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Pour ses 30 ans, Jazz à Tours s’est offert quelques beaux et grands moments de musique. C’était en novembre 2011, et la célèbre école tourangelle, un tantinet mégalo, s’était même offert le luxe d’un chapiteau à la Magic Mirror pour son festival Ephémère.

Parmi ces moments, celui-ci est à déguster avec délectation.

The Endless Summer est le nouveau nom de code d’une bande fanfaronesque de jazz-rockeux déjantés hyper talentueux, autrefois connue sous le pseudonyme de Rigolus.

Le gang du terrible Pourquery ne rigole peut-être plus, mais il envoie toujours du lourd…

Bonne nouvelle, un album est attendu pour le mois d’avril : l’été est peut-être sans fin, mais le printemps commence bien !

 

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Jokary (Blois), est le groupe vainqueur du tremplin du festival Orléans Jazz 2012 !

Le quartet du guitariste Arthur Pierre, Blésois d’origine , composé de Julien Pontvianne  (saxophones), Alexis Sebileau  (batterie) et  Zacharie Abraham (contrebasse) a été choisi jeudi 15 mars à Orléans, à l’issue de la finale qui a vu s’affronter musicalement et en public à l’Astrolabe, les quatre formations sélectionnées.

Le jury, réuni par l’éminemment sympathique directeur artistique du festival Stéphane Kochoyan, était composé de l’adorable et magnifique saxophoniste alto Pierrick Pedron, du fantastique et so groovy pianiste Eric Legnini, et du responsable du centre d’information du jazz à l’Irma (et auteur de 20 interviews remarquables sur le rapport Jazzmin ) Pascal Anquetil.

La seconde place du tremplin est revenue à Synaptic Project (Tours) .

On les félicite chaudement, et leurs deux formations concurrentes aussi.

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La finale du tremplin jazz et musiques improvisées du festival Orléans Jazz 2012 aura lieu jeudi 15 mars à partir de 20h30 à l’Astrolabe à Orléans.

Les quatre groupes finalistes sont :

  • Jokary (Blois) : c’est le quartet du guitariste Arthur Pierre, Blésois d’origine mais expatrié depuis longtemps à Paris, puis aux Comores où il a enseigné la musique. Il est accompagné de Julien Pontvianne ( saxophones), Alexis Sebileau  (batterie) et  Zacharie Abraham (contrebasse), avec lesquels on l’avait entendu à Blois à l’invitation de Jazz Libitum en 2011. Le Jokary quartet s’est également produit, dans une autre formule, au festival Jazzin Cheverny en 2009.
  • Machaut (Orléans) : un autre quartet, radicalement différent ! « Machaut », c’est la relecture par quatre saxophonistes, d’une messe écrite entre 1360 et 1365 par Guillaume de Machaut, prolixe poète et compositeur du XIVe siècle. Quentin Biardeau, Simon Couratier, Francis Lecointre et Gabriel Lemaire, tous musiciens de qualité, bien connus de la scène jazz  régionale, ont trouvé dans cette oeuvre la base d’une inspiration commune et une liberté d’improviser. Beau défi !
  • Synaptic project (Tours) :  sous ce curieux nom se présente un trio à l’instrumentation peu commune. Il est composé de Renaud Détruit (vibraphone, compositions), Anthony Caillet (euphonium) et Stan Delannoy (batterie). Les trois musiciens du Synaptic project s’annoncent comme « des amoureux de l’improvisation et du groove, adeptes du mélange des timbres ».  Franck Tortiller, vibraphoniste, ex directeur de l’ONJ, est un fan.
  • Trio Elastic Pop Corn (Tours) : l’amour de l’improvisation est aussi au coeur de ce trio tourangeau original, qu’on a eu le plaisir d’entendre à Jazzin Cheverny 2011, et qui fait partie du très sympathique collectif Grizzly Groove Gang. Etienne Quezel (clarinette basse), Pierre Joguet (guitare) et Clément Baldzuhn (trompette) font leur miel des mélodies populaires, de la pop anglaise à la samba brésilienne, qu’ils arrangent à leur sauce délicate.

Vu le niveau des musiciens en compétition, et l’originalité des projets proposés, je n’aimerais pas être à la place des éminents membres du jury qui devront choisir les deux lauréats de ce tremplin Orléans jazz 2012. Va y avoir du sport à l’Astrolabe le 15 mars !

 

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Scat et be-bop, ça vous dit sans doute quelque chose… Mais shuffle ?

Et si vous vous doutez qu’un 4/4 n’a rien à voir avec un engin polluant, vous avez sûrement croisé plus d’une fois  un 2 -5-1 sans le savoir.

Pour tenir une discussion intelligente au bar du Petit Faucheux à Tours au prochain concert, draguer un (e ) bénévole du festival Jazzin’ Cheverny fin juin, ou tout simplement épater votre belle-mère, Télérama multimédia a pensé à vous.

