Flux pour
Articles
Commentaires


Samedi 21 octobre, la Maison de Bégon à Blois accueille le Big Band Sway, 17 musiciens de la région, profs du conservatoire, musiciens d’ici et d’un peu plus loin, pour un voyage dans l’histoire du jazz « de Carla Bley à Duke Ellington, en passant par N’Dea Davenport ou Billie Holliday » nous promet la promo.

En fait, la principale curiosité de ce big band, c’est son pianiste. Rien de moins que  Jean-Christophe Cholet, celui de l’ensemble Diagonal et de sa French Touch par exemple,  et plus récemment d’un album en trio, « Initiatives », avec Gildas Boclé et Quentin Cholet, qui s’écoute en boucle sans jamais lasser.

>>> Lire la jolie chronique de Franpi pour Citizen Jazz

initiatives JCCholet

La petite histoire, c’est que Jean-Christophe Cholet assure depuis deux ans au très modeste conservatoire à rayonnement départemental de Blois l’atelier jazz, en toute discrétion, et c’est bien dommage. Parce que, quand on a dans ses rangs un musicien de cette pointure, on devrait le clamer sur tous les toits, de fierté et de bonheur réunis.

Mais la communication et le CRD de Blois, c’est aussi éloigné que le pôle nord l’est du pôle sud… et sans ambassadrice pour faire la liaison !

Enfin. Mieux vaut se passer un peu de bonne musique, tiens.

Image de prévisualisation YouTube

>> Pour réserver votre soirée, c’est sur le site internet de la Maison de Bégon. Précisons que le lieu possède une magnifique salle de spectacle, et que le bar est joliment achalandé en vins bio et naturels de la région.

Marqueurs:, , ,



C’est J – 3 pour profiter d’une grosse bouffée d’amour et de jazz déjanté, talentueux et original !

Rappel : mercredi 11 octobre à 20h30 au Théâtre d’Orléans, le Grand Orchestre du Tricot rejoue, avec joie et larmes, pistolet et coeur volant, son incroyable « Tribute to Lucienne Boyer », à l’occasion de la sortie du CD du même nom.

>>> Lire ici : « Un retour plein d’amour »

boyer

Et ça mérite sacrément d’y consacrer sa soirée ! Sur les airs immémoriaux de Lucienne Boyer, incarnée telle un lutin malin par l’ensorcelante Angela Flahaut, les fanfarons du Tricollectif s’en donnent à coeur joie dans un concert spectacle, où le détournement ironique le dispute à la plus tendre des guimauves, et où les ritournelles patrimoniales révèlent une subversion des plus réjouissantes.

En début de soirée, le batteur percussionniste Florian Satche présentera son album solo, Kamato : Grosse caisse symphonique, boites à bourdons, guide chant… Pour un résultat qu’on imagine volontiers envoûtant.

kamato

Une excellente soirée en perspective, première de neuf soirées offertes aux artistes du Tricollectif cette saison au Théâtre d’Orléans. Une résidence artistique multifacettes, à l’image de ce collectif de musiciens orléano-parisiens, inventifs et talentueux.

>>> Pour réserver c’est sur le site internet du Théâtre d’Orléans, et c’est seulement 10 euros le ticket à tarif plein.

 

 

Marqueurs:, , ,



Mise à jour du 8 octobre. Via Facebook, j’apprends que le concert de Gong à Blois est annulé, « faute de réservations ». Sur le site internet du Chato’Do aucune explication, dans ma boite mail (moi qui avais réservé et payé ma place) rien non plus. C’est un peu léger, côté comm’, non ? Mais c’est surtout tellement dommage de se voir privés de ce concert…

Y a pas que le jazz dans la vie…

Y a aussi Gong ! Qui fut, pendant une période de sa vénérable existence (la formation est née en 1969), tenté par le jazz un peu prog, un peu world, notamment sous l’influence du génial Didier Malherbe.

Sous la houlette de Pierre Moerlen dans les années 76-77, Gong devint même le temps de quelques albums, et notamment de l’excellent « Gazeuse ! », un vrai bon groupe de jazz-rock.

