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La 9e édition du festival Jazzin’ Cheverny aura lieu du 30 juin au 3 juillet 2016, à Cheverny (Loir-et-Cher).

Une édition largement consacrée au blues, à la soul et au funk, avec The Blues Brothers band original comme tête d’affiche principale (et inspiration visuelle !)  le samedi 2 juillet.

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>>> A lire : Les Blues Brothers débarquent au festival Jazzin’Cheverny 2016

Pour grand public que soit cette affiche, la programmation de Jazzin’Cheverny ne se résume pas à la nostalgie swingante de Jake et Dan. Même si on aurait tort de bouder son plaisir, d’autant que le Rémi Panossian trio, en première partie de soirée, vaut le détour à lui tout seul.

>>> A lire : Rémi Panossian trio « RP3″

Les curieux de musique ouverte et métissée seront cependant bien avisés d’étudier de près la soirée du vendredi 1er juillet. Au menu, le pianiste charismatique et compositeur sans limites Omar Sosa, qui sait comme personne mêler jazz, musiques afro-cubaines et nouveaux sons urbains.

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En première partie, le coup de coeur de l’année de Jazzin’ Cheverny qui devrait en laisser plus d’un sous le charme, Mlle Ellinoa, vainqueur avec son sextet du tremplin de Jazz en baie à Granville en 2014.

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Et je reviens plus tard, vous raconter ce qui va se tramer sur la scène de Jazzin’off, place de l’Eglise…

 

 

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Après avoir failli, tout simplement, passer à la trappe des coupes budgétaires municipales, le festival de jazz d’Orléans a finalement testé une nouvelle formule baptisée Jazz or Jazz, du 13 au 17 avril 2016.

Loin de moi l’idée d’en faire un quelconque bilan, n’ayant pas assisté à tous les concerts. Mais j’aimerai partager avec vous quelques impressions.

La dualité de la programmation : c’était la proposition un peu surprenante, avec deux itinéraires « parallèles » le vendredi soir et le samedi soir.  Des concerts avec des têtes d’affiche internationales d’un côté, des jeunes (et moins jeunes) pousses du jazz hexagonal de l’autre, aux mêmes horaires.

Le samedi soir, pas photo : ONJ pour moi, Lisa Simone pour mon chéri, on a été comblé chacun de notre côté ! L‘ONJ d’Olivier Benoit a gagné en sérénité, je trouve, par rapport au  programme Europa-Paris : la matière de ce Europa-Berlin est plus lumineuse. Il y a des moments de relâchement, de respiration, qui n’existaient pas dans le premier programme, tellement dense qu’il en était très exigeant pour l’auditeur.

J’attends avec impatience le troisième volet, Europa-Roma. En espérant que la dolce vita italienne apporte aux compositions d’Olivier Benoit la touche d’humour et de légèreté qu’il n’a pas encore exprimé dans ses compositions. Quant aux musiciens, pas un pour faire regretter l’autre, tous excellents, rien à ajouter !

 

Le vendredi soir, on avait choisi Jan Garbarek avec Trilok Gurtu, mais j’avais été frustrée de ne pas pouvoir tenter le White desert orchestra d’Eve Risser, dans l’autre salle.

Coup du sort ? Gurtu malade, le concert était annulé, et nous pouvions dès lors profiter de celui d’Eve Risser. On a passé un excellent moment avec ces talentueux musiciens. Et musiciennes, car il y avait 4 filles pour 6 garçons, ce qui est un exploit pour un concert de jazz mais montre surtout, à mon humble avis féministe, que quand c’est une femme qui mène la danse, elle trouve sans problème aussi des musiciennes. Etonnant, non ?

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Troisième concert ce dimanche après-midi, « L’Oeil de l’éléphant », soit la projection de 800 photos noir et blanc signées Guy Le Querrec, sur une musique jouée en direct par Michel Portal, Louis Sclavis, Henri Texier et Christophe Marguet.

Que vous dire sinon que ce concert fut à la hauteur de mes espérances ! Le travail  de montage des photos de Le Querrec, surprenantes, émouvantes et drôles,  était particulièrement pertinent, invitant à se laisser porter par le flot, au rythme des émotions suggérées par une bande-son de rêve…

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Il faut dire que j’étais particulièrement sensible à la composition de ce quartet : Michel Portal m’a fait découvrir le jazz contemporain avec « Mozambique », Henri Texier m’a fait rencontrer l’incroyable Label Bleu et sa collection de pépites, et l’album de Christophe Marguet, « Buscando la luz », est un de mes dix CD préférés de ces dix dernières années.

