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« Miles & me » de Quincy Troupe, une idée de bouquin à glisser dans votre sac à dos pour les vacances : c’est très intéressant, ça se lit sans peine et ça donne envie de réécouter toute la discographie de Miles Davis !

Miles-Me

Vous l’avez peut-être déjà lu, il est sorti il y a plusieurs années, mais il a été réédité en français aux éditions du Castor Astral en 2019, dans un format poche.

C’est l’envers du décor, l’histoire d’une rencontre entre Miles Davis et celui qui, fan absolu du trompettiste, devient presque par hasard son biographe et son ami, dans les dernières années de sa vie. Je n’ai pas encore lu « Miles, l’autobiographie », issue des heures d’entretien de Quincy Troupe avec le musicien.

Mais ce petit livre-là , nous en apprend déjà beaucoup, sur l’homme dans sa relation avec les autres, sur le musicien et son processus créatif. Sans théoriser, juste à travers des anecdotes bien choisies, et la passion de l’auteur  pour le jazz et pour la musique de Miles Davis. Avec la vision d’un « contemporain » de la carrière de Miles, découvrant album après album les ruptures de style, les changements de formations, les nouvelles influences, etc.

Pour qui ne s’est jamais trop penché sur le personnage de Miles Davis, ce petit bouquin raconte des choses parfois très déconcertantes, parfois même assez choquantes. Mais si l’on sent par moments poindre l’incompréhension ou l’agacement de l’auteur, sa plus grande qualité réside dans l’humanité dont il fait preuve face à  Miles Davis. Et qui fait devenir ce « monstre sacré » un peu plus humain lui-même.

Et un petit Miles live en 1985, avec un magnifique chorus de John Scofield !

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Les musiciens n’ont plus de concerts et les vignerons ne vendent plus leurs vins… Sale temps de Covid-19 . C’est le moment de se mobiliser, de faire découvrir et partager ces plaisirs, pour maintenant ou pour l’après. Jazz et jaja, série provisoire et totalement subjective. Santé !!!

Pour soutenir les intermittents, on peut signer cette pétition. Et acheter des CD.  Pour soutenir les vignerons, on peut acheter leurs vins, au domaine, en ligne, chez les cavistes.

rymden2

Rymden « Reflections and Odysseys »… Ce nouveau trio scandinave avait prévu une belle tournée de concerts en France en ce printemps 2020, dont une halte au festival Jazz or Jazz d’Orléans. En attendant une prochaine occasion, on écoutera avec plaisir cet album vif et coloré. Ca frôle parfois le jazz-pop à l’accent britannique, mais l’incandescence d’un chorus de Fender Rhodes ou le fragile équilibre d’une ligne de contrebasse ramènent Rymden vers l’exploration d’un univers musical plus complexe, fait de fins enchevêtrements sonores et de pulsations profondes.

Si le trio est nouveau, les musiciens qui le composent sont de véritables références. Dan Berglund à la contrebasse et Magnus Öström à la batterie composaient la rythmique du défunt trio E.S.T. Ils sont associés dans ce projet au pianiste Bugge Wesseltoft, véritable défricheur du jazz nordique contemporain.

Ouvrez les oreilles et dégustez…

… Avec « Solaris » du domaine Sauvète. Un vin de Loire bio comme vous n’en boirez pas souvent, un rouge atypique qui n’est produit que lors des plus belles années ensoleillées sur les rives du Cher, un vin issu d’un cépage trop longtemps malmené : trop de raisins, cueillis trop verts. « Solaris » c’est tout l’inverse ! Bienvenue dans l’univers insoupçonné du gamay très mûr, très concentré, aux arômes gourmands de cerise confite…

>>> Bonus. Figurez-vous que Rymden, en suédois, veut dire « Espace ». Une raison de plus pour lui associer ce Solaris… du moins, si l’on est amateur de science-fiction et de Georges Clooney ;-)

A la cave :

 

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Les musiciens n’ont plus de concerts et les vignerons ne vendent plus leurs vins… Sale temps de Covid-19 . C’est le moment de se mobiliser, de faire découvrir et partager ces plaisirs, pour maintenant ou pour l’après. Jazz et jaja, série provisoire et totalement subjective. Santé !!!

