Faucheux.

Si vous ne connaissez pas encore l’ONJ et ses jeunes et brillants musiciens, dirigés par Daniel Yvinec, je vous recommande vivement ce documentaire, sur la formation de l’orchestre, son travail et ses différents projets, dont l’excellent « Shut up and dance », composé par John Hollenbeck, vient d’être nommé aux Grammy Awards 2012.

Attention, ce documentaire n’est diffusé sur Jazz Live que du 10 janvier au 1er février 2012 ! Profitez-en maintenant !

 

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En 2012, le mois que tout le monde attend sera le mois de mars.

Le 23 mars, au Petit Faucheux à Tours, Louis Sclavis présentera son nouvel Atlas trio, avec Benjamin Moussay (piano et Fender rhodes) et Gilles Coronado (guitare).

C’est un événement à marquer dare-dare sur vos agendas 2012 tout neufs, et à souligner trois fois.

On n’a pas tous les jours la chance de profiter de l’immense talent de ce clarinettiste basse, saxophoniste soprano, compositeur, improvisateur, photographe (aucune mention inutile à rayer) Louis Sclavis  !

Surtout dans ce Val de Loire où il n’a pas mis les pieds depuis bientôt quatre ans que j’y habite. Il avait fallu aller jusqu’à Nantes pour Lost on the way, quand même…

Mille mercis donc au Petit Faucheux, qui a vraiment bien fait les choses cette saison, avec mes deux musiciens de jazz préférés que j’aime, l’Américain Dave Liebman, et le Français Louis Sclavis donc. Mais aussi tout plein d’autres concerts épatants à venir, dont on pourra parler.

Un extrait de cet Atlas trio, cet été en Bretagne. Ca pulse !

C’est pas tout !

Second bulletin dans l’urne en ce mois de mars, pour voter… Sclavis encore une fois, en trio une fois de plus. Mais pas n’importe quel trio.

Le trio mythique, enregistré sur le label mythique du jazz français, et qui renait enfin de ses tumultueuses cendres :

Label Bleu revient, et depuis la maison de la culture d’Amiens publiera en ce mois de mars 2012 le quatrième opus du trio Romano, Sclavis, Texier.

Ne vous pincez pas, ce n’est pas une promesse électorale, c’est vrai.

Le trio « africain » pour ce retour sur galette a même élargi sa liste, embarquant avec lui un second trio composé, excusez du peu, de Nguyen Lê (guitare), Enrico Rava (trompette) et Bojan Z (piano).

Ne rigolez pas, ce n’est pas un poisson d’avril, mais un album de mars 2012. Et c’est vrai.

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Du jazz-rock qui déménage en première partie du boeuf de Jazz Libitum à Blois ce vendredi 6 janvier ?

Oui, c’est possible… euh, non, c’est Prex vrai !

Ils sont de Tours, ils aiment John Scofield (moi aussi) et les Brecker brothers (j’adore) : Simon Guichard (guitare, basse), Salim Bekraoui (guitare, basse), Steven Daviet (batterie) et Ronan Mazé (sax alto *) lanceront l’année 2012 dans la cave de l’Estaminet, rue Saint-Lubin à Blois à partir de 21 h 30 et ça va faire du bien.

Prex à écouter sur myspace.

Et puis, on en profitera pour trinquer à la nouvelle année !

(*) le sax alto de Zoot, et de Ben l’Oncle Soul, ah oui, quand même, hein…

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Les Bâtisseurs de pont, toujours infatigables, entament l’année 2012 avec des résolutions encore meilleures !

Les constructions sont comme d’habitude réalisées en direct et public le vendredi à 21 h, dans la salle Zappa de l’association Musique et Equilibre d’Orléans, 108 rue de Bourgogne. L’entrée est libre. Les enregistrements sont disponibles sur le site des Bâtisseurs de pont.

Les ponts, viaducs et autres passerelles de ce mois de janvier 2012 ont été dessinés par l’architecte saxophoniste et clarinettiste Gabriel Lemaire. Avec l’envie de franchir d’autres rives, vers d’autres formes artistiques.

  • Vendredi 6, trio Samuel Archambault (danse), Simon Couratier (machines), Jérôme Damien (piano).
  • Vendredi 13, duo Cédric Vannier (peinture) et Valentin Ceccaldi (violoncelle).
  • Vendredi 20, Mood machine : Elisabeth Rossé (voix), Quentin Biardeau (saxophones), Théo Laneau (percussions).
  • Vendredi 27, carte blanche à Francis Lecointe (saxophones) et ses invités, autour d’un répertoire issu de la musique contemporaine.

