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Donny McCaslin « Beyond Now » (Motema, novembre 2016)

mc caslin

Donny McCaslin (saxophone ténor, compositions), Mark Guiliana (batterie), Jason Lindner (claviers), Timothy Lefebvre (basse).

 

Débutée par un album somptueux annonciateur d’un drame, l’année 2016 se referme grâce à Donny McCaslin sur un autre album somptueux, porteur d’espoir.

On s’en souvient tous avec émotion. Le 8 janvier 2016 paraissait « Blackstar »,  chef-d’oeuvre de David Bowie tirant sa révérence au monde deux jours plus tard.

C’est peu de dire que l’expérience a marqué Donny McCaslin et son groupe, que Bowie avait embauché pour cet album après les avoir entendu dans une boîte new-yorkaise en 2014.

« Beyond Now » est comme une pépite extraite de cette Etoile noire, un  éclat de roche portant la trace du génie de Bowie, mais façonné, travaillé, trituré par Donny McCaslin, avec le talent et les tripes.

Un album ovni, comme on en croise pas souvent mais qui accroche et qui intrigue immédiatement par la rugosité du ton, l’urgence sous-jacente d’un sax à vif, la ligne de basse de terre, le pointillisme électro des claviers, les télescopages d’influences (rock, fusion, transe)…

« Beyond Now » peut déconcerter à la première écoute, mais d’un titre à l’autre, McCaslin et ses excellents comparses développent avec justesse et précision des formes musicales aussi différentes que séduisantes, qui font immédiatement remettre l’album sur la platine pour mieux en saisir les subtilités, et rendent au fil des écoutes cet album totalement addictif.

Et plus encore que dans son précédent album, « Casting for gravity », déjà un ovni musical transgenre séduisant, Donny McCaslin laisse dans ce « Beyond Now » chanter, voire crier, sa fibre coltranienne avec sincérité, poussé avec talent dans cette voie par le passionnant jeu de batterie de Mark Guiliana.

C’est bientôt Noël, faites-vous plaisir !

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Miles Davis tirant la langue en plein concert à son saxophoniste, Louis Amstrong  concentré à l’extrême dans sa loge, Michel Portal recroquevillé sous sous manteau dans un compartiment de train…

Le numéro 53 paru le 1er décembre dernier, du magazine de Reporters sans frontières met le jazz à l’honneur, en 100 photos noir et blanc, signées de sept talents de l’agence Magnum Photos.

jazzreporters

Parmi eux, le bien connu Guy Le Querrec, seul Français de la bande, et véritable virtuose de l’obturateur, tant il a mêlé ses notes photographiques aux improvisations du Gotha du jazz, d’ici et d’outre-Atlantique. Mais pas seulement. Il se glisse aussi dans ce portfolio un instantané d’une jam session sur fond d’huile solaire en Corse (un Andy Emler barbu partageant le clavier avec Thierry Eliez, et Louis Moutin en mode bronzage à la batterie) qui faire dire, qu’une fois de plus, ce diable de Le Querrec est toujours in the right place, at the right time !

Les cent photos bénéficient de légendes courtes mais précises, apportant parfois en quelques mots un joli contrepoint aux clichés. Ainsi de cette photo d’un contrebassiste rentrant se coucher au petit matin, contrebasse sur le dos, dans une rue de New-York, à laquelle fait écho cette phrase d’Alain Gerber parlant de Miles Davis : « Pendant plus de 20 ans, dans sa musique, il fut 5 h du matin ».

Le portfolio est ponctué de quelques textes d’auteurs, dont Michel Butor, Francis Marmande ou encore la prix Nobel de littérature Toni Morrison. Et il se conclut avec un superbe dessin de Sempé pour une couverture du New Yorker.

Faites-vous plaisir, et n’oubliez pas que la presse, comme le jazz, mérite qu’on l’aide à cultiver sa liberté.

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>>> Un concert de lancement de cet album photos aura lieu le 6 décembre à la Maison de la radio avec un « all stars » de musiciens en première partie, et le trio  de Shai Maestro en seconde partie. La soirée sera diffusée en direct sur France Musique et sur Culture Box.

 

 

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Magma, mythique groupe fondé en 1969 par le batteur, compositeur de génie Christian Vander, sera vendredi 25 novembre au Chato’Do à Blois.

Si vous n’avez que vaguement entendu parler de Magma, mais que vous avez des oreilles curieuses et grandes ouvertes, et que vous n’êtes pas formatés aux tubes pop de moins de 2 minutes, profitez donc de l’occasion !

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C’est difficile de faire découvrir Magma à des oreilles novices. On sait rarement par quel bout commencer… En plus de 45 ans d’existence, la discographie est conséquente, même s’il y a eu une longue période de sommeil.

