Flux pour
Articles
Commentaires


Le toujours jeune Michel Portal, invité par Le Petit Faucheux, est en concert ce mercredi 19 janvier à l’espace Malraux à Joué-les-Tours.

Toujours jeune, mais avec un an de plus que ce qu’indique MP85 , le nom de l’album paru l’an dernier pour les 85 ans de cet immense musicien, compositeur et clarinettiste, unanimement salué par la critique, auréolé d’une Victoire du meilleur album, et plébiscité par le public puisqu’il est toujours dans les albums de jazz les plus vendus.

Michel-Portal-MP85

A titre personnel, j’ai pour Michel Portal une immense reconnaissance : c’est grâce à son titre « Mozambique », sorti sur l’album Turbulence en 1987 et entendu par hasard un jour à la radio, que j’ai découvert l’univers du jazz et des musiques improvisées. Je suis également tombée immédiatement amoureuse du son de la clarinette basse, fil grâce auquel je suis très vite arrivée vers Louis Sclavis et le magnifique album Chine, et puis tant d’autres ensuite, notamment à travers le Label Bleu et l’album d’Henri Texier An Indian’s week en 1993.

Sur cet album figuraient d’ailleurs Michel Portal et le pianiste Bojan Z,  deux complices de longue date désormais et que l’on retrouve ensemble sur ce MP85. Figure aussi le contrebassiste Bruno Chevillon, ce qui me permet de vous livrer une autre anecdote personnelle : au défunt festival de jazz de Parthenay (Deux-Sèvres), le concert de clôture en 1992 affichait un duo entre Michel Portal et Richard Galliano. Ce dernier, malade, fut remplacé au pied levé par Bruno Chevillon, présent au festival avec une autre formation, pour un moment d’improvisation aussi inédit que magique.

Le quintet de Michel Portal ce mercredi 19 janvier à Joué-les-Tours est complété par le tromboniste allemand Nils Wogram et le batteur belge Lander Gyselinck. Au vu de la qualité de l’album autant que de celle des musiciens, et de leur grande aspiration à l’improvisation, ce concert devrait lui aussi entrer dans ma galerie personnelle. Et vous ?

Marqueurs:, , , ,



En ce début d’année 2022, le guitariste et compositeur blésois Arthur Pierre sort sur les plateformes numériques « Illusion of Time », premier album de sa formation baptisée K-Ubik.

Si vous avez un peu de culture SF, vous aurez tout de suite reconnu la référence à Philip K. Dick, un auteur majeur du genre. Outre son roman « Ubik », son texte le plus connu porte le très joli nom de  » Do androids dream of electric sheep ? » (les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?), et que le cinéma a rebaptisé « Blade Runners ».

Ubik.2do-androids-dream-of-electric-sheep

Ici, c’est de musique dont il s’agit, et plus précisément, de jazz fusion, un genre qui nous renvoie plutôt un petit demi-siècle dans le passé, lorsqu’à l’aube des années 70, cet immense défricheur qu’était Miles Davis marie jazz et rock dans un album devenu culte, « Bitches brew ». Rythme binaire et sons électriques venus du rock dopent les impros des musiciens de jazz, qui mettent souvent à profit leur technique instrumentale pour bâtir des solos aussi complexes que longs, parfois très très longs…

Il y a dix ans, Arthur Pierre avait remporté avec sa formation Jokari le tremplin du festival de jazz d’Orléans.  Dans K-Ubik, il a embarqué le batteur de l’époque, Alexis Sebilleau, et fait entrer Guillaume Rueilland (basse) et Jibril Caratini-Sotto (claviers), pour un cocktail d’influences rock, jazz et funk.

Dès les premières notes de « Bleu nuit », le titre dont un clip a été mis en ligne, on retrouve (à l’exception de la durée du morceau, très courte) bon nombre de marqueurs du genre, du son saturé de la guitare au slap de la basse. Reste à découvrir l’intégralité de l’album, et à souhaiter à K-Ubik, sinon la vertigineuse folie créatrice du Maître du Haut Château, du moins l’inspiration d’un nouveau…Return to forever !

>>> Le site internet du projet K-Ubik

 

Marqueurs:,



Le Belmondo quintet jouera ce vendredi 17 décembre à 21 h au cinéma Les Lobis à Blois, dans le cadre de la programmation All that Jazz.

Belmondo, cinéma… la perche était vraiment facile à prendre, j’espère que vous me pardonnerez !

Cependant, on peut si l’on veut, trouver quelques points communs entre les frères Stéphane (trompette, bugle) et Lionel (sax ténor et soprano, flûte) Belmondo et l’acteur homonyme.