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ONJ Oslo

ONJ Olivier Benoit « Europa Oslo »... Cet album, le dernier enregistré par l’Orchestre national de jazz sous la direction d’Olivier Benoit, est un univers foisonnant qui offre l’incroyable paradoxe de se laisser pénétrer facilement tout en déployant à chaque écoute une nouvelle dimension à explorer. Séduisante et lisible en surface, cette musique est en réalité d’une réjouissante complexité, effleurant le chaos sans jamais s’y perdre, toujours sur le fil d’une émotion salvatrice.

Si Europa Oslo vous embarque, tentez de remonter le fil de l’aventure européenne  via Rome, Berlin et Paris, les quatre opus de cet ONJ dirigé par Olivier Benoit de 2014 à 2018, tous différents, tous étonnants. L’équipage était alors composé, outre son meneur compositeur et guitariste, de Fabrice Martinez (trompette, bugle), Robin Fincker , Alexandra Grimal, Hugues Mayot et Christophe Monniot (saxophones), Jean Dousteyssier (clarinette), Fidel Fourneyron (trombone), Théo Ceccaldi (violon, alto),  Sophie Agnel (piano), Paul Brousseau (claviers, électronique), Bruno Chevillon et Sylvain Daniel (contrebasse, basse électrique), Eric Echampard (batterie) et Maria Laura Baccarini (voix).

Ouvrez les oreilles, et dégustez…

 

… Avec « La Porte dorée » de Philippe Tessier, un vin blanc sec évoluant d’une fraîcheur subtile et florale dans sa jeunesse à des fragances automnales de coing, poire et miel au fur et à mesure qu’il prend de l’âge. Fruit de l’unique et rare cépage romorantin, ce vin riche et complexe en appellation cour-cheverny, tout près du château de Cheverny (qui servit de modèle à Hergé pour Moulinsart) est issu des vignes les plus âgées du domaine de Philippe Tessier, conduit en agriculture bio, et possède une aptitude peu commune au vieillissement  pour un vin blanc sec.

>>> Bonus : un grand merci à la Scène nationale d’Orléans et son festival Jazz or Jazz, grâce auquel j’ai pu voir sur scène l’ONJ d’Olivier Benoit avec Europa Berlin en 2016,  Europa Oslo en 2017, et tellement d’autres concerts magnifiques, même si c’était parfois très agaçant d’y voir aussi peu de monde. Le festival 2020 est tombé à l’eau… Mais on sera là dès que la musique reprendra, promis.

>>> Jazz et jaja (vol.1) : Louis Sclavis « Lost on the way » et Philippe Viret « Solstice »

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Les musiciens n’ont plus de concerts et les vignerons ne vendent plus leurs vins… Sale temps de Covid-19 . C’est le moment de se mobiliser, de faire découvrir et partager ces plaisirs, pour maintenant ou pour l’après. Jazz et jaja, série provisoire et totalement subjective. Santé !!!

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sclavis lost

Louis Sclavis « Lost on the way »… C’est clair qu’on est paumé en ce moment. C’est le moment de s’ouvrir les oreilles et de découvrir un des plus beaux albums d’un des plus grands musiciens, compositeurs et improvisateurs contemporains. De la classe, de la finesse, et surtout, une énorme sensibilité qui s’exprime dans des mélodies ciselées et des improvisations inspirées d’on ne sait quels cieux.

L’album est de 2009. Et le quintet, un des plus intéressants formés par Sclavis, avec les jeunes talents Matthieu Metzger (sax soprano et alto), Maxime Delpierre (guitare), Olivier Leté (basse), et l’expérimenté batteur à fleur de peau(x) François Merville.

Ouvrez les oreilles, et dégustez…

 

… Avec ce « Solstice » rouge, de Philippe Viret. Un vigneron  qui fait dans le céleste aussi, à sa façon. Son truc, c’est la cosmoculture, une manière de relier le ciel et la terre pour mettre de l’énergie positive en bouteille.  On n’est pas obligé d’adhérer au discours, mais ce Solstice 2011, supposé être un vin de soif, révèle en ce mois d’avril 2020 un bien joli velours.