Pour schématiser, disons que la musique de Christian Vander, qu’il a baptisé du nom de Zeuhl, a des accointances avec le rock progressif et le jazz-rock, tout en n’étant franchement ni l’un, ni l’autre.

Elle est également imprégnée de soul noire des années 60 (Otis Redding), mais puise aussi ses racines dans la musique classique du début du XXe siècle (Stravinsky).

Les deux piliers de la musique de Magma sont la pulsation, proche de la transe, et la polyphonie vocale. Le talent des musiciens et la rigueur du travail de mise en place (les compositions sont très complexes) construisent l’oeuvre dont Christian Vander est l’architecte : intransigeant, inspiré, dérangeant, insaisissable.

Le mieux c’est encore de se plonger dans la musique, et un concert est un moyen idéal pour cela : Magma ne s’écoute pas vraiment d’une oreille distraite.

Je vous ai choisi un extrait d’un concert, avec Hhaï, un de mes morceaux préférés, où Christian Vander chante (en kobaïen, une langue imaginaire), et qui donne un bon aperçu du phénomène…

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>>> Le site officiel de Magma

>>> L’excellent Magma Web Pressbook, qui recence tout ce qui fait l’histoire du groupe, avec près de 2.000 documents en ligne (interviews, articles de presse, compte-rendus de concerts, photos, extraits vidéo, bandes dessinées, biographie des musiciens, etc…)

 

 

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Les seuls à être assez intrépides pour lancer d’ambitieux chantiers alors que le climat vire à la frilosité ambiante ?

Les Bâtisseurs de pont pardi, cette bande à géométrie variable issue de l’association d’Orléans, Musique & Equilibre, et dont un certain nombre d’arpets font aujourd’hui les beaux jours des formations du Tricollectif.

Après une pause, voici que des ponts entre musique contemporaine, jazz, improvisation, pop, électro et autres courants, vont de nouveau être passionnément jetés.

  • Le 9 novembre, les adorables Gabriel Lemaire (saxophone) et Florian Satche (batterie)  poseront quelques pierres communes au gré de l’inspiration avec deux musiciens d’outre-Atlantique, Owen Stewart-Robertson (guitare) et Peter Hanson (saxophone).
Pont de Manhattan à New-York

Pont de Manhattan à New-York

Ces deux-là font partie d’un collectif expérimental new yorkais, After Party,  « qui tente d’invoquer des évasions sonores électroacoustiques et des textures qui bougent sans cesse de l’absurde au sublime, dessinées à partir de sons, matériaux et idées du jazz, de l’avant-garde, de la pop, du folk et de la
performance »…

>>> L’affaire se déroulera à 20h30, salle Zappa (what else ?), l’entrée sera libre, les détails sont sur cette page Facebook.

 

  • Un second chantier sera mis en oeuvre le 15 novembre, sous l’égide de deux maîtres bâtisseurs : Takumi Seinon (guitare) et Hugues Vincent (violoncelle).
pont japonais

Pont dans un jardin japonais

En amont, un travail de préparation sera proposé, sous la forme d’une master-class où ces deux musiciens, qui jouent ensemble au Japon depuis 2008 et dont le premier album vient de sortir en Europe, feront part de leur expérience de l’improvisation.

Une rencontre entre Takumi Seinon et le guitariste du Tricollectif Eric Amrofel ouvrira la soirée, avant le concert de Takumi Seinon et Hugues Vincent.

>>> Toutes les infos sur la masterclass et le concert sont sur cette page Facebook.

 

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Le festival Emergences, coproduit par Jazz à Tours et le Petit Faucheux, déroulera sa prochaine édition du 10 au 18 novembre 2016 à Tours et dans les environs.

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Surprise : ce festival, dont l’objectif est de faire découvrir au plus grand nombre toutes les facettes du jazz d’aujourd’hui, va s’ouvrir le 10 novembre avec une quasi-légende du jazz, sur un répertoire officiellement destiné « aux vieux bonhommes »…

« Imprévisible Scofield. Le message est vite compris, et il se répète à longueur de carrière. Le guitariste et compositeur est rarement là où l’on pourrait l’attendre » écrivais-je sur ce blog en 2009 (le temps passe !) lors d’une chronique collective du Z Band consacrée aux guitaristes.

Quel meilleur choix effectivement pour illustrer cette musique multiforme et évolutive qu’on appelle « jazz » que John Scofield, guitariste rock autodidacte fan de Jimi Hendrix,  propulsé dans la sphère jazz-rock par Miles Davis, capable d’un détour par le swing le plus classique avant de rivaliser de groove funky avec Martin, Medeski & Wood ?

