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	<title>Quatrième de couv &#187; mensonges</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>À la dérive&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Jul 2023 10:04:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’été touche à sa fin à Long Island, et Alex n’est plus la bienvenue. Un faux pas lors d’un dîner et Simon lui paye un billet retour pour New York. Sans ressources, avec pour toute possession un téléphone qui a pris l’eau et ce don qu’elle a d’orienter à sa guise les désirs des autres, Alex décide de s’attarder dans les [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-6372 colorbox-6368" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/I23405.jpg" alt="I23405" width="280" height="456" /></p>
<p>L’été touche à sa fin à Long Island, et <strong>Alex</strong> n’est plus la bienvenue. Un faux pas lors d’un dîner et <strong>Simon</strong> lui paye un billet retour pour New York. Sans ressources, avec pour toute possession un téléphone qui a pris l’eau et ce don qu’elle a d’orienter à sa guise les désirs des autres, <strong>Alex</strong> décide de s’attarder dans les parages et se met à dériver tel un fantôme entre les avenues bordées de haies, les allées de garage protégées par des grilles et les dunes écrasées de soleil. Elle passe la semaine à errer, d’une rencontre à l’autre, refusant d’en rester là : <strong>Simon</strong> sera sûrement content de la voir arriver à sa fête du Labor Day.</p>
<p>Voici le postulat de départ de ce nouveau roman de l&rsquo;écrivaine américaine <strong>Emma Cline</strong>. Une jeune auteure trentenaire, elle est née en Californie, dont je suis le travail depuis plusieurs années déjà comme je vous le raconte <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/22/quand-les-filles-partent-en-vrille/">ici</a></strong> et <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/07/22/dans-la-tete-dharvey/">là</a></strong>.</p>
<p><em>« Alex vida son verre de vin, puis son verre d’eau. L’océan semblait calme, d’un noir plus sombre que le ciel. Ses paumes devinrent moites sous l’effet d’une vague d’angoisse. Soudain, il paraissait illusoire que quoi que ce soit puisse rester caché, qu’elle puisse passer avec succès d’un <span class="details">monde à l’autre. »</span></em></p>
<h3 class="heading__StyledHeading-sc-5jxglz-0 jztCkt">Une figure de parasite</h3>
<p>Alex a 22 ans. Et plus beaucoup d&rsquo;illusions. Elle s&rsquo;est retrouvée dans de sales draps à New-York et se trouve déjà fanée. Simon pouvait-il lui apporter ce qu&rsquo;elle attendait ? Sûrement.</p>
<p>Mais cela peut-il durer au-delà de l&rsquo;été qu&rsquo;elle passe au bord de la mer ? Elle va tout foutre en l&rsquo;air, dans une piscine. Sans se résoudre cependant à dire adieu à cette vie-là&#8230; Tout va rentrer dans l&rsquo;ordre, croit-elle. Question de temps. Et de pilules qu&rsquo;elle avale (et vole) sans vergogne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6368"></span></p>
<p>Sept jours durant, elle erre. Elle fomente. Elle ment. Beaucoup. Elle vole. Elle réfléchit. Elle arnaque. Sans se remettre en question cependant.</p>
<p class="heading__StyledHeading-sc-5jxglz-0 jztCkt"> Alex avait décidé de se laisser flotter. Elle continue à le faire. Certaine d&rsquo;y arriver&#8230; Se laisse dériver sans perdre de vue la prochaine fête organisée par Simon où elle se dit sûre de le reconquérir. Malgré les coups de fil incessants et les menaces de celui qu&rsquo;elle a volé&#8230;</p>
<p class="article_link">Sept jours plus tard, elle se présente à la fête. Défaite.</p>
<p class="article_link" style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class="article_link" style="text-align: left"><strong>Page 22 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; La fin de l&rsquo;été, elle la passerait ici, avec Simon, et en septembre&#8230; Simon avait son appartement en ville. Il était question qu&rsquo;Alex y emménage. Chaque fois que Simon évoquait un probable avenir, Alex baissait les yeux. Faute de quoi, son désespoir apparaîtrait de manière trop évidente. Simon croyait encore qu&rsquo;Alex avait son appartement, et c&rsquo;était important. Il fallait maintenir l&rsquo;illusion de l&rsquo;indépendance économique, lui laisser croire que c&rsquo;était lui qui dirigeait tout. La retenue s&rsquo;imposait, à ce stade.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="article_link" style="text-align: left"><strong>Page 160 : </strong><em><strong>&laquo;&nbsp;</strong>[&#8230;] Les nounous portaient des chemises aux couleurs aveuglantes qui venaient d&rsquo;un restaurant de Saint-Martin ou de Moustique, elles transportaient des sacs en plastique de chez Citarella contenant des sachets de mini carottes détrempées qu&rsquo;elles infligeraient aux enfants. </em></p>
<p class="article_link" style="text-align: left"><em>Ceux-ci évoluaient dans un royaume à part, ils sautillaient au bord de l&rsquo;eau, ne revenant vers les nounous que pour subir une nouvelle application de crème solaire. Les enfants ressemblaient trop à Alex. Tolérés, mais pas indispensables, pas assez puissants.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="article_link" style="text-align: left"><strong>Page 244 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle était partie de chez Simon le mardi. On était samedi. Le temps avait pris un aspect un peu trouble, un peu irréel. </em></p>
<p class="article_link" style="text-align: left"><em>C&rsquo;était insoutenable, quelque part. Insupportable. Pourtant, elle avait tenu, non ? Puisqu&rsquo;elle était là. Une sensation familière, une sensation diffuse qui revenait trop facilement. Ces moments où elle savait, avec certitude, qu&rsquo;elle n&rsquo;existait pas. Cela l&rsquo;avait terrorisée, au début. Certains jours en ville qui s&rsquo;écoulaient sans laisser sur elle le moindre impact. De lourds orages d&rsquo;été dehors. Alex se grattait les jambes jusqu&rsquo;au sang et mangeait des sachets de carottes à en vomir &#8211; ça ne l&rsquo;empêchait pas de continuer à les manger. La nausée finissait par se tasser sur elle-même. Certaines heures de la nuit où la mort semblait une évidence, où elle se présentait comme la seule issue possible. </em></p>
<p class="article_link" style="text-align: left"><em>Cette sensation était moins effrayante à présent. Ici, au bord de cette piscine froide. Peut-être était-elle le fantôme qu&rsquo;elle avait toujours pensé être. C&rsquo;était peut-être un soulagement.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p class="heading__StyledHeading-sc-5jxglz-0 jztCkt"><strong><em>Emma Cline, l’Invitée, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean Esch. La Table Ronde, 23 €.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La possibilité (ou pas) du pardon</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/09/17/la-possibilite-ou-pas-du-pardon/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/09/17/la-possibilite-ou-pas-du-pardon/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 17 Sep 2022 09:57:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Rentrée littéraire été 2022 Plonger dans l&#8217;épopée sanglante des militants gauchistes à travers une émission de radio, et imaginer un roman à partir de cela qui résonne avec une histoire personnelle enfouie qui a enfin refait surface&#8230; Tel est, très résumée, l&#8217;histoire du nouveau roman de Monica Sabolo dont j&#8217;avais beaucoup, beaucoup aimé Eden, publié en 2019. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-6089 colorbox-6087" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-CLANDESTINE.jpg" alt="VIE CLANDESTINE" width="195" height="285" /><strong><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire été 2022</span></strong></p>
