Toujours méfiants à l’égard des politiques, les défenseurs des droits des migrants ont vu les socialistes arriver au gouvernement avec circonspection. Au pouvoir, la gauche navigue entre promesses d’humanité envers les migrants et fermeté contre les clandestins. Sans noter de réels changements, sur le terrain, Georges Rondeau, le président de la Cimade 37, décrit un « climat apaisé ».

La « criminalisation » des sans-papiers a été beaucoup dénoncée sous le gouvernement précédent. (Photo archives NR)
L’ange gardien des migrants échoués en Touraine, fait parti de ces gens dont, au premier regard, on ne sait s’il s’agit de lard ou de cochon. Après quelques minutes d’entretien, on découvre qu’il peut être un agneau, fier de frayer avec des loups. Dix ans que ce grand connaisseur de l’Afrique visite les sans-papiers dans les cellules des centres de rétention et épluche les dossiers des candidats à l’immigration depuis le minuscule bureau de la Cimade d’Indre-et-Loire, logé derrière un paravent d’une salle d’associations droit de l’hommistes. Des centaines de fiches couvertes d’une écriture appliquée. Des centaines « d’hommes et de femmes » dont le destin est suspendu à la politique d’immigration de la France. Continuer la lecture