D’autant que Captain Sco, 65 bougies à la fin de l’année, revient sur scène et sur CD (*) avec une autre couleur sur sa palette musicale : celle de la country et des chansons traditionnelles américaines, revues à la sauce de sa guitare acoustique dans un quartet « all stars ». Avec Larry Golding (orgue Hammond, piano), Steve Swallow (basse) et Bill Stewart (batterie), cette « Country for old men » devrait réjouir tout autant les jeunes femmes que les vieux bonhommes !

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>>> Le site du festival Emergences, avec toute la prog, où il y a de quoi passer d’autres belles soirées. Par exemple le 17 novembre avec le quartet du tromboniste Samuel Blaser

(*) Qui vient d’être « ELU » Citizen Jazz : chronique ici

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Jazz à Tours est une association, mais aussi une école de jazz et autres musiques actuelles, et encore un  vivier de talents et de formations enthousiasmantes en tous genres.

A Vendôme, le bien inspiré Frédéric Maurin, directeur de l’Hectare, a su trouver là matière à proposer au public de nouvelles et belles choses pour ses oreilles, tout en contribuant à l’émergence de ces musiciens professionnels en devenir.

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Le partenariat, également tissé avec Le Petit Faucheux, offre ce vendredi 14 octobre à 20 h son huitième Jazz au forum, un moment de musique en toute décontraction, dans la zone « buvette » du théâtre du Minotaure, avec deux groupes au menu (en sus des assiettes à déguster avec un gouleyant pineau d’Aunis du Vendômois).

Tinkty Boom, jeune trio tourangeau, ouvrira la soirée avec un jazz inspiré de Lester Young et du swing des années 30 et 40.

La seconde partie sera dédiée à des variations jazz sur un répertoire judicieusement choisi de chansons, de Cole Porter à Sting en passant par Gainsbourg et Joni Mitchell. Elle sera animée par le trio Short Songs, formé autour du célèbre contrebassiste Patrice Caratini, de la chanteuse Hildegarde Wanszlawe et du saxophoniste Rémi Sciuto.

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Notez qu’en préambule, à 18h30, une causerie ouverte à tous librement sera animée par le dit Rémi Sciuto (un gars presque du coin puisqu’il fait, entre autres, partie de la bande du Cheptel Aleïkoum de Saint-Agil) et la directrice du Petit Faucheux Françoise Dupas, sur les tendances du jazz actuel, ses artistes et son économie.

>>> Tous les détails de la soirée sont sur le site de L’Hectare. Pour la causerie, c’est aussi sur le site.

>>> Notez aussi que Jazz à Tours dans son festival Emergences en novembre, a invité bien du beau monde dont un certain John S. guitariste de légende du légendaire Miles Davis… A mon avis, faut pas trop trainer à réserver.

 

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A Bourges, le jazz vit grâce à une association de passionnés, dénicheurs de talents et amateurs de découvertes tous azimuts, ce que résume à merveille leur nom de baptême, emprunté à John Coltrane, « After the Crescent ».

La programmation de la saison 2016 -2017 s’annonce riche, avec pas moins de 7 rendez-vous au théâtre du palais Jacques-Coeur, dans des styles variés mais qui donnent tous envie d’aller y jeter une oreille attentive.

afterthecrescent prog

D’ailleurs, en guise d’ouverture de la saison, voilà que ce mercredi 12 octobre, on y réconcilie des instruments du jazz et de la java pour un duo inédit.

Etienne Déconfin (piano) et Marcel Loeffler (accordéon), confronteront leur passion commune pour le jazz sur les multiples touches de leurs claviers respectifs. A bretelles ou sur pied, la rencontre ne devrait manquer d’originalité ni de charme.

Si vous n’avez pas encore entendu parler d’Etienne Déconfin, c’est le moment ou jamais de découvrir les qualités de ce musicien né à Bourges, formé à l’école du classique mais tombé dans le jazz très tôt, et qui a déjà quelques belles collaborations à son actif. Par exemple avec Ari Hoenig, Gaël Horellou ou encore Lionel Belmondo, dont la fibre coltranienne n’a pas dû déplaire au jeune pianiste…

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>>> After The Crescent a une page Facebook avec toutes les infos essentielles. Sinon, pour réserver c’est : 02 48 20 86 05/ 06 85 79 14 86 – atc.jazz@sfr.fr

 

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Amis de Lorraine, d’Alsace et de toute la planète des fans de Frank Zappa, oyez, oyez !

Zappy Birthday Mister Frank, alias ZBMF, jouera dans ce grand festivâââl de jazz qu’est le Nancy Jazz Pulsations mercredi 12 octobre à 20 h 30 son excellentissime « Hommage à Zappa », imaginé, conçu et accouché à Blois, Loir-et-Cher lors d‘un mémorable dimanche après-midi à la Maison de Bégon.