<p>Plonger dans l&rsquo;épopée sanglante des militants gauchistes à travers une émission de radio, et imaginer un roman à partir de cela qui résonne avec une histoire personnelle enfouie qui a enfin refait surface&#8230; Tel est, très résumée, l&rsquo;histoire du nouveau roman de <strong>Monica Sabolo</strong> dont j&rsquo;avais beaucoup, beaucoup aimé <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/11/28/au-coeur-de-la-foret-le-passage-vers-un-ailleurs/"><strong><em>Eden</em></strong></a>, publié en 2019.</p>
<p>Tout commence assez mal dans ce roman à la matière autobiographique. L&rsquo;écrivaine (journaliste jusqu&rsquo;en 2014), dans son appartement qui n&rsquo;en finit pas de prendre l&rsquo;eau, n&rsquo;a pas vraiment le moral ni d&rsquo;histoire à raconter. Et puis elle écoute un podcast de <strong>Philippe Drouelle</strong>, l&rsquo;homme des <em>Affaires sensibles</em> sur France Inter. La vie des membres d&rsquo;Action directe l&rsquo;accompagne. La traverse, la transperce. Et trouve un étonnant écho en elle.</p>
<p>Autour de la fin tragique de <strong>Georges Besse</strong>, un soir d&rsquo;automne 1986 à Paris, <strong>Monica Sabolo</strong> qui signe ici son septième roman, trouve matière à écrire. Et tisse, en parallèle,  une autre histoire : celle de son enfance et de son adolescence cossue puis désargentée entre Italie et Suisse, au coté d&rsquo;un homme qu&rsquo;elle croyait être son père. A l&rsquo;aube de la trentaine elle apprendra que celui dont elle ne savait finalement pas grand-chose n&rsquo;en était rien. Un homme qui a abusé d&rsquo;elle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6087"></span></p>
<p>De ces vies en cachette qu&rsquo;elle croise, de cette violence et du secret, elle construit un roman dense et passionnant. Haletant. Sensible et politique à la fois.</p>
<p>On l&rsquo;accompagne volontiers dans son enquête romanesque autour des vies de <strong>Nathalie Ménigon</strong>, <strong>Joëlle Aubron</strong> et leurs camarades de lutte armée. Une manière pour elle d&rsquo;avancer et de pardonner. Un très bon roman, définitivement.</p>
<div id="attachment_6092" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AFFICHE.jpg" rel="lightbox[6087]"><img class="wp-image-6092 size-medium colorbox-6087" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AFFICHE-300x231.jpg" alt="@La République du Centre" width="300" height="231" /></a><p class="wp-caption-text">Jean-Marc Rouillan, Georges Cipriani, Joëlle Aubron et Nathalie Ménigon</p></div>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 163-164 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je déterre et m&rsquo;approprie ce qui, de même que les céramiques sacrées précolombiennes, les bijoux dont sont parés les squelettes, se devait d&rsquo;être enseveli pour toujours et n&rsquo;appartenir à personne, sinon à la terre et à l&rsquo;obscurité. Je redoute la blessure que leur causera ce livre. Je suis une profanatrice. Une fois encore, je mène une double vie. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Qui rembourse les dettes que la vie a contractées envers nous ? Qui se charge de nous rendre ce qu&rsquo;elle nous doit, ce que l&rsquo;on a payé, et paye encore ? Avec le temps se dessine la perspective que personne ne s&rsquo;en acquitte jamais. Nul ne parle de cette chose-là. Ni ma mère ni mon frère ne l&rsquo;ont jamais évoquée Chacun essaye de l&rsquo;apprivoiser dans son coin. Mais désormais j&rsquo;ai l&rsquo;impression de me rembourser sur leur dos. Alors qu&rsquo;ils me croient plongée dans le récit d&rsquo;un groupe terroriste des années 80, je confectionne un engin sophistiqué, composé de papier, de nitroglycérine et d&rsquo;une mèche à combustion lente, qui finira par tout faire sauter.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 263 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Après des mois d&rsquo;enquête, j&rsquo;ai toujours très peu d&rsquo;éléments sur Nathalie Ménigon, et pourtant j&rsquo;en sais plus sur elle que sur mon propre père. J&rsquo;ai vécu auprès d&rsquo;Yves S. depuis l&rsquo;âge de trois ans, et l&rsquo;ai connu jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il sorte de mon existence, ou plutôt que je m&rsquo;échappe de la sienne en claquant la portière d&rsquo;une voiture trente ans plus tard, mais de lui j&rsquo;ignore presque tout. J&rsquo;ai en tête qu&rsquo;il est né à Paris, parce que c&rsquo;est inscrit sur mon acte de naissance, celui où il est indiqué qu&rsquo;il m&rsquo;a reconnue le jour où il a épousé ma mère. Je n&rsquo;ai aucune idée de l&rsquo;endroit où il a grandi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 271-272 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je sais désormais que ce qui s&rsquo;annonce n&rsquo;est pas ce que je croyais. Je l&rsquo;ai compris ce matin, en faisant les mêmes gestes que la veille, attrapant mon sac de voyage, dans lequel j&rsquo;ai glissé mon carnet noir, un pull-over, et, ce qui me paraît soudain tout à fait incongru, un panettone pour Nathalie Ménigon. J&rsquo;ai pris un panettone sans y penser, je réalise maintenant que c&rsquo;est la spécialité de Milan, la ville où tout a commencé pour moi, il y a plus de quarante ans. J&rsquo;ai compris ce matin que je n&rsquo;allais pas rencontrer l&rsquo;héroïne de mon roman, enfin pas seulement. Je ne vais pas non plus rencontrer une militante, ni une combattante, ni même l&rsquo;ex-ennemie publique numéro 1, condamnée deux fois à la réclusion à perpétuité, notamment pour les assassinats de l&rsquo;ingénieur général de l&rsquo;armement, René Audran, en 1985, et du P-DG de Renault, en 1986. Non, je vais rencontrer Yves S. Et je vais lui poser les questions que je ne lui ai jamais posées.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>La vie clandestine, Monica Sabolo, Gallimard, 21€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand le secret brûle tout&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/04/18/quand-le-secret-brule-tout/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 Apr 2022 14:13:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Lu d&#8217;une traite ! Le nouveau roman de Frédérique Clémençon est terrible, prenant. Tragique. Professeure dans un lycée de la Vienne, Frédérique Clémençon signe avec Dans la forêt glacée son septième roman. Quatrième de couv avait parlé ici de son roman L&#8217;hiver dans la bouche. Le temps d&#8217;un week-end prolongé, le roman s&#8217;installe. Au bord de la mer, une famille se réunit pour [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FORET-GLACEE.jpg" rel="lightbox[5991]"><img class="alignleft size-full wp-image-5995 colorbox-5991" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FORET-GLACEE.jpg" alt="FORET GLACEE" width="195" height="304" /></a></p>
<p>Lu d&rsquo;une traite ! Le nouveau roman de <strong>Frédérique Clémençon</strong> est terrible, prenant. Tragique.</p>
<p>Professeure dans un lycée de la Vienne, <strong>Frédérique Clémençon</strong> signe avec <strong><em>Dans la forêt glacée</em></strong> son septième roman. Quatrième de couv avait parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/02/08/le-deuil-impossible-dun-amour-eteint/">ici</a></strong> de son roman <em><strong>L&rsquo;hiver dans la bouche</strong></em>.</p>