>>>Bonus : souvenir de  « Lost on the way » à Nantes, un concert qui m’avait toute émoustillée ;-)

Marqueurs:



C’est déjà la 5e édition du festival Jazz or Jazz qui s’annonce à Orléans du 14 au 18 avril 2020. L’événement a définitivement abandonné la formule « concerts en parallèle » des premières éditions, pour proposer des soirées avec deux concerts à suivre compris dans le même tarif.

jazzorjazz2020

Jazz or Jazz reste cependant à la recherche d’un délicat équilibre entre jazz contemporain et programmation plus grand public. Cela se traduit pour cette édition 2020 par :

  •  une soirée jazz cubain caliente le 14 avril à mettre entre toutes les oreilles, avec deux grands artistes inventifs et généreux, le pianiste Omar Sosa et la violoniste et chanteuse Yilian Canizares. En première partie, le quartet d’Emile Parisien fera goûter au public un peu de ce jazz contemporain qui fait peur !
  •  une soirée star mondiale du jazz le 17 avril, dédiée au pianiste américain Brad Meldhau, dont le cachet sans doute astronomique privera le public ce soir-là d’un premier concert. Brad sera en trio avec les inoxydables Larry Grenadier à la basse et Jeff Ballard à la batterie, ce sera sans surprise mais sans aucun doute très beau.
  •  une soirée hors sujet le 18 avril avec le groupe antillais Kassav. Mais une chance pour Line Kruse en première partie, de faire entendre son jazz « cubano-européen » mêlant pointures du jazz cubain et section à cordes classiques.

Et sinon, me direz-vous, quels concerts réserver dans la programmation faisant la part belle à la création contemporain et aux musiques improvisées ?

Tous, sans aucun doute !

Mais il y a assurément deux soirées à ne pas manquer dans ce Jazz or Jazz 2020, tous concerts confondus :

  •  Airelle Besson quartet « radio one », le 15 avril. La trompettiste et compositrice Airelle Besson a tous les talents, et cette formation, orientée électroacoustique, avec Benjamin Moussay aux claviers et Fender Rhodes et Fabrice Moreau à la batterie, ne manquera assurément pas de groove. Ajoutez à cela la voix d’Isabel Sörling, et vous avez un quartet enthousiasmant, original et paritaire (presque encore un pléonasme dans le jazz…mais ça change !) .

Le deuxième concert de la soirée sera celui du trio scandinave Rymden, composé de Dan Berglund (contrebasse) et Magnus Öström (batterie), soit les deux-tiers de E.S.T, et de Bugge Wesseltoft (piano) qui aime explorer les possibles électroniques au sein de son « New Conception of Jazz ». L’album « Reflections and Odysseys » récemment publié par Rymden augure d’un très beau moment de musicalité, où la mélodie est reine.

  •  Cheik Tidiane Seck feat. Archie Shepp, « tribute to Randy Weston », le 16 avril. Soirée pour oreilles averties ou amateurs de sensations fortes que celle-ci, avec une légende vivante du free-jazz, le saxophoniste Archie Shepp, et un multi-instrumentiste inspiré par la musique mandingue. Le projet de ce concert est de célébrer la disparition du pianiste Randy Weston, pionnier des échanges entre jazz et traditions africaines.

C’est la contrebassiste et compositrice Joëlle Léandre et son tentet qui ouvriront la soirée, avec « Can you hear me », une oeuvre « ouverte et inclassable », à l’instar de cette musicienne exigeante, passionnée d’improvisation, et qui a réuni pour ce projet une palette d’instrumentistes tout-terrains, que rien n’effraie !

> Sur le site de Jazz or Jazz 2020, la billetterie et le détail de la programmation du festival, avec les concerts à 18 h mettant en lumière la toute jeune génération du jazz, le tremplin, les expositions, etc

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Vous aviez pensé que JazzOcentre était mort… disons que ce blog n’est pas bien vaillant depuis quelques mois. La faute en incombe au lancement d’un autre projet qui m’a pris beaucoup de temps et d’énergie. Ca s’appelle Foutue Planète, c’est un groupe facebook consacré à l’information et au débat sur le climat, la biodiversité et l’environnement, et si ça vous intéresse, vous y serez les bienvenus.

