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Jazz à Tours, c’est une association indispensable dans le paysage des musiques actuelles, et pas seulement au pays de la rillette.

Parce que dans cette école associative, hissée depuis longtemps au rang des meilleurs lieux de formation musicale en France, c’est du pâté qu’on envoie !

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Pour vérifier c’est facile, il suffit d’aller jeter une oreille, ou deux, dans les concerts des Starting blocks, du 11 au 21 juin, au Temps Machine à Tours. Un  vrai festival des musiques de demain, puisque le programme compile les prestations d’une trentaine de groupes et ateliers issus de l’école. Du rock au jazz, près de 250 musiciens donneront le meilleur d’eux-mêmes pour le public, et croyez-moi, il y aura de vraies pépites là-dedans !

Le seul truc qu’on peut reprocher à Jazz à Tours sur ce coup, c’est l’absolu non sens du marketing. « Atelier jazz du parcours brevet », c’est sûr, ça ne fait vraiment pas rêver… Mais ne vous arrêtez pas à ça, dans ces jeunes, il y a les musiciens les plus enthousiasmants de demain, c’est sûr. Et puis, c’est gratuit, alors, profitez-en.

(Photo Remi Angeli)

 

Et puis, pendant que vous y êtes, jetez une autre oreille aux concerts du DEM Jazz, au Petit Faucheux les 12 et 13 juin. Là, ce sont les quasi pros, les étudiants en fin de cursus qui présentent le groupe et la musique de leurs rêves. De vraies pépites à découvrir avant tout le monde, pour dire « je les ai connus tout petits »…

 

> L’agenda des concerts Starting Blocks

> Le programme des D Days du DEM Jazz au Petit Faucheux

> Le site de Jazz à Tours

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Double actualité pour l’ONJ, l’orchestre national de jazz en ce mois de mai 2018 :

  1. La parution d’un coffret CD- DVD retraçant le concert donné pour les 30 ans de cet ensemble à géométrie aussi variable que les chefs qui l’ont dirigé
  2. L’appel à candidatures pour son futur directeur artistique, après 4 années de mandat admirablement remplies par Olivier Benoit

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  • P… déjà 30 ans ! Sans vous la faire séquence nostalgie, sachez que mon intérêt pour le jazz a  commencé en 1987 avec « Mozambic » de Michel Portal  entendu par hasard à la radio, et l’album « ONJ 87″, signé Antoine Hervé, le 2e chef de l’ONJ après un mandat d’une seule année confié à François Jeanneau, acheté au pif, pour voir.

C’est dire si cet ONJ et les musiciens qui s’y sont succédé font partie de ma vie d’amateur de musique… et pour une bonne part, de ma discothèque constituée au fil de ces 30 ans !

Enregistré à La Villette en septembre 2016, le concert qui fait l’objet de ce CD – DVD anniversaire, tout juste sorti, retrace 30 ans de création jazz hexagonale en reprenant un morceau de chacune des » époques » de l’orchestre, de François Jeanneau l’ouvreur en 1986 à Olivier Benoit en 2016, et désormais sortant.

Et cet album est une réussite. Au fil des morceaux on entend bien sûr la différence de ces chefs et de leurs inspirations, mais la sélection des morceaux, et sans doute aussi  le fait qu’ils soient tous (ré)interprétés par la même formation, font que la sensation qui domine est celle d’une belle cohérence, d’un chemin aux virages parfois surprenants, aux côtes abruptes, aux raccourcis risqués, mais qui, indéniablement, va dans une seule direction : l’avenir.

  • L’avenir est aussi d’actualité, dans le choix imminent du prochain directeur artistique de l’ONJ, le mandat d’Olivier Benoit arrivant à terme à la fin de cette année.

Sur les 26 dossiers reçus, 7 candidats ont été retenus pour un ultime tour de sélection. La liste a été dévoilée par Jazz Magazine le 19 mai. Sont encore en lice Pierre de Bethman, François Corneloup, Laurent Dehors, Régis Huby, Raphaël Imbert, Grégoire Letouvet et Frédéric Maurin.