<p>Le temps d&rsquo;un week-end prolongé, le roman s&rsquo;installe. Au bord de la mer, une famille se réunit pour fêter les noces d&rsquo;or des grands-parents. <strong>Chloé,</strong> la narratrice, est là, avec ses parents, ses frères et soeur <strong>Gabriel</strong>, <strong>Paul</strong> et <strong>Julia</strong> que tous surnomment <strong>Poucette</strong>). Une situation normale. En apparence seulement. Car <strong>Chloé</strong>, 16 ans, met tout en oeuvre pour cacher son secret. Il fait beau, chaud. Elle ne quitte pas ses vêtements aux manches longues.  Cache ses poignets qu&rsquo;elle scarifie régulièrement. Sa grand-mère <strong>Anita</strong> sent qu&rsquo;il se passe quelque chose. Comme un malaise. Etouffant. Elle observe de près <strong>Gabriel</strong>, le frère aîné de <strong>Chloé</strong>. Agé de 20 ans, il est étudiant en médecine. Il a quitté la maison familiale. Mais n&rsquo;est jamais assez loin de <strong>Chloé</strong>.</p>
<p>D&rsquo;emblée, on apprend la mort tragique de <strong>Gabriel.</strong> <strong>Frédérique Clémençon</strong> remonte ensuite la piste. Plonge les lecteurs dans la vie d&rsquo;une famille, dans celle d&rsquo;une adolescente qui se cherche entre les mots tus et ceux qui tuent.  Jusqu&rsquo;à faire craquer une histoire sans paroles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5991"></span></p>
<p>La forêt glacée ? Une évocation de celle de Sibérie qui, contre toute attente, a été le cadre d&rsquo;incendies spectaculaires dès mai 2021, et ce, pendant plusieurs mois. Des incendies sans précédent, boostés par la sécheresse et les vagues de chaleur record liées au changement climatique. <strong>Chloé</strong> se sent également brûlante, transie&#8230;mais incapable de raconter l&rsquo;indicible. Son frère qui la viole depuis des années&#8230;</p>
<p>Il y a la violence qu&rsquo;elle retourne contre elle, les photos qu&rsquo;elle prend tout le temps&#8230; mais pas (assez) de mots. Jusqu&rsquo;à ce que le secret éclate. Avant de se transformer à nouveau en secret.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 99 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Jamais je n&rsquo;ai aussi bien compris le sens de cette expression – déshabiller quelqu&rsquo;un du regard – que lorsque ses yeux s&rsquo;attardaient sur moi. Bien sûr, je pourrais parler du regard de Gabriel et du rouge qui lui vient quelquefois aux joues quand ses yeux fouillent mon corps, me touchent au point de me faire tressaillir, réveillent la douleur au creux de mon ventre, mais son regard est d&rsquo;une autre nature. Il est carnivore.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 163 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand je suis née, Gabriel avait quatre ans. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand Paul est né, j&rsquo;avais quatre ans et Gabriel huit.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand Poucette est née, j&rsquo;en avais huit, Paul quatre et Gabriel douze. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand Gabriel est venu dans ma chambre la première fois, j&rsquo;avais treize ans quatre mois et vingt et un jours. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Gabriel est mon horloge intérieure, mon mémorial, mon agenda secret.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 225 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Aline et Samuel marchent l&rsquo;un à côté de l&rsquo;autre devant nous, leurs mains se frôlent, s&rsquo;agrippent, se lâchent. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Souvent j&rsquo;ai l&rsquo;impression que le corps des autres est aussi le mien. Ce qu&rsquo;ils ressentent me touche, entre en moi. Je suis Aline et Samuel, Lola et Joseph, Paul et Poucette. J&rsquo;ai mille corps et autant de mains, de langues, de ventres, de bouches. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je sais ce qu&rsquo;est être un gibier, ce qu&rsquo;éprouvent le cerf, le sanglier traqués, dont la peau sécrète une sueur aigre, la peur a une odeur. Les mots sont merveilleux, oui, monsieur Delage. </em>Sécréter<em> contient à la fois le mystère et le poison, n&rsquo;est-ce pas merveilleux ?&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>Dans la forêt glacée, Frédérique Clémençon, Flammarion, 14€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Destins croisés ou la découverte de la sororité&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/10/20/destins-croises-ou-la-decouverte-de-la-sororite/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Oct 2021 07:59:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Cusset]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Deux femmes. deux histoires. Et pourtant un lien. Finalement. Jusqu&#8217;au bout. Clarisse et Eve ont eu le même père. La première a beaucoup voyagé. S&#8217;est brûlée les ailes souvent et s&#8217;est abîmée dans des histoires d&#8217;amour sans issue. Jusqu&#8217;à la dernière qui lui coûtera la vie. Clarisse vit à Paris, entourée de ses trois fils, si proches et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/product_9782072950377_195x320.jpg" rel="lightbox[5794]"><img class="alignleft size-full wp-image-5796 colorbox-5794" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/product_9782072950377_195x320.jpg" alt="product_9782072950377_195x320" width="195" height="285" /></a>Deux femmes. deux histoires. Et pourtant un lien. Finalement. Jusqu&rsquo;au bout. <strong>Clarisse</strong> et <strong>Eve</strong> ont eu le même père. La première a beaucoup voyagé. S&rsquo;est brûlée les ailes souvent et s&rsquo;est abîmée dans des histoires d&rsquo;amour sans issue. Jusqu&rsquo;à la dernière qui lui coûtera la vie.</p>
<p><strong>Clarisse</strong> vit à Paris, entourée de ses trois fils, si proches et si distants à la fois. <strong>Eve</strong>, elle, a quitté la France depuis bien longtemps.</p>
<p>A New-York, elle a fait carrière, créé son entreprise et construit une famille solide.  Deux personnalités, deux idéaux. Deux manières d&rsquo;envisager la vie. Et une même quête de bonheur.</p>
<p>Chapitre après chapitre, leurs deux vies se mélangent. Des années 80 jusqu&rsquo;au janvier 2021, au moment de l&rsquo;enterrement.</p>
<p>Au final, la fresque d’une époque, des années quatre-vingt à nos jours qui interroge le rapport des femmes au corps et au désir, à l’amour, à la maternité, au vieillissement et au bonheur.</p>
<p>On y retrouve des thèmes chers à <strong>Catherine Cusset</strong> dont j&rsquo;avais parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/13/oraison-sincere/">ici</a></strong> pour <strong>L&rsquo;autre qu&rsquo;on adorait. </strong></p>
<p>La quinquagénaire signe ici son quinzième roman. Agrégée de lettres classiques, Catherine Cusset enseigna de 1990 à 2002 aux Etats-Unis avant de de se consacrer entièrement à l’écriture. J’avais découvert son univers avec <strong>« La haine de la famille »</strong>, paru en 2001 puis avec <strong>« Un brillant avenir »</strong>, en 2008.</p>
