Les belles vacances de l’Oncle Erwann: Marten Toonder, le Walt Disney oublié



Image idyllique, petites fleurs et bonheur tranquille : la philosophie zen de Toonder ne l’empêchait d’avoir une vision très critique du monde.

Sans chat fou, sans mouette rieuse, sans sandwiches au fromage, et sans Mademoiselle Jeanne (encore que), oncle Erwann s’est enfoncé dans le labyrinthe des archives (papier) d’un grand quotidien régional.

Il a découvert, entre les pages pas encore jaunies (encore que), de véritables trésors dessinés dont les jeunes (à l’époque) lecteurs du Berry, du Poitou et du Val de Loire avaient bénéficié sans savoir, probablement, la chance qu’ils avaient.

Ce n’est pas un hasard si l’âge d’or de la BD en France est généralement situé aux alentours des années 1975-80. Outre les quatre ou cinq grands pôles d’attraction et de création que constituaient les magazines (et leurs maisons d’édition) Pif, Spirou, Tintin, Pilote, et que débarquait la jeune garde post-soixante huitarde, les amateurs avaient pu se former le goût en feuilletant les pages Jeunes des journaux régionaux.

La recension impressionnante qu’en a fait un hyper-spécialiste tourangeau, Alain Beyrand, dans un catalogue analytique qui fait aujourd’hui figure de référence unique, est édifiante. La bande dessinée dans la PQR (Presse quotidienne régionale), ce n’est pas seulement quarante ans de Lariflette, du professeur Nimbus, de Poustiquet ou des catalogues de deuxième zone diffusés par Mondial Presse ou Opera Mundi.

Il y a là, et la Nouvelle République en est la preuve, une richesse étonnante. C’est là où l’oncle Erwann intervient. Depuis neuf mois, il accouche ( !) tous les vendredis d’une histoire liée aux bandes publiées dans ce quotidien depuis 1946. Parce qu’elle est représentative de tout ce qui se faisait pendant ces périodes, cette plongée dans l’univers de BD inconnues et de dessinateurs encore moins connus a permis de faire remonter à la surface des informations étonnantes.

Pendant toute la durée de l’été, Case Départ vous propose donc de retrouver, chaque semaine, l’un de ces récits (illustrés). Et à la rentrée, vous donne d’ores et déjà rendez-vous avec des Piet Winj, Frits Kloezeman, Henk Kuijpers, Sidney Jordan (tous ces noms vous parlent, bien entendu !) mais aussi avec Léon Mercier, Mic Delinx ou Bernard Capo…

Finalement, c’est plutôt à l’honneur de la presse quotidienne régionale que d’avoir été si longtemps fidèle à l’enchanteur au quotidien. M. Bommel est d’accord.

Cette semaine, l’Oncle Erwann vous propose de (re)découvrir Marten Toonder, le Walt Disney oublié.

Bonne lecture.

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En vacances dans l’atelier de… Jean Barbaud



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Noir c’est noir



L’Amérique des années soixante n’était pas le paradis des hommes libres. Ici et là, dans les états du Sud, de Los Angeles à Washington, le peuple noir était victime au quotidien de la ségrégation raciale.

C’est le sujet du premier opus de Motherfucker, album publié récemment par Sylvain Ricard et Guillaume Martinez chez Futuropolis. L’histoire se situe précisément à Los Angeles, dans le quartier de Watts, resté célèbre pour les émeutres survenues en août 1965 à la suite du 100e anniversaire de l’abolition de l’esclavage aux Etats-Unis.

C’est là qu’habite Vermont Washington, jeune afro-américain et sa famille. Ils sont victimes du racisme ordinaire qui sévit dans un pays où le Ku Klux Klan a encore pignon sur rue…Au travail, à l’école, dans les lieux publics, c’est l’exclusion, la discrimination générale. Continuer la lecture →

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Tortuga, une saga de piraterie et de vaudou



Mer des Caraïbes, 1664. La Tortue, minuscule île au nord d’Haïti, est le théâtre d’une guerre féroce entre les grandes nations d’Europe. Grâce à leurs galions hyper- modernes équipés de tunnels à vent, les Espagnols ont pris le pouvoir, écrasant sans merci les autres nations dont la France.