> Voici dix définitions de mots du jazz, en vidéo et en musique.

Avec les excellents profs suivants :

  • Médéric Collignon (le scat, le chorus, la blue note)
  • Guillaume de Chassy et Daniel Yvinec (le 4/4, la grille, le 2-5-1, le blues, le bop/be-bop)
  • Rémi Vignolo (le shuffle, le swing)

Demain, interro !

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Avec ce rapport d’étape sur l’état de la filière jazz en France (*), rendu public ces jours-ci, que de chemin parcouru depuis le  coup de gueule initial du musicien Laurent Coq, joliment baptisé Révolution de Jazzmin.

(affiche du festival Jazz à la Villette 2008)

Certes, l’on connait nombre de rapports, aussi sérieux et intelligents soient-ils, qui ont terminé leur carrière en calant des tables bancales dans des ministères qui devaient l’être aussi. L’actuel n’est d’ailleurs pas en posture très solide à l’heure qu’il est…

Ceci dit, comme le fait remarquer le groupe de travail,  » La communauté du jazz en France ne s’était pas réunie depuis près de quinze ans, et il est réjouissant de constater toujours la même ferveur chez ceux qui veulent développer cette musique. « 

Gageons que ce travail, cet engagement, ces énergies finalement fédérées, ne seront pas perdus.

Mais qu’ils constitueront de solides bases à cette révolution, ce changement vital, qu’au-delà du jazz, l’art réclame aujourd’hui : pour faire court, une forme irrévocable de divorce entre les mots « industrie » et « culture ».

On respirera mieux !

 

(MAJ du 8 mars)  Une réunion publique d’échanges autour de ce rapport aura lieu le 19 mars à Paris (inscription préalable obligatoire en téléchargeant le formulaire).

Le Centre d’information et de ressources pour les musiques actuelles a demandé , pour nourrir le débat, leur point de vue à 20 acteurs du jazz en France : directeurs de festival, musiciens, responsables de labels, agents… Des avis argumentés à lire sur le site de l’Irma.

(*) > Télécharger le rapport

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Finies les pitreries sur le chantier des musiques libres et improvisées d’Orléans !

Pour ce mois de mars, c’est  le patron qui prend les rênes : Serge Ceccaldi, ci-devant directeur de l’association Musique et Equilibre d’Orléans (108, rue de Bourgogne) qui héberge dans sa salle Zappa les expérimentations des Bâtisseurs de pont chaque vendredi soir à 21 heures.

Compositeur, vielleux semble-t-il, chef de choeur, et sans doute pas sans lien direct avec les Ceccaldi brothers, Théo ( Théo Ceccaldi trio) et Valentin (le trio et Marcel & Solange), Serge Ceccaldi enverra en mars les arpètes suivants à la recherche de la clef de voûte de ces ponts musicaux :

  • Vendredi 2, « A voir et à entendre », Léo Pajon (peintre, musicien, auteur), Vincent Lenormant (guitare, accordéon) et Gabriel Lemaire (saxophone & clarinette alto).
  • Vendredi 9, « Duo de cordes », François Bonnet (luth et théorbe) et Samuel Archambault (guitare classique).
  • Vendredi 16, « Texte, Afrique & groove », Trublion (rap), Aline Noël Milandou (percussions) et Christophe Berthéas (contrebasse).
  • Vendredi 23, « New Old Schoolz », Patrick Sintes (ukulélé ténor & sons) et Sacha Gillard (clarinettes).
  • Vendredi 30, « Des touches et des peaux »,Eric L’heudé (percussions), Anthony Erminy (percussions) et Stéphane Durand (vielle à roue électroacoustique).

Millenium bridge, Londres (photo jazzocentre)

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Libre(s) ensemble (IMR, 2011)

Rémi Gaudillat (trompette, buggle, compositions), Philippe Gordiani (guitare, compositions), Benoît Keller (contrebasse), Arnaud Laprêt (percussions), Elodie Pasquier (clarinettes), Fred Meyer (guitare), Fred Roudet (trompette, buggle), Damien Sabatier (saxophones soprano, alto,baryton) Bruno Tocanne (batterie, compositions, coordination).

 

La révolution, à un moment donné, faut arrêter d’en parler, et la faire.

Libre(s) ensemble, c’est pareil.

Le blabla sur le rock dans le jazz, la mort du jazz libre, la liberté du rock dans le jazz, toussa, toussa comme on dit maintenant, à un moment donné, t’arrête d’en parler… et tu écoutes Libre(s) ensemble faire.

Et là, tu rajeunis de 20 ans d’un coup ! Tu te retrouves un soir de 14 juillet, jubilant au beau milieu d’un public médusé, à vibrer aux sons trafiqués d’une Marseillaise destructurée par deux abominables membres du crime musical inorganisé (*), avec la complicité d’un gang de papys infiltrés dans l’harmonie du village.

