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Le festival Jazz en Touraine, à Montlouis-sur-Loire, regorge de têtes d’affiche pour sa 31e édition, du 14 au 24 septembre. Tout le programme est sur leur site internet.

jazz entouraine2017

J’ai envie de m’arrêter sur une soirée en particulier, celle que le trompettiste et bugliste Stéphane Belmondo, en trio avec Thomas Bramerie à la contrebasse et Jesse Van Ruller à la guitare, va consacrer à Chet Baker.

Y a-t-il plus casse-gueule pour un trompettiste que de se lancer dans l’évocation de son idole ? Sans doute pas.

Mais puisque le concert s’appelle « Love for Chet », on est déjà pleinement rassuré. Pas d’hommage ampoulé, revisité, ou distancié dans ce titre, juste de l’amour. Confirmation en images.

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Ca fait envie, et c’est vendredi 15 septembre à 21 h.

 

 

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Sylvain Rifflet, c’est le magicien de Mechanics, un des plus beaux albums de ces récentes années (lire par exemple la chronique de Matthieu Jouan sur Citizen Jazz.)

Il semble que le saxophoniste et clarinettiste soit en passe de commettre un autre chef-d’oeuvre… Si l’on en croit ces quelques extraits, commentés par l’artiste.

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L’album s’appelle « Re-Focus », et sort le 15 septembre chez Verve. L’inspiration vient de Focus, un album de Stan Getz de 1961 conciliant peut-être pour la première fois la musique classique et le jazz.

Une relecture à mettre sur la liste de la rentrée !

 

 

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Ce blog aurait pu mourir dans l’indifférence la plus écrasante.

D’ailleurs, seule une bonne âme a tenté de le sortir du coma dans lequel il était plongé depuis des mois.  On saura la remercier !

Mais finalement, ce blog n’est pas mort. Les forces du jazz qui fait du bien aux oreilles sont encore avec nous, jazzOcentre revient, et on commence tout de suite par fêter cette renaissance avec Lucienne Boyer.

Qui ? Quoi ? Le coma a laissé des séquelles ?

Ben non. Lucienne Boyer, revue et jazzée par Le Grand Orchestre du Tricot, c’est beau, c’est tendre, c’est bouleversifiant, ça réveille les morts. La preuve.

Deux ans après cette magnifique création à Orléans, l’amour est sur CD depuis cet été. Juste indispensable.

Tribute-to-Lucienne-Boyer

Et, ô joie, Le Grand Orchestre du Tricot sera de nouveau en concert au Théâtre d’Orléans, le mercredi 11 octobre à 20h30,  pour fêter la sortie de l’album !

Avec une première partie de soirée confiée à Florian Satche (l’excellent batteur, entre autres, de Marcel & Solange !) pour la sortie de son album solo « Kamato », dont j’espère on reparlera bientôt.

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La deuxième édition du festival Jazz or Jazz à Orléans aura lieu du 19 au 22 avril 2017, au Théâtre.

jazzorjazz

Piloté par la Scène nationale, avec le concours d’associations dont Ô Jazz pour le tremplin, ce festival reprend peu ou prou la formule testée l’an dernier, avec, certains soirs, une programmation parallèle : tête d’affiche grand public d’un côté, concert plus contemporain de l’autre.

Par exemple le jeudi 20, avec à 20 h dans une salle la chanteuse caribéenne Calypso Rose, et à 20 h 30 dans une autre, la saxophoniste Alexandra Grimal pour une création qualifiée d’opéra clandestin…

Moi, ce jeudi soir-là, j’espère pouvoir quitter mon job à temps pour découvrir à 22 h 30 le quartet Kimono (Roberto Negro au piano, Christophe Monniot au saxophone, Adrien Chennebault à la batterie et Stéphane Decolly à la basse) pour son premier album, produit par Ô Jazz.

Et puis, je me réjouis surtout que Jazz or Jazz me donne l’occasion de voir sur scène la toute dernière création de l’Orchestre national de Jazz, sous la direction d’Olivier Benoit. Après Europa/Berlin l’an dernier, nous voici invités à prendre un billet pour Oslo, vendredi 21 avril à 22 h 30. En avant-première de la sortie de l’album, prévue le 28 avril.

Notez que cette soirée du vendredi débutera d’une très belle manière, avec à 18 h dans le hall du Théâtre (et gratuitement), un concert du quatuor de saxophones Machaut dont on a déjà dit beaucoup de bien et qui le mérite toujours !

Entre les deux, si on aime le jazz vocal,  il y a Gregory Porter. Sinon, on peut toujours aller se faire une pause resto.

>>> Tout le programme de Jazz or Jazz est là.

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Vite, vite, vite, quelques idées de CD de jazz pour des cadeaux de dernière minute ce soir sous le sapin !

Claude Barthélémy trio Roxinelle

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Claude Barthélémy (guitares), Antonin Rayon (orgue Hammond B3), Philippe Gleizes (batterie)

Il y a de la poésie brute et de l’énergie douce dans ce Roxinelle, un trio à l’image de son initiateur Claude Barthélémy, esprit rock dans un corps jazz à moins que ce ne soit l’inverse ! Ne vous faites pas berner par la douce introduction à l’oud… c’est l’humour vagabond du chef  :-)

Dave Liebman & Ritchie Beirach Balladscapes

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Dave Liebman (saxophones, flûte) Ritchie Beirach (piano)

L’album est sorti en 2015, mais sa beauté est intemporelle. Liebman et Beirach jouent ensemble depuis plus de 40 ans, dans Quest bien sûr, et d’autres formations. C’est dire si la toile musicale qu’ils tissent avec ces ballades est faite de complicité, d’écoute, de respect et d’inspiration commune. Ce n’est pas une promenade désinvolte que proposent ces deux immenses artistes, mais une succession de voyages au coeur des émotions que procure l’amitié mise en musique. Magnifique.

Orchestre national de jazz Europa Rome

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Olivier Benoit (direction artistique) Jean Dousteyssier (clarinettes), Alexandra Grimal (saxophones), Hugues Mayot (saxophone alto), Fidel Fourneyron (trombone), Fabrice Martinez (trompette), Théo Ceccaldi (violon), Sophie Agnel (piano), Paul Brousseau (claviers), Didier Aschour (guitare), Sylvain Daniel (basse), Eric Echampard (batterie).

C’est le troisième album de l’ONJ version Olivier Benoit et pour l’occasion, celui-ci a laissé les clefs à deux compositeurs pas tout à fait estampillés « jazz » pour autant qu’une telle estampille ait un sens. Avec une mission commune, évoquer Rome. Le résultat vaut le détour ! « In vino veritas » de Benjamin de la Fuente est tannique, rugueux et débordant d’énergie à la fois, tandis que « Rome, a tone poem of sorts » d’Andrea Agostini embarque l’auditeur dans une nouvelle dimension traversée de nuées électroniques.

Donny McCaslin Beyond now

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>>> Chronique à lire ici

Pierrick Pédron  And The

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>>> Chronique à lire là

Allez, filez, il vous reste à peine deux heures avant de devoir ouvrir les huîtres ! Et joyeux Noël !

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Deux bonnes nouvelles en une (c’est Noël) :

le festival « Jazz or jazz », organisé par la Scène nationale d’Orléans aura une deuxième édition, en avril 2017

le tremplin jazz, organisé pour l’occasion par l’association Ô Jazz, est reconduit à cette même date.

On n’a pour l’instant aucune information officielle quant à la programmation de cette deuxième édition, et rien sur le site Jazz or jazz non plus, mais on n’a pas d’inquiétude, la Scène nationale ayant pris avec talent l’an dernier la suite du festival Orléans Jazz.

jazz or jazz

Par contre, amis musiciens, si vous êtes tentés par le tremplin jazz, c’est maintenant qu’il faut constituer votre candidature !

Attention, comme les années précédentes, le concours exige un lien, au moins d’une partie des musiciens, avec la région Centre – Val de Loire. Ce lien peut cependant être ténu, comme le montre le CV du gagnant de l’an dernier : dans le trio de Gauthier Toux, le pianiste est né à Chartres, mais il a fait toute sa carrière en Suisse.

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Quatre groupes seront présélectionnés sur dossier, et seront jugés sur scène lors du festival Jazz or jazz, par un jury de professionnels. A la clef, des programmations au festival Jazz à l’Evêché à Orléans, au Petit faucheux à Tours, au Sunset Sunside à Paris. Et la possibilité de se qualifier pour la finale du tremplin de Jazz à Vienne 2018.

