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… Mais aussi Pierrick, Eric, et Laurent !

Jamais liste des sélectionnés pour les Victoires du jazz n’aura aligné autant de mes artistes préférés que celle de cette édition 2013.

  • Surtout dans la catégorie « Album de l’année ».

Si j’avais été plus assidue dans mes chroniques ces derniers mois, vous auriez fatalement lu énormément de bien de « A la recherche du Roi frippé » de Médéric Collignon  (> Docu’ à venir), et tout autant de plaisir à écouter Laurent de Wilde trio « Over the clouds ».

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Quant à Eric Legnini, si je n’ai pas encore écouté en entier son petit dernier, « Sing twice », le sens du groove et de la mélodie du pianiste belge sont des valeurs sûres, déjà couronnées pour The Vox d’ailleurs.

  • La liste des « Révélations de l’année » m’enchante, car elle comporte l’une des miennes, et une femme qui plus est, ce qui continue d’être trop rare dans le jazz pour ne pas être souligné : la saxophoniste Lisa Cat-Berro, auteur du très beau « Inside air ».
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L’accompagnent pour cette nomination le jeune pianiste prodige Thomas Enhco qu’on ne présente déjà plus, et un autre saxophoniste, totalement inconnu par contre, Baptiste Herbin, auteur d’un premier album remarqué avec André Ceccarelli.

  • Lequel Dédé Ceccarelli est lui-même en lice pour le titre de  » l’artiste de l’année « , face au très populaire Ibrahim Maalouf, et au chouchou des médias jazz de l’année, Pierrick Pedron.

Bon courage au jury final, et rendez-vous pour la fête des Victoires du jazz, en direct au festival Jazz à Vienne le 28 juin, ou à la télévision sur France 3 le 6 juillet. En espérant que ce soit aussi superbement réalisé que l’an dernier (mais hélas, sans Laurent de Wilde à la présentation, on imagine…).

 

 

Bruno Tocanne In a suggestive way (IMR, 2012)

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Bruno Tocanne (batterie), Rémi Gaudillat (trompette), Russ Lossing (piano), Quinsin Nachoff (sax ténor, clarinette).

Le 8 mai est un jour tout indiqué pour parler de Bruno Tocanne, dont on n’a pas oublié la très belle version du Chant des marais, avec son Libre (s) ensemble.

Sauf qu’ici, le mot clef ne serait pas résistance, mais plutôt résurgences. Comme ces eaux souterraines qui, à la faveur d’une faille inattendue, affleurent, timidement ou en violente cascade, en surface.

Résurgences, parce que dès les premières mesures, on est dans le fluide, le liquide. Jaillissements ici, notes perlées là, longues respirations semblables à un reflux, d’un morceau à l’autre s’installe cette impression de flottement, avec ce que cela comporte d’instabilité, voire d’inconfort parfois.

Résurgences, parce que cette musique en subtil déséquilibre crée d’immenses espaces colorés, propices aux rêveries décousues, faux souvenirs ou vraisemblances, chemins tortueux de l’esprit empruntant au son écorché des cuivres, aux arythmies des peaux, aux graves pleins du piano, matière à façonner un troublant voyage intérieur.

Résurgences enfin, pour cette part de réminiscences d’une autre âme musicienne que le travail sur cet album passionnant a permis à Bruno Tocanne de mettre au jour, pour lui-même et en mémoire de Paul Motian. In a ( very succesful ) suggestive way.

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Médo (s), c’est le titre du film documentaire que prépare Josselin Carré sur… Médéric Collignon bien sûr !

Et qui n’a pas envie d’en savoir plus sur ce trublion du jazz contemporain, dont la réputation a grandi au point d’en faire une (presque) icône, en tout cas une affiche de festival.

Et il joue Le Roi Frippé le 10 mai à l'abbaye de l'Epau

Et il joue Le Roi Frippé le 10 mai à l’abbaye de l’Epau

Médo – tout le monde l’appelle Médo, il paraît – est effectivement un sacré personnage, dont les étonnantes performances vocales ont fait le tour du web, qu’il s’agisse d’imiter une arythmie cardiaque ou de partir dans une improvisation délirante avec son ami et complice de toujours, le batteur Philippe Gleizes. Dont un ami musicien blésois qui les a connus tous les deux m’a juré qu’il était encore plus fou que Médéric Collignon.

Médo, c’est aussi une sorte de mystère. Caché derrière ses brillantes relectures de Miles Davis, King Crimson ou même Ennio Morricone, le patron du Jus de Bocse semble  construire son univers en creux, dans la trituration de l’inspiration des autres… Quand ses fans attendent avec impatience qu’il modèle son propre matériau.