Goût pour l’aventure, sens de la fraternité, jeu talentueux… On retrouve tout ceci dans Brotherwood, le cinquième album d’un quintet honoré par une Victoire du jazz cette année 2021.

pochette_bel2

Entourant les deux frangins de leur sens du groove, du swing et des architectures rythmiques délicates, Eric Legnini (piano), Sylvain Romano (contrebasse) et Tony Rabeson (batterie) tissent un cocon chaleureux, propice à l’épanouissement des compositions du duo.

Piquant à Bach et Ravel l’idée de composer à partir du nom de musiciens aimés et admirés, Lionel Belmondo brosse ainsi de superbes tableaux mélodiques évoquant Wayne Shorter, Yusef Lateef, Bill Evans et Woody Shaw.

La part d’influence de John Coltrane et de la musique modale sur le parcours fraternel traverse également l’album, en de nombreuses reprises, comme dans  l’intro très « Mc Coy » du premier morceau, ou la composition de Stéphane Belmondo, « Prétexte » ! Voilà qui m’oblige une fois de plus à citer l’album grâce auquel j’ai découvert le quintet et qui reste  un de mes albums fétiche : « Infinity live », le 4e opus, sorti il y a plus de dix ans, où l’influence coltranienne est à son zénith, et que je vous recommande chaudement.

Et puis, il y a dans Brotherwood quelques magnifiques ballades, dont « Song for Dad » signée par Stéphane Belmondo (magnifique au bugle, comme toujours), qui clôt l’album autant qu’elle tourne une page de l’histoire familiale, avec la disparition de leur père Yvan, saxophoniste et source d’inspiration intime du duo.  Le thème de cette ballade reste bien longtemps en tête…

Chacun de leur côté, les deux frères ont exploré bien des facettes du jazz, dans des formations aux géométries variables et aux inspirations multiples.

Quand ils sont ensemble, au coeur de ce quintet acoustique, c’est une porte qui s’ouvre sur une autre dimension, quelque chose d’intense, de passionné. Là-dedans, c’est sûr, il y a une âme.

>>> Toutes les infos pour réserver votre place à ce concert sont sur le site All that jazz.

 

 

Marqueurs:, , ,



Le pianiste et compositeur Jean-Christophe Cholet connaît bien Blois, où il intervient au conservatoire depuis quelques années, et il connaît aussi la scène du Chato’Do pour y avoir joué Nights in Tunisia, avec son groupe Diagonal.

Mais, pour se produire en quartet dans cette salle résolument rock, il fallait bien l’équipe de choc annoncée sur les planches ce vendredi 3 décembre !

JCCholet

A lire l’affiche, on sent que le jazz ce soir-là pourrait bien prendre de beaux chemins de traverse, aux accents rock et funk.

Jazz-rock ou même fusion, voilà en tout cas le genre bouillonnant, plutôt éloigné du classique chabada, qu’affectionne tout particulièrement le batteur Yoann Schmidt.

Pour dialoguer avec lui, rien de moins que Linley Marthe à la basse, dont on se demande s’il faut encore le présenter ? Membre du Joe Zawinul syndicate pendant des années, il a aussi marqué de sa virtuosité et de son sens du groove nombre de formations, parmi lesquelles celles d’Andy Emler, Mario Canonge et… Jean-Christophe Cholet puisque le bassiste mauricien surdoué fait partie de l’aventure Diagonal.

Quant au saxophoniste Vincent Mascart, complice de longue date de Jean-Christophe Cholet et également membre de Diagonal, il a fait ses armes, entre autres, dans  l’ONJ version Barthélémy pendant trois ans, ce qui garantit une certaine expérience de la prise de risque !

Il reviendra au patron, derrière son clavier, à nourrir de son inspiration et de son sens de la mélodie, la musique ce quartet inédit. La complicité qui le lie à Linley Marthe et Vincent Mascart, la place que prendra dans cet espace le « petit nouveau » Yoann Schmidt, sont parmi les ingrédients de cette soirée pleine de promesses.

>>> Concert vendredi 3 décembre à 20h30, en partenariat avec le conservatoire de Blois et prolongation samedi 4 décembre avec une masterclass autour de la paire rythmique Yoann Schmidt/ Linley Marthe, ouverte à tous. Infos sur le site du Chato’Do.