Quant aux anciens pirates qui avaient fait de la Tortue leur capitale, ils vivent désormais dans la clandestinité, noyant leur désœuvrement dans le rhum. Et ce depuis la mort de l’Ankou, leur chef légendaire tué par le gouverneur espagnol Valverde. Tout va changer avec l’arrivée d’un étrange négociant en pierres précieuses, Eric Gorsen. Son objectif : recruter ses anciens compagnons et faire revivre la flibuste ! Continuer la lecture →

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Les belles vacances de l’Oncle Erwann: l’arrivée en fanfare de Tom Pouce



Etonnante la formule pour un journal qui le premier a utilisé les mots bande dessinée : « Voyez la gravure » dit la pub NR imaginant un récit d’ « historiographe » à venir. Il va durer longtemps, le récit !

Sans chat fou, sans mouette rieuse, sans sandwiches au fromage, et sans Mademoiselle Jeanne (encore que), oncle Erwann s’est enfoncé dans le labyrinthe des archives (papier) d’un grand quotidien régional.

Il a découvert, entre les pages pas encore jaunies (encore que), de véritables trésors dessinés dont les jeunes (à l’époque) lecteurs du Berry, du Poitou et du Val de Loire avaient bénéficié sans savoir, probablement, la chance qu’ils avaient.

Ce n’est pas un hasard si l’âge d’or de la BD en France est généralement situé aux alentours des années 1975-80. Outre les quatre ou cinq grands pôles d’attraction et de création que constituaient les magazines (et leurs maisons d’édition) Pif, Spirou, Tintin, Pilote, et que débarquait la jeune garde post-soixante huitarde, les amateurs avaient pu se former le goût en feuilletant les pages Jeunes des journaux régionaux.

La recension impressionnante qu’en a fait un hyper-spécialiste tourangeau, Alain Beyrand, dans un catalogue analytique qui fait aujourd’hui figure de référence unique, est édifiante. La bande dessinée dans la PQR (Presse quotidienne régionale), ce n’est pas seulement quarante ans de Lariflette, du professeur Nimbus, de Poustiquet ou des catalogues de deuxième zone diffusés par Mondial Presse ou Opera Mundi.

Il y a là, et la Nouvelle République en est la preuve, une richesse étonnante. C’est là où l’oncle Erwann intervient. Depuis neuf mois, il accouche ( !) tous les vendredis d’une histoire liée aux bandes publiées dans ce quotidien depuis 1946. Parce qu’elle est représentative de tout ce qui se faisait pendant ces périodes, cette plongée dans l’univers de BD inconnues et de dessinateurs encore moins connus a permis de faire remonter à la surface des informations étonnantes.

Pendant toute la durée de l’été, Case Départ vous propose donc de retrouver, chaque semaine, l’un de ces récits (illustrés). Et à la rentrée, vous donne d’ores et déjà rendez-vous avec des Piet Winj, Frits Kloezeman, Henk Kuijpers, Sidney Jordan (tous ces noms vous parlent, bien entendu !) mais aussi avec Léon Mercier, Mic Delinx ou Bernard Capo…

Strip n° 366. Il y aura toujours à peu près deux ans de décalage entre la fabrication des Tom Pouce par Toonder et leur publication dans la NR. Ce premier épisode date donc probablement de 1948.

Cette semaine, l’Oncle Erwann vous propose de (re)découvrir l’arrivée en fanfare de Tom Pouce dans la NR.

Bonne lecture.

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Case Départ raconte Angoulême : 1985, Mitterrand consacre le salon



Jour de gloire à Angoulême. Ce mercredi 26 janvier, c’est la consécration pour le salon qui accueille un visiteur de tout premier choix : le président de la république François Mitterrand. « L’Elysée chez les Mickeys », écrit l’Oncle Erwann dans la Nouvelle République du 26 janvier 1985. Car cette visite présidentielle est un sacré événement que notre merveilleux conteur d’Oncle Erwann vous a déjà raconté ici. Et la visite de Tonton est lourde de conséquences pour le salon qui prend une tout autre dimension.

Le mariage entre la bande dessinée et Angoulême fait un pas de plus, Mitterrand annonçant la création de ce que certains appellent « Le Baubourg de la bande dessinée » : le Centre National de la Bande Dessinée et de l’image. Celui-ci sera logé dans les locaux d’anciennes brasseries entièrement repensés par l’architecte Roland Castro. Il ouvrira ses portes trois ans plus tard.