Mais la vraie vibration cosmique et psychédélique de Gong, qu’on mettra plutôt sur l’étagère rock-prog, c’était Daevid Allen, guitariste australien exilé involontaire en France, et sa galaxie des Pixies, où les théières planent aussi haut que les musiciens.

Image de prévisualisation YouTube

Parti rejoindre la galaxie Radio Gnome en 2015, Daevid Allen a laissé deux chansons et un groupe motivé pour continuer de porter le flambeau de la rencontre entre la Terre et la planète Gong, malgré la disparition en 2016 de Gilli Smith, aka Mother Gong.

Le flambeau a engendré un magnifique album au nom sans équivoque : « Rejoice, I’m dead », également hanté par Steve Hillage et Didier Malherbe, deux piliers de l’aventure des Flying teapots.

Gong_Rejoice_cover

Et c’est ce groupe, qui sera le 21 octobre prochain, en concert au Chato’Do à Blois. C’est le moment ou jamais de sortir le camembert.

Image de prévisualisation YouTube

> Infos et réservations sur le site du Chato’Do

 

 

Marqueurs:, , ,



Le festival Jazz en Touraine, à Montlouis-sur-Loire, regorge de têtes d’affiche pour sa 31e édition, du 14 au 24 septembre. Tout le programme est sur leur site internet.

jazz entouraine2017

J’ai envie de m’arrêter sur une soirée en particulier, celle que le trompettiste et bugliste Stéphane Belmondo, en trio avec Thomas Bramerie à la contrebasse et Jesse Van Ruller à la guitare, va consacrer à Chet Baker.

Y a-t-il plus casse-gueule pour un trompettiste que de se lancer dans l’évocation de son idole ? Sans doute pas.

Mais puisque le concert s’appelle « Love for Chet », on est déjà pleinement rassuré. Pas d’hommage ampoulé, revisité, ou distancié dans ce titre, juste de l’amour. Confirmation en images.

Image de prévisualisation YouTube

Ca fait envie, et c’est vendredi 15 septembre à 21 h.

 

 

Marqueurs:,



Sylvain Rifflet, c’est le magicien de Mechanics, un des plus beaux albums de ces récentes années (lire par exemple la chronique de Matthieu Jouan sur Citizen Jazz.)

Il semble que le saxophoniste et clarinettiste soit en passe de commettre un autre chef-d’oeuvre… Si l’on en croit ces quelques extraits, commentés par l’artiste.

Image de prévisualisation YouTube

L’album s’appelle « Re-Focus », et sort le 15 septembre chez Verve. L’inspiration vient de Focus, un album de Stan Getz de 1961 conciliant peut-être pour la première fois la musique classique et le jazz.

Une relecture à mettre sur la liste de la rentrée !

 

 

Marqueurs:, ,



Ce blog aurait pu mourir dans l’indifférence la plus écrasante.

D’ailleurs, seule une bonne âme a tenté de le sortir du coma dans lequel il était plongé depuis des mois.  On saura la remercier !

Mais finalement, ce blog n’est pas mort. Les forces du jazz qui fait du bien aux oreilles sont encore avec nous, jazzOcentre revient, et on commence tout de suite par fêter cette renaissance avec Lucienne Boyer.

Qui ? Quoi ? Le coma a laissé des séquelles ?

Ben non. Lucienne Boyer, revue et jazzée par Le Grand Orchestre du Tricot, c’est beau, c’est tendre, c’est bouleversifiant, ça réveille les morts. La preuve.

Deux ans après cette magnifique création à Orléans, l’amour est sur CD depuis cet été. Juste indispensable.

Tribute-to-Lucienne-Boyer

Et, ô joie, Le Grand Orchestre du Tricot sera de nouveau en concert au Théâtre d’Orléans, le mercredi 11 octobre à 20h30,  pour fêter la sortie de l’album !

Avec une première partie de soirée confiée à Florian Satche (l’excellent batteur, entre autres, de Marcel & Solange !) pour la sortie de son album solo « Kamato », dont j’espère on reparlera bientôt.