>>> Sur l’agenda de Jean-Christophe Cholet, il y a aussi la sortie le 10 décembre d’un album en trio, avec Quentin Cholet à la batterie et Vincent Mascart (tiens donc !) au saxophone, qui mérite carrément le détour. Ca s’appelle « Miss Kiss », c’est très différent du répertoire habituel du pianiste, on est plutôt dans un registre très libre avec une large part laissée à l’improvisation. C’est sur la pile, pour une prochaine chronique !

 

 

Marqueurs:, , ,



Sur cette étagère au-dessus de l’ampli, il y a des  CD que je viens d’acheter, des CD que j’aime écouter souvent, des CD que je n’ai pas envie de ranger, des CD particuliers, qui montent et descendent, se mélangent sans logique,  au fil des écoutes et des humeurs du jour…

Sur la pile des CD, aujourd’hui il y a :

« Constantine », un album singulier, signé des frères Valentin et Théo Ceccaldi et sorti en décembre 2020.

( C’est aussi l’occasion de vous signaler que Constantine sera en concert le 21 décembre 2021 au Théâtre d’Orléans.)

constantine

Sur ce blog, j’ai rencontré il y a un petit paquet d’années Valentin Ceccaldi et son violoncelle alors qu’avec ses potes étudiants, il se faisait le chantre des « pâtes riz » sous le pseudo de Marcel et Solange.

Dans la foulée, j’ai découvert son grand frère Théo, violoniste, à l’occasion du premier concert de son premier trio, à Orléans. Avec Valentin au violoncelle.

Et puis, je me suis aperçue que les Ceccaldi à Orléans, c’était plus qu’une fratrie, c’était une dynastie et une tribu à la fois. Que Valentin et Théo, avec leurs potes  Quentin Biardeau, Guillaume Aknine, Gabriel Lemaire, Florian Satche, Adrien Chennebault, gravitaient tous autour d’un même lieu, où se vivait, où s’improvisait, où se tricotait (eh oui !) une musique libre et engagée.

Et le tout, sous l’ombre tutélaire d’un certain Serge Ceccaldi, fondateur et directeur de  Musique et équilibre, école de musique associative ouverte à toutes et tous, et depuis 2006,  adhérente de la Fédération Nationale des Écoles à Influence Jazz et Musiques Actuelles.

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce que « Constantine », c’est l’hommage des frères Ceccaldi, mais aussi de toute leur bande orléanaise, à Serge Ceccaldi, né à Constantine en 1960, déraciné avec sa famille en 1962, musicien autodidacte et militant, compositeur de centaines de musiques pour le théâtre.

constantine sortie

Valentin et Théo sont allés fouiner dans cette production foisonnante, dans les malles de partitions du grenier familial, en cachette de Serge, pour en extraire une dizaine de thèmes, dont Quentin Biardeau, qui connait si bien les lascars, a su tirer des arrangements sur mesure, avec juste ce qu’il fallait de distance pour réussir la fusion de la quête d’identité paternelle et des aspirations universelles des fistons.

« Constantine « est un album foisonnant, qui sonne rock comme il chante l’orient, habité de sons multicolores et traversé d’une énergie puissante. Bâti autour des thèmes de l’exil, il laisse pourtant s’exprimer une musique qui semble puiser ses racines dans les profondeurs de la croûte terrestre, et lancer ses branches par-delà le ciel et les toits, de Constantine ou d’Orléans, vers des horizons sans limites.

Une passionnante aventure, familiale et humaine, artistique aussi, ayant entraîné avec elle, outre la tribu du Tricollectif, des musiciens tels que Leila Martial Thomas de Pourquery, ou encore Michel Portal, à propos duquel Théo Ceccaldi livrait, au moment de la sortie de l’album, cette belle anecdote avec laquelle va se conclure cette (très longue) première chronique « sur la pile ».

>>> A lire en écoutant « Et même le ciel », le morceau de l’album, où joue Michel Portal.

« La première fois que j’ai rencontré Michel pour préparer un concert en duo, il est venu à la maison.