Dans une bulle New York pleine à craquer, entouré d’un service d’ordre musclé très impressionnant, François Mitterrand ici en discussion avec Louis Gérard, le patron des éditions Casterman qui va lui présenter le duo Peeters-Schuiten qu’on aperçoit de dos. (Photo d'archives NR)

Et puis il y aussi cette rencontre de présidents, entre Mitterand et Mézières, Grand Prix 1984 et donc président du salon 1985. Son univers fait l’objet d’une exposition à la scénographie spectaculaire où l’on pouvait même entrer dans l’astronef de Valérian, mesurant 14 m sur 4 m ! Les personnages de Mézières règnent en maître à Angoulême. Grace à un partenariat entre Dargaud et l’afficheur Dauphin, une toile de 8 m sur 3 m est installée au carrefour de l’Isle. Continuer la lecture →

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En vacances dans l’atelier de… Laurent Audouin



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Tranches de vie



C’est comme ça, la vie. C’est parfois plein de surprises, de lourdeur ou de légèreté. Parfois les deux en même temps.

Dans D’autres larmes, un recueil de six histoires courtes, Jean-Philippe Peyraud nous raconte avec une belle justesse des tranches de vie tourmentées…

Il y a d’abord Alice (Alice hélas) qui décide un jour de ne pas aller travailler parce qu’elle a donné rendez-vous à son amant dans une chambre d’hôtel. Pour justifier son absence elle a raconté à son patron que son père est malade et qu’elle doit lui rendre visite à l’hôpital. La rencontre avec l’amant aura bien lieu mais elle tournera court…

Dans Quinze minutes c’est un ado, Nathan, qui perd son pucelage avec Margaux mais Margaux ne l’aime pas…

A la lecture de Tristesse passagère avec troubles du sommeil, on découvre une jeune femme venue arroser les plantes d’amis en vacances qui rêve sa vie et celle des autres…

Lame de fond , le quatrième récit est peut-être le plus triste et le plus poignant. Un couple dont on devine qu’il est sur le déclin, son petit garçon qui joue sur la plage, qui échappe à sa surveillance et qui disparaît… Continuer la lecture →

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Tous les côtés de la vie de couple



Malgré les bons moments, vivre à deux n’est pas toujours chose facile. Plusieurs bandes dessinées vont percer tous les mystères de la vie de couple…

Adam et Eve – Coup de pied dans les couples

Dieu a créé le monde en six jours, le septième jour il s’est reposé, normal nous étions dimanche. Eve vient interrompre son divin repos. Elle refuse de coucher avec Adam qui insiste lourdement à vouloir la pénétrer de la volonté de Dieu. Et déjà Dieu se rend compte qu’il y a erreur… Alors Dieu dit : “Nous allons créer 3 femmes et 3 hommes qui possèdent les meilleurs caractéristiques afin de pouvoir procréer et assurer la survie du genre humain. » Ce sont ces trois couples qui Christophe Aleveque et Serena Reinaldi du Vigan nous invitent à suivre. Continuer la lecture →

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Prophecy : la révolte des petits sera numérique



Un homme masqué sous un papier journal daté du jour même annonce sur Youtube un crime à venir – et celui-ci se réalise le lendemain. Les victimes ont toutes un point commun : elles se sont montrées cruelles, notamment en participant à ces campagnes d’insultes qui fleurissent parfois sur le web. En plus d’avoir du mal à identifier ce criminel 2.0 surnommé Paperboy, la cyberpolice de Tokyo doit bientôt composer avec la popularité du criminel, soutenu par les internautes anonymes qui applaudissent le redresseur de tort.

Tetsuya Tsutsui construit son histoire autour des thèmes qu’il affectionne : les nouvelles technologies figurent en bonne place dans l’intrigue, comme dans ses précédents mangas (un jeu meurtrier autour des téléphones portables dans Duds Hunt, l’informatique dans Reset…). Mais si jusqu’ici on naviguait dans la pure fiction, Prophecy s’appuie très explicitement sur la culture internet des chan d’où sont issus les divers collectifs engendrés par Anonymous. C’est un des plaisirs que l’on retire de la lecture de Prophecy : pas de raccourcis aberrants, de simplifications abêtissantes qui sont souvent le lot des œuvres qui traitent de nouvelles technologies. Les bas-fonds de l’internet y sont présentés honnêtement, et l’auteur parvient à se mettre à la portée des néophytes sans pour autant nuire au rythme du récit. Continuer la lecture →

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Les belles vacances de l’Oncle Erwann: Maurice Parent et Napoleon



Le héros dans toute sa gloire, non mais, coin-coin !