> Un extrait de l’excellentissime « A la recherche du Roi Frippé », aventure à laquelle participe l’orléanais Valentin Ceccaldi, le violoncelliste de Marcel & Solange (et qui, un jour, c’est sûr, nous en dira quelques mots…)

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Si Josselin Carré, qui a commencé à le filmer en 2006, a décidé de mettre son Médo au pluriel, c’est que les facettes de Médéric Collignon sont aussi nombreuses que brillantes.

Un documentaire, aussi minutieux soit-il, fera-t-il le tour de la question ? Certainement pas. C’est ce qui donne encore plus envie de le voir aboutir. En participant, pour quelques euros, à la construction du mythe…

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> En bonus, je vous fais partager une très belle perf’ vocale de Médéric Collignon, après un duo d’anthologie entre Louis Sclavis et Vincent Courtois. C’est sur le magnifique album Napoli’s walls.

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La voici, la voilà !

Pour vous en avant-première, l’affiche du festival Jazzin’Cheverny 2013, avec le toujours jeune Manu Dibango, Shai Maestro et Roberto Fonseca pour une soirée pianistes haut de gamme, Michelangelo 4tet et son jazz afro-brésilien, coup de coeur du festival…

Et les incroyables nouveaux « Six » d’Opus Jam, pour un grand concert d’ouverture, gratuit !

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Pulcinella sera sur la scène du Minotaure à Vendôme, vendredi 5 avril à 20 h, et c’est une excellente nouvelle !

(Photo Jérôme-Dedebat)

(Photo Jérôme-Dedebat)

Ce quartet originaire de Toulouse a déjà promené son jazz inventif, loufoque et généreux sur nombre de scènes de l’hexagone, en débutant par la tournée Jazz Migration 2007, une référence.

Entre autres exploits, notez que leur « jazz délocalisé, s’appuyant sur une instrumentation atypique » – accordéon, saxophones, contrebasse, batterie -  a soulevé une foule en délire pour la clôture du festival Souillac en jazz 2012 !

Exploit que la plume de Gilles, l’un des artisans de ce beau festival, avait pressenti, dans ce très joli billet. évoquant « une musique bariolée, populaire, colorée, narrative ».

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Aux olibrius toulousains de Pulcinella succéderont les Bretons et les Gascons de l’Occidentale de fanfare. Et ça, dans le genre délocalisé, avouez que c’est pas mal non plus.

Bref, une belle soirée de jazz métissé, ouvert et populaire concoctée par l’Hectare. Qui devrait nous en proposer plus souvent.

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Eh oui. Ce sont les Tourangeaux du sextet On Caffeine qui ont décroché la timbale jeudi soir au Petit Faucheux.

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Les lauréats 2013 du tremplin ont séduit à la fois le public des étudiants de l’IAE – parfois un peu dissipés ! – et les membres du jury. Ils inscrivent donc leur nom au palmarès de ce 11e tremplin de Tours, et pourront bénéficier de quatre jours de studio pour enregistrer un album grâce à Cristal Records.

Des Ayres, finaliste de ce tremplin 2013, n’a pourtant pas démérité, loin de là.  La musique de ce trio instrumental atypique réunissant un traverso (flûte traversière baroque en bois), une guitare et un zarb (tambour iranien), ciselée dans les moindres détails, invite à un voyage imaginaire, dans une sorte de pays des songes, tout en douceur.

Mais rien ne surprend vraiment, dans cet univers d’harmonie dont on a le sentiment qu’il est parfaitement défini, jusque dans ses moindres détails.

Tout le contraire de la musique survoltée de On Caffeine ! Musique pas sans reproches pour autant, parfois approximative, parfois brouillonne ou trop bavarde. Mais riche, très riche de potentiels, de couleurs, d’inspirations et surtout, portée par un enthousiasme collectif et un engagement des musiciens prometteurs.

Avec, avis très personnel, un sympathique petit goût de Camembert électrique !

On Caffeine, c’est un peu comme un premier roman : on veut toujours trop en mettre, parce qu’on a trop à dire, et trop envie de se faire entendre. Le style n’est pas forcément très maîtrisé, mais il y a de l’idée, de l’ambition, et de la prise de risques. Sans doute ce qui a fait la différence hier soir.

Mais ce n’est qu’un début. Au taf, les jeunes !

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Un petit rappel aux amateurs de frissons, de suspense et de confrontation musclée.