Quant à Louis Sclavis, il est le musicien français que je chéris sans doute le plus, depuis plus de 30 ans que je suis sa musique sous toutes ses formes, sur scène et au fil des albums. J’ajoute que je suis également très fan de ses photos, dont une petite partie était d’ailleurs exposée à l’occasion de ce festival.

Premier album de Louis, avec une photo de Guy Le Querrec en couverture :-)

Les regrets ? Ne pas avoir pu assister à la création « Freaks ! » de Théo Ceccaldi le jeudi soir ; avoir subi une attaque un peu trop brutale de jazz « old school » dès la sortie du concert de l’ONJ…

Les petits plus ? Le fair-play des spectateurs du concert de Garbarek qui ont joué le jeu, en grand nombre, d’aller « tenter » le concert d’Eve Risser ; le côtes-du-rhône blanc en vinif naturelle de la buvette…

 

 

 

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Pierrick Pédron « And The » (Jazz village, 2016)

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Pierrick Pédron (sax alto, compositions), Jan Weissenfeld (guitare), Chris de Paw (guitare), Julien Hermé (basse), Bernd Dezsevim (batterie), Vincent Artaud (claviers), Marja Burchard (claviers), Damon Brown (trompette), Didac Ruiz (percussions), Jérôme Fagnoul (xylophone).

 

 

Sous cette illustration fabuleuse signée Elise « the Cheerleader » Dutartre, le saxophoniste Pierrick Pédron se lâche enfin pour nous offrir un album réjouissant en tous points.

Moi qui l’avais découvert avec Omry, un album qui reste un de mes plus grands coups de coeur de ces dix dernières années, puis suivi avec enthousiasme dans les pas de la fanfare de Cheerleaders, je suis plus qu’heureuse de retrouver dans ces envolées groovy le charme fou de ces albums-là.

Sous l’apparente facilité d’une ligne de basse trempée dans le funk des années 60 – celles où l’on atteignit la Lune, de bien des manières  -, dans la virtuosité virevoltante d’un sax à 100 à l’heure – au volant de la Fureur de vivre  -, voilà qu’apparaît un Pierrick Pédron joyeux et décomplexé.

La faute aux épices, africaines et/ou cosmiques, qui émaillent les compositions de ce And the réjouissant d’un bout à l’autre ? Sûrement ! Si l’on retrouve l’ambiance floydienne d’Omry (merci Chris de Paw) et le groove cuivré de Cheerleaders, on passe cette fois de l’esprit à la matière, du cerveau aux tripes.

Pierrick Pédron livre du coup avec sincérité et décontraction une pâte sonore aussi riche que digeste, un exploit auquel l’alchimiste Vincent Artaud et ses arrangements ne sont certainement pas étrangers.

Foin de discours, le décryptage de l’illustration de couverture résume parfaitement l’ambiance de cet album. Années soixante, fureur de vivre, cool attitude et visions délirantes ? La majorette connaît bien son saxophoniste…

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Ce mardi 8 mars, rendez-vous à Saint-Jean-de-Braye, près d’Orléans pour un concert 100% Zéromacho !

Eh oui, il y a les hommes qui confondent le 8 mars avec la fête des mères… :-(

… et il y a les hommes qui s’engagent pour faire avancer la cause des femmes :-)

Ceux-là sont membres du réseau Zéromacho, des gars qui en ont dans le ciboulot et qui luttent notamment contre la prostitution : Claude Tissandier, en maître du swing, dirigera le quintet de choc Double T, accompagné de son acolyte Jean-Jacques Taïb. Et en première partie, surprise !

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Et, contrairement à l’engagement de ces messieurs, le concert lui, est totalement gratuit. C’est à 20h15 à la salle des fêtes de Saint-Jean-de-Braye, dans le cadre du Forum des Droits humains. Alors, on va signer, les Zéromacho ?

>>> Le réseau Zéromacho

>>> Le réseau Forum des Droits humains d’Orléans

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Avec le nouveau festival « Jazz or jazz ? » d’Orléans du 13 au 17 avril, renaît le tremplin jazz et musiques improvisées. C’est désormais l’association Ô Jazz qui se charge de l’organisation de l’événement.

Pour cette édition 2016, le délai est très court : les groupes, du duo au septet, ont jusqu’au 1er mars au max pour renvoyer leur dossier d’inscription.

>>> Pour obtenir votre dossier d’inscription : contact.ojazz@gmail.com

Les quatre groupes sélectionnés joueront en public lors du festival « Jazz or Jazz ? », et seront jugés par des professionnels.

