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Torride. S’il fallait résumer d’un mot la performance de Sandra Nkaké au coeur de la nuit blésoise samedi, ce serait celui-ci. Comme s’il n’avait pas suffi que la chaleur de la journée s’accumule entre les murs de la salle Jorge-Semprun !


D’entrée de jeu, la chanteuse franco-camerounaise prend possession de la scène, déployant une énergie féline, tout groove dehors.

Portée par une section rythmique puissante autant que précise, incisive même, la voix basse de la belle se confronte aux trilles saturées de la flûte de Jî Drû, compositeur complice de cette musique hors normes.

Du rock ? De la soul ? De l’énergie brute puisée aux tréfonds de la Terre, modelée, triturée, transcendée par le talent de cette bande d’alchimistes !
Le public, déjà brûlant, entre en fusion avec cette musique moderne et authentique, qui parle de lui, de tous, d’hier et d’ailleurs. Au bout d’une heure et demie passée comme dix minutes de ce plaisir brûlant, on reste un moment pantelant,  les sens retournés. Touché par cette tellurique beauté.

Ce n’est pas souvent que je vous fais un compte-rendu de  concert, mais puisqu’il a fallu que j’écrive celui-ci, autant vous le faire partager, et vous faire profiter des belles photos de mon ami Patrice Mollet.

Si ça peut vous inciter à acheter Nothing for Granted, l’album de Sandra Nkaké et surtout, à aller la voir en concert !

> A lire ici, une très belle chronique de Nothing for Granted.

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Sandra Nkaké sera en concert au festival Mix’Terres à Blois samedi 26 mai à 21h45.

Et on ne manquera pas le rendez-vous avec la belle franco-camerounaise, au tempérament de feu et à la voix de braise.

Parce qu’on s’en rappelle, de la prestation explosive de Sandra Nkaké et de ses excellents musiciens au festival Jazzin’ Cheverny 2010 !

(photo jazzocentre, 2010)

Certains ne se sont encore pas remis du choc avec cette musique métissée, mélange de jazz , de soul et de hip-hop, sans frontières et sans a-priori, mais avec un coeur énorme.

Imposé sur scène, au fil des concerts et d’un contact énorme avec le public, le talent de Sandra Nkaké fait aujourd’hui l’objet d’une reconnaissance unanime, à travers son second album.

Un concert de louanges auquel la belle a répondu par avance, Nothing for Granted… Rien n’est jamais acquis. Respect !

> Concert samedi à 21h45, suivi de El Hiro de la Cumbia, le tout pour seulement 8 euros. Infos ici. Ne vous privez pas !

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L’édition 2012 de Swing 41, le festival dédié à Django Reinhardt, approche à grands pas !

Du 1er au 3 juin, la petite commune de Salbris (Loir-et-Cher) accueillera les fans du jazz manouche et du swing acoustique, pour une 11 édition à la programmation soignée.

Joscho Stephan trio vendredi 1er juin, Dorado Schmitt quintet samedi 2 juin, et Bratsch dimanche 3 juin sont les têtes d’affiche d’un festival qui propose aussi de nombreux concerts gratuits, et des master-classes très appréciées des amateurs.

Les Blésois évidemment ne manqueront pas la prestation des Pommes de ma douche, locaux de l’étape qu’on a toujours plaisir à voir sur scène.

Swing 41, c’est aussi une ambiance authentique et conviviale, dans le cadre chaleureux de la ferme de Courcelles. A ne pas manquer !

> Toutes les infos pratiques sur le site internet de Swing 41

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Avishai Cohen (contrebasse, chant) avec Shai Maestro (piano) et Amir Bresler (percussions), c’était un trio magnifique.

Aujourd’hui, Avishai Cohen a de nouveaux partenaires, Shai Maestro vient de sortir son premier album trio, dont je vous parlerai bientôt.

Et Youtube nous offre une heure de concert de ce trio, en live au festival de jazz de Cully en 2011.

La grâce, la puissance et la légèreté… Enjoy !

 

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Francesco Bearzatti, explosif saxophoniste et clarinettiste italien, s’est emparé avec son Tinissima Quartet d’une légende de soufre et de sang. « X, suite for Malcolm » sera jouée lundi 14 mai sur la scène du Petit Faucheux, à Tours.

Malcolm X n’était pas un tendre, mais ce n’était pas non plus un monstre. Extrémiste, il a fait avancer la cause des Noirs aux Etats-Unis.

Dans une suite musicale incandescente, Bearzatti raconte les différentes étapes de la vie de Malcolm X, mort assassiné en 1965. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le film n’est pas ennuyeux une seconde.

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C’est la première Journée internationale du jazz.

Elle aura lieu le 30 avril partout dans le monde… sauf à Paris qui a choisi le 27 avril pour un grand concert à l’Unesco, animé par le génial Herbie Hancock.

Pourquoi une Journée comme celle-ci ?