Autrement dit, tu découvres dans Libre(s) ensemble :

  • des réminiscences d’hymne national (américain) détourné en superbe chant de lutte ouvrier (lyonnais) du XIXe siècle (La Révolte des Canuts)
  • un vrai bordel organisé de sons stridents, de basses grondantes, de percussions désarticulées, de mélodies écartelées (Free for Ornette)
  • des éclats de fanfare joyeuse et décomplexée, prête à se frotter aux musiques de son temps (Q.L.)
  • un chouette morceau afrobeat qui te rappelle tes  manifs lycéennes au son du Black President (Free KC to Gawa)
  • une pulsation rock dure à devenir accro en un quart de ton (La Foley)

Et encore d’autres facettes de cet ensemble facétieux, où ne manquent ni la cohésion, ni l’imagination, ni le précieux  humour de ceux qui ont un talent fou, et sont aussi capables de s’approprier avec un naturel confondant, le plus poignant des chants de liberté et de résistance (Le Chant des Marais).

Libre(s) ensemble, quoi qu’il en soit, c’est un beau programme. Adoptez-le !

> Le site internet : Histoire de l’ensemble, chroniques élogieuses (dont celle de Maître Chronique et celle de Franpi pour Citizen Jazz), extraits audio et tutti quanti.

(*) Yves Robert et Michel Godard, éminents piliers de l’Arfi des années 90, dont je retrouve l’esprit libertaire et charmeur dans ce Libre(s) ensemble. C’est dit.

 

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Bertrand Renaudin animera une master class de batterie le 1er avril 2012 à Romorantin (Loir-et-Cher). C’est à 1 h de voiture au sud d’Orléans, et 1h30 au nord-est de Tours.

C’est surtout l’occasion de découvrir un musicien hors normes.

Batteur de jazz, sans aucun doute, formé par Dante Agostini (celui de la fameuse méthode !), grand prix au concours jazz de La Défense 1988, salué par Martial Solal et Claude Nougaro, Bertrand Renaudin a choisi très tôt de  privilégier ses propres compositions.

Peintre, écrivain, amateur de botanique et passionné par l’Afrique où il a séjourné dans pas moins de 27 pays, Bertrand Renaudin a publié en 2010 un album « Château-Rouge », aux belles sonorités jazz-rock métissées de rythmes africains,  que j’aime beaucoup.

Bertrand Renaudin en duo avec le guitariste Olivier Cahours, pour un aperçu de ses talents de batteur et de compositeur :

> Informations pour la master class : Ludovic Besse au  06.64.97.10.92 .

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Star du jazz, ça vous tente ?

La route sera longue et parsemée d’embûches, mais elle peut débuter par un premier prix au tremplin jazz d’Orléans, concours organisé en prélude au festival Orléans Jazz.

Il vous faudra faire vite pour postuler, les inscriptions seront closes le 17 février  au soir. Toutes les infos sont sur le site de la ville d’Orléans.

Les conditions sont assez restrictives. La plus agaçante, à mon sens, est l’obligation qu’au moins la moitié des musiciens du groupe postulant soit domiciliée dans la région Centre. On voit bien l’étroitesse d’esprit de la puissance subventionnante là-dedans…

Le tremplin Orléans Jazz a cependant de bons côtés. Il permet à deux groupes de jouer sur scène au festival, et au premier d’entre eux d’être sélectionnable pour le tremplin de Jazz à Vienne.

Et puis cette année, vous aurez la chance de vous faire évaluer par deux excellents musiciens de jazz : le saxophoniste alto Pierrick Pedron, et le pianiste  Eric Legnini, qui sont tous les deux parmi mes musiciens de coeur.

L’un possède un son à faire dégeler la banquise, l’autre un groove à faire danser la tour de Pise !

Auront-ils également un bon sens du jugement ? Affaire à suivre…

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« Nights in Tunisia ! est un projet qui propose de réunir sur scène le raffinement de la musique et du chant arabe combiné avec la braise ardente des rythmes du jazz actuel. »

Comment voulez-vous rester de glace avec une telle proposition, formulée par le Diagonal de Jean-Christophe Cholet, sur scène ce vendredi 10 février au Petit Faucheux à Tours ?

Même, et surtout, par moins 18° C, on ne peut que fondre… de plaisir anticipé, face à cette rencontre entre les musiques arabes et le jazz contemporain, le tout dans le grand chaudron du Diagonal, notamment chauffé par la bouillonnante paire rythmique Linley Marthe (basse) / Chander Sardjoe (batterie) !

Notez qu’une répétition – rencontre avec le public est organisée ce même vendredi à 17 heures, toujours au Petit Faucheux.

> Pour en savoir plus, ce documentaire sur la création Nights in Tunisia :

Documentaire Diagonal « Nights in Tunisia » from Jean-Christophe Cholet on Vimeo.

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