Faites un tour sur Internet et vous verrez que le choix risque d’être difficile entre tous ces talents ! Certains connaissent bien l’ONJ pour y avoir joué comme musicien, d’autres sont (ou ont été) à la tête de grands ensembles, beaucoup ont une démarche liant improvisation et musique contemporaine…

Seul regret : pas une seule femme dans cette liste. C’est révélateur de ce milieu où elles ont vraiment du mal à se faire une place. Ce serait quand même bien que ça change…

Décision après le 29 juin, jour de l’audition des finalistes. Après, il faudra constituer le nouvel ONJ (avec une parité femmes – hommes, ce serait chouette ça aussi !)  et prendre son envol.

On a donc encore quelques semaines pour remercier Olivier Benoit d’avoir conduit la barque durant ces 4 ans, et gravé de magnifiques étapes musicales dans quelques capitales européennes. Il semble que ce voyage n’ait pas été de tout repos. Ce qui lui donne encore plus de mérite d’avoir su amener la barque à bon port. Bravo, et bon vent, Olivier !

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Le festival Mix’Terres organisé par la Maison de Bégon à Blois du 18 au 20 mai 2018, s’est emparé cette année des couleurs de l’Afrique, et d’une certaine nostalgie, du moins pour une certaine génération.

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La mienne, pour faire court, qui découvrait au début des années 80 l’Afrique révoltée dans la fièvre verbale de Fela Kuti, des cuivres, des rythmes lancinants et de dénonciation du mondialisme dévorant. Ah, International Thief Thief !

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La musique de son fils aîné, Femi Kuti, a des sonorités plus cool que celles de son Black President de père, les textes sont plus pacifistes que révolutionnaires, mais on retrouve ce souffle inimitable de l’afrobeat, ce mélange de jazz, de funk et d’Afrique, dans une version où les cuivres prennent encore plus de place.

Une bouffée de jeunesse à prendre dès le 18 mai à 22 heures !

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> Tout sur le festival Mix’Terres à Blois, qui s’achèvera avec une autre « madeleine » des 80’s… Touré Kunda.

 

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Messieurs-Dames (s’il y en a) de Jazz or Jazz à Orléans, y a un truc qui ne va pas du tout avec votre festival !

Que la prog’ joue l’apartheid, avec grosses têtes d’affiche internationales d’un côté, musiques contemporaines et improvisées de l’autre, soit. Si c’est la condition pour avoir un budget.

Mais comment expliquez-vous qu’on n’ait pu compter que sur une petite cinquantaine de spectateurs pour le concert de Régis Huby & The Ellipse, par ailleurs enregistré par France Musique ?

Et à peine une centaine le lendemain soir, alors que sur scène c’était quand même l’ultime création de l’ONJ d’Olivier Benoit, avec le batteur et compositeur américain Mike Reed et son quartet ?

Ces deux soirées de concert ont pourtant tenu toutes leurs promesses.

  • The Ellipse, mariant musique contemporaine et jazz tout aussi contemporain, écriture précise et escapades improvisées, a dessiné des horizons étonnants, tantôt chatoyants, tantôt austères, mais toujours emprunts d’une belle sensibilité. C’était comme une succession de tableaux de sable, l’esquisse d’une forme évoluant par petites touches vers un un paysage, qui pouvait soudainement être balayé par une tempête, ou bien figé comme en suspens, avant que subtilement émerge un autre dessin, une autre direction…

Je ne suis pas du tout familière de la musique contemporaine, mais lorsque 15 musiciens talentueux comme ceux-ci me prennent par la main, je n’ai pas peur d’y aventurer mes oreilles. Et je suis sûre que bien d’autres amateurs de jazz contemporain, ou de musiques improvisées – ah, la poisse avec les étiquettes ! – auraient trouvé leur bonheur dans ce beau concert.

Les spectateurs des soirées Tricot à Orléans, les afficionados du Petit Faucheux à Tours,  où étaient-ils donc ?