> Toutes les infos et le dossier d’inscription auprès de l’association Ô Jazz (contact.ojazz@gmail.com) avant le 15 février 2017.

> Notez aussi que le trio de Gauthier Toux sera en concert au Petit Faucheux à Tours le 21 avril, en première partie de Kimono, le quartet de Roberto Negro, à l’occasion de la sortie de son nouvel album. On en reparlera !

 

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Donny McCaslin « Beyond Now » (Motema, novembre 2016)

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Donny McCaslin (saxophone ténor, compositions), Mark Guiliana (batterie), Jason Lindner (claviers), Timothy Lefebvre (basse).

 

Débutée par un album somptueux annonciateur d’un drame, l’année 2016 se referme grâce à Donny McCaslin sur un autre album somptueux, porteur d’espoir.

On s’en souvient tous avec émotion. Le 8 janvier 2016 paraissait « Blackstar »,  chef-d’oeuvre de David Bowie tirant sa révérence au monde deux jours plus tard.

C’est peu de dire que l’expérience a marqué Donny McCaslin et son groupe, que Bowie avait embauché pour cet album après les avoir entendu dans une boîte new-yorkaise en 2014.

« Beyond Now » est comme une pépite extraite de cette Etoile noire, un  éclat de roche portant la trace du génie de Bowie, mais façonné, travaillé, trituré par Donny McCaslin, avec le talent et les tripes.

Un album ovni, comme on en croise pas souvent mais qui accroche et qui intrigue immédiatement par la rugosité du ton, l’urgence sous-jacente d’un sax à vif, la ligne de basse de terre, le pointillisme électro des claviers, les télescopages d’influences (rock, fusion, transe)…

« Beyond Now » peut déconcerter à la première écoute, mais d’un titre à l’autre, McCaslin et ses excellents comparses développent avec justesse et précision des formes musicales aussi différentes que séduisantes, qui font immédiatement remettre l’album sur la platine pour mieux en saisir les subtilités, et rendent au fil des écoutes cet album totalement addictif.

Et plus encore que dans son précédent album, « Casting for gravity », déjà un ovni musical transgenre séduisant, Donny McCaslin laisse dans ce « Beyond Now » chanter, voire crier, sa fibre coltranienne avec sincérité, poussé avec talent dans cette voie par le passionnant jeu de batterie de Mark Guiliana.

C’est bientôt Noël, faites-vous plaisir !

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Miles Davis tirant la langue en plein concert à son saxophoniste, Louis Amstrong  concentré à l’extrême dans sa loge, Michel Portal recroquevillé sous sous manteau dans un compartiment de train…

Le numéro 53 paru le 1er décembre dernier, du magazine de Reporters sans frontières met le jazz à l’honneur, en 100 photos noir et blanc, signées de sept talents de l’agence Magnum Photos.

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Parmi eux, le bien connu Guy Le Querrec, seul Français de la bande, et véritable virtuose de l’obturateur, tant il a mêlé ses notes photographiques aux improvisations du Gotha du jazz, d’ici et d’outre-Atlantique. Mais pas seulement. Il se glisse aussi dans ce portfolio un instantané d’une jam session sur fond d’huile solaire en Corse (un Andy Emler barbu partageant le clavier avec Thierry Eliez, et Louis Moutin en mode bronzage à la batterie) qui faire dire, qu’une fois de plus, ce diable de Le Querrec est toujours in the right place, at the right time !

Les cent photos bénéficient de légendes courtes mais précises, apportant parfois en quelques mots un joli contrepoint aux clichés. Ainsi de cette photo d’un contrebassiste rentrant se coucher au petit matin, contrebasse sur le dos, dans une rue de New-York, à laquelle fait écho cette phrase d’Alain Gerber parlant de Miles Davis : « Pendant plus de 20 ans, dans sa musique, il fut 5 h du matin ».

Le portfolio est ponctué de quelques textes d’auteurs, dont Michel Butor, Francis Marmande ou encore la prix Nobel de littérature Toni Morrison. Et il se conclut avec un superbe dessin de Sempé pour une couverture du New Yorker.

Faites-vous plaisir, et n’oubliez pas que la presse, comme le jazz, mérite qu’on l’aide à cultiver sa liberté.

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>>> Un concert de lancement de cet album photos aura lieu le 6 décembre à la Maison de la radio avec un « all stars » de musiciens en première partie, et le trio  de Shai Maestro en seconde partie. La soirée sera diffusée en direct sur France Musique et sur Culture Box.

 

 

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Magma, mythique groupe fondé en 1969 par le batteur, compositeur de génie Christian Vander, sera vendredi 25 novembre au Chato’Do à Blois.

Si vous n’avez que vaguement entendu parler de Magma, mais que vous avez des oreilles curieuses et grandes ouvertes, et que vous n’êtes pas formatés aux tubes pop de moins de 2 minutes, profitez donc de l’occasion !

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C’est difficile de faire découvrir Magma à des oreilles novices. On sait rarement par quel bout commencer… En plus de 45 ans d’existence, la discographie est conséquente, même s’il y a eu une longue période de sommeil.

Pour schématiser, disons que la musique de Christian Vander, qu’il a baptisé du nom de Zeuhl, a des accointances avec le rock progressif et le jazz-rock, tout en n’étant franchement ni l’un, ni l’autre.

Elle est également imprégnée de soul noire des années 60 (Otis Redding), mais puise aussi ses racines dans la musique classique du début du XXe siècle (Stravinsky).

Les deux piliers de la musique de Magma sont la pulsation, proche de la transe, et la polyphonie vocale. Le talent des musiciens et la rigueur du travail de mise en place (les compositions sont très complexes) construisent l’oeuvre dont Christian Vander est l’architecte : intransigeant, inspiré, dérangeant, insaisissable.

Le mieux c’est encore de se plonger dans la musique, et un concert est un moyen idéal pour cela : Magma ne s’écoute pas vraiment d’une oreille distraite.

Je vous ai choisi un extrait d’un concert, avec Hhaï, un de mes morceaux préférés, où Christian Vander chante (en kobaïen, une langue imaginaire), et qui donne un bon aperçu du phénomène…

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>>> Le site officiel de Magma

>>> L’excellent Magma Web Pressbook, qui recence tout ce qui fait l’histoire du groupe, avec près de 2.000 documents en ligne (interviews, articles de presse, compte-rendus de concerts, photos, extraits vidéo, bandes dessinées, biographie des musiciens, etc…)

 

 

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Les seuls à être assez intrépides pour lancer d’ambitieux chantiers alors que le climat vire à la frilosité ambiante ?

Les Bâtisseurs de pont pardi, cette bande à géométrie variable issue de l’association d’Orléans, Musique & Equilibre, et dont un certain nombre d’arpets font aujourd’hui les beaux jours des formations du Tricollectif.

Après une pause, voici que des ponts entre musique contemporaine, jazz, improvisation, pop, électro et autres courants, vont de nouveau être passionnément jetés.

  • Le 9 novembre, les adorables Gabriel Lemaire (saxophone) et Florian Satche (batterie)  poseront quelques pierres communes au gré de l’inspiration avec deux musiciens d’outre-Atlantique, Owen Stewart-Robertson (guitare) et Peter Hanson (saxophone).
Pont de Manhattan à New-York

Pont de Manhattan à New-York

Ces deux-là font partie d’un collectif expérimental new yorkais, After Party,  « qui tente d’invoquer des évasions sonores électroacoustiques et des textures qui bougent sans cesse de l’absurde au sublime, dessinées à partir de sons, matériaux et idées du jazz, de l’avant-garde, de la pop, du folk et de la
performance »…

>>> L’affaire se déroulera à 20h30, salle Zappa (what else ?), l’entrée sera libre, les détails sont sur cette page Facebook.

 

  • Un second chantier sera mis en oeuvre le 15 novembre, sous l’égide de deux maîtres bâtisseurs : Takumi Seinon (guitare) et Hugues Vincent (violoncelle).
pont japonais

Pont dans un jardin japonais

En amont, un travail de préparation sera proposé, sous la forme d’une master-class où ces deux musiciens, qui jouent ensemble au Japon depuis 2008 et dont le premier album vient de sortir en Europe, feront part de leur expérience de l’improvisation.

Une rencontre entre Takumi Seinon et le guitariste du Tricollectif Eric Amrofel ouvrira la soirée, avant le concert de Takumi Seinon et Hugues Vincent.

>>> Toutes les infos sur la masterclass et le concert sont sur cette page Facebook.

 

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