Réponse d’Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco : « Tout au long de son histoire, le jazz a été un moteur de transformations sociales positives et l’est encore aujourd’hui. C’est pourquoi l’Unesco a créé la Journée internationale du jazz. Depuis ses origines enracinées dans l’esclavage, cette musique a fait entendre sa voix passionnée contre toutes les formes d’oppression. Elle est une langue de liberté qui parle au cœur de toutes les cultures. »

Bonne journée internationale du jazz à tous !

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Chrysalead se produira en concert au Studio à Blois samedi 28 avril à 20 h.

C’est un tout nouveau trio de jazz, mais avec des musiciens que vous avez peut-être déjà entendu. Par exemple au sein du groupe Naïade, à Jazzin’ Cheverny ou à l’Estaminet à Blois.

Aux claviers, il y a Sébastien Billon, à la basse (et peut-être à la contrebasse ?) Philippe « Fip » Perrin , et à la batterie un musicien de Tours, Damien Lemonnier. Bref, de jeunes talents qui ne demandent qu’à éclore.

Au menu, des thèmes entendus chez Avishai Cohen, Keith Jarret ou John Taylor, et quelques standards réarrangés.

 

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Le pianiste Yaron Herman devait débuter lundi 23 avril au château de Chambord (Loir-et-Cher) une résidence artistique d’une semaine,  clôturée par un concert samedi 28 avril à 20 h.

Cette résidence était un curieux défi.

Yaron Herman commence à se faire un nom sur la scène jazz internationale, notamment depuis le succès critique de son dernier album Follow the white rabbit (Act).

Mais c’est au répertoire d’un compositeur allemand du XVIIe siècle que le pianiste devait se confronter durant cette semaine de résidence à Chambord : Yaron Herman avait pour matériau les Suites et les Partitas de Johann Jakob Froberger.

Le jeune Israélien, de formation classique de haut niveau, n’aurait sans doute pas été à la peine avec ces partitions de style pré-baroque.

Quand on est capable, comme Yaron Herman, de signer une reprise jazz de Toxic de Britney Spears, rien ne doit faire peur.


Mais tout de même, c’était une drôle d’idée pour une résidence artistique. Hors normes… comme Chambord !

Sauf que la résidence de Yaron Herman a été annulée hier, à son premier jour. Pour « raisons de santé » dit le communiqué de Chambord, sans plus de précisions. Trop de courants d’air dans le château pour ce délicat pianiste ?

Dommage. On souhaite bon rétablissement à Yaron Herman, et pourquoi pas, un autre défi à Chambord ?

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Il était une fois un saxophoniste de jazz.

Ce gars-là,  Pierrick Pedron, était Breton de Saint-Brieuc. breton de la mer donc.  Mais quand il était petit, c’est sur l’eau douce d’une rivière qu’il se voyait naviguer…

Ou plutôt pêcher. Un énorme, un gigantesque, un brochet rock n’ rollesque !

Plus grand, Pierrick Pedon écrivit un superbe morceau de jazz avec du rock dedans. Il le baptisa Esox Lucius… brochet, en latin.

Comme vous venez de l’entendre, il y avait aussi un peu de fanfare dans ce morceau, une autre bribe d’enfance.  Avec d’autres morceaux, Esox Lucius fut enregistré dans un album, magnifique, qu’une amie de Pierrick baptisa Cheerleaders, majorettes en anglais (en latin, y avait pas).

Alors, Pierrick Pedron fit un dernier rêve… Celui de voir réunis, dans une fantasmagorique symbiose, la majorette et le brochet, Esox Lucius et la cheerleader.

Bizarre, on vous l’accorde. Mais comme c’est son anniversaire aujourd’hui, ce voeu ne méritait-il pas d’être exaucé ?

Sérieusement, le plus beau cadeau que vous puissiez lui faire, et vous faire en même temps, c’est d’aller voir Pierrick Pedron et le quintet de Cheerleaders en concert.

Par exemple le 17 mai prochain, au festival Jazz sous les pommiers à Coutances.

Un sacré beau quintet quand même…

 



Choisir entre dix candidats, c’est bon pour la politique, et c’est demain dimanche 22 avril 2012, dans votre bureau de vote.

Plus modestement, histoire de s’aérer un peu les neurones, je vous propose de faire votre choix, parmi ces trois séries de deux albums de jazz, piochés vite fait sur l’étagère !

  • Série « Tout est dans le titre »

Bruno Tocanne & co Libre(s) ensemble

ou

Medeski, Scofield, Martin and Wood In case the world changes its mind

 

  • Série « L’animal est un symbole »

John Zorn At the gates of paradise

ou

Edward Perraud Synaesthetic trip

 

  • Série « Message subliminal capillotracté »

Tonbruket Dig it to the end

ou

Marcel et Solange Marcel et Solange

 

A vous de jouer ! Ou plutôt, de les écouter jouer !

Il va sans dire que tout ceci n’engage que moi-même, et que tous ces albums sont, quoi qu’il en soit, élus albums aimés par JazzOcentre :-)

 

Marqueurs:,

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