Sans chat fou, sans mouette rieuse, sans sandwiches au fromage, et sans Mademoiselle Jeanne (encore que), oncle Erwann s’est enfoncé dans le labyrinthe des archives (papier) d’un grand quotidien régional.

Il a découvert, entre les pages pas encore jaunies (encore que), de véritables trésors dessinés dont les jeunes (à l’époque) lecteurs du Berry, du Poitou et du Val de Loire avaient bénéficié sans savoir, probablement, la chance qu’ils avaient.

Ce n’est pas un hasard si l’âge d’or de la BD en France est généralement situé aux alentours des années 1975-80. Outre les quatre ou cinq grands pôles d’attraction et de création que constituaient les magazines (et leurs maisons d’édition) Pif, Spirou, Tintin, Pilote, et que débarquait la jeune garde post-soixante huitarde, les amateurs avaient pu se former le goût en feuilletant les pages Jeunes des journaux régionaux.

La recension impressionnante qu’en a fait un hyper-spécialiste tourangeau, Alain Beyrand, dans un catalogue analytique qui fait aujourd’hui figure de référence unique, est édifiante. La bande dessinée dans la PQR (Presse quotidienne régionale), ce n’est pas seulement quarante ans de Lariflette, du professeur Nimbus, de Poustiquet ou des catalogues de deuxième zone diffusés par Mondial Presse ou Opera Mundi.

Il y a là, et la Nouvelle République en est la preuve, une richesse étonnante. C’est là où l’oncle Erwann intervient. Depuis neuf mois, il accouche ( !) tous les vendredis d’une histoire liée aux bandes publiées dans ce quotidien depuis 1946. Parce qu’elle est représentative de tout ce qui se faisait pendant ces périodes, cette plongée dans l’univers de BD inconnues et de dessinateurs encore moins connus a permis de faire remonter à la surface des informations étonnantes.

Pendant toute la durée de l’été, Case Départ vous propose donc de retrouver, chaque semaine, l’un de ces récits (illustrés). Et à la rentrée, vous donne d’ores et déjà rendez-vous avec des Piet Winj, Frits Kloezeman, Henk Kuijpers, Sidney Jordan (tous ces noms vous parlent, bien entendu !) mais aussi avec Léon Mercier, Mic Delinx ou Bernard Capo…

Le début en fanfare de Napoléon dans le quotidien : Maurice Parent présente les différents protagonistes de l’histoire.

Cette semaine, l’Oncle Erwann vous propose de (re)découvrir le merveilleux travail du dessinateur animalier Maurice Parent.

Bonne lecture.

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Case Départ raconte Angoulême : 1984, tout augmente !



Les années passent et le salon ne cesse de grandir. En 1984, il est décidé d’ajouter une quatrième journée réservée aux professionnels. Durant ce premier jour, le jeudi 26 janvier, des échanges ont lieu entre les éditeurs et les libraires tandis que la manifestation est ouverte aux scolaires.

Alfred et Philémon accueillent les auteurs à la gare d'Angoulême. (Photo Patrick Lavaud)

Et il y a beaucoup de choses à découvrir. Le public en prend plein les yeux car Pierre Pascal d’est rapproché du comité d’action culturelle d’Angoulême. L’initiative est heureuse. « C’est ainsi que François Vié devint le spécialiste d’expositions spectaculaires qui contribuèrent au prestige du salon et au déséquilibre de son budget », expliquait-il dans BD Passion (Dossiers d’Aquitaine, 1993).

(Photo Patrick Lavaud)

Grand Prix 1983 et donc à l’honneur du salon 1984, Jean-Claude Forest voit donc son univers prendre forme en trois dimensions : un Monsieur Même en volume marche sur les murs tandis qu’Hypocrite et ses formes généreuses se réflète dans des miroirs. Dans le même temps, (A Suivre) consacre un dossier à ce fabuleux auteur. Continuer la lecture →

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En vacances dans l’atelier de… Loïc Méhée



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Petite fabrique de l’assassin



C’est le genre d’album qu’on referme à regret. L’histoire s’arrête et l’on voudrait bien en connaître la fin. Savoir par exemple ce qu’il adviendra de Victor Wickhoff, le jeune héros des deux premiers tomes de L’assassin qu’elle mérite.