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Ce projet, porté par Vincent Milleret, batteur et prof au conservatoire de Blois et Emmanuel Eveno, guitariste et membre du groupe Tryo, tous deux raides dingues de l’Américain moustachu, est bien plus que convaincant.

La preuve ? La bande a été invitée cet été en Allemagne au Zappanale, le plus grand des festivals mondiaux consacré à Frank Zappa, et leur concert a été salué avec les honneurs. (>>> Si vous lisez l’allemand, allez par là)

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On n’en doutait pas. ZBMF sait jouer à la perfection de la lettre et de l’esprit Zappa, avec sa propre touche d’humour et d’émotion.

Bref. Vous avez encore le temps de réserver votre place et votre billet de train ou de covoiturage pour ce concert. You need ZBMF !

ZBMF

>>> C’est là pour réserver aux NJP

>>> Là, c’est la page Fb de ZBMF avec d’autres vidéos, photos, infos…

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Le festival Jazz en Touraine fête cette année sa 30e édition, à Montlouis-sur-Loire, près de Tours, depuis le 15 septembre et encore jusqu’au 25 septembre.

  • Vous ferez peut-être votre marché de soirées sympas avec la famille parmi la liste des têtes d’affiche « main stream » programmées dans la très belle salle de l’Espace Ligéria : par exemple, le beau gosse Kyle Eastwood  mardi 20 septembre pour faire rêver votre petite cousine, ou la belle Lisa Simone jeudi 22 septembre avec votre papa…

Jazzentouraine2016

  • Si vous avez envie d’un peu plus d’aventure musicale, je vous propose plutôt de vous diriger vers le Magic Mirror et son ambiance club.

Par exemple pour ce « Voyage à deux pianos » annoncé samedi 25 septembre entre Laurent de Wilde et Ray Lema.

Je ne serai pas étonnée que cette proposition émane de Laurent de Wilde, un compositeur aux vastes horizons toujours à l’affût de nouvelles expériences, du jazz électro au trio acoustique classique, en passant par le rap avec Abd Al Malik.

Après avoir tâté du duo avec un ordinateur, c’est avec Ray Lema, le plus afro-beat des Congolais de Paris au sens du groove affirmé, que L2W va dialoguer : l’échange entre ces deux grands musiciens sans frontières, ces deux infatigables curieux de la musique et des hommes, promet d’être haut en couleurs. Un CD, immortalisant cette rencontre, est attendu en octobre…

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>>> Toute la prog’ de Jazz en Touraine est sur leur site

 

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La saison 2016 – 2017 du Petit Faucheux à Tours sera placée sous le signe du claviériste belge Jozef Dumoulin, artiste associé en résidence pendant deux ans.

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  • Et cette saison en particulier verra la naissance d’une nouvelle formation, un quintet acoustique composé de Sylvaine Hélary (flûte) Antonin Tri-Hoang (sax alto), Bruno Chevillon (contrebasse) et Toma Gouband (batterie). Dans ce quintet, Jozef Dumoulin sera au piano. Et exclusivement au piano, après s’être largement fait connaître comme un virtuose du Fender Rhodes, aussi bien comme sideman auprès d’une pléiade de musiciens tels que Magic Malik, Mark Turner, Ellery Eskelin, qu’aux manettes de sa formation, Lidlboj. Le concert de création de ce quintet, baptisé Orca Noise Unit, le 15 décembre, ponctuera la première partie de programmation de la saison du Petit Faucheux.

 

  • C’est cependant au sein d’un autre nouveau quintet que Jozef Dumoulin débutera sa saison de concerts au Petit Faucheux le 28 septembre : Pacific, mené par le prolifique compositeur et saxophoniste Alban Darche (spécialiste des Cubes à toutes les sauces !), compte aussi dans ses rangs les excellents Geoffroy Tamisier (trompette), Samuel Blaser (trombone) et Steve Argüelles (batterie). La couleur sera celle du jazz « cool » des années soixante, l’esprit proche de Gil Evans et sa collaboration avec Miles Davis…

 

  • Une saison qui comptera aussi une soirée le 6 octobre trustée par Théo Ceccaldi et une partie de la bande du Tricollectif, pour deux projets : un duo Théo Ceccaldi (violon) Roberto Negro (piano), suivi de Freaks, la dernière création en sextet du dit violoniste, et que les oreilles curieuses ont eu l’occasion de découvrir au dernier festival Jazz à La Villette.
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>>> Prog’ de septembre à décembre 2016 sur le site du Petit Faucheux

 

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