<p>Un roman dans lequel on se laisse finalement entraîner. Tant pis pour les quelques aspects caricaturaux qui ponctuent les chapitres.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 161 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Le dimanche où Eve aurait dû décoller pour Paris, la semaine qu&rsquo;elle aurait dû passer là-bas s&rsquo;étaient écoulés sans qu&rsquo;elle y pense. Elle avait appelé Sébastien le dimanche matin avant de retourner à l&rsquo;hôpital, pendant que Paul prenait sa douche. Elle avait laissé un message disant que sa fille était très malade. Elle n&rsquo;était pas du genre à disparaître sans un mot. Mais la peur qui avait envahi son corps quand son mari avait appelé de Saint-Vincent la nuit du vendredi avait mis fin à l&rsquo;envoûtement comme un électrochoc. Sébastien n&rsquo;était rien. Seuls comptaient Paul et ses filles.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 253 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Elle avait faim. Une faim incroyable. De sucré. Elle finit par trouver un antique paquet entamé de biscuits mous qu&rsquo;elle dévora, debout contre le comptoir. Au fond d&rsquo;un tiroir elle dénicha une moitié de tablette de chocolat praliné. Et dans le placard, la fin d&rsquo;un pot de miel de châtaigne. Elle mangea tout. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Vers une heure elle reçut un texto de Lucas : il était chez Simon, ils avaient regardé un film. En se lavant les dents elle remarqua les joints craquelés de la douche et un carreau décollé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le message de Lucas n&rsquo;avait pas desserré l&rsquo;étau. Elle se retournait dans son lit sans glisser dans le sommeil. De ses trois fils, deux avaient mis un océan entre eux et elle. Le troisième n&rsquo;arrivait pas plus à vivre que sa mère. Elle n&rsquo;avait jamais réussi à garder un homme ni un boulot. Elle avait voulu écrire et jamais pu finir. Son unique création, l&rsquo;appartement, s&rsquo;effondrait sur elle comme un tombeau. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 296-297 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;]  A la fin de la semaine, elle était tellement fatiguée que j&rsquo;étais soulagée qu&rsquo;elle parte : j&rsquo;avais peur qu&rsquo;elle n&rsquo;ait une autre accident de vélo ou ne laisse tomber le bébé. Elle s&rsquo;est endormie si profondément sur le canapé juste avant de prendre le métro pour l&rsquo;aéroport que j&rsquo;ai eu du mal à la réveiller. Pour la première fois depuis que je la connaissais, personne ne l&rsquo;attendait à Paris.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pour la première fois aussi, il y avait du non-dit entre nous. J&rsquo;étais lasse de lui remonter le moral. Quand on aime on a vingt ans, mais pas ceux qui nous entourent. J&rsquo;avais passé des mois à réconforter Hannah après sa première grande rupture, et n&rsquo;avais pas envie de remettre ça avec ma soeur de cinquante-six ans. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> La définition du bonheur, Catherine Cusset, Gallimard, 20€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Comme un étrange sentiment intérieur&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/18/comme-un-etrange-sentiment-interieur/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/18/comme-un-etrange-sentiment-interieur/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 08:42:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[Anna]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>
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		<category><![CDATA[Florence Seyvos]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;enfance est au coeur de son oeuvre. Avec ses ombres et ses lumières. Florence Seyvos nous revient avec &#171;&#160;Une bête aux aguets&#160;&#187;, paru lors de la rentrée littéraire de l&#8217;automne aux Editions de Minuit. Une autrice dont j&#8217;ai découvert le travail avec l&#8217;un de ses précédents romans &#171;&#160;Le garçon incassable&#160;&#187;. J&#8217;avais poursuivi avec &#171;&#160;La sainte famille&#160;&#187;.  Cette fois encore, l&#8217;héroïne est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="article__paragraph "><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Une-bete-aux-aguets_1484.jpg" rel="lightbox[5480]"><img class="alignleft size-full wp-image-5483 colorbox-5480" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Une-bete-aux-aguets_1484.jpg" alt="CVT_Une-bete-aux-aguets_1484" width="250" height="367" /></a></p>
<p class="article__paragraph ">L&rsquo;enfance est au coeur de son oeuvre. Avec ses ombres et ses lumières. <strong>Florence Seyvos</strong> nous revient avec <strong>&laquo;&nbsp;Une bête aux aguets&nbsp;&raquo;</strong>, paru lors de la rentrée littéraire de l&rsquo;automne aux Editions de Minuit.</p>
<p class="article__paragraph ">Une autrice dont j&rsquo;ai découvert le travail avec l&rsquo;un de ses précédents romans <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/31/ce-frere-pas-comme-les-autres/">&laquo;&nbsp;Le garçon incassable&nbsp;&raquo;</a>. </strong>J&rsquo;avais poursuivi avec<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/09/21/comme-une-pelote-intime-des-souvenirs/"> &laquo;&nbsp;La sainte famille&nbsp;&raquo;</a>. </strong></p>
<p class="article__paragraph ">Cette fois encore, l&rsquo;héroïne est un enfant : <strong>Anna</strong>, que nous suivons pendant sept ans environ.</p>
<p class="article__paragraph "><strong>Anna</strong> vit seule avec sa mère. <strong>Anna</strong> a failli succomber à une rougeole pas soignée. <strong>Anna</strong> prend désormais des pilules blanches et bleues, chaque jour, chaque semaine. Un remède fourni par un homme qui n&rsquo;est pas médecin&#8230; ça rassure sa mère de voir ainsi sa fille protégée des dangers de l&rsquo;existence. Elle guérit. Mais cela entraine <strong>Anna</strong> aux confins de sa conscience.</p>
<p class="article__paragraph ">Elle entend des voix, elle lit dans les pensées de sa mère, elle ment à sa meilleure amie <strong>Christine</strong> et à son petit ami pour continuer à paraître normale&#8230;</p>
<p class="article__paragraph ">Sa perception de la réalité a changé. Difficile de l&rsquo;accepter. Difficile de le comprendre. Et encore plus de le partager.</p>
<p class="article__paragraph ">Sa mère la surprotège. <strong>Anna</strong> veille sur sa mère. Une relation fusionnelle qui vire au maladif.</p>
<p class="article__paragraph ">&laquo;&nbsp;Nous avons tous une nature sauvage et il s&rsquo;agit de la dompter. <strong>Anna</strong> s&rsquo;y retrouve confrontée &laquo;&nbsp;, explique <strong>Florence Seyvos</strong>. Elle s&rsquo;interroge. Est-elle un monstre ? Est-elle normale ?</p>
<p class="article__paragraph "><span id="more-5480"></span></p>
<p class="article__paragraph ">Un livre qui frôle le fantastique. Ni trop, ni trop peu. Un livre étrange, mais quel plaisir de retrouver l&rsquo;écriture de <strong>Florence Seyvos</strong> ! Cette fois encore, son expérience de scénariste opère : on voit les images.</p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><strong>Page 15 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ma mère n&rsquo;a pas voulu que je reprenne le collège tout de suite. Elle m&rsquo;a fait faire un certificat de convalescence, et pendant plus de huit semaines je suis restée à la maison, à remarquer peu à peu les changements qui s&rsquo;opéraient en moi tout en feignant de les ignorer. D&rsquo;abord il y avait ces bruits, ces sons que j&rsquo;entendais par moments, comme si, tout près de moi, on eût soudain ouvert une porte qui donnait chez des inconnus. Au début, cela ressemblait à des acouphènes ou à cette habitude qu&rsquo;ont parfois les enfants d&rsquo;entendre de la musique partout : un solo de guitare électrique dans les bruits de la tuyauterie, un fortissimo d&rsquo;orchestre à peine dissimulé dans le moteur d&rsquo;une voiture ou sous les roues d&rsquo;un train. Mais les bruits se sont précisés et des voix s&rsquo;y sont mêlées de plus en plus&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><strong>Pages 88-89 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; [&#8230; ] C&rsquo;était l&rsquo;été, les cours étaient finis, et ma mère ne se préoccupait pas de ce que je faisais de mes journées, du moment que j&rsquo;étais là la soir pas trop tard et que je prenais, pu feignais de prendre, me médicaments. Quand j&rsquo;allais chez lui, les voix me laissaient tranquille. Elles ne revenaient que peu à peu, quand j&rsquo;étais seule, et restaient à l&rsquo;arrière-plan, comme si elles respectaient un périmètre de sécurité. Chez moi, je ne faisais rien, je dormais beaucoup et j&rsquo;attendais que le téléphone sonne. Rien ne comptait plus que l&rsquo;habitude que prenait mon corps du sien. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><strong>Page 114 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Au début de deuxième morceau, il s&rsquo;est soudain passé quelque chose. Les sons ont commencé à me parvenir étrangement distordus. Chaque note résonnait de longues secondes, se mélangeant aux suivantes, tandis que quelqu&rsquo;un semblait s&rsquo;amuser à en modifier le timbre, le rendant sourd et trouble, comme si Christine jouait sous l&rsquo;eau, puis aussi nasillard tout à coup qu&rsquo;un jouet à musique. Les notes se mélangeaient tellement les unes aux autres que je ne reconnaissais plus rien. J&rsquo;ai regardé les visages des gens qui m&rsquo;entouraient, mais bien sûr ils n&rsquo;entendaient pas la même chose que moi. Et tandis que je les regardais, leurs voix me sont entrées dans la tête.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une bête aux aguets&nbsp;&raquo;, Florence Seyvos, Editions de l&rsquo;Olivier, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Printemps arabe à travers la chair&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/15/le-printemps-arabe-a-travers-la-chair/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/15/le-printemps-arabe-a-travers-la-chair/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 07:15:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Rachid Benzine, je l&#8217;ai découvert pendant le confinement, au hasard d&#8217;un classement des titres les plus commandés dans une librairie. J&#8217;avais alors dévoré &#171;&#160;Ainsi parlait ma mère&#160;&#187;, dont je vous ai parlé ici.  Rachid Benzine est un auteur déjà prolixe, auteur d’essais notamment. Sa pièce « Lettres à Nour » a été mise en scène avec succès dans plusieurs pays. Rachid Benzine est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/143327_couverture_Hres_0.jpg" rel="lightbox[5426]"><img class="alignleft wp-image-5428 size-medium colorbox-5426" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/143327_couverture_Hres_0-204x300.jpg" alt="143327_couverture_Hres_0" width="204" height="300" /></a></p>
<p><strong>Rachid Benzine</strong>, je l&rsquo;ai découvert pendant le confinement, au hasard d&rsquo;un classement des titres les plus commandés dans une librairie. J&rsquo;avais alors dévoré <strong>&laquo;&nbsp;Ainsi parlait ma mère&nbsp;&raquo;</strong>, dont je vous ai parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/06/07/a-cette-femme-quil-aimera-toujours/">ici</a>. </strong></p>
<p><strong>Rachid Benzine</strong> est un auteur déjà prolixe, auteur d’essais notamment. Sa pièce <strong>« Lettres à Nour »</strong> a été mise en scène avec succès dans plusieurs pays. <strong>Rachid Benzine</strong> est islamologue, politologue, enseignant.</p>
<p>Né en 1971, il est arrivé en France à l’âge de 7 ans avec sa famille marocaine.</p>
<p>Codirecteur de la collection Islam des lumières aux éditions Albin Michel, il s’attache à penser un islam en phase avec notre temps et s’investit également dans le dialogue islamo-chrétien.</p>
<p>Dans ce nouveau roman, <strong>&laquo;&nbsp;Dans les yeux du ciel&nbsp;&raquo;</strong>, il nous entraîne dans le sillage de <strong>Nour</strong>, une prostituée quadragénaire, arabe, musulmane. Dont la vie va basculer pendant les &laquo;&nbsp;Printemps arabes&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est la voix de <strong>Nour</strong> qui nous guide. Une intermédiaire improbable car elle incarne, par la vie qu&rsquo;elle mène, tous les mensonges. Mais elle parle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5426"></span></p>
<p>Là, alors que la rue gronde, jour et nuit désormais, elle raconte les passes avec ses clients, parfois violents, souvent hypocrites avec le pouvoir et la religion. <strong>Nour</strong> parle aussi à son Dieu. Elle parle de sa mère, de sa fille qu&rsquo;elle veut protéger. Elle parle de <strong>Slimane</strong>, aussi. Son jeune ami homosexuel est poète et va devenir fer de lance du mouvement. Jusqu&rsquo;au drame. Elle évoque ses espoirs, sans trop se méprendre cependant sur l&rsquo;avenir qu&rsquo;elle juge incertain.</p>
<p>Le texte a été adapté au théâtre.</p>
<p>Un texte fort. Poignant.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 10 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;appelle Nour. Chez moi, on est prostituée de mère en fille. Enfin, depuis deux générations. Pas de quoi se vanter d&rsquo;un savoir-faire ancestral. Mais ça laisse des marques. Sur le corps. Sur la peau. En dedans, quelque part. Quelque chose que certains nomment l&rsquo; &laquo;&nbsp;âme&nbsp;&raquo;. Peut-être que c&rsquo;est ça. Je ne sais pas trop. En tout cas, une amertume, quand tu y penses, qui te donne envie de gerber. D&rsquo;en finir. Comme ça, d&rsquo;un claquement de doigts. Disparaître. Un dernier vol plané du haut d&rsquo;un minaret. Sous les roues d&rsquo;un char. N&rsquo;être plus que de la bouillie. Une flaque de chair, de sang, de merde. S&rsquo;imaginer comme ça. Une image toujours plus dégueulasse que celle que renvoient ceux qui vous croisent.[&#8230;] &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 53 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les hommes me seront toujours une énigme. Je suis sûre qu&rsquo;ils valent mieux que ce qu&rsquo;ils me donner à entrevoir. Même comme amants. Ont-ils jamais pensé à offrir du plaisir à une femme ? Gratuitement ? Juste pour faire plaisir ? Je peux être à genoux devant eux, bouche ouverte, j&rsquo;en sais plus sur eux-mêmes qu&rsquo;ils n&rsquo;en sauront jamais. Ils ne se voient pas expirer, suinter, grimacer, grogner&#8230; Pleurer, parfois. Surtout, ils ne s&rsquo;entendent pas parler, éructer. Me traiter de &laquo;&nbsp;sale pute&nbsp;&raquo;, de s&nbsp;&raquo;salope&nbsp;&raquo; ou crier des prénoms qui me sont inconnus mais qui représentent ceux qu&rsquo;ils veulent tant foutre. En me fessant. Quel besoin ont donc les hommes de salir ainsi la femme qui leur offre son corps ? Comme si le plaisir des hommes était une punition. La leur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 94 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Parfois, il faut enjamber un cadavre. A demi calciné ou aux membres désarticulés. Celui-ci n&rsquo;a plus de tête, mais il se cramponne encore à une banderole qui a bu son sang. Je prie pour lui et sa famille. Dans la rue, on attaque vite et on se replie tout aussi vite. On se cache dans des commerces, dans des cages d&rsquo;escalier. On se réfugie chez un ami qui a une console de jeux, de l&rsquo;alcool, du shit. L&rsquo;instinct rend alerte, précis, rapide. Les morts et les blessés s&rsquo;accumulent. L&rsquo;agonie à chaque coin de rue.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Dans les yeux du ciel&nbsp;&raquo;, Rachid Benzine, Seuil, 17€. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand le passé si noir s&#8217;invite à la fête&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/03/quand-le-passe-si-noir-sinvite-a-la-fete/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Sep 2020 08:05:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Jour de fête ! Laurent Mauvignier est de retour et quand on sait la place qu&#8217;il occupe dans mon panthéon littéraire, on peut bien pavoiser, croyez-moi Oui, l&#8217;oeuvre de Laurent Mauvignier ponctue, livre avec livre, les posts de ce blog depuis 2011. Je suis cet auteur, né à Tours et qui a grandi dans le sud-Touraine, depuis son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAUVIGNIER-OKOK.jpg" rel="lightbox[5328]"><img class="alignleft size-full wp-image-5331 colorbox-5328" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAUVIGNIER-OKOK.jpg" alt="MAUVIGNIER OKOK" width="195" height="267" /></a></p>
