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Le temps passé à lire un roman a-t-il à voir avec ses qualités ? Quand vous n’arrivez pas à lâcher un livre, c’est un signe, non ?

La preuve avec « Vie animale« , premier roman de Justin Torres, auteur américain qui signe là son premier roman. Je l’ai lu d’une traite, sous le soleil breton ( si, si, j’en vois déjà qui ricanent ).

Justin Torres, qui a publié des textes dans la revue Granta et le New Yorker a été, avec ce roman, la révélation de la rentrée littéraire de l’autre côté de l’Atlantique. Né en 1981, le jeune auteur a eu une enfance passablement malmenée. Peut-être une piste pour comprendre son premier roman…

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François Weyergans est de retour !

Seul écrivain à avoir reçu le prix  Goncourt pour « Trois jours chez ma mère » en 2005 et le prix Renaudot  pour « La démence du boxeur » (en 1992), François Weyergans est élu à l’Académie Française en 2009, et est devenu Immortel en 2011.

Sept ans après  » Trois jours chez ma mère », l’auteur nous revient donc avec « Royal Romance ».

 

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Il y a plusieurs mois, au moment de la Toussaint, nous avions abordé la mort, et le deuil à travers le livre « Veuf » de Jean-Louis Fournier.

Autre manière d’aborder le thème de la camarde avec Valérie Mréjen, cinéaste et romancière, que j’avais découvert il y a déjà quelques années avec ses courts livres parus chez Allia : « Mon grand-père », « L’agrume » et « Eau sauvage ».

Valérie Mréjen, née en 1969 est une romancière, une plasticienne et une vidéaste française. Elle effectue ses études à l’École nationale supérieure d’arts de Cergy-Pontoise. Elle produit ses premières vidéos en 1997. Elle a été pensionnaire de la Villa Médicis en 2002-2003.

L’auteure nous livre avec « Forêt noire« , un roman à ne pas mettre entre toutes les mains. On y parle de la mort. Brutale. Tragique. Celle qui fauche, celle que l’on se choisit, qui noie, qui détruit, qui atomise et laisse les vivants en plein questionnement.

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Drôle d’idée que d’autopsier son propre corps ! C’est à cet exercice pas banal que se livre Daniel Pennac dans son nouveau roman « Journal d’un corps« .

 

Plutôt que d’un journal intime qui ferait la recension de ses états d’âme, de ses chagrins et de ses rêves, l’auteur a choisi de nous parler du corps de son narrateur et cela, de l’âge de 12 ans jusqu’à celui de sa mort à 87 ans. 

Et quoi de plus universel qu’un corps ? Le vôtre, le mien, celui de nos parents ou de nos enfants, ceux de nos voisins ou des habitants de l’autre côté de la planète ont tous en commun de fonctionner selon les mêmes principes, avec les mêmes organes. Tous se transforment au fil des années qui passent, vieillissent… et meurent.

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Comment écrit-on un livre ? Comment et où puise-t-on l’inspiration ? A quel processus l’auteur doit-il s’astreindre ? Jean-Philippe Toussaint a choisi de nous raconter comment il travaille en publiant « L’urgence et la patience« ,  sorti en mars aux Editions de Minuit.

Et là, nous découvrons que rien ne se fait dans la facilité. En tout cas, pas pour lui.

« L’écrivain doit aller au fond de soi, vers les territoires de l’urgence », explique l’auteur à l’univers si particulier dans la vidéo ci-après.

Jean-Philippe Toussaint, c’est en effet, entre autres, l’auteur de « La salle de bain« , « La réticence » et la fameuse  trilogie des romans que sont « Faire l’amour« , « Fuir » et « La vérité sur Marie« .

 Un univers atypique pour un auteur qui l’est tout autant. Jean-Philippe Toussaint, belge, est auteur mais aussi cinéaste, plasticien et l’origine de l’exposition  » Livre/Louvre« , actuellement visible au musée… du Louvre .

