9 fév 2012
Chloé Bossard

La VIe République vue par Jean-Luc Mélenchon

C’est le grand projet du candidat du Front de gauche : instaurer une VIe République. « Les institutions actuelles ont éloigné le pouvoir du peuple, provoquant une grave crise démocratique », justifie-t-il dans son livre-programme. Absention record, compétition personnelle lors de la présidentielle, médias « principalement voués au libéralisme » ou encore « oligarchie gouvernante » seraient le signe que les institutions actuelles sont périmées.

La République qu’il imagine serait celle de « l’humain » :

  • Primauté de l’Assemblée nationale sur l’exécutif. « Les pouvoirs exorbitants du président de la République doivent être supprimés », peut-on lire dans le programme. Pour cela, Jean-Luc Mélenchon préconise notamment la suppression pure et simple du Sénat, et l’instauration de la proportionnelle à toutes les élections.
  • Démocratie participative. « Nous voulons renforcer et amplifier la souveraineté directe du peuple », répète le candidat. Ainsi, le Conseil constitutionnel serait remplacé par une nouvelle instance « pluraliste », que les citoyens pourront saisir. Le Front de gauche compte également consulter la population le plus souvent possible, notamment lors de tout changement dans le périmètre des services publics. Les référendums pourraient être réclamés par une pétition « réunissant un pourcentage conséquent de la population ».
  • Décentralisation. Le rôle de l’Etat et des collectivités territoriale serait redéfini, et s’appuiera sur davantage de coopération et moins de concurrence. « L’autonomie des collectivités territoriales devra être assurée grâce à l’actualisation du principe de libre-administration contenu dans la Constitution ». La fiscalité locale serait réformée, pour faire participer les actifs matériels et financiers des entreprises.

S’il est élu le 6 mai prochain, Jean-Luc Mélenchon promet l’élection d’une Assemblée constituante « dès 2012″. Les parlementaires en exercice ne pourraient pas s’y présenter. La Constitution ainsi proposée serait « l’aboutissement d’un grand débat public » entre citoyens, organisations sociales et politiques. Une fois voté, le texte devrait être approuvé par référendum.

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