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Jolie surprise préparée par le trio d’Orléans pour son concert au Petit Faucheux le 1er février dernier : apprenant qu’il jouait en seconde partie avec le quartet JASS, Marcel et Solange ont sauté sur l’occasion… pour demander au tromboniste suisse Samuel Blaser de partager deux morceaux avec eux.

Ce qui fut demandé fut fait ! Et pour avoir vu étinceler les yeux de Valentin Ceccaldi (violoncelle), Florian Satche (batterie) et Gabriel Lemaire (sax alto,clarinette alto), on va dire que le cadeau était autant pour eux que pour nous, public. Cette surprise ne sera d’ailleurs peut-être pas sans prolongement…

Pour le souvenir, « Marcel » avec le trio + Samuel Blaser, enregistré sans aucune prétention avec les moyens du bord. Enjoy !

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Tout comme les trois Mousquetaires étaient quatre, Marcel & Solange sont trois jeunes musiciens d’Orléans, pétris de talent et d’humour, partis fleur au fusil et pâtes-riz dans la musette à la conquête de toutes les honnêtes oreilles ici-bas.

marcel solange

Le programme n’a pas mal débuté. Après un 3e prix de groupe au Concours national de jazz de La Défense, le premier album de Marcel & Solange, objet aussi superbe à l’intérieur qu’à l’extérieur, a déclenché un concert de louages et d’extases sous la plume des blogueurs et des chroniqueurs du petit univers jazzistique hexagonal.

Ils auraient pu en rester là. Mais Valentin Ceccaldi (violoncelle et compositions), Gabriel Lemaire (saxophones alto et baryton, clarinette alto) et Florian Satche (batterie, histoires) sont d’authentiques laboureurs : rien ne vaut le terrain.

Bonheur ! Voilà que les oreilles affûtées des membres de l‘Afijma, association des festivals  innovants en jazz et musiques actuelles, et de la FSJ, fédération des scènes de jazz, tombent sous le charme des histoires de Pâquerette et Johnny, et sélectionnent Marcel & Solange parmi les trois groupes lauréats de Jazz Migration 2013.

A la clef, des concerts, des tas de concerts partout en France, en première partie de tas de groupes passionnants, devant des publics passionnés : bref, le début de la gloire… et un peu de beurre pour les pâtes-riz.

Le presque tout premier de ces concerts, c’est au Petit Faucheux à Tours qu’il aura lieu, ce vendredi 1er février. Ne pas y être sera se priver d’un moment historique, de ceux dont on dira dans 20 ans, « je les ai vus tous jeunes, débuter au Petit Faucheux ».

Après Marcel & Solange, il y aura le quartet JASS, soit Alban Darche (saxophone ténor), Samuel Blaser (trombone), Sébastien Boisseau (contrebasse), et John Hollenbeck (batterie, percussions). A priori, ça devrait aussi valoir le coup.

> Avis aux attentifs : Citizen Jazz propose des places à gagner pour ce concert, écrivez vite à partenariat@citizenjazz.com

> Les Parisiens pourront jouir aussi de cet excellent groupe, mais seulement le samedi 2 février, lors de la belle soirée du Tricollectif  à l’Improviste.

 

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  • La première demi-finale du Tremplin IAE Jazz 2013 de Tours a été remportée par le combo tourangeau OnCaffeine.

Le septet, adepte d’un jazz électro-bruitiste original, plutôt radical, est composé de Aude Falgairette (chant), Bertrand Hurault (batterie), Nicolas Lemoullec (basse) , Emma Hocquellet (Fender Rhodes), Thibault Florent (guitare), Gwenn Lebars (alto sax) et Sylvain Roudier (tenor sax) .

Il était en concurrence musicale avec les groupes L.L.B.  de Nantes et Martine on the beach, également de Tours.

  • La seconde demi-finale aura lieu le 14 février, toujours au pub le Pale à Tours, à partir de 20h30. Les trois groupes en compétition seront :

Azura, Des Ayres et Thomas Mayeras trio, remplaçant le groupe Ghost Rythms initialement sélectionné, victime d’un empêchement.

  • La finale du Tremplin IAE Jazz 2013 se déroulera le 28 mars au Petit Faucheux. Un enregistrement chez Crystal Records pour le vainqueur !

Qui inscrira son nom au palmarès, après Tasty Granny en 2012 et Groove Catchers en 2011 ? ??

affiche-iae2013

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Lisa Cat-Berro est saxophoniste. A ne pas confondre avec Sonia Cat-Berro, la chanteuse. Même si les deux sont soeurs, originaires d’Orléans, et font du jazz.

Lisa Cat-Berro, qu’on avait vue (brièvement pour cause de gros orage) dans le Lady quartet de Rhoda Scott au festival Jazzin’ Cheverny 2008, a sorti à l’automne son premier album.

lisa cat-berro

Lisa Cat-Berro (saxophone alto), Julien Omé (guitare), Stéphane Decolly (basse) et Nicolas Larmignat (batterie).