Marqueurs:, , ,



La deuxième édition du festival Jazz or Jazz à Orléans aura lieu du 19 au 22 avril 2017, au Théâtre.

jazzorjazz

Piloté par la Scène nationale, avec le concours d’associations dont Ô Jazz pour le tremplin, ce festival reprend peu ou prou la formule testée l’an dernier, avec, certains soirs, une programmation parallèle : tête d’affiche grand public d’un côté, concert plus contemporain de l’autre.

Par exemple le jeudi 20, avec à 20 h dans une salle la chanteuse caribéenne Calypso Rose, et à 20 h 30 dans une autre, la saxophoniste Alexandra Grimal pour une création qualifiée d’opéra clandestin…

Moi, ce jeudi soir-là, j’espère pouvoir quitter mon job à temps pour découvrir à 22 h 30 le quartet Kimono (Roberto Negro au piano, Christophe Monniot au saxophone, Adrien Chennebault à la batterie et Stéphane Decolly à la basse) pour son premier album, produit par Ô Jazz.

Et puis, je me réjouis surtout que Jazz or Jazz me donne l’occasion de voir sur scène la toute dernière création de l’Orchestre national de Jazz, sous la direction d’Olivier Benoit. Après Europa/Berlin l’an dernier, nous voici invités à prendre un billet pour Oslo, vendredi 21 avril à 22 h 30. En avant-première de la sortie de l’album, prévue le 28 avril.

Notez que cette soirée du vendredi débutera d’une très belle manière, avec à 18 h dans le hall du Théâtre (et gratuitement), un concert du quatuor de saxophones Machaut dont on a déjà dit beaucoup de bien et qui le mérite toujours !

Entre les deux, si on aime le jazz vocal,  il y a Gregory Porter. Sinon, on peut toujours aller se faire une pause resto.

>>> Tout le programme de Jazz or Jazz est là.

Marqueurs:, , , ,



Vite, vite, vite, quelques idées de CD de jazz pour des cadeaux de dernière minute ce soir sous le sapin !

Claude Barthélémy trio Roxinelle

roxinelle

Claude Barthélémy (guitares), Antonin Rayon (orgue Hammond B3), Philippe Gleizes (batterie)

Il y a de la poésie brute et de l’énergie douce dans ce Roxinelle, un trio à l’image de son initiateur Claude Barthélémy, esprit rock dans un corps jazz à moins que ce ne soit l’inverse ! Ne vous faites pas berner par la douce introduction à l’oud… c’est l’humour vagabond du chef  :-)

Dave Liebman & Ritchie Beirach Balladscapes

liebman ballad

Dave Liebman (saxophones, flûte) Ritchie Beirach (piano)

L’album est sorti en 2015, mais sa beauté est intemporelle. Liebman et Beirach jouent ensemble depuis plus de 40 ans, dans Quest bien sûr, et d’autres formations. C’est dire si la toile musicale qu’ils tissent avec ces ballades est faite de complicité, d’écoute, de respect et d’inspiration commune. Ce n’est pas une promenade désinvolte que proposent ces deux immenses artistes, mais une succession de voyages au coeur des émotions que procure l’amitié mise en musique. Magnifique.

Orchestre national de jazz Europa Rome

onj-rome

Olivier Benoit (direction artistique) Jean Dousteyssier (clarinettes), Alexandra Grimal (saxophones), Hugues Mayot (saxophone alto), Fidel Fourneyron (trombone), Fabrice Martinez (trompette), Théo Ceccaldi (violon), Sophie Agnel (piano), Paul Brousseau (claviers), Didier Aschour (guitare), Sylvain Daniel (basse), Eric Echampard (batterie).

C’est le troisième album de l’ONJ version Olivier Benoit et pour l’occasion, celui-ci a laissé les clefs à deux compositeurs pas tout à fait estampillés « jazz » pour autant qu’une telle estampille ait un sens. Avec une mission commune, évoquer Rome. Le résultat vaut le détour ! « In vino veritas » de Benjamin de la Fuente est tannique, rugueux et débordant d’énergie à la fois, tandis que « Rome, a tone poem of sorts » d’Andrea Agostini embarque l’auditeur dans une nouvelle dimension traversée de nuées électroniques.

Donny McCaslin Beyond now

mc caslin

>>> Chronique à lire ici

Pierrick Pédron  And The

pierrick pedron467

>>> Chronique à lire là

Allez, filez, il vous reste à peine deux heures avant de devoir ouvrir les huîtres ! Et joyeux Noël !

