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Merci le confinement ! Sans lui, il se pourrait bien que je n’aurais eu ce live entre les mains. C’est en parcourant la liste des meilleures ventes de la ma librairie tourangelle préférée que je suis tombée sur « Avant que j’oublie », d’Anne Pauly.

La quadragénaire, qui vit et travaille à Paris, a toujours voulu écrire. Devenue adulte, elle reprend ses études. Et ce sont les premières pages de ce qui allait devenir « Avant que j’oublie » qu’elle a rendu comme projet pour son Master de création littéraire.

Celle qui fut correctrice dans un cabinet d’avocats, puis dans un journal de faits divers avant de rejoindre le secrétariat de rédaction d’un magazine féminin aurait mis quatre ans pour achever son premier roman après avoir trouvé tout un tas de prétextes. « Il fallait en finir avec le deuil », explique Anne Pauly.

Au fil des pages, l’histoire d’un frère et d’une soeur ( la narratrice, qui ressemble beaucoup à Anne Pauly), confrontés à la mort de leur père et au deuil. Une manière de tisser sa propre histoire sur les côtés, en filigrane.

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CVT_Ainsi-parlait-ma-mere_2188Un premier roman ! Oui, je sais, vous allez me dire, « elle va encore en faire des caisses… ». Eh bien oui ;-) Sauf que ce premier roman a été écrit par un auteur déjà prolixe, auteur d’essais notamment. Sa pièce « Lettres à Nour » a été mise en scène avec succès dans plusieurs pays. Rachid Benzine est islamologue, politologue, enseignant.

Né en 1971, il est arrivé en France à l’âge de 7 ans avec sa famille marocaine.

Codirecteur de la collection Islam des lumières aux éditions Albin Michel, il s’attache à penser un islam en phase avec notre temps et s’investit également dans le dialogue islamo-chrétien.

Avec « Ainsi parlait ma mère », il nous plonge dans la vie d’un quinquagénaire qui n’a eu d’autre choix que retourner vivre chez sa mère de 93 ans, pour l’aider et la soutenir alors que ses forces s’amenuisent. Ses quatre frères ont fait leur vie. lui, le benjamin, enseignant à l’université catholique de Louvain, n’a pas fondé de famille. Alors que la mémoire de sa mère commence à dérailler, il s’installe. Quinze ans que cette étonnante cohabitation dure. Pour le meilleur.

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CORA OK

Le monde de l’entreprise n’est pas si souvent au coeur du roman, même contemporain. Ou surtout contemporain, serais-je tentée de dire. A quelques exceptions près parmi mes dernières lectures. Mais plus qu’un sujet, l’entreprise y sert de décor.

Ce n’est pas le cas avec « Cora dans la spirale ». Cette fois, l’entreprise, en l’occurrence, une grosse compagnie d’assurance, est l’un des des sujets de l’épais roman de Vincent Message.

L’autre sujet, c’est Cora, qui donne son titre au troisième roman de ce trentenaire inspiré, maître de conférences en littérature et création littéraire à Paris-VIII.

Cora est une jeune femme à qui tout pourrait sourire. Agée d’une trentaine d’années, elle travaille dans une compagnie d’assurances. Un groupe amené à se transformer pour continuer (il vient d’être racheté par plus grand que lui).

 

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LOVE ME TENDER

Le moins de mots possible. Mais un ton. Une économie d’écriture qui va de pair avec son changement de vie. De perspectives. De paradigmes.

J’ai dévoré « Love me tender «  d’une traite. Une lecture provoquée par le confinement et la liste des meilleures ventes de ma librairie tourangelle préférée ! A sa sortie en janvier, ce livre avait engendré beaucoup de promotion autour de son auteure, Constance Debré. Trop pour moi.

Et pour cause. Elle a un nom (Constance est l’arrière petite-fille de Robert ; la petite-fille de Michel, qu’elle déteste ; la fille de François, l’ancien grand reporter qui vit à Montlouis et la nièce de Jean-Louis et de Bernard). Et a fait des choix radicaux à contre-courant dans notre société qui rêve de confort et de conformité aux standards en cours.

Alors j’ai ouvert ce roman d’autofiction. Et je ne l’ai refermé qu’une fois lu. Sonnée. Troublée aussi.

Au fil des pages de cette autofiction, Constance. Constance qui se débat pour continuer à voir son fils, Paul, dont son ex-mari le prive en arguant de terribles supputations.  Constance qui a rendu sa robe noire d’avocate, mais aussi les clés de son appartement…

 

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COLOMBO OK

Un premier roman… j’ai déjà l’oeil qui frise ! « Rendez-vous à Colombo » est arrivé jusqu’à moi et c’était plutôt une bonne idée. Je vous raconte. Sarah Malartre, l’auteure, est juriste. Comme la narratrice de son roman, Nina qui intervient auprès des migrants et les accompagne dans leurs démarches pour obtenir le statut de réfugié.

Après des études de philosophie du droit et de droit international public, Sarah Malartre a occupé plusieurs postes dans des tribunaux internationaux afin de rejoindre des associations.

Dans ce premier roman, l’histoire de son héroïne Nina, la narratrice, se mêle à celles des hommes et des femmes qu’elle accompagne, qu’elle aide, qu’elle soutient. Au point parfois de ne plus marquer de limites.

Alors que son compagnon lui annonce qu’il la quitte, alors qu’elle apprend que son père est gravement malade, elle sombre. Et se raccroche aux vies de SohrabGermudeNourFatou, Issa et les autres dont les malheurs sont autrement plus graves.  Quoique.