Régis Huby & The Ellipse, jazz et contemporain à la fois

Régis Huby & The Ellipse, jazz et contemporain à la fois

 

  • Même question pour le concert du lendemain soir, avec l’ONJ d’Olivier Benoit à l’affiche, pour la 3e fois en 3 éditions du festival, mais à chaque fois avec une création différente.  Il y avait certes moins de densité qu’à l’ordinaire dans ce programme, confié au batteur et compositeur Mike Reed, pour un tour d’horizon de la scène jazz de Chicago  de ces 30 dernières années.

Mais après l’âpreté du quartet The Sync en première partie (j’y reviens plus loin), un peu de légèreté ne pouvait pas nuire. Et, les oreilles bien débouchées, on pouvait profiter avec bonheur des belles envolées cuivrées de Fidel Fourneyron (trombone) Christophe Monniot (sax alto et sopranino) et Fabrice Martinez (trompette), s’étonner de toute cette palette sonore que Sophie Agnel sait sortir d’un piano,  succomber au charme d’Eric « Elégance » Echampard à la batterie…

Rien de tout cela n’était hors de portée d’oreilles normalement constituées, encore moins de celles qui l’an dernier, s’étaient pressées bien plus nombreuses pour ce même ONJ et sa création Europa-Oslo. Alors quoi ?

l'ONJ d'Olivier Benoit, version Chicago avec le quartet de Mike Reed

l’ONJ d’Olivier Benoit, version Chicago avec le quartet de Mike Reed

 

Jazz or Jazz, je ne sais pas qui tient les rênes de la programmation, de ce côté-ci du jazz, mais si vous croyez dans ce que vous faites, prouvez-le. Trouvez les moyens de vous faire entendre, de rendre visible cette musique, de susciter la curiosité, d’attirer les amateurs de sensations inédites et d’aventures hors des sentiers battus.

Faites-nous un Teknival du jazz, tiens ! Sortez du cadre, faites exploser les murs, emmenez-nous ailleurs ! Laissez la communication bien léchée,  l’entre-soi déprimant, le culte du plus gros cachet et la satisfaction mercantile entre eux, et entrainez-nous sur des terres inconnues, au grand air, sans contraintes ni conventions, juste avec des talents, de l’énergie, de l’envie.

Comme l’a fait The Sync vendredi soir, moment de jazz improvisé radical, dérangeant, brillant et vivant. Un manifeste d’urgence, âpre et sans concession, qui effraie peut-être, qui questionne sûrement. Je ne dis pas que j’en écouterai toute la soirée, mais parfois, se faire bousculer dans ses petites habitudes, ça fait du bien.

Allez, on sort le camion et les murs de son l’an prochain ?

 

 

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Mardi 24 avril 2018, Sirocco fait l’ouverture du troisième festival Jazz or Jazz à Orléans.

Sirocco, késako ? C’est le nom du premier album de United colors of Méditerranée, un combo orléanais sans frontières, ce qui fait bien plaisir en ces temps de retour à l’obscurantisme égoïste.

Déjà, rien que pour ça, un bon point !

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Le 24 avril, Sirocco fait donc sa sortie officielle, avec un concert. Ce qui permettra à chacun de mettre une image sur les nombreux sons d’instruments utilisés au fil de cet album, comme le marimba, l’oud ou le violon électrique à cinq cordes.

Mais ce concert sera aussi l’occasion d’applaudir l’association Ô Jazz, qui produit là son cinquième album, et prouve par la même occasion que le mot « jazz » n’a pas non plus de frontières artistiques, sauf celles qu’on a envie d’y mettre. Pour certains, c’est le swing, pour d’autres, c’est l’improvisation…

Ce coup de Sirocco, très abouti dans la recherche des sonorités et de leur agencement n’est pas révolutionnaire dans la forme. Mais son propos, humaniste et fraternel, fait mouche sur le fond. Paradoxalement, voilà que ce vent du Sahara apporte une salutaire fraîcheur.

Une bouffée de Sirocco ?

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> Réservations pour le concert sur le site de Jazz or Jazz

> United Colors ofMéditerranée rassemble : Guillaume Dettmar ( violons et compositions), Brahim Haiouani (contrebasse), Philippe Draï (percussions), Pierre-Henri Bluteau (guitare), Jean-Jacques Taïb (clarinettes, saxophone). Invités, Jason Marsalis (marimba, cymbale), Jean-Pierre Smadja (oud).

 

 

 

 

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Du 24 au 28 avril 2018, c’est la 3e édition du festival Jazz or Jazz au Théâtre d’Orléans.

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Avec la même recette qui semble convenir à tout le monde, celle de la carpe et du lapin, soit la juxtaposition en un même lieu et dans le même temps de deux programmations très différentes : têtes d’affiche internationales vs jazz aventurier hexagonal, on est prié de faire son choix.

Malgré ce renoncement assumé au décloisonnement culturel (dont le public ne veut pas de toute façon, excepté quelques olibrius dans mon genre), le festival Jazz or Jazz mérite le respect. Toutes les soirées proposées sont de belle qualité, et je vous engage à consulter le site internet du festival pour vous en rendre compte.

Ou alors suivez mon choix !

  • L’ONJ à Chicago vendredi 27 avril.

On file un an de mandat en rab’ à Olivier Benoît à la tête de l’Orchestre national de jazz en espérant qu’il revisite pour nous une autre capitale européenne (après Paris, Berlin, Oslo)…. et il colle toute sa bande de talentueux musiciens devant les partitions d’un Américain !

« The city was yellow : the Chicago suite », voilà le titre de cette nouvelle création de l’ONJ, composée par Mike Reed, batteur héritier des grands noms du free jazz, de ceux qui, débarqués à Paris il y a 50 ans, formaient un « Art ensemble of Chicago » aussi radicalement libre qu’un vol de pavés de mai… Belle idée !

Antipasti : le quartet de Mike Reed, qui jouera avec l’ONJ.

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Si vous faites ce choix, vous aurez droit en première partie de soirée à un autre concert : The Sync, un quartet franco-américain – et paritaire, trop rare pour ne pas être signalé ! – avec Sylvaine Hélary (flûtes), Fred Lonberg-Holm (violoncelle), Eve Risser (piano) et Mike Redd (batterie).

  • Théo Ceccaldi « All stars » mercredi 25 avril

Ils ont osé. Donner une « carte blanche » au violoniste orléanais Théo Ceccaldi, sacré « Révélation  de l’année 2017″ aux Victoires du jazz, auteur du tout récent et génialissime « Amanda Dakota », etc,  etc, etc. (consultez les archives du blog, ça ira plus vite)

Annoncés comme invités pour cette soirée hors normes découpée en trois parties (duo, trio, quartet) : Daniel Humair, Joëlle Léandre, Daniel Erdmann, Jim Hart, Christophe Monniot, Bruno Chevillon. All stars !

Antipasti : Théo Ceccaldi trio, avec Valentin Ceccaldi (violoncelle)  et Guillaume Aknine (guitare)

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  •  et pourquoi pas aussi…

Régis Huby & The Ellipse, une grande formation entre jazz et musique classique (jeudi 26 avril)

Chris McBride Big band, la machine à swing (samedi 28 avril)

… et  le 3e tremplin jazz samedi 28 à partir de 15 h, sous la houlette de l’association Ô Jazz !

>>> Tous les détails, les tarifs, etc sont sur le site Jazz or Jazz

 

 

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Devant la cheminée du salon de Nathalie, il y a une contrebasse qui se languit sur son support, et un gars qui visse, pose, déplace tout un tas de choses autour de lui.

« Bienvenue dans notre musique de salon, accueille à l’entrée Sébastien Boisseau, installez-vous, prenez un verre le temps que Sylvain ait fini d’installer ses percussions. »

On est une douzaine. Il y a de la quiche, de la tarte aux poireaux, du saucisson et du gâteau au chocolat.  La Halle aux grains fournit le vin pétillant. Nous sommes dans l’une des 17 soirées « Musique de salon » que la scène nationale de Blois a décidé de mettre à son programme cette saison.

Des soirées chez l’habitant, avec Sébastien Boisseau, contrebassiste et inventeur du concept, et un autre musicien, à chaque fois différent, à chaque fois pour une même cause : faire découvrir la musique improvisée à un public qui n’en a le plus souvent jamais entendu parler. (>> Genèse du concept à lire ici)

Ce samedi soir au bord du Cosson, je découvre Sylvain Lemêtre, percussionniste éclectique, nourri de musique contemporaine autant que de tambours cubains, et familier de l’improvisation aux frontières du jazz. Sébastien Boisseau, je le connais déjà pour l’avoir apprécié sur scène avec le quartet Jass notamment, et avec l’album Wood, un duo avec Mathieu Donarier.

Ce n’est pas le cas des invités du soir, qui ne savent pas à quoi s’attendre.

Sébastien Boisseau et Sylvain Lemêtre dans le salon de Nathalie, au Moulin de Crouy.

Sébastien Boisseau et Sylvain Lemêtre dans le salon de Nathalie, au Moulin de Crouy.

Le premier morceau déconcerte l’assemblée. Sébastien Boisseau lance les échanges. Est-ce une musique structurée ? Ecrite et répétée ? Y a-t-il une part improvisée ? Les avis divergent mais sans vraiment s’opposer, la réflexion se fait peu à peu collective sous les sollicitations bienveillantes du contrebassiste, qui prend garde à n’user d’aucun mot savant, d’aucun jugement. Mais qui pousse chacun, encore un peu plus loin, dans l’expression de son ressenti, de ses hypothèses…

Avant que finalement, l’évidence ne finisse par être formulée par une participante, osant exprimer l’idée peu à peu partagée par l’assemblée, que cette musique était totalement improvisée. Sans en avoir parlé avant, sans s’être mis d’accord, sans l’avoir déjà fait.

Alors, la discussion s’ouvre, sur le « comment ? », qui nous tiendra tous en haleine le reste de la soirée… Jusqu’à la troisième et dernière improvisation, illuminée par un je ne sais quoi de plus que les deux précédentes, qui fait venir le sourire aux lèvres des musiciens et donne le sentiment aux invités d’avoir partagé avec eux, et entre eux, un moment privilégié.

Auront-ils la curiosité d’aller plus loin dans la découverte des musiques improvisées ?

Depuis que Sébastien Boisseau a imaginé cette « Musique de salon », il a rencontré près de 2.000 personnes dans ces conditions. La jauge d’une belle salle de concert, sauf que ces 2.000 là n’en auraient jamais poussé la porte. Bravo maestro.

Bonus

Une improvisation de Sébastien Boisseau avec Mathieu Donarier :

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Un extrait du programme solo de Sylvain Lemêtre, qui m’a personnellement donné très envie de découvrir la musique contemporaine !

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« Amanda Dakota », Théo Ceccaldi/Freaks (2018)

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Théo Ceccaldi (violon, claviers, voix, compositions), Benjamin Dousteyssier ( sax alto et baryton), Quentin Biardeau (sax ténor, claviers, voix), Giani Caserotto (guitare électrique, claviers), Valentin Ceccaldi (violoncelle, horizoncelle), Etienne Ziemniak (batterie).

 

Disons-le tout de suite, cette « Amanda Dakota » est une bombe. Du genre à dynamiter en tous petits morceaux la plus rigide des certitudes musicologiques (enfin, il me semble), à faire voler en éclat les plus sérieuses tentatives de catégorisation stylistique (ça j’en suis sûre).

Donc. Il y a là-dedans une bonne grosse rythmique rock, une guitare qui déchire sa race, un duo magique de saxophonistes à tout jouer, et les frangins Ceccaldi. Valentin, le cadet, qui s’amuse à torturer un violoncelle et un improbable hybride électrisé du nom d’horizoncelle, et Théo, l’âme damnée d’Amanda Dakota, le compositeur de ce patchwork séduisant et par ailleurs, violoniste auréolé d’une Victoire du Jazz catégorie révélation.