<p>Jour de fête ! <strong>Laurent Mauvignier</strong> est de retour et quand on sait la place qu&rsquo;il occupe dans mon panthéon littéraire, on peut bien pavoiser, croyez-moi <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5328" /></p>
<p>Oui, l&rsquo;oeuvre de <strong>Laurent</strong> <strong>Mauvignier</strong> ponctue, livre avec livre, les posts de ce blog depuis 2011. Je suis cet auteur, né à Tours et qui a grandi dans le sud-Touraine, depuis son premier roman. Je l&rsquo;ai interviewé aussi, en 2016. Vous pouvez retrouver tout cela<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/"> ici</a></strong> mais aussi <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/">là</a>.</strong></p>
<p>L&rsquo;auteur, désormais installé à Toulouse, est donc de retour avec un gros roman de 640 pages. Un roman noir. Très noir. Une première pour l&rsquo;auteur de <strong>&laquo;&nbsp;Apprendre à finir&nbsp;&raquo;</strong> (Prix du Livre Inter) et de nombreuses pièces de théâtre.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous mène sur la commune rurale de <strong>La Bassée. </strong>Une commune qui ne figure sur aucune carte. Un lieu fictif qui pourrait cependant faire penser<strong> </strong>à Descartes, où il a grandi. Il ne reste presque plus rien à <strong>La Bassée</strong> : un bourg et quelques hameaux, dont celui qu’occupent <strong>Bergogne</strong>, sa femme <strong>Marion</strong> et leur fille <strong>Ida</strong>, ainsi qu’une voisine, <strong>Christine</strong>, une artiste installée ici depuis des années.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5328"></span></p>
<p>Là, dans ce hameau des Trois filles seules, vivent <strong>Christine de Haas</strong> et son chien. L&rsquo;artiste a quitté la ville et son mari, sa vie d&rsquo;avant pour s&rsquo;installer à l&rsquo;écart. Mais tout à côté de la famille de <strong>Patrice Bergogne</strong> qui a reprise la ferme de son père. <strong>Patrice</strong>, paysan un peu bourru et mal à l&rsquo;aise avec son corps a épousé <strong>Marion</strong>. Ils élèvent <strong>Ida</strong>, leur fille. Enfin, celle de <strong>Marion</strong>, découvrirons-nous au fil de cet épais roman. Une vie de couple où les mots et les gestes ont désormais compliqués. Car trop de secrets demeurent.</p>
<p><strong>Marion</strong> travaille dans une imprimerie, dans la petite ville la plus proche. Le soir de ses quarante ans, la vie de tous ces personnages bascule. Complètement. Irrémédiablement. Définitivement. L&rsquo;arrivée de <strong>Denis</strong> et de ses deux frères <strong>Christophe</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Bègue&nbsp;&raquo;</strong> alors que se prépare la fête d&rsquo;anniversaire va replonger <strong>Marion</strong> dans son passé. Trois inconnus pour <strong>Patrice</strong>, <strong>Ida</strong> et <strong>Christine</strong>. Tout comme les jeunes années de <strong>Marion</strong>. Personne ne savait. Et personne n&rsquo;en sortira indemne.</p>
<p>Pas question de trop en dire et prendre alors le risque de &laquo;&nbsp;divulgâcher&nbsp;&raquo; les rebondissements de ce roman psychologiquement lourd, aux longues phrases pour approcher au plus près des personnages. La marque de fabrique de <strong>Laurent Mauvignier</strong>.</p>
<p>Tout y est. La tension qui s&rsquo;installe au fil des minutes. Elle ira crescendo tout au long de la soirée. On la sent, on la voit, on la lit. Un thriller à la campagne, affûté. Terriblement. Et le portrait, toujours juste, des classes modestes. Dont l&rsquo;auteur est lui-même issu.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 190 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Parfois elle voit bien comment sa mère ne répond pas à Patrice, comment il semble parler tout seul et attendre des réponses qui ne viennent pas, et, souvent, elle voit comment lui regarde fixement sa femme. Si elle pouvait lire dans ses yeux, il se peut qu&rsquo;elle lirait de la colère, de la haine, du ressentiment, de la tristesse, du remords, de la déception, de la solitude, de l&rsquo;incompréhension pareille à celle qu&rsquo;elle éprouve lorsqu&rsquo;elle le voit fixant sa mère qui ne répond pas, ne l&rsquo;entend sans doute même pas, et combien de fois alors c&rsquo;est Ida qui doit dire, </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Maman, papa te parle.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>car elle sait qu&rsquo;elle, sa mère va l&rsquo;entendre, </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Oui, pardon ma chérie.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>et qu&rsquo;ensuite Marion se tournera vers Patrice. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ida sait que ce soir ce ne sera pas comme ça. Il n&rsquo;y aura pas ces moments de flottement pendant lesquels ils restent tous les trois à table, évacuant tout ce qui les concerne pour parler du boulot et des faits divers qu&rsquo;on a entendus à la télé, et puis de rien, surtout de rien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 372-373 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais cette fixité, elle ne peut toujours pas la supporter, comme si les yeux de Patrice étaient trop inquisiteurs pour qu&rsquo;elle assume ce face-à-face &#8211; comme si elle était incapable de s&rsquo;attendre à y trouver autre chose qu&rsquo;une confrontation ou même, déjà, une condamnation, une sorte d&rsquo;accusation qu&rsquo;elle redoute de ne pas pouvoir supporter à ce moment-là, s&rsquo;imaginant ne pas en être capable alors qu&rsquo;elle voudrait trouver ses yeux, oui, de tout coeur, elle voudrait trouver en lui une réponse à son angoisse, de la compréhension, de l&rsquo;amour, elle est sûre qu&rsquo;il comprendrait, qu&rsquo;il verrait qu&rsquo;elle veut s&rsquo;excuser parce que c&rsquo;était déjà comme si tout le monde était d&rsquo;accord pour dire que ce qui se passe ce soir est en partie de sa faute et, alors qu&rsquo;elle voudrait s&rsquo;excuser à cause de cette soirée, maintenant elle voudrait que Patrice l&rsquo;excuse pour tout ce qu&rsquo;elle lui fait subir depuis des années et dont elle sait qu&rsquo;il encaisse presque sans rien dire, s&rsquo;énervant parfois parce qu&rsquo;il  a trop bu ou parce que sa patience est à bout ; elle sait, aussi clairement qu&rsquo;elle sait n&rsquo;avoir jamais voulu le savoir tout à fait, que c&rsquo;est à cause de ce qu&rsquo;elle ne lui donne pas, et pas seulement le sexe, mais aussi tout ce qu&rsquo;elle lui refuse de tendresse et de temps.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 531-532 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Elle a encore ce vague espoir qu&rsquo;on ne l&rsquo;entendra pas, que les filles ne comprendront pas qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas la fille sensass et cool à qui personne ne résiste, qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas celle qu&rsquo;elles croient connaître. Et maintenant elle leur en vaut presque de la naïveté avec laquelle elles l&rsquo;avaient crue si forte, si puissante, elle leur en veut tant soudain qu&rsquo;elle voudrait se retourner et les agresser toutes les deux, oui, cette pulsion, cette envie qu&rsquo;elle doit réprimer de leur foncer dessus pour tout dégommer, s&rsquo;en prendre à elles deux pour leur gueuler que depuis que&rsquo;elle vit ici, évidemment, rien ni personne n&rsquo;a pu avoir la moindre prise sur sa vie ni sur elle, ils sont tellement gentils les gens d&rsquo;ici, vous le saviez pas ?&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Histoires de la nuit&nbsp;&raquo;, Laurent Mauvignier, Les Editions de Minuit.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dans le pierrier, découvrir son coeur&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/08/21/dans-le-pierrier-decouvrir-son-coeur/</link>
