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Une nouveauté pour la prochaine saison découverte dans le programme 2013/2014 de L’Hectare, la scène conventionnée de Vendôme : la création de soirées jazz avec nos amis tourangeaux.

L’idée ?  » Transformer le Forum du Minotaure en club de jazz pour deux soirées organisées en partenariat avec le Petit Faucheux et Jazz à Tours. Des doubles plateaux où se succèderont des découvertes qui marient le swing avec brio » explique Frédéric Maurin, le directeur de l’Hectare.

Jazz au Forum #1, vendredi 11 octobre, accueillera The West Lines +3, un double trio avec notamment Cédric Piromalli à l’orgue Hammond pour un répertoire des années 50. Et en ouverture, le jeune Trio Tree pour quelques standards remis au goût du jour.

Jazz au Forum #2 aura lieu le 21 mars,avec deux jeunes trios également issus de Jazz à Tours, Moka trio et Buffaud / Police / Rosenfeld.

Tarif d’entrée léger pour ces soirées façon club (10 euros), et petite restauration sur place. Voilà qui semble bien sympa !

 

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Quand on crée un blog, c’est sur une impulsion, une envie du moment. On ne se pose pas la question de savoir si ça va durer, on avance. Plus ou moins vite, plus ou moins en rythme.

5ansEt tout à coup, on s’aperçoit que ça fait cinq ans.

Non ? Si ! Juillet 2008, Orléans Jazz et Jazzin’ Cheverny ont été les déclencheurs de jazzOcentre, le temps a fait le reste…

545 articles publiés, soit en moyenne deux articles par semaine. Notez que c’était beaucoup plus au début du blog (la fougue de la nouveauté !) et beaucoup moins ces derniers six mois (une vie professionnelle chronophage). Mais le rythme va revenir, sûr !

451 commentaires publiés, soit un peu moins d’un commentaire par article. On l’aura compris depuis longtemps, vous n’êtes pas bien bavards. Au début, c’est frustrant, et puis, on regarde les stats de visite, et on se console un peu. Y a quand même des gens qui lisent ce blog. J’en ai même rencontré quelques-uns, en chair et en os. Ca fait vraiment plaisir.

25.500 visites depuis février 2011, et la migration de ce blog de la plateforme de Canalblog à celle de la NR. Aucune idée de l’importance que cela peut avoir, mais selon les jours et les sujets publiés, le nombre de visiteurs uniques varie de 50 à 150 environ. Ils ne lisent pas beaucoup, deux pages chacun en moyenne.

Un dernier chiffre. 49.  C’est le nombre d’albums chroniqués sur le blog, ce qui est vraiment trop peu par rapport à toutes les magnifiques choses que j’écoute à longueur d’année.

Rendez-vous dans cinq ans ? Allez savoir ! L’important, c’est le jazz :-)

 



Du 12 au 20 juillet, c’est le festival Jazz en Val de Cher, autour de Saint-Aignan dans le Loir-et-Cher.

Un festival sympa, dans une jolie vallée touristique, entre vieilles pierres et vignes en coteaux, avec une affiche variée, plutôt tournée vers le jazz classique, et de nombreuses animations.

Je ne suis pas fan de l’uniforme, mes potes de jeunesse – époque service national obligatoire – étaient plutôt du genre à se faire réformer. Autant vous dire que ce n’est pas pour le prestige militaire que je vous le recommande, mais le concert à ne pas manquer, c’est celui du Big Band de l’armée de l’Air, mercredi 17 juillet à Seigy.

Charles Mingus, par Alex Cole jr

Charles Mingus, par Alex Cole jr

Trois raisons pour ne pas manquer ce concert :

  • Le Big Band de l’Air, dirigé par Stan Laferrière, pianiste et arrangeur de renom, est constitué de premiers prix de conservatoire, au moins ! Côté qualité musicale, on est aux antipodes des fanfares du 14 Juillet.
  • Le programme proposé est un hommage à Charles Mingus,  lequel tient bien plus de l’anarchiste que de l’adepte du pas-de-l’oie. Mingus, c’est chaud, épicé, un poil barré, très politiquement incorrect, et joué par un Big Band de qualité, ça doit déménager.