Inside Air est une réussite. Les compositions de Lisa accrochent délicieusement l’oreille, donnent l’impression dès la deuxième écoute d’être en terrain connu, tout en surprenant encore au dixième passage par quelque subtile inflexion.

Il y a des influences rock, famille prog, dans la musique de Lisa Cat-Berro, et une manière charnelle d’aborder le saxophone alto qui font parfois penser au bel Omry de Pierrick Pédron. Encore plus quand Julien Omé laisse s’échapper quelques plaintes gilmouriennes de sa guitare.

Mais il y a aussi des sources folk,  affirmées à travers des reprises de Joni Mitchell et Neil Young, ou plus diffuses au coeur de ses propres compositions. Avec cette manière de poser sur certains morceaux quelques mesures d’une voix, qui ne chante pas mais récite, ou déclame quand il s’agit de Winston Churchill (!), comme un clin d’oeil à la belle période des protest songs.

Quant à la paire rythmique qui porte ces belles compos, il n’y a rien à en dire : Nicolas Larmignat (membre du Benoit Lavollée trio) et Stéphane Decolly (ex-Rigolus notamment) sont juste parfaits.

Inside Air est un album charmeur et attachant, qu’on aime écouter souvent. Essayez, pour voir !

> A écouter, le podcast de l’émission de TSF Jazz consacrée à Lisa Cat-Berro

 

 

 

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Quelques bouts de vidéos musicales signées de ma pomme se baladent sur Youtube. J’ai découvert avec étonnement ces jours-ci que quelques-unes avaient vraiment fait le buzz, comme on dit.

Tant mieux si ces quelques instants de musique filmés ont pu faire plaisir.

Si vous les avez loupées, voici le top 3 des vidéos jazzOcentre :

  • Steve Shehan à La Chesnaie, un très grand moment de musique, et d’humanité.  Steve est véritablement un homme de qualité pour lequel j’ai beaucoup de respect.
  • Eric Legnini trio à Blois, c’était l’époque de Trippin’, un très beau concert malgré la formule 100% acoustique.
  • Costel Nitescu & la Canne à swing à Jazzin’ Cheverny, une histoire d’amitié et une belle rencontre. La vidéo est très courte : la faute aux gens qui marchent bruyamment sur les cailloux du parc pendant les morceaux, hélas…
  • En bonus, Avishai Cohen à Jazzin’ Cheverny, avec Amir Bresler à la batterie, et  Nitay Hershkovitz au piano. Et une très belle impro à la contrebasse sur Alfonsina y el mar, qui mérite d’être entendue !
http://www.youtube.com/watch?v=SdDWr-Fr2VQ

 

 

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L’année 2013, que je vous souhaite heureuse et riche en concerts, albums et festivals jazz en tous genres, débutera le 29 janvier sous les meilleurs auspices : ceux du pianiste belge (non exilé fiscal) Eric Legnini.

L’homme aux 88 touches de groove poursuit le chemin original, entre jazz, soul-pop et afro-beat, qu’il avait déjà joliment tracé avec The Vox, son précédent album.

Récidive légale avec Sing twice, les fidèles Franck Agulhon (batterie) et Thomas Bramerie (contrebasse), et trois invités au micro : Hugh Coltman, Mamani Keita et Emi Meyer.

On attend le début de l’année jazz 2013 avec impatience !

> Un extrait à découvrir :

> Quelques dates de tournée par là, dont le 27 février dans la salle Paul Fort du Pannonica à Nantes, ceci dit pour mes chanceux amis du coin.

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Besoin d’un coup de pouce pour un cadeau de dernière minute à une personne de goût ? Voici quelques coups de coeur de l’année 2012, du jazz tous azimuts pour tous !

 

 

 

 

 

 

  • Un neveu fan de heavy metal : Guillaume Perret & The Electric Epic, la plus belle alliance du jazz et du metal à ce jour, servie par d’authentiques jazz heroes.
  • Un oncle frôlant le demi-siècle : Médéric Collignon & Jus de Bocse A la recherche du Roi frippé, la nostalgie des albums du King Crimson de son adolescence enflammée par Médéric, et la méga classe de deux quartets à cordes pour épater sa femme.
  • Une maman zen : Bojan Z Soul shelter, la grâce, l’inspiration, la délicatesse et l’amour, on ne fait pas plus maternel.

 

 

 

 

 

 

  • Un pote anar : Libre(s) ensemble, feat. Bruno Tocanne, un peu de bruit, pas mal de fureur, une véritable explosivité et la richesse infinie d’une bande de potes en liberté.
  • Une amie qui aime la kora : Laurent de Wilde Over the clouds, elle n’aime pas le jazz mais elle va fondre pour la sensibilité de ce trio, sa malicieuse inventivité musicale, et le délicieux retour aux sources africaines du jazz, nichées sous le capot du piano. En plus, y a pas de saxophone.
  • Un papa fleur bleue : Leïla Martial Dance floor,  il sera touché par la magie de cette voix aux antipodes d’une diva racoleuse, mélodique et drôle, musicale avant tout, avec juste ce qu’il faut pour rêver, et sourire…
  • Un amoureux : ONJ Piazzolla ! La flamme du tango argentin portée par une dizaine de jeunes virtuoses attentifs, prêts à faire battre à l’unisson le coeur de cette musique universelle en y apportant leur fraicheur et cette petite touche de charme irrésistible.