Globalement, les conditions sont identiques à celles des tremplins précédents : être une formation de la région Centre-Val de Loire et proposer des compositions originales.

Les récompenses pour le groupe lauréat ne changent guère non plus : programmation au festival « Jazz à l’Evêché » en juin (l’ex-off de l’ex-Orléans jazz) et au Sunset-Sunside à Paris, sélection pour la finale du tremplin national Rezzo Focal / Jazz à Vienne, mais en 2017.

A vous de … jouer !

Et de succéder au palmarès orléanais à Méloblast (2014), Toons (2013), et tous les autres, à retrouver en cliquant sur la rubrique « tremplins jazz » de ce blog.

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Devinette : En 2012, le groupe Jokary, mené par le Blésois Arthur Pierre, remporta le tremplin. Un membre du jury d’alors sort ce jeudi 28 janvier 2016 un nouvel album aux accents très funk, qui est-ce donc ?

 

 

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Jazz or jazz ? c’est la formule qui remplace donc le festival Orléans jazz en 2016.

Avec deux changements de taille : les dates, du 13 au 17 avril et la programmation, nettement plus contemporaine.

Concession à la billetterie grand public, la chanteuse de variété jazzy américaine Melody Gardot fera l’ouverture de ce festival nouvelle formule, qui se déroulera donc dans les frimas du printemps, mais au chaud dans les salles du Théâtre d’Orléans.

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Merci aux olibrius du Tricollectif d’avoir démontré l’an dernier avec leurs Soirées Tricot qu’on pouvait faire de ce lieu rigide, moyennant une table de ping-pong et une restauration bio et locale, un espace festivalier convivial !

Et d’ailleurs, merci à eux aussi d’avoir inspiré ce nouveau festival,  bien plus tourné vers la scène contemporaine que son prédécesseur. Pas de critique du passé dans mes propos, la mission fixée était alors très différente, et le budget itou.

Mais enfin cette fois-ci, on a de belles raisons de se réjouir d’une programmation éclectique, équilibrée et audacieuse en même temps.

Le vrai Graal, je vous le dis, ce sera le dimanche 17 avril, avec une formation qu’on n’aurait même pas oser rêver : Louis Sclavis, Michel Portal, Henri Texier, Christophe Marguet… et le photographe Guy Le Querrec, comme au grand beau temps de « Carnet de route » et de la trilogie africaine  !

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Parmi les pépites à glaner, Kenny Garret, le grand Jan Garbarek avec son prestigieux invité Trilok Gurtu , l’Orchestre national de jazz, Eve Risser ou encore Jozef Dumoulin.

La billetterie du festival ouvrira le 2 février prochain. On espère des tarifs moins stratosphériques que pour le défunt Orléans Jazz…

>>> Rendez-vous sur www.jazzorjazz.fr

 

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Lundi 21 décembre à 19 h, le quatuor de saxophones Machaut fêtera la sortie de son album éponyme (Ayler Records)… par un concert gratuit dans une piscine olympique.

Et quand on dit dans la piscine, c’est vraiment là : au fond du bassin (vidé, je vous rassure) olympique de la piscine d’Orléans- La Source !

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Lieu insolite, comme l’est cette oeuvre, inspirée de la « Messe de Nostre-Dame » de Guillaume de Machaut, une pièce écrite pour des voix au XIVe siècle, que le musicien orléanais Quentin Biardeau a travaillé, transformé, arrangé, pour un quatuor de saxophonistes.

Quentin Biardeau, Gabriel Lemaire, Simon Couratier et Francis Lecointe ont enregistré « leur » Machaut à l’abbaye de Noirlac, après l’avoir joué dans des lieux très différents, choisis pour leurs possibilités acoustiques.

Usine désaffectée, chapelle (comme à Vendôme il y a deux ans), arches de pont… Alors pourquoi pas le fond d’une piscine ?

Du moment que le quatuor peut jouer avec les résonances, les matériaux, les directions, et offrir aux auditeurs un voyage dans une dimension lointaine, très lointaine…

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>>> Toutes les infos, tous les liens vers les chroniques, les interviews, etc, sur la page Machaut du Tricollectif.

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Jean-Baptiste Boussougou / Henri Roger « Mourim » (IMR, octobre 2015)

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Jean-Baptiste Boussougou (contrebassse, ngoni, oud, ney, piano à pouces, boîte à tonnerre, effets); Henri Roger (piano acoustique, guitare électrique, effets).

 

Un black, un blanc. Un même élan musical « avec coeur » (« mourime », en langue punu du Gabon). « Mourim » est inspiré, traversé, illuminé, par ce battement vital.

La trame de cet album, d’une délicatesse sans pareille, a été tissée à partir de thèmes composés par Jean-Baptiste Boussougou, contrebassiste et multi-instrumentiste né au Gabon. Henri Roger, pianiste et multi-instrumentiste du moyen pays niçois, et lui ont laissé libre cours à leurs talents d’improvisateurs, pour sculpter cette trame en de fines silhouettes évocatrices.

Beau, sensible, humain, et réconfortant. C’est ce qu’offre avec une générosité sans limites le dialogue de ces deux musiciens, de ces deux âmes qui modèlent, ensemble, un univers que n’aurait pas renié un Petit Prince : des dessins esquissés sur le sable, une lumière liquide, un froissement d’aile au creux de l’oreille…

Ce qui surprend le plus, à l’écoute de cette construction improvisée, c’est de ne pas être surpris, justement. Mais plutôt bercé, promené, plongé par ce chant à deux voix dans un monde connu et inconnu à la fois, une découverte en douceur, sans heurt, sans peur.

L’impression que laisse « Mourim », surtout, c’est celle d’une rencontre riche, complice, d’un dialogue fraternel, aimant. Une source d’apaisement qui touche « au coeur ».

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photo www.henriroger.com

>>> A écouter « Prends-moi dans tes bras »

>>> Album disponible notamment auprès des Allumés du jazz

 

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Ayler a besoin de vous, amateurs de jazz contemporain, d’aventures musicales ouvertes et autres chemins de traverse de l’improvisation !

Ce petit label suédois à l’origine, français depuis 2009,  qui s’est placé sous le signe d’un des plus grands musiciens de free, Albert Ayler, manque de place sur ses étagères.

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Des étagères où dorment trop d’albums superbes, aventureux, étonnants, particuliers… en tous cas, de la musique vivante et détonnante, qui ne pouvait trouver meilleur accueil que dans ce petit nid douillet de la création.

Ce serait vraiment trop bête que ça s’arrête. Ce serait une offense à la biodiversité.

Votre mission sera donc de sauver le soldat Ayler en allant de ce pas, piocher quelques albums sur ces étagères encombrées. Vous avez le choix, vous pouvez écouter des extraits de chaque album en cliquant sur la vignette, et vous laisser guider par vos oreilles.

Personnellement, j’ai décidé de soulager Ayler :

  •  du CD tout frais édité du quatuor Machaut, qui nous avait régalé d’un concert à la chapelle Saint-Jacques de Vendôme il y a quelque temps
  • du CD de La Scala, autrement dit du quartet Théo Ceccaldi, Valentin Ceccaldi, Adrien Chennebaud et Roberto Negro, qui avaient magnifiquement joué avec Louis Sclavis aux Soirées Tricot d’Orléans
  • du CD de Matthieu Metzger « Selfcooking » parce que j’aime bien les recettes de cuisine…

Un air entraînant pour vous aider dans le sauvetage du soldat Ayler, tiens !

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Mais y en a plein d’autres à écouter, découvrir, adopter. A vous de jouer !

>>> Le site d’Ayler Records c’est par là.

 

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Vous vous souvenez de Zappy Birthday Mister Frank ? Un génial tribute au compositeur moustachu de Joe’s garage et autres Hot rats, monté par une bande de musiciens talentueux, pour partie de la région Centre, et créé sur scène au festival Jazzin’ Cheverny 2014.

Ici une petite vidéo prise lors d’une mémorable soirée à Blois, où ZBMF jouait en première partie de Banned from utopia.

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Bon. Le 30 octobre prochain, ZBMF remet le couvert pour une soirée qui s’annonce haute en délires, puisqu’il s’agira de mixer les univers de Frank avec l’esprit d’Halloween !

D’ailleurs, la bande-annonce de ZBMF semble déjà inspirée…

Tout ça va se dérouler à Paris, au Pan Piper, à l’invitation du magazine Longueur d’Ondes et si vous avez le loisir de vous y rendre, je pense que vous ne regretterez pas le déplacement.

>>> Le site du Pan Piper pour réserver

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Bonus : cette semaine, le groupe de Dweezil Zappa était à Paris, et nos amis du ZBMF ont fait le déplacement. Du coup, Manu Eveno (l’un des moteurs du projet, également connu pour être le guitariste de Tryo) a été invité à monter sur scène pour un Cosmik Debris qui vaut son pesant de riffs :-)

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