Mais puisque Noël arrive à grands pas, j’en profite pour vous glisser quelques idées d’albums (plus ou moins) jazz que j’ai aimé ces derniers mois. Sait-on jamais ?

  • Louis Sclavis « Characters on a wall » . Depuis que j’ai découvert » Chine « en 1989 et la clarinette basse par la même occasion, aucun album de Louis Sclavis ne m’a déçue. Celui-ci est un nouveau chef-d’oeuvre de mélodie et de délicatesse à ajouter sur la pile. Pour le reste, je vous renvoie à cette chronique de Denis Desassis dont je partage chaque mot.

Louis-Sclavis

 

  • François Corneloup « Revolution ». Ca vient de sortir et c’est le cadeau idéal pour s’offrir un bol d’oxygène et d’espoir dans un monde, comment dire, plutôt désespérant. Le sax baryton, c’est la version cuivrée, un poil plus « roots », de la clarinette basse. Ca joue de notre corde sensible avec une voix bien grave et de faux airs de gros dur.  Allez lire ce chouette article sur le site de FIP, une belle radio en voie de disparition…

Revolution

 

  • Théo Ceccaldi trio « Django ». Vous n’aimez pas le jazz manouche ? Vous adorerez cette manière d’en aborder les contours pour mieux le détourner. Vous aimez  le jazz manouche ? Vous vous réjouirez de cet hommage qui sent le frais, la liberté, la créativité. Ne manquez pas la chronique de Matthieu Jouan pour Citizen Jazz, vous aurez en prime un début d’explication sur le choix des curieuses illustrations de cet album.

Django

 

  • Magma « Zess ». L’album a été très diversement apprécié des fans du groupe créé par Christian Vander il y a 50 ans.  La seule version qui existait jusqu’ici, enregistrée live, avait les accents martiaux d’une période grandiloquente. Cet enregistrement, avec un orchestre philarmonique, relève de la poésie et de la révélation apaisée. C’est peut-être le moment de vous réconcilier avec la zeuhl ? Allez jeter une oreille sur l’émission qu’Alex Duthil sur France Musique y a consacrée.

Zess

 

  • Clément Janinet « O.U.R.S ». Sorti en 2018, mais découvert en 2019 grâce à la web radio Le Grigri, cet album est un ovni, une musique venue des étoiles ou peut-être du coeur de la Terre, c’est puissant et aérien à la fois, vibrant, terriblement séduisant. Le son du violon de Clément Janinet est un envoûtement qu’on se gardera bien de briser ! Plutôt que d’en lire quoi que ce soit, faites d’abord l’expérience de l’écoute.

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  •  Chris Potter « Circuits ». Il suffit de jeter un coup d’oeil aux noms des musiciens retenus pour cet album, et l’on comprend qu’on est cette fois-ci sur le versant groove du saxophoniste américain. La paire Linley Marthe / Eric Harland emporte tous les suffrages du genre, le claviériste James Francis n’est pas en reste… et Chris Potter fait tout le reste : sax, clarinette, flûte, guitare, sampler, etc. L’album qu’il vous faut pour bien commencer la journée. Chronique détaillée sur The Jazz Man si vous lisez l’anglais.

potter

 

  • Jean-Christophe Cholet « Extended whispers ». Le pianiste et compositeur orléanais joue d’une large palette d’inspirations, qu’il conjugue en autant de projets différents. Cet album-ci, en quintet, est dominé par le dialogue complice qu’il entretient avec Matthieu Michel, dont le superbe son de bugle frappe d’entrée de jeu. Autour de cette présence rayonnante s’articulent les compositions, se déploient les improvisations, avec un jeu subtil sur les couleurs auquel contribuent  l’accordéon de Didier Ithursarry, les percussions de Ramon Lopez et la contrebasse de Heiri Kanzig. Petite chronique avec son sur ce blog.