 

 

 

 

 

 

  • Un papy amateur de whisky : Pierrick Pédron Kubic’s Monk, ne me demandez pas pourquoi, ce côté carré me fait penser aux vapeurs de l’alambic écossais, un costume classique habillant un festival de puissance, de nuances et de feu. Y a du degré là-dedans, et de la longueur en bouche.
  • Un iconoclaste : Edward Perraud Synaesthetic trip, un univers entier compressé dans un album, la fin du monde et les Mayas réunis, l’arc-en-ciel des possibles et Mingus en prime, un peu de tout avec éclat et dans tous les sens. La vie, quoi.

Faites votre choix, et joyeux Noël !

 

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L’autre tremplin jazz de la région Centre, c’est celui organisé chaque année par les étudiants de l’IAE de Tours.

L’appel à candidatures pour le tremplin IAE jazz 2013 sera clos le 31 décembre prochain. Dépêchez-vous d’envoyer dossier et maquette si vous voulez y participer !

Six groupes retenus en pré-sélection, deux demi-finales avec vote du public pour en retenir deux, et un affrontement final au Petit Faucheux pour déterminer le vainqueur.

Les groupes originaires de toute la France (contrairement au tremplin d’Orléans, plus restrictif), dans tous les styles de jazz, peuvent être candidats.

Redoutables concurrentes, les formations issues de l’école Jazz à Tours sont souvent sur le podium. Comme ce fut le cas en 2012 pour Tasty Granny, et en 2011 pour Groove Catchers.

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Le festival Orléans jazz ouvre dès maintenant les inscriptions pour son tremplin jazz 2013.

Un tremplin qui permet aux jeunes  formations de la région Centre, du duo au sextet, de se faire connaître, et de gagner un ticket pour une programmation  pendant le festival Orléans Jazz 2013.  Et un concert au Sunset/Sunside à Paris.

Grâce à un partenariat, la formation lauréate peut même  jouer au festival Jazz à Vienne. A condition de passer le barrage d’une nouvelle sélection, mais ça vaut le coup d’être tenté, évidemment.

Avant de rêver de Vienne, il faut convaincre Orléans. Et pour cela, faire acte de candidature.

Il faut :

  • Compter entre deux et six musiciens
  • Dont la moitié au moins domiciliés dans la région Centre
  • Jouer exclusivement ses propres compositions
  • Ne pas être sous contrat avec une maison de disques

Si toutes ces conditions sont remplies, il ne vous reste plus qu’à télécharger  un dossier d’inscription sur Orléans.fr et à le renvoyer avant le 15 février 2013.

La finale aura lieu le 14 mars à L’Astrolabe à Orléans, devant un jury composé de membres toujours très éminents, invités par Stéphane Kochoyan, programmateur du festival Orléans Jazz… entre autres.

Parmi les lauréats des années précédentes, on trouve les excellents groupes Arthur Pierre Jokary quartet en 2012 , Théo Ceccaldi trio en 2011, David Sevestre quartet en 2010, ou encore Walabix en 2009.

On n’oubliera pas Groove Catchers, « seulement » deuxième à Orléans, mais premier prix au concours national de jazz de La Défense en 2011 !

 

 

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Piazzolla ! Le dernier album de l’ONJ, l’orchestre national de jazz, est un vrai bonheur.

Un album qui ne cessera plus de tourner dans votre lecteur dès lors que vous l’aurez écouté une fois…

Il y a de la sorcellerie dans Piazzolla !

Aux antipodes de ce qu’on aurait pu attendre d’une relecture des partitions du brûlant Argentin…

Pas de rentre-dedans, pas d’esbrouffe ni d’air de matador, mais des arrangements (signés Gil Goldstein) finement brodés autour de thèmes épurés, servis au millimètre par l’orchestre  avec un naturel impressionnant.

Et quel orchestre ! Sous la baguette de Daniel Yvinec depuis quatre ans, l’ONJ offre un son d’ensemble hors pair, un équilibre parfait entre les solistes et l’orchestre, une mise en place d’horlogerie derrière laquelle on devine un grand niveau de complicité.

Chanceux habitants du Val de Loire, vous pourrez en goûter les saveurs en direct ce dimanche 16 décembre : L’ONJ et son Piazzolla ! seront en concert à 17 h au Théâtre d’Orléans. Quoi de plus exquis à l’heure du thé ?

> A écouter : Open Jazz consacré à l’ONJ Piazzolla !

> A lire, l’excellente analyse critique de Diane Gastellu dans Citizen Jazz

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