Image de prévisualisation YouTube

Marqueurs:, ,



Deux bonnes nouvelles en une (c’est Noël) :

le festival « Jazz or jazz », organisé par la Scène nationale d’Orléans aura une deuxième édition, en avril 2017

le tremplin jazz, organisé pour l’occasion par l’association Ô Jazz, est reconduit à cette même date.

On n’a pour l’instant aucune information officielle quant à la programmation de cette deuxième édition, et rien sur le site Jazz or jazz non plus, mais on n’a pas d’inquiétude, la Scène nationale ayant pris avec talent l’an dernier la suite du festival Orléans Jazz.

jazz or jazz

Par contre, amis musiciens, si vous êtes tentés par le tremplin jazz, c’est maintenant qu’il faut constituer votre candidature !

Attention, comme les années précédentes, le concours exige un lien, au moins d’une partie des musiciens, avec la région Centre – Val de Loire. Ce lien peut cependant être ténu, comme le montre le CV du gagnant de l’an dernier : dans le trio de Gauthier Toux, le pianiste est né à Chartres, mais il a fait toute sa carrière en Suisse.

Image de prévisualisation YouTube

Quatre groupes seront présélectionnés sur dossier, et seront jugés sur scène lors du festival Jazz or jazz, par un jury de professionnels. A la clef, des programmations au festival Jazz à l’Evêché à Orléans, au Petit faucheux à Tours, au Sunset Sunside à Paris. Et la possibilité de se qualifier pour la finale du tremplin de Jazz à Vienne 2018.

> Toutes les infos et le dossier d’inscription auprès de l’association Ô Jazz (contact.ojazz@gmail.com) avant le 15 février 2017.

> Notez aussi que le trio de Gauthier Toux sera en concert au Petit Faucheux à Tours le 21 avril, en première partie de Kimono, le quartet de Roberto Negro, à l’occasion de la sortie de son nouvel album. On en reparlera !

 

Marqueurs:, , , ,



Donny McCaslin « Beyond Now » (Motema, novembre 2016)

mc caslin

Donny McCaslin (saxophone ténor, compositions), Mark Guiliana (batterie), Jason Lindner (claviers), Timothy Lefebvre (basse).

 

Débutée par un album somptueux annonciateur d’un drame, l’année 2016 se referme grâce à Donny McCaslin sur un autre album somptueux, porteur d’espoir.

On s’en souvient tous avec émotion. Le 8 janvier 2016 paraissait « Blackstar »,  chef-d’oeuvre de David Bowie tirant sa révérence au monde deux jours plus tard.

C’est peu de dire que l’expérience a marqué Donny McCaslin et son groupe, que Bowie avait embauché pour cet album après les avoir entendu dans une boîte new-yorkaise en 2014.

« Beyond Now » est comme une pépite extraite de cette Etoile noire, un  éclat de roche portant la trace du génie de Bowie, mais façonné, travaillé, trituré par Donny McCaslin, avec le talent et les tripes.

Un album ovni, comme on en croise pas souvent mais qui accroche et qui intrigue immédiatement par la rugosité du ton, l’urgence sous-jacente d’un sax à vif, la ligne de basse de terre, le pointillisme électro des claviers, les télescopages d’influences (rock, fusion, transe)…

« Beyond Now » peut déconcerter à la première écoute, mais d’un titre à l’autre, McCaslin et ses excellents comparses développent avec justesse et précision des formes musicales aussi différentes que séduisantes, qui font immédiatement remettre l’album sur la platine pour mieux en saisir les subtilités, et rendent au fil des écoutes cet album totalement addictif.

Et plus encore que dans son précédent album, « Casting for gravity », déjà un ovni musical transgenre séduisant, Donny McCaslin laisse dans ce « Beyond Now » chanter, voire crier, sa fibre coltranienne avec sincérité, poussé avec talent dans cette voie par le passionnant jeu de batterie de Mark Guiliana.

C’est bientôt Noël, faites-vous plaisir !

Image de prévisualisation YouTube

 

Marqueurs:, , , ,

« Articles plus récents - Articles plus anciens »