Après un premier opus très remarqué, le second volume, paru fin mai, plongera ou replongera avec délices le lecteur dans le Vienne des années 1900. A l’époque, deux mondes y cohabitent. D’un côté une vieille société élégante et riche de débats intellectuels, de l’autre celle des chômeurs et des pauvres en haillons qui luttent pour leur survie… Continuer la lecture →

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C’est l’heure de faire du sport



A l’approche de l’été, de nombreuses bandes dessinées mettent en avant l’histoire et les valeurs du sport. Quelles soient historiques, héroïques ou humoristiques, elles vous donnent une envie soudaine d’effort intense.

L’invention du vide

En 1881, à Chamonix, trois hommes se préparent pour partir à l’assaut des plus mythiques pics des Alpes notamment l’infranchissable Grépon, une aiguille dressée vers le ciel. Après nous avoir fait revivre les premiers Tours de France dans  » Forçats de la route « , Nicolas Debon nous invite à retracer l’histoire des pionniers de l’Alpiniste : Alexandre Burgener, Albert Frederick et Benedikt Venetz.

  • L’invention du vide
  • Auteur : Nicolas Debon
  • Editeur : Dargaud
  • Prix : 16,45 €
  • Sortie : juin 2012 Continuer la lecture →
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Anjin-san : Fables zen pour lecteur pressé



L’Anjin-san de George Akiyama  (qui n’est pas celui de James Clavell) rassemble une suite d’histoires courtes dont le centre est ce Monsieur Anjin, un petit personnage à la rondeur des bouddhas chinois et au sourire étrange des bouddhas indiens. Chaque aventure du petit voyageur est l’occasion d’une fable zen à la morale légère, invitation à repenser le quotidien avec plus de sérénité. Au fil des histoires et des rencontres, d’autres personnages s’installent dans l’orbite de ce bouddha contemporain et en subissent les influences.

Continuer la lecture →

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Les belles vacances de l’Oncle Erwann: la NR et les mots bande dessinée



C’est le grand jour. Graphisme chatoyant pour l’aéro-reportage sur l’Amérique du plan Marshall. Un compte-rendu des commémorations de la veille, évidemment. Et tout en haut, nouveau bandeau d’annonce : « Page 8, première bande dessinée ». Bingo !

Sans chat fou, sans mouette rieuse, sans sandwiches au fromage, et sans Mademoiselle Jeanne (encore que), oncle Erwann s’est enfoncé dans le labyrinthe des archives (papier) d’un grand quotidien régional.

Il a découvert, entre les pages pas encore jaunies (encore que), de véritables trésors dessinés dont les jeunes (à l’époque) lecteurs du Berry, du Poitou et du Val de Loire avaient bénéficié sans savoir, probablement, la chance qu’ils avaient.

Ce n’est pas un hasard si l’âge d’or de la BD en France est généralement situé aux alentours des années 1975-80. Outre les quatre ou cinq grands pôles d’attraction et de création que constituaient les magazines (et leurs maisons d’édition) Pif, Spirou, Tintin, Pilote, et que débarquait la jeune garde post-soixante huitarde, les amateurs avaient pu se former le goût en feuilletant les pages Jeunes des journaux régionaux.

La recension impressionnante qu’en a fait un hyper-spécialiste tourangeau, Alain Beyrand, dans un catalogue analytique qui fait aujourd’hui figure de référence unique, est édifiante. La bande dessinée dans la PQR (Presse quotidienne régionale), ce n’est pas seulement quarante ans de Lariflette, du professeur Nimbus, de Poustiquet ou des catalogues de deuxième zone diffusés par Mondial Presse ou Opera Mundi.

Il y a là, et la Nouvelle République en est la preuve, une richesse étonnante. C’est là où l’oncle Erwann intervient. Depuis neuf mois, il accouche ( !) tous les vendredis d’une histoire liée aux bandes publiées dans ce quotidien depuis 1946. Parce qu’elle est représentative de tout ce qui se faisait pendant ces périodes, cette plongée dans l’univers de BD inconnues et de dessinateurs encore moins connus a permis de faire remonter à la surface des informations étonnantes.

Le patron du service dessin de la NRCO, Emile Jaquemin, ici en veste noire à son fauteuil de commandement, a-t-il inventé le mariage entre ces deux mots « bande » et « dessinée », ou l’avait-il déjà vu (lu) sur un contrat d’Opera Mundi, par exemple ? Qui sait !