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  • Andy Emler/ Dave Liebman « Journey around the truth ». Si Louis Sclavis est un phare dans mon histoire musicale, Dave Liebman est une balise. Un de mes plus beaux souvenirs reste le concert « On the corner », d’abord dégusté en vidéo depuis La Villette où il fut créé, puis vécu en direct à Orléans en 2011. Pour revisiter cet album clef de Miles Davis, le saxophoniste avait notamment fait confiance à un de ses vieux amis français, le pianiste et claviériste Andy Emler. Ces deux amis de 30 ans (et plus) ont relevé en 2019 le pari fou d’un duo saxophone / grand orgue, enregistré à la Maison de la radio. Mieux, ils l’ont joué en direct, mais par relais vidéo interposé, dans la cathédrale de Coutances au printemps, Emler enfermé avec le grand orgue tout en haut, Liebman sous la nef tout en bas. Moment magique, hors du temps, comme cet album dépouillé, sincère, inspiré et très joueur aussi ! Excellent article sur FIP avec interview et extraits musicaux.

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Infernale Momus sera en concert vendredi 10 mai à 19 h au Café Fluxus à Blois.

Le trio, composé de  Morgane Carnet (saxophone ténor et baryton), Martin Daguerre (saxophone alto et baryton) et Philippe Boudot (batterie) n’a peur de rien.

Nourri au free-jazz, au rock, et peut-être au cidre-calva, Infernale Momus ayant été élevé sous l’aile de l’excellent festival normand Jazz sous les pommiers de Coutances, le trio balance avec une énergie folle et plutôt joyeuse des riffs cuivrés au fil de morceaux aux sources d’inspiration multiples, où le groove et la pulsion rythmique sont de solides bases, pour des impros plutôt réussies.

Personnellement, je trouve qu’il y a un petit quelque chose de François Corneloup et de son Ursus Minor, mais ça doit être l’effet sax baryton :-)

En tous cas, voilà un chouette concert de plus au Café Fluxus. Et comme d’habitude, c’est gratuit mais il faut venir tôt parce que ce n’est pas très grand.

 

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C’est le quintet Kaplaa qui a remporté le tremplin Jazz or Jazz 2019, organisé par l’association O Jazz dans le cadre du festival d’Orléans.

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Léa Ciechelski (flûte traversière et chant), Martin Declerq (trompette et bugle), Jean-Jacques Goichon, (contrebasse), Alix Beucher (guitare électrique), Florentin Hay (batterie).

Et c’est une très bonne nouvelle !

Ce qu’on peut entendre de ce groupe tourangeau passé par Jazz à Tours, et mené par la flûtiste Léa Ciechelski, par ailleurs membre du tout nouvel ONJ Jeunes, m’avait déjà bien charmé l’oreille. Et j’aime aussi beaucoup le visuel de ce premier EP en ligne.

On pourra entendre Kaplaa lors de Jazz à l’Evêché le 19 juin 2019 à Orléans, au Petit Faucheux à Tours et au Sunset-Sunside à Paris (saison 2019-2020) ainsi  qu’à la finale du Tremplin national “ReZZo Focal/Jazz à Vienne” (juillet 2020).

A suivre !

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Le festival Jazz or Jazz 2019 se déroule cette semaine, du 9 au 14 avril, au Théâtre d’Orléans.

La formule a évolué par rapport aux éditions précédentes : plus de double parcours, l’un « grand public », l’autre plus contemporain, en parallèle. Désormais, c’est l’un après l’autre,  sur la même scène et dans une même soirée de concert, que joueront têtes d’affiche et formations de moindre notoriété, en tous cas auprès d’un large public.

Dhafer Youssef (le 9 avril), Roberto Fonseca (le 10 avril) ou Salif Keita (le 13 avril) attireront je l’espère un large public, qui pourra par la même occasion découvrir en première partie de soirée , dans l’ordre, Vincent Peirani, Lura et l’Umlaut big band.

Une excellente idée, car la version précédente ne valorisait pas vraiment les projets plus exigeants, contraints de jouer souvent devant des salles bien peu fournies.