Parallèlement à « L’urgence et la patience« , il a publié « La main et le regard » où le lecteur retrouve les images de l’exposition du Louvre. Et Jean-Philippe Toussaint d’expliquer : « Ce qui m’intéresse, c’est de mettre en relation des éléments qui ne sont pas nécessairement équivalents, une gravure de Dürer et une photo de Zidane, des tableaux de la Renaissance et des mains de lecteurs dans le métro de Tokyo. »

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Un coup de poing. Un uppercut. Et un livre qui vous oblige à, finalement, vous satisfaire de votre sort. Voilà l’impression que laisse le dernier livre de Lionel Shriver, « Tout ça pour quoi« , publié fin 2011 chez Belfond.

Lionel Shriver est née en 1957 en Caroline du Nord. Elle s’appelait alors Margaret Ann Shriver. Auteure et journaliste américaine, elle a été élevée dans une famille où les valeurs religieuses étaient particulièrement respectées : son père était pasteur presbytérien. C’est à 15 ans que la jeune fille décide de changer de prénom. Elle a fait ses études à New-York. Diplômée de Columbia, elle a été professeur avant de parcourir le monde. Elle a notamment vécu en Israël, à Bangkok, à Nairobi et à Belfast. Elle vit aujourd’hui à Londres.

En 2005, elle gagne l’Orange Prize  pour « We need to talk about Kevin », adapté au cinéma en 2011 d’ailleurs par Lynne Ramsay.

Elle est aussi l’auteur de « La double vie d’Irina », et « Double faute« .

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Les vacances d’été, on peut déjà y penser tandis que s’étalent les derniers jours de l’hiver. Pour certains, le repos se prendra dans une maison familiale. Comme pour le personnage de Mathilde, l’héroïne du premier roman de Caroline Lunoir, « La faute de goût« , publié à la rentrée littéraire de l’été dernier, que je vous présente aujourd’hui.

Caroline Lunoir

 

D’emblée, autant vous dire que Caroline Lunoir est plutôt chanceuse. Son premier roman, elle l’a envoyé, à l’ancienne, par la Poste. Et la maison d’édition Actes Sud, excusez du peu, a décidé de le publier. Avocate pénaliste à Paris, l’auteure a écrit ce court roman de 113 pages à Boston, en 2009.

L’histoire ? Elle est simple. Trop, diront certains. Mathilde passe la semaine du 15 août dans la maison familiale. Là, il y a ses grands-parents, ses grands-oncles et tantes, plusieurs cousines et leurs enfants.

 

La maison est cossue. Il y a une piscine. C’est d’ailleurs autour d’elle que va se jouer l’histoire du roman. A cause des gardiens, Antonio et Rosana, qui vivent là avec leur fils adolescent, Julien.

 

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Mieko Kawakami

Du 16 au 19 mars, se tiendra le traditionnel Salon du livre à Paris. Cette année, il met à l’honneur la littérature japonaise.

L’occasion de découvrir des auteurs nippons d’aujourd’hui. Mieko Kawakami ne fait pas partie de la sélection. Qu’importe. Elle nous parle du Japon des années 2010.

Les rapports mère-fille peuvent être compliqués, tendres, violents, inexistants… ou le tout à la fois. En plongeant le lecteur dans l’histoire de « Seins et oeufs« , publié en février,  l’auteure japonaise Mieko Kawakami nous ouvre les portes de la société contemporaine nippone, vue par le prisme des femmes. Un roman de 108 pages qui nous raconte trois jours au coeur d’une famille aux liens distendus et aux silences trop nombreux.

 

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L’amour vu par Christian Gailly, ce n’est jamais cousu de fil blanc. La preuve encore avec le recueil de huit nouvelles publiées en janvier dans «  La roue et autres nouvelles« .

 

Christian Gailly (photo Hélène Bamberger)

Deux ans après Lily et Braine, Christian Gailly est de retour avec un recueil de nouvelles. Dans lesquelles rien n’est simple. L’amour ne se laisse pas faire. Les rencontres échouent et les histoires se compliquent bizarrement.

 

 

 

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Un auteur doit-il s’inspirer de la réalité ? Y plonger tout entier ou doit-il se contenter de la fiction ? Vaste question que pose le nouveau roman de Régis Jauffret, « Claustria« , un titre construit autour des mots Claustration et Austria ( Autriche, en anglais).

Un roman comme on en lit que très peu. Un roman monstre, un livre événement qui a marqué la rentrée littéraire de janvier, opposant une fois encore, les pro et les anti-Jauffret.

 

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