Pendant toute la durée de l’été, Case Départ vous propose donc de retrouver, chaque semaine, l’un de ces récits (illustrés). Et à la rentrée, vous donne d’ores et déjà rendez-vous avec des Piet Winj, Frits Kloezeman, Henk Kuijpers, Sidney Jordan (tous ces noms vous parlent, bien entendu !) mais aussi avec Léon Mercier, Mic Delinx ou Bernard Capo…

Cette semaine, l’Oncle Erwann vous propose de (re)découvrir l’incroyable apparition dans la presse française des mots bande dessinée. Et c’était dans la NR!

Bonne lecture.

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Case Départ raconte Angoulême : 1983, un dixième anniversaire à la sauce américaine



Dix ans, le chiffre est symbolique ! Pour fêter sa première décennie d’existence, le salon décide de mettre les petits plats dans les grands : prix spécial anniversaire, chapiteaux, un voyage à New York… Les projets ne manquent pas.

Alors, face à la charge de travail, Pierre Pascal décide de venir s’installer à Angoulême en septembre 1982 pour jeter les bases du centre de recherche de la bande dessinée et aider le permanent du salon, Michel Decrouy. « Les circonstances stupidement tragiques modifièrent le projet initial puisque Michel Decrouy eu sa crise cardiaque deux semaines jour pour jour après mon arrivée, confie-t-il dans BD Passion (Dossiers d’Aquitaine, 1993). Boucheron me chargea immédiatement d’assurer le salon du dixième anniversaire. »

Et la tâche est énorme. Car le maire d’Angoulême veut marquer cette date symbolique en organisant un voyage à New York. Angoulême 10 est d’ailleurs placé sous le signe des USA. « Les gratte-ciel new-yorkais à l’horizon », titre à ce sujet l’oncle Erwann dans la NR du 31 janvier 1983. Will Eisner est de nouveau au rendez-vous. « La France est dans l’œil du cyclone, le renouveau de la bande dessinée passe par votre pays », n’hésite pas à déclarer le père du Spirit tandis que les Argentins, Munoz et Sampayo, récompensés de l’Alfred du meilleur album pour Alack Sinner, Flic ou privé, ont un discours engagé contre la dictature de Pinochet. « Nous ne sommes pas partis d’Argentine pour des raisons politiques, mais nous n’y retournerons pas pour des motifs politiques. »

Les chapiteaux deviennent plus modernes et fonctionnels sur le Champ de Mars tandis que la voiture de Gaston Lagaffe trône à l'entrée du salon. (Photo Patrick Lavaud)

Sur le plan des infrastructures, le salon a bien grandit. Fini les chapiteaux de cirque au profit de deux toiles plus vastes sur le champ de mars. Plus confortable et adapté pour accueillir sous 2.600 m2 les 140 dessinateurs ayant fait le déplacement et les 120.000 visiteurs annoncés. Le succès populaire est au rendez-vous. La réussite commerciale aussi puisque les stocks des éditeurs sont parfois épuisés en trois jours. Pourtant ils avaient vu large : Dargaud avait apporté 11.000 albums, Casterman 8.000, Glénat 5.000, tout comme Dupuis. Les expositions cartonnent également que ce soir l’expo Brétécher, réalisée par Dominique Brechoteau qui a connu la dessinatrice aux beaux-arts de Nantes, ou Rock & BD avec des dessins de Margerin, Swarte, Jano et Clerc. Continuer la lecture →

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Dans l’atelier de… Etienne Le Roux: partie 4 Actualités et projets



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La mort lui va si bien



La mort est-elle vraiment définitive? Quand on est mort, peut-on encore agir sur le destin? Non, ce ne sont pas des sujets du dernier bac de philosophie. Ce sont en filigranes les questions qui sous-tendent le tome 1 de Ma vie posthume, sous-titré Ne m’enterrez pas trop vite.

Avec ce bel album, Hubert et Zanzim mettent en images la vie posthume d’Emma Doucet, vieille dame au sale caractère qui n’a plus le goût à rien après le décès de Pierre, son mari tant aimé.

En fait, elle aussi est décédée. La preuve arrive quand elle reçoit un jour dans son salon une balle tirée d’on ne sait où.  Elle n’a pourtant pas beaucoup changé si ce n’est un trou dans la poitrine… Continuer la lecture →

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