83 ans, 10h du matin, le bonhomme débarque avec sa clarinette basse, sa petite clarinette, son bandonéon et une énorme valise remplie de partitions réarrangées spécialement pour nous. 4 étages, pas d’ascenseur. C’est pas cela qui allait le décourager. Mon petit appartement se transforme très vite en champ de bataille, il m’avait prévenu au téléphone, « j’aime travailler », ça tombait plutôt pas mal, moi aussi. Les partitions virevoltent dans l’appart, jonchant tous les petits mètres carrés à présent. Les compositions se succèdent vite, pas le temps de rejouer 2 fois la même, on choisira plus tard. Des Tango, des vieilles chansons enregistrés avec Gainsbourg à l’époque, tout y passe. Et on cherche, et on fouille, comment faire sonner avec nos instruments mélodiques, un violon et une clarinette.
18h, on a même pas pris le temps de s’arrêter pour déjeuner et nous sommes remplis de musique. Je suis moi-même rempli d’une énergie phénoménal que ce monsieur vient de me transmettre, comme un Blast, un shoot en pleine lucarne.
C’est ça Michel, une urgence de créer, une volonté de sans cesse se remettre en question, de se renouveler.
C’est pourquoi quand nous avons ressorti ce Tango, une des pièces emblématiques de la musique de notre père, qui a bercé notre enfance,
Nous avons d’emblée pensé à Michel en invité, au bandonéon d’abord (offert par Astor Piazzolla himself) et à la clarinette basse pour ce solo enflammé.
Merci Michel pour ce feu sacré. »

 

Marqueurs:, , , ,



Laurent Bardainne et Tigre d’eau douce le 12 novembre au Petit Faucheux, c’est la très belle affiche de clôture du festival Emergences à Tours !

L’infâme pandémie et son cortège de confinements et annulations de spectacles a failli étouffer la naissance de ce réjouissant Tigre, qui promettait pourtant que  » l’Amour est partout ».

Heureusement, des radios aux oreilles affûtées comme le GriGri (lien permanent sur ce blog, en haut à droite !) ont su repérer les feulements cuivrés du saxophoniste fondateur du groupe, Laurent Bardainne, à la réputation déjà très solide dans le petit monde de la bonne musique, sans oeillères ni frontières, mais portée par la pulsation jazz et l’amour de l’improvisation.

C’est ainsi que le premier album de Tigre d’eau douce, « Love is everywhere », publié en mai 2020, a émergé des savanes et s’est frayé un chemin dans la jungle pour conquérir le monde.

bardainne

Ce 12 novembre, voici donc sur scène à Tours le Tigre Laurent Bardainne  et ses compagnons d’Eau douce, qui ronronneront, feuleront, ou rugiront selon les humeurs inspirées par le son sans pareil de l’orgue Hammond, au coeur de ce projet.

Aux claviers, Arnaud Roulin, qui fait déjà la paire avec Laurent Bardainne au sein du Supersonic de Thomas de Pourquery, Sylvain David (basse électrique), Roger Raspail (percussions) et  Philippe Gleizes (batterie), pour une musique où alternent groove furieux et mélodies sensuelles, chorus débridés et harmonies chantantes.

bardainne2

Laurent Bardainne et Arnaud Roulin, lors du concert du Supersonic à Blois le 9 novembre.

Pour se mettre les oreilles en condition, on clique sur ce lien pour écouter presque dix minutes du Tigre d’eau douce, en live à Jazz à la Villette en 2019. Avec le magnifique « Kinshasa » !

>>> Toutes les infos sur ce concert sur le site du festival Emergences, une collaboration Jazz à Tours et Petit Faucheux.

Marqueurs:, , , , ,



Thomas de Pourquery et son Supersonic, « Back to the moon », mardi 9 novembre à la Halle aux grains de Blois ça va secouer, et faire décoller les tympans des Blésois relativement peu habitués à des concerts de cette qualité, jazz et musiques improvisées étant trop rarement programmés par cette scène régionale.

Thomas-de-Pourquery-Supersonic_Back-to-the-moon

Les amateurs, qui ont pu profiter des deux précédents opus du Supersonic en live à Orléans ces dernières années (ah ce concert d’anthologie au Jardin de l’Evêché en 2014, année du sacre du Supersonic aux Victoires du jazz !), trépignent d’impatience à l’évocation de ce rendez-vous avec le talent, l’humour, la tendresse et la poésie que délivre ce « Back to the moon ».

Un périple joyeux et mélancolique à la fois que ce retour vers la Lune, où Thomas de Pourquery passe de Docteur Sax à Mister Voice avec la complicité sensible d’Edward Perraud aux baguettes d’argent, et le soutien sans faille des excellents Arnaud Roulin (piano), Fabrice Martinez  ( trompette), Laurent Bardainne  (voix, saxophone), et Frédérick Galiay (basse).

Si jamais cet album, unanimement loué par la critique, n’était pas encore entre vos deux oreilles,  cliquez ici pour vous mettre en condition !

Marqueurs:, , ,



Le quartet de la trompettiste Airelle Besson ouvrira l’édition 2021 du festival Emergences, du 5 au 12 novembre à Tours.

emergences

Un festival qui mêle artistes de renommée nationale et jeunes musiciens professionnels en devenir.  Avec un double effet : offrir une expérience de la scène et une visibilité aux plus jeunes, et permettre à un public curieux de découvrir de nouvelles propositions artistiques.