Viaduc ferré désaffecté sur le Lot (photo jazzocente)

Rappelons, à toutes fins utiles, que les Bâtisseurs de pont comptent dans leurs rangs les musiciens du trio Marcel et Solange, qui viennent d’éditer un album admirable, bientôt disponible sur les plateformes numériques, et qu’on peut trouver en « vrai CD » à Orléans à Planète Claire, et à Paris chez Gibert. Ou par correspondance en envoyant un mail à : marceletsolange@gmail.com

 

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Avishai Cohen à Jazzin' Cheverny 2011 (Photo jazzocentre)

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Le château de Chambord, bijou Renaissance, mystère architectural, lieu magique s’il en est, se met au jazz !

Château de Chambord (photo jazzocentre)

Mieux : il va accueillir, comme artiste en résidence, le jeune et brillant pianiste Yaron Herman, dont j’évoquais il y a quelques jours le concert en duo avec Michel Portal, dans le Loiret.

Yaron Herman, à l’issue de cette résidence forcément inspirée, donnera un concert à Chambord, le 28 avril 2012.

Une petite indiscrétion que je suis ravie de partager avec vous, et qui nous permet d’étrenner notre agenda encore vierge  des concerts de jazz en 2012 dans la région Centre.

Le jeune homme dans une belle improvisation solo au grand festival de piano de La Roque d’Anthéron l’été dernier.

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Dans l’année écoulée, il y a quelques albums que j’ai particulièrement aimé. Pour la plupart, je les ai partagés ici avec vous, mais pas tous, faute de temps.

S’il vous manque une idée de cadeau pour mettre sous le sapin, alors vous pouvez piocher dans cette petite liste, établie sans aucune notion de palmarès.

« Music from early times », Vincent Artaud. Sorti fin 2010, mais écouté début 2011 comme mon collègue blogueur Denis Desassis. Et comme lui, je vous recommande chaudement cet album, musique intemporelle et inclassable, extrêmement facile d’approche et en même temps d’une inépuisable richesse. > Chronique ici.

« Seven seas », Avishai Cohen. Qui a dit que le jazz contemporain était difficile d’accès ? Là encore, un petit bijou finement ciselé, qui ravira les oreilles des amateurs de belles mélodies, et encore plus ceux que charment les influences orientales. Depuis le festival Jazzin’ Cheverny, près de Blois, où bon nombre de spectateurs de la région l’ont découvert cet été, on a vu se développer quelques cas sévères d’Avishai addiction. > Chronique ici.

« A fable », Tigran Hamasyan. Voilà un album que je n’ai pas cessé d’aimer depuis la première écoute, et que je n’ai pourtant pas chroniqué sur le blog. Stéphane Kochoyan, « parrain » musical de Tigran Hamasyan qu’il a découvert au festival de Erevan quand il avait 13 ans, disait de lui que c’était un nouveau Mozart. Je crois qu’il a raison. L’inspiration du génie et la folie de la jeunesse mêlés pour une musique d’une beauté universelle. Sans parler de son talent de pianiste, dont cet album solo offre un étourdissant aperçu. >Chronique sur les DNJ

« Dig it to the end », Tonbruket. L’ovni de l’année, atterri sur la table de ma cuisine un matin de juillet, par la grâce d’un visiteur du Lot que je remercie encore. La voie que tracent dans cet album Dan Berglund, le contrebassiste du défunt trio E.S.T. et ses acolytes, ouvre de prometteurs horizons pour ce jazz contemporain, européen, toujours plus riche et inventif. > Chronique ici.

« Cheerleaders » de Pierrick Pédron, est du même tonneau. Qui nous inventera enfin un autre mot que cette étiquette jazz, source grandissante de confusions et mésententes, à mesure que soufflent ces vents nouveaux sur nos platines numériques ? Je n’en rajoute pas sur cet album, encensé par la critique et qui mérite désormais de s’accomplir tout à fait sur scène, face au public, le plus possible : amis programmateurs de festivals et autres salles de bon goût, à vous de jouer. > Chronique ici.

« The vox », Eric Legnini. Depuis Trippin’, j’ai le coeur qui danse à chaque mesure de ce diable de pianiste, belge à l’extérieur, black à l’intérieur ! Une sorte de concentré de groove et de funk, l’enfant de Georges Clinton et Herbie Hankock, un sens du rythme à se damner et une énergie de feu, tempérée par une grande musicalité.  Les plus grands musiciens, à l’instar d’un André Ceccarelli reformant le mythique groupe Troc, en ont déjà fait l’un des leurs. Let’s dance !  >Chronique ici.

Bien d’autres choix sont encore possibles !

  • Pour un dernier éclairage, les disques « élus » de l’année 2011 sur Citizen Jazz  (et les autres !)…

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