Le groupe formé par Théo Ceccaldi pour cet album s’appelle « Freaks », et c’est bien dans cet univers qu’on se balade. D’un riff de guitare bien lourd à une envolée lyrique de cuivres, en passant par une ritournelle enfantine, Amanda Dakota  donne l’impression de sortir tout droit d’un polar d’Elmore Leonard, humour caustique et tendances borderline compris !

C’est donc déjanté, inattendu, brillant évidemment car tous ces jeunes Freaks sont d’excellents musiciens, et traversé par une inspiration digne des plus beaux motifs des chemises du compositeur (c’est dire). Et pas sans liens de parenté avec le bel hommage du Grand orchestre du Tricot à Lucienne Boyer. Sauf qu’Amanda est un poil plus rock n’roll.

> Ceux qui sont proches d’Orléans, se précipiteront pour découvrir Amanda Dakota sur scène, ce samedi 25 mars à L’Astrolabe, dans le cadre des Soirées Tricot.

 

 

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O secours ! Le temps passe trop vite et je n’ai pas vu la date… Mais si vous voulez participer au 3e tremplin Jazz or Jazz à Orléans, vous avez jusqu’au 15 février pour déposer votre dossier (oui, je sais, c’est dans deux jours).

C’est organisé par la Scène nationale d’Orléans et l’association Ô jazz, il faut être un groupe (du duo au septet), avoir au moins un de ses membres originaire de la région Centre – Val de Loire, et proposer un répertoire d’oeuvres originales.

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l’affiche 2017

Les trois groupes présélectionnés sur dossier se produiront en concert, lors du festival, le 28 avril prochain, à Orléans.

Le lauréat jouera au festival d’été Jazz à l’Evêché à Orléans en jui, au Petit Faucheux à Tours, au Sun,set-Sunside à Paris, et sera présélectionné pour la finale du tremplin de Jazz à Vienne en 2019.

Si vous n’avez pas demandé votre dossier ( contact.ojazz@gmail.com) je pense que c’est trop tard, mais sait-on jamais…

Si vous l’avez sous le coude, n’oubliez pas de le poster aujourd’hui !

 

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C’était la préhistoire de ce blog… Un petit mot un jour, d’un certain Z, animateur du blog Jazz, chroniques et coups de coeur, m’invitant à participer à une aventure collective, autour du jazz et de l’écriture. Moi qui n’y connaissais rien (ça n’a pas changé d’ailleurs), qui venais d’ouvrir ce blog juste pour partager quelques coups de coeur, et pour avoir un truc à faire, le soir, dans cette région où je venais de m’installer !

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Encouragements et persuasion, l’ami Z a fini par m’enrôler dans ce groupe informel de blogueurs amateurs de jazz, que l’un d’entre nous a rapidement baptisé du nom de Z Band.

But du jeu ? Publier tous le même jour (à quelques retardataires près) une note de blog sur un thème choisi en commun : les guitaristes, le printemps ou un album de Charles Mingus… vous trouverez dans l’index à droite la dizaine de publications thématiques du Z Band, dont certaines m’ont bien fait m’arracher les cheveux, mais qui, outre le plaisir de partager à plusieurs l’exercice, m’ont aussi apporté la joie de nombreuses découvertes.

L’aventure s’est arrêtée un jour, sans qu’on se dise vraiment pourquoi. Mais je n’ai jamais pu me résoudre à enlever de ce blog la liste de tous ceux qui un jour ont participé au Z Band. Peut-être avec la secrète envie qu’un jour, peut-être…

Hier, j’ai appris par l’un de nous la disparition accidentelle de notre ami Z.  Notre Z Band est orphelin, et je sais que nous sommes, tous, terriblement choqués et tristes. Ce thème-là, jamais nous n’aurions voulu le partager, Igor. Jamais.

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> La note de blog de l’ami Z, sur « Lost on the way » de Louis Sclavis un coup de coeur que nous avions partagé

 

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