La Scène nationale d’Orléans, dont le but est tout de même de sortir des sentiers battus et de favoriser la découverte, remplit pour cette édition parfaitement son rôle, en programmant également chaque jour à 18 h une formation de la jeune scène jazz française, et notamment les quatre lauréats du dispositif Jazz Migration 2019.

De toutes ces belles soirées, j’ai retenu celle du vendredi 12 avril à 20 h, pour avoir le plaisir de revoir sur scène le Supersonic de Thomas de Pourquery, une des formations les plus enthousiasmantes du moment, avec Arnaud Roulin (piano, synthétiseurs, électronique, percussions) Fabrice Martinez (trompette, bugle, percussions,voix), Laurent Bardainne (saxophone ténor, percussions, voix), Frederick Galiay (basse, voix), et last but not least, le poète Edward Perraud (batterie, voix, électronique).

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Thomas de Pourquery et son Supersonic

On les avait déjà vu à Orléans mais version Jazz à l’Evêché, avec le projet  « Play Sun Râ » qui leur avait valu une Victoire du Jazz en 2014.

Cette fois-ci, le Supersonic et son leader saxophoniste et chanteur ont décidé de nous emmener sur la planète planante des « Sons of love », un album entre jazz, rock et ritournelles cosmiques attachantes, qu’on a hâte de partager avec eux !

C’est Erik Truffaz qui joue le rôle de la tête d’affiche, en seconde partie de cette soirée. Avec Benoît Corboz (Fender Rhodes, claviers), Christophe Chambet (basse) et Marc Erbetta (batterie), le trompettiste replonge dans les années groove n’bass, avec ce son éthéré qui avait fait de lui un prolongement de Miles Davis. Il y adjoint le flow du rappeur Nya pour une tonalité hip-hop à découvrir…

Et si vous pouvez être à Orléans dès 18 h, tentez le concert de « Three days of forest », à 18 h, avec Florian Satche (batterie), Séverine Morfin (violon alto) et Angela Flahaut (voix). Ce sera sûrement une expérience poétique à nulle autre pareille.

>>> Tout le programme est sur le site Jazz or Jazz 2019

>>> On n’oublie pas évidemment le tremplin Jazz or Jazz, samedi 13 avril.

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Les jeux sont faits ! Les trois groupes retenus pour participer au tremplin Jazz or Jazz 2019 joueront sur scène le 13 avril, dans le cadre du festival qui aura lieu du 9 au 13 avril au Théâtre d’Orléans.

Ont été qualifiés pour cette finale :

  • Kaplaa (Indre-et-Loire), avec Léa Ciechelski (flûte traversière et chant), Martin Declerq (trompette et bugle), Jean-Jacques Goichon, (contrebasse), Alix Beuchère (guitare électrique), Florentin Hay (batterie). Une formation largement issue des rangs de Jazz à Tours, dont la flûtiste et leader a été tout récemment recrutée par l’ONJ jeunes, monté par François Jeanneau. Inspiration jazz free et rock.
Album à découvrir sur Bandcamp

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  • Face à Phase (Indre), avec Noëmy Lhomme (saxophone soprano, effets), Hugo Rongières (basse électrique, effets), Tamino Edener (batterie), David Huang (guitare électrique, effets), Edison Knight (clavier, piano, effets). Son leader, Noëmy Lhomme, donne la tonalité du quintet, résolument sur la voix ouverte par Guillaume Perret : saxophone et pédales d’effet pour un jazz très électrique.

 

  • Sun Dew (Indre-et-Loire), avec Héloïse Lefebvre (violon), Paul Audoynaud (guitare), Johannes Von Ballestrem (piano), Paul Santner (basse), Christian Tschuggnall (batterie), Liron Yariv (violoncelle). Le sextet est une prolongation du projet initialement monté par Héloïse Lefebvre, une musicienne déjà auréolée de plusieurs récompenses (prix Sacem jeunes talents, concours Stéphane Grappelli) et Paul Audoynaud, tous deux passés par Jazz à Tours avant d’aller explorer l’univers musical de Berlin. Répertoire éclectique plutôt d’inspiration jazz progressif.

 

 

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