La programmation est cosignée par deux institutions tourangelles, Jazz à Tours et le Le Petit Faucheux. Institutions qui ont pris cette année un coup de jeune, en accueillant chacune un nouveau programmateur.

C’est donc à Lisa de Carvalho (Jazz à Tours) et Antoine de la Roncière (Le Petit Faucheux) que l’on doit le programme 2021, avec 5 soirées et 1 après-midi de concerts, dans trois lieux différents. On peut lire leur interview croisée sur le site.

Evidemment, il y a des noms peu, ou pas connus, c’est le principe de l’exercice.

Mais programmer dans le même festival deux de mes trois coups de coeur du moment, j’avoue que c’est un bon présage !

On ne manquera donc pas :

airelle

  • Le 7 novembre, La Litanie des Cimes de Clément Janinet (violon, compositions) avec Hugues Mayot (clarinettes, en remplacement d’Elodie Pasquier) et Bruno Ducret (violoncelle) dont je vous ai déjà parlé il y a peu, et qui vraiment, vraiment, méritent le détour.

Après ça, on ira piocher dans les différentes propositions du festival, pour se faire quelques frissons de nouveauté !

>>> Tous les détails de la prog’ et les infos pratiques sont sur le site du Festival Emergences

Marqueurs:, , , , ,



Le palmarès 2021 des Victoires du jazz est tombé le 5 octobre.

Et la bonne nouvelle, c’est que certains lauréats sont déjà programmés sur les scènes de la région Centre-Val de Loire !

  • Michel Portal, le toujours jeune, dont l’album « MP 85″ a reçu la Victoire « Album de l’année », sera en concert à Tours le 19 janvier 2022
  • Le Belmondo quintet, construit autour des frères Stéphane et Lionel Belmondo, lauréat de la catégorie groupe, sera en concert à Blois le 17 décembre (et on parlera bientôt ici de leur excellent dernier album « Brotherhood »)

victoires

  • Isabel Sörling a décroché la Victoire dans la catégorie artiste vocale, et c’est également à Tours, le 5 novembre, qu’on pourra l’écouter, au sein du quartet d’Airelle Besson, à l’affiche du festival Emergences.

Ce qui fait tout de même trois lauréats de  Victoires du jazz 2021 sur six programmés dans les trois prochains mois en Centre-Val de Loire.

Et évidemment, on ne désespère pas que les autres lauréats viennent également fouler les scènes de la région, à commencer par Pierrick Pédron, sacré artiste instrumental de l’année, et qu’à jazzOcentre, on aime beaucoup !

Marqueurs:, , , , , ,



Samedi 16 octobre, la Maison de Bégon à Blois, lieu de culture aux larges horizons, propose une soirée peu banale : « Taxi Driver », le film de Scorcese, revisité par un comédien et six musiciens de jazz.

meloblast begon

Ce projet porté par le sextet Méloblast et le comédien Hugo Zermati, sera peaufiné pendant une semaine de résidence artistique à la Maison de Bégon, avant d’y être créé sur scène le 16 octobre.

Méloblast, on les a déjà croisés sur les scènes jazz de la région, et notamment celle de Jazzin’Cheverny en 2015, l’année de la sortie de leur premier album sur le label O Jazz, dirigé par le regretté Jean-Louis Derenne. Composé de David Sevestre (saxophones), Thierry James (bugle, trompette), Stéphane Montigny (trombone), Julien Petit (sousaphone, trombone), Sébastien Janjou (guitare) et Vincent Martin (batterie, vibraphone), le sextet avait remporté l’année précédente le tremplin du festival de jazz d’Orléans.

Cette formation de musiciens orléanais chevronnés, entendus les uns et les autres dans bien des projets de qualité,  était plus récemment venue jouer à Blois, à la Maison de Bégon justement, en 2019, son projet d’alors Jazztropicante, du jazz mâtiné de musique colombienne. Une rencontre heureuse sans doute, puisque les voilà tous revenus ici pour cette création originale.

Pour avoir une petite idée de ce que sera ce spectacle théâtral et musical, réservé à un public averti (Taxi driver n’est pas une histoire pour les enfants), il y a un très court teaser vidéo, à découvrir en cliquant sur le lien. L’aventure donne très envie d’être partagée !

>>> Toutes les infos pratiques pour réserver vos places à la Maison de Bégon

>>> La page Facebook de Méloblast, pour suivre les projets du groupe

Marqueurs:, , , ,

Articles plus anciens »