Une rencontre improbable avec un autre homme peut-elle la sauver ? De quoi remettre nos attentes et nos épreuves à leur place.

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ESPERANCES OK

 

Pas vraiment ma cam… je le savais en ouvrant  » Nos espérances « , nouveau roman d’Anna Hope, dont je n’avais rien lu jusque-là. Je vais mettre cela sous le compte du coronavirus, ça lui apprendra ;-)

L’histoire ? Elle est contemporaine. Traverse les années 90 jusqu’aux années 2010 et nous parle des parcours de trois amies, anglaises. Trois trajectoires, trois histoires qui s’entremêlent. Entre petites trahisons, rancunes sévères et retrouvailles joyeuses.

Hannah, Cate et Lissa sont jeunes, impétueuses, inséparables. Dans le Londres des années 1990 en pleine mutation, elles vivent ensemble et partagent leurs points de vue sur l’art, l’activisme, l’amour et leur avenir, qu’elles envisagent avec gourmandise. Le vent de rébellion qui souffle sur le monde les inspire.

 

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COURAGE OKOK

 

Hugo Boris, je l’avais découvert avec POLICE,  formidable roman sorti en 2016 qui, le temps d’une nuit, nous entraînait dans une voiture de police le temps d’un transfert. Un roman pêchu et terriblement contemporain qui a fait l’objet d’une adaptation pour le cinéma.

Le film d’Anne Fontaine avec Omar SyVirginie Effira et Grégory Gadebois devait sortir sur les écrans le 1er avril. Le confinement en a décidé autrement.

Ici, découvrez la bande-annonce du film qui sortira finalement en septembre :

Cette fois, pas de récit ou de roman. Mais un patchwork de morceaux glanés, de saynètes vues et retranscrite sur des bouts de papier par l’auteur et déposés dans une pochette.

Pendant quinze ans, l’auteur a noté, observé, raconté ce qu’il a vu dans le métro, dans le RER. Il y raconte ses lâchetés, les nôtres aussi. Et aussi les petits actes héroïques.

 

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GOLF BLANCHE

Un premier roman. Quelle joie ! Celui que je vous présente aujourd’hui m’aura laissé un drôle de goût dans la bouche cependant. A cause de son histoire.

Charles Sitzenstuhl, 31 ans, signe avec « La Golf blanche » un premier roman visiblement autobiographique. Il n’a d’ailleurs prévenu que sa mère de la sortie de ce roman dérangeant. 

Conseiller politique du ministre de l’Economie Bruno Le Maire, le trentenaire est en charge des dossiers internationaux et européens. Une mission, lourde, pour ce jeune homme homme, élu local à Sélestat.

Sélestat, justement. Cette petite ville du Bas-Rhin en Alsace, sert de décor à cette histoire. Celle d’une famille de la classe moyenne, dans les années 90.

Il y a le père, responsable technique dans une usine qui fabrique des cuisines. Il est Allemand. Il est violent, humiliant, insultant, méprisant. Il est marié à une institutrice et le père de deux enfants, Charles et Flora.

 

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EFFET MATERNELUn récit, fort. Eclairant. Et sensible. Virginie Linhart a ce talent de puiser dans son récit de vie pour nous faire partager ce qu’ont connu les enfants des soixante-huitards. Devenus adultes, ils essayent de vivre entre leur héritage familial et ce qu’ils ont décidé d’en faire.

Documentariste et écrivaine, Virginie Linhart a utilisé cette matière pour raconter. Je l’avais découverte via son récit « Le jour où mon père s’est tu », dans lequel elle évoquait le parcours de son père, Robert Linhart, philosophe et théoricien de Mai-68 qui fut le fondateur de l’Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes. En 1978, celui qui rejoindra un temps les chaînes d’une usine Citroën écrira « L’établi ».

En février 1981, il fera une tentative de suicide en avalant une forte dose de médicaments. Sauvé, il entre dans une phase de mutisme familial et politique presque complet qui se prolonge durant de longues années tout en restant maître de conférences en sociologie à l’université Paris-VIII-Saint-Denis.

 

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Un monde où la vidéo nous manipulera, ça vous dit ? Certains diraient que nous y sommes déjà. Dans son nouveau roman Sabri Louatah nous montre à quoi nous pourrions être confrontés via un roman, un thriller politique et rural à la fois.

Je vous raconte ? L’auteur des « Sauvages » ( un roman en quatre tomes qui a donné lieu à une adaptation sur Canal +) a voulu  » regarder la brèche, sans ciller, et raconter cette tragédie française de la partition et de la séparation ethnique à travers le destin d’une poignée de personnages réunis dans une petite commune de l’Allier. Pile au centre de la France et de toutes les tensions qui la traversent… »

Sabri Louatah a imaginé une France de futur soumise à la manipulation technologique mais aussi à la guerre raciale. A 36 ans, cet ancien gamin de Saint-Etienne désormais installé aux Etats-Unis, nous plonge dans l’univers des « deepfakes »,  ces « mirages », des fausses vidéos hyperréalistes qui se transforment en armes redoutables.

Nous sommes en 2022, le pays est désormais dirigé par une femme populiste et autoritaire. Une femme dont la réputation a été très largement écornée par un « mirage » : la vidéo d’un viol dont elle aurait été la victime par le chef d’Etat algérien. De quoi déstabiliser le pays ?

 

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