Bref. Pour toutes ces raisons, on ira s’envoyer en l’air avec Mingus le 17 juillet à 21 h à Seigy. Et si vous êtes fauchés, venez quand même, c’est gratuit (réservations à l’office de tourisme de Saint-Aignan).

Le Big Band de l’Air dans « Fables of faubus » de Charles Mingus, avec un chorus du fiston du vidéaste ;-)

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Je vous ai déjà parlé de ce projet fou, qui pourrait faire de Blois (Loir-et-Cher) le théâtre d’une masterclass européenne animée par Dweezil Zappa et ses musiciens, en 2014… Et d’un concert, évidemment !

Deux musiciens sont à l’origine de ce projet, dont le volet pédagogique, en lien avec le conservatoire de Blois, aboutira à une création le 21 décembre prochain : Vincent Milleret, batteur et enseignant au conservatoire, et Manu Eveno, guitariste du groupe Tryo.

Manu était à Blois l’autre jour pour une répétition. On a évoqué le projet pour la NR…NR-ZAPPA-MANU

>>> l’interview est à lire par là.

Et en prime pour vous, deux ou trois photos de cette première répèt’…

Manu Caron (basse) Arnaud Gravet (clavier)

Manu Caron (basse) Arnaud Gravet (clavier)

Une partie du groupe du projet Zappa réuni par Vincent Milleret (batterie)

Une partie du groupe du projet Zappa réuni par Vincent Milleret (batterie)

Aux guitares, Dominique Rouquier et Manu Eveno

Aux guitares, Dominique Rouquier et Manu Eveno

 

 



Malgré ses presque 80 ans – ce sera officiel en décembre prochain -, Manu Dibango n’a pas décidé de mettre son saxophone, ni ses idées humanistes dans sa poche.

A Jazzin’ Cheverny le 29 juin, le grand homme, ambassadeur de l’Unesco depuis 2004, présentera son nouveau projet, bâti avec le Soul Makossa gang, en hommage au Mali, pays magnifique et déchiré.

Le jazz et l’Afrique doivent beaucoup à Manu Dibango, qui le premier, fit exploser les frontières en popularisant ce mélange décomplexé de groove et de soul, de swing et d’improvisation, ouvrant la porte à la world music, avec ses réussites et ses excès.

Manu Dibango lui, n’a jamais perdu de vue ses racines, camerounaises, pas plus que son adolescence passée en France, tout près du Loir-et-Cher, ni ses rencontres avec quelques phénomènes de la chanson parmi lesquels l’extraordinaire Nino Ferrer dont il dirigea le groupe.

Avec cet « Hommage au Mali », Manu Dibango retourne aux sources, mais n’oublie rien de tout cela en chemin. Et promet à Jazzin’ Cheverny une des ces nuits enfiévrées dont les cailloux du château résonneront longtemps !

Rappelons qu’il vous reste quelques jours pour acheter votre place en prévente au tarif ridicule de 16 euros (20 euros le soir même)…

Et pour un bel avant-goût de cette soirée, le concert filmé de Manu Dibango et Soul Makossa gang le 30 mai dernier à l’Africa Festival !

 

 

 

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  • La liste des articles louant les qualités de Yo, le dernier album du pianiste cubain Roberto Fonseca, est longue.

On peut consulter parmi les plus intéressants celui d’Anne Berthod dans Télérama (4 ffff pour l’album), la présentation faite par Jazz à FIP de l’album, sélection FIP du mois de mai, ou encore la pertinente « mise à nu » de François-Xavier Gomez pour Libération.

yo fonseca

Le Digitalophone , un blog musical, résume bien le projet et l’ambiance de Yo : « Avec un nom évocateur : Yo (je en espagnol), Fonseca réalise l’album le plus intime de sa carrière : une synthèse de son univers musical. Entourés de musiciens cubains (les percussionnistes Joel Hierrezuelo et Ramsés Rodríguez, le bassiste Felipe Cabrera…), il explore sa part d’Afrique en jouant d’abord du piano acoustique,  puis du clavier électronique et autres orgues en tout genre. Il passe tour à tour des rythmes festifs de Cuba (80′s) aux mélodies lancinantes de l’Afrique (Bibisa) et installe une palette sonore variée mais cohérente. Un album positif, qui met le sourire au lèvre tant Roberto Fonseca insuffle une énergie communicative dans ses compositions. »

  • La liste des concerts que Roberto Fonseca donne cet été dans les plus beaux festivals de France et d’Europe est encore plus longue, et impressionnante. Piochés au hasard (enfin, presque), le Paris Jazz festival, Souillac en Jazz, Jazz à Vienne, Jazz à Juan, et même le grand festival international de piano de La Roque d’Anthéron !
  • Autant vous dire qu’à Jazzin’ Cheverny, modeste festival près de Blois (Loir-et-Cher) à moins de deux heures de Paris, ils n’en reviennent encore pas d’avoir pu inscrire Roberto Fonseca sur leurs tablettes, le vendredi 28 juin prochain.

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Un concert sur la grande scène du château de Cheverny (celui qui servit de modèle pour le Moulinsart d’Hergé), après le trio de Shai Maestro (ex-pianiste d’Avishai Cohen) en ouverture, pour la ridicule somme de 16 euros  (en prévente dès maintenant)…

On vous a dit que c’était un événement ?

 

 

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Les 7, 8 et 9 juin résonneront les accords et dissonances du festival Chinon en jazz, treizième du nom.

Un excellent festival, gratuit et inventif, convivial et familial, ouvert à tous les jazz et même à ceux qui n’en sont pas, concocté par Renaud Baillet et son équipe du Petit Faucheux de Tours.

  • Bonne musique et bons vins, avec pour cette édition, quelques bulles de crémant de Loire, histoire de fêter le 15e anniversaire de la Compagnie du Coin vendredi 7, un collectif d’artistes tourangeaux dont aucune des multiples déclinaisons n’engendrent la mélancolie.
  • Samedi 8, on notera dans son agenda de ne pas manquer Pulcinella, formation déjà saluée par ici lors de son passage à Vendôme. Et on ira saluer Médéric Collignon et son Jus de Bocse, qui proposeront leur relecture de King Crimson, en version quartet sans les quatuors à cordes, mais avec coeur.
  • Dimanche 9, il fera un temps magnifique pour le pique-nique musical sur l’Ile de Tours. On dégustera en famille bien des gourmandises, parmi lesquelles il faudra garder de l’appétit pour Machaut, le quartet de saxophones emmené par Gabriel Lemaire (Marcel & Solange) et Quentin Biardeau (Walabix), qui bâtit un joli pont entre musique médiévale et jazz contemporain.

machaut

Entre nous, je hais mon patron qui m’oblige à travailler, juste ce week-end…

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… Mais aussi Pierrick, Eric, et Laurent !

Jamais liste des sélectionnés pour les Victoires du jazz n’aura aligné autant de mes artistes préférés que celle de cette édition 2013.

  • Surtout dans la catégorie « Album de l’année ».

Si j’avais été plus assidue dans mes chroniques ces derniers mois, vous auriez fatalement lu énormément de bien de « A la recherche du Roi frippé » de Médéric Collignon  (> Docu’ à venir), et tout autant de plaisir à écouter Laurent de Wilde trio « Over the clouds ».

Quant à Eric Legnini, si je n’ai pas encore écouté en entier son petit dernier, « Sing twice », le sens du groove et de la mélodie du pianiste belge sont des valeurs sûres, déjà couronnées pour The Vox d’ailleurs.

  • La liste des « Révélations de l’année » m’enchante, car elle comporte l’une des miennes, et une femme qui plus est, ce qui continue d’être trop rare dans le jazz pour ne pas être souligné : la saxophoniste Lisa Cat-Berro, auteur du très beau « Inside air ».

L’accompagnent pour cette nomination le jeune pianiste prodige Thomas Enhco qu’on ne présente déjà plus, et un autre saxophoniste, totalement inconnu par contre, Baptiste Herbin, auteur d’un premier album remarqué avec André Ceccarelli.

  • Lequel Dédé Ceccarelli est lui-même en lice pour le titre de  » l’artiste de l’année « , face au très populaire Ibrahim Maalouf, et au chouchou des médias jazz de l’année, Pierrick Pedron.

Bon courage au jury final, et rendez-vous pour la fête des Victoires du jazz, en direct au festival Jazz à Vienne le 28 juin, ou à la télévision sur France 3 le 6 juillet. En espérant que ce soit aussi superbement réalisé que l’an dernier (mais hélas, sans Laurent de Wilde à la présentation, on imagine…).

 

 



Bruno Tocanne In a suggestive way (IMR, 2012)

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Bruno Tocanne (batterie), Rémi Gaudillat (trompette), Russ Lossing (piano), Quinsin Nachoff (sax ténor, clarinette).

Le 8 mai est un jour tout indiqué pour parler de Bruno Tocanne, dont on n’a pas oublié la très belle version du Chant des marais, avec son Libre (s) ensemble.

Sauf qu’ici, le mot clef ne serait pas résistance, mais plutôt résurgences. Comme ces eaux souterraines qui, à la faveur d’une faille inattendue, affleurent, timidement ou en violente cascade, en surface.

Résurgences, parce que dès les premières mesures, on est dans le fluide, le liquide. Jaillissements ici, notes perlées là, longues respirations semblables à un reflux, d’un morceau à l’autre s’installe cette impression de flottement, avec ce que cela comporte d’instabilité, voire d’inconfort parfois.

Résurgences, parce que cette musique en subtil déséquilibre crée d’immenses espaces colorés, propices aux rêveries décousues, faux souvenirs ou vraisemblances, chemins tortueux de l’esprit empruntant au son écorché des cuivres, aux arythmies des peaux, aux graves pleins du piano, matière à façonner un troublant voyage intérieur.

Résurgences enfin, pour cette part de réminiscences d’une autre âme musicienne que le travail sur cet album passionnant a permis à Bruno Tocanne de mettre au jour, pour lui-même et en mémoire de Paul Motian. In a ( very succesful ) suggestive way.

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Médo (s), c’est le titre du film documentaire que prépare Josselin Carré sur… Médéric Collignon bien sûr !

Et qui n’a pas envie d’en savoir plus sur ce trublion du jazz contemporain, dont la réputation a grandi au point d’en faire une (presque) icône, en tout cas une affiche de festival.

Et il joue Le Roi Frippé le 10 mai à l'abbaye de l'Epau

Et il joue Le Roi Frippé le 10 mai à l’abbaye de l’Epau

Médo – tout le monde l’appelle Médo, il paraît – est effectivement un sacré personnage, dont les étonnantes performances vocales ont fait le tour du web, qu’il s’agisse d’imiter une arythmie cardiaque ou de partir dans une improvisation délirante avec son ami et complice de toujours, le batteur Philippe Gleizes. Dont un ami musicien blésois qui les a connus tous les deux m’a juré qu’il était encore plus fou que Médéric Collignon.

Médo, c’est aussi une sorte de mystère. Caché derrière ses brillantes relectures de Miles Davis, King Crimson ou même Ennio Morricone, le patron du Jus de Bocse semble  construire son univers en creux, dans la trituration de l’inspiration des autres… Quand ses fans attendent avec impatience qu’il modèle son propre matériau.

> Un extrait de l’excellentissime « A la recherche du Roi Frippé », aventure à laquelle participe l’orléanais Valentin Ceccaldi, le violoncelliste de Marcel & Solange (et qui, un jour, c’est sûr, nous en dira quelques mots…)

Si Josselin Carré, qui a commencé à le filmer en 2006, a décidé de mettre son Médo au pluriel, c’est que les facettes de Médéric Collignon sont aussi nombreuses que brillantes.

Un documentaire, aussi minutieux soit-il, fera-t-il le tour de la question ? Certainement pas. C’est ce qui donne encore plus envie de le voir aboutir. En participant, pour quelques euros, à la construction du mythe…

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> En bonus, je vous fais partager une très belle perf’ vocale de Médéric Collignon, après un duo d’anthologie entre Louis Sclavis et Vincent Courtois. C’est sur le magnifique album Napoli’s walls.

 

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