Ce jeudi 28 mars à 21 h aura lieu au Petit Faucheux (encore ? eh oui !) la finale du tremplin IAE Jazz de Tours 2013.

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S’affronteront pour remporter le titre et l’enregistrement d’un CD chez Cristal Records deux formations représentant des visions très différentes du jazz (ce qui prouve, au passage, que cette musique est multiple, vivante et moderne, mais vous n’en aviez jamais douté) :

  • Des Ayres, trio acoustique venu de région parisienne défendre son jazz métissé de musiques du monde
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  • On Caffeine, septet tourangeau plutôt séduit par un jazz bruitiste post-industriel

Bref. Ca ne va pas être simple de les départager. Je vous raconterai, car figurez-vous que j’ai été invitée à faire partie du jury…

En clôture, un petit set de Martine on the beach, groupe écarté de la finale, mais choisi par les internautes pour finir en beauté cette onzième édition du tremplin tourangeau.

 

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Ce mardi 26 mars sera un soir torride au Petit Faucheux de Tours.

Troisième grand concert de ce mois de mars, Ursus Minor débarque, et croyez-moi, la température sur scène et dans la salle risque de grimper brutalement. Un phénomène déjà signalé lors de la sortie d’un précédent album, antigel.

Amis du jazz ambiant, passez votre chemin. Ursus Minor, c’est la tribu des Huns au service de tous les autres. Un quartet qui transgresse les codes et les styles, pour mieux les métisser et inventer un univers, entre rap et jazz, funk et rock.

Sur scène, Grego Simmons (guitare), Tony Hymas (claviers), François Corneloup (saxophones baryton) et Quebec Jackson (batterie). Avec pour invités, Desdamona (rap) et Ada Dyer (chant). Prévoyez le ventilo !

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Dans le programme exagérément riche du Petit Faucheux en ce mois de mars 2013, mon oeil fut un jour attiré par une promotion racoleuse diffusée sur ce qu’on appelle pudiquement « réseaux sociaux », et qui ne sont en réalité que des jeux pour grands enfants qui s’ennuient au boulot.

Bref. On me gazouillait à l’oreille que je pouvais faire partie des 60 privilégiés  pour lesquels Ping Machine en concert les 22 et 23 mars, serait à 5 euros.

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Ni une, ni deux, j’ai signé.  A ce tarif-là, toute expérience est bonne à prendre.

Et avouez que 15 musiciens d’un coup pour seulement 5 euros, c’est donné ! Même si je ne connais pas bien ce groupe  emmené par Fred Maurin (guitare et compositions), on n’a pas tous les jours l’occasion d’entendre une grande formation jeune et moderne. Ni de participer, dans le modeste rôle de public, à l’enregistrement d’un album.

C’est ce que Ping Machine fait pendant quatre jours au Petit Faucheux, avec ces deux concerts et une répétition, également ouverte au public, jeudi 21 mars. Une belle collaboration à laquelle vous pouvez encore vous joindre.

Assister à la conception d’un album, c’est émouvant, quand même.

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Toons a remporté jeudi 14 mars le tremplin Orléans Jazz 2013, et c’est une bien bonne nouvelle !

Il faut dire que les cinq musiciens composant ce quintet malicieux sont parmi ce qui se fait de mieux sur la scène orléanaise – et hexagonale, n’ayons pas peur des mots ! – en ce début de XXIe siècle.

Toons, c’est la fusion de deux trios : Marcel & Solange, qu’on ne présente plus ici, et le Théo Ceccaldi trio dont on a également adoré le premier album.

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Théo Ceccaldi trio, à Orléans en 2012. (photo jazzocentre)

Ils sont cinq, parce que Valentin Ceccaldi (violoncelle) est partout. Sinon, il y a Florian Satche (batterie) et Gabriel Lemaire (sax alto et baryton), Théo Ceccaldi (violon) et Guillaume Aknine (guitare électrique).

Leur devise ? Mi-punk, mi-raisin.

Leur musique ?

Toons fait partie du Tricollectif, la nouvelle mine d’or jazzistique française, soit  « Neuf groupes référencés qui produisent des albums et reçoivent des bonnes notes selon les normes en vigueur dans la presse de bon goût » selon leurs modestes termes.

Le Tricollectif organise régulièrement des Soirées Tricot à Paris, occasion de découvrir les multiples facettes de ces musiciens de talent. Toons s’y produira le 27 avril.

Et bien sûr cet été au festival Orléans Jazz, puisque cette victoire leur ouvre l’accès à la scène. On attend la date avec impatience.

 

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