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		<pubDate>Fri, 21 Aug 2020 06:42:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GEANTE.jpg" rel="lightbox[5287]"><img class="alignleft size-full wp-image-5296 colorbox-5287" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GEANTE.jpg" alt="GEANTE" width="170" height="256" /></a></p>
<p>Quelle claque ! Le roman <strong>&laquo;&nbsp;La Géante&nbsp;&raquo;</strong> m&rsquo;est arrivé via la boîte à lettres. Je l&rsquo;ai dévoré. J&rsquo;en garde des images, des sensations. Je n&rsquo;avais jamais lu un roman de <strong>Laurence Vilaine</strong>. Avec <strong>&laquo;&nbsp;La Géante&nbsp;&raquo;</strong>, la quinquagénaire installée à Nantes, signe son troisième roman. Un conte qui nous parle d&rsquo;amour et de vie. Sauf que Noële ne connait pas le premier et a réglé la seconde dans un lieu délimité par les montagnes</p>
<p>Noële, la narratrice, a toujours vécu au pied de la Géante, là, <strong>à Fontanalbe, dans les Alpes-Maritimes</strong>. C&rsquo;est là qu&rsquo;elle a grandi après avoir rejoint La Tante, un jour de drame. Avec son père, son frère. Leur mère vient de mourir&#8230;</p>
<p>Dans la montagne, <strong>Noële</strong> suit le rythme des saisons, a fait siennes les herbes et les plantes médicinales pour les tisanes et les onguents en suivant scrupuleusement au fil des années les consignes de sa tante. Au fil des ans, la vieille femme est devenue un peu sorcière. Chaque samedi, les villageois viennent chercher de quoi les soulager, les soigner.<strong> Noële</strong>, elle, a fini par oublier qui elle était. Ou aurait pu être.</p>
<p>A ses côtés, son frère, surnommé <strong>Rimbaud</strong> qui ne parle pas, mais qui chante avec le petit-duc.</p>
<p><span id="more-5287"></span></p>
<p>Parmi cet univers minéral, elle voit passer les saisons, et n&rsquo;attend plus rien du ciel ni du soleil d&rsquo;ailleurs. Et puis un jour, <strong>Maxim</strong> s&rsquo;installe dans une maison du hameau. Le reporter se met au vert, pour faire face à la maladie.  Il reçoit des lettres de <strong>Carmen</strong>, qui l&rsquo;aime. Qui parcourt le monde pour rapporter des histoires et des reportages. Et qui s&rsquo;inquiète pour cet homme qui distille ses secrets au compte-gouttes.</p>
<p><strong>Noële</strong> lui apporte ses missives. Finira par les garder et les lire. A travers les mots d&rsquo;une autre, elle découvre tout ce que la vie ne lui a pas offert, les sentiments qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas laissé entrer. A distance, via sa correspondance, le couple bouleverse ses répères.</p>
<p>Au cœur de la nature, les sentiments s&rsquo;affrontent. La vérité se cache pour finalement éclater. Violente. Implacable au pied de <strong>La Géante, </strong>véritable personnage à part entière de ce roman à l&rsquo;écriture sensible et poétique.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 40 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle avançait les yeux droits et le pied solide qui va abattre des kilomètres, et plus on avançait, plus c&rsquo;était le bourbier, dans ma gorge, dans ma poitrine, les dents serrées et les narines fermées, je sais respirer sans bruit, allumer le feu et me brûler sans geindre, la Tante m&rsquo;a appris, quand tu viens au monde, personne ne compte sur toit, aussi compte sur toi-même et ne dérange pas la montagne. </em></p>
<p><em>Je la connais par coeur la Géante, ses bêtes et ses caillasses, ses fougères à moustache et ses fausses gentianes qui donnent la chiasse. </em></p>
<p><em>Comme la poche de ma blouse, je la connais. </em></p>
<p><em>Comme l&rsquo;odeur des cendres froides et des matins sans amour. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 77 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai vu quelques lettres empilées sur sa table, des enveloppes encore cachetées et une sur le carrelage de l&rsquo;entrée qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas ramassée. Les mouches s&rsquo;attardaient, de deux jours elles passaient à trois, ce qui faisait de plus en plus lourde sa tête, elle demandait le silence aussi grand qu&rsquo;il lui serait possible de l&rsquo;entendre. La guerre battait son plein, il ne voulait voir personne dans les rangs. Il n&rsquo;y avait pas de rang. Lui seul et le silence, dont il a fait son arme. Il voulait tout éteindre, le volume en même temps que la lumière et le bruit du monde, jusqu&rsquo;aux mots sur le papier qui bruissaient trop fort. Plutôt se taire quand on n&rsquo;a rien à offrir et aucune promesse à faire &#8211; il m&rsquo;a remerciée, a baissé les yeux et refermé sa porte. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 112 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Dans son chagrin, cette femme puisait les mots qui ne cachaient rien, elle se mettait à nu comme elle allait prendre un bain et nageait dans des eaux profondes avec la peur de rien. A côté d&rsquo;elle, je marchais morte, morte de marcher à côté de l&rsquo;essentiel. Je ne savais pas ce que penser à quelqu&rsquo;un voulait dire, le soir avant le sommeil qu&rsquo;elle retardait pour ne pas être séparée de lui dès le réveil. Je ne sais pas les mains qui brûlent et ce qu&rsquo;aimer signifie, ni le sourire ni le désir grâce à des yeux de quelqu&rsquo;un quelque part, fussent-ils à six cents kilomètres. Ni la terreur d&rsquo;un mot de trop qui ferait mal, ni l&rsquo;insoutenable, la seule pensée que l&rsquo;amour s&rsquo;en aille à jamais &#8211; ce soir-là dans la nuit je me suis blottie.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;La Géante&nbsp;&raquo;, Laurence Vilaine, Zulma, 17,50€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand les copines et leurs rêves se débinent&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 05 May 2020 08:18:07 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Pas vraiment ma cam&#8230; je le savais en ouvrant &#160;&#187; Nos espérances &#171;&#160;, nouveau roman d&#8217;Anna Hope, dont je n&#8217;avais rien lu jusque-là. Je vais mettre cela sous le compte du coronavirus, ça lui apprendra L&#8217;histoire ? Elle est contemporaine. Traverse les années 90 jusqu&#8217;aux années 2010 et nous parle des parcours de trois amies, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ESPERANCES-OK.jpg" rel="lightbox[5122]"><img class="alignleft size-full wp-image-5124 colorbox-5122" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ESPERANCES-OK.jpg" alt="ESPERANCES OK" width="195" height="285" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Pas vraiment ma cam&#8230; je le savais en ouvrant </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>&nbsp;&raquo; Nos espérances &laquo;&nbsp;</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, nouveau roman d&rsquo;</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Anna Hope</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, dont je n&rsquo;avais rien lu jusque-là. Je vais mettre cela sous le compte du coronavirus, ça lui apprendra <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5122" /></span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">L&rsquo;histoire ? Elle est contemporaine. Traverse les années 90 jusqu&rsquo;aux années 2010 et nous parle des parcours de trois amies, anglaises. Trois trajectoires, trois histoires qui s&rsquo;entremêlent. Entre petites trahisons, rancunes sévères et retrouvailles joyeuses.</span></span></span></p>
<p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Hannah, Cate </b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">et</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Lissa</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> sont jeunes, impétueuses, inséparables. Dans le Londres des années 1990 en pleine mutation, elles vivent ensemble et partagent leurs points de vue sur l’art, l’activisme, l’amour et leur avenir, qu’elles envisagent avec gourmandise. Le vent de rébellion qui souffle sur le monde les inspire.</span></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5122"></span></p>
<p><span style="color: #333333"> <span style="font-size: small"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><br />
Les années passent, et à trente-cinq ans, entre des carrières plus ou moins épanouissantes et des mariages chancelants, toutes trois sont insatisfaites et chacune convoite ce que les deux autres semblent posséder. Qu’est-il arrivé aux femmes qu’elles étaient supposées devenir?</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Voilà ce que nous dit la quatrième de couverture&#8230;<br />
Au final, j&rsquo;ai bien eu du mal à me plonger dans les vies, les rêves avortés et les atermoiements de chacune de ces trois jeunes femmes. Il y a </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Lissa</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> la comédienne qui finira par séduire le mari de son amie </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Hannah</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, prête à tout pour devenir maman. Et puis </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Cate</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, qui s&rsquo;interroge sur son rôle de maman débordée, sur sa sexualité aussi&#8230; </span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Voilà. J&rsquo;ai résumé.  Un peu court, je sais. Lapidaire, assurément. Mais franchement, ça ne m&rsquo;a pas inspiré davantage. </span></span></span></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Extraits</b></span></span></span></strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 32 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Elle jette un coup d&rsquo;oeil réflexe à son portable. Toujours pas de nouvelles de la deuxième audition. Tchekhov. Ce qui en soi ne veut rien dire : on peut être heureusement surpris avoir avoir attendu des semaines entières, mais elle sent que l&rsquo;espoir entame sa lente décrue. Demain, si elle n&rsquo;a toujours pas eu de nouvelles, elle sera fébrile, d&rsquo;ici le week-end, dévastée et émotive, d&rsquo;ici le début de la semaine prochaine, sur la défensive&nbsp;&raquo;, rafistolée. Avec le temps, elle est devenue plus susceptible, pas moins.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 93 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Cate scrute le visage de son amie en quête de signes de stress mais n&rsquo;en voit aucun, elle a plutôt l&rsquo;impression que son regard ripe, comme si Hannah était recouverte d&rsquo;un enduit lisse et impénétrable, un visage de pierre sans aucune prise à laquelle se raccrocher, alors que Cate se sent poreuse. Plus que ça. C&rsquo;est comme s&rsquo;il y avait de grands trous béants en elle, à l&rsquo;intérieur desquels n&rsquo;importe qui pouvait jeter un oeil, fourrer le doigt et prononcer un jugement sur le bordel qui règne à l&rsquo;intérieur. Elle transpire, et Tom, qu&rsquo;elle sort de sa poussette, transpire aussi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 214 :</strong><em> &nbsp;&raquo; [&#8230;]Durant les jours qui suivent elle se sent glisser, comme si le bonheur était une danse dont elle aurait oublié les pas. Elle compte ses respirations. Elle compte ses atouts, essaie de rationaliser : pourquoi ce que font ses amies lui importe ? Pourquoi son bonheur devrait-il être indexé au leur ? Et pourtant c&rsquo;est le cas. Bizarrement, c&rsquo;est le cas : elle ne peut pas s&rsquo;empêcher de procéder à l&rsquo;inventaire de sa vie, l&rsquo;absence, à trente-trois ans, du moindre marqueur qui constitue une véritable vie d&rsquo;adulte. Elle commence à détester son boulot, prendre le métro tous les jours jusqu&rsquo;à Canary Wharf, participer, la corde au cou, à des réunions avec des banquiers qui pensent qu&rsquo;en vous consacrant une minute de leur temps ils changent le monde. Ce boulot avec lequel elle ne gagnera jamais assez pour s&rsquo;acheter une maison, s&rsquo;acheter de beaux habits.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Nos espérances&nbsp;&raquo;, Anna Hope, Gallimard, traduit de l&rsquo;anglais par Elodie Leplat, 22€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Et si les processeurs prenaient le pouvoir&#8230;</title>
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		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/03/05/et-si-les-processeurs-prenaient-le-pouvoir/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2020 11:04:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Une machine comme moi"]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
		<category><![CDATA[découverte]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[expérimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Ian McEwan]]></category>
		<category><![CDATA[Londres]]></category>
		<category><![CDATA[mensonges]]></category>
		<category><![CDATA[passé amour]]></category>
		<category><![CDATA[progrès]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[sentiments]]></category>
		<category><![CDATA[trahison]]></category>

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		<description><![CDATA[Et si on plongeait non pas dans le futur, mais dans un passé très avancé ? Cap sur l&#8217;uchronie avec Ian McEwan qui signe son quinzième roman avec &#171;&#160;Une machine comme moi&#160;&#187;. Nous sommes en 1982, dans la banlieue de Londres. Tout a l&#8217;air presque normal. Presque seulement. Imaginez plutôt : dans la guerre qui [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/UNE-MACHINE-COMME-MOI.jpg" rel="lightbox[5049]"><img class="alignleft size-full wp-image-5054 colorbox-5049" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/UNE-MACHINE-COMME-MOI.jpg" alt="UNE MACHINE COMME MOI" width="195" height="285" /></a></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Et si on plongeait non pas dans le futur, mais dans un passé très avancé ? Cap sur l&rsquo;uchronie avec <strong>Ian McEwan</strong> qui signe son quinzième roman avec &laquo;&nbsp;Une machine comme moi&nbsp;&raquo;<strong>.</strong></span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Nous sommes en 1982, dans la banlieue de Londres. Tout a l&rsquo;air presque normal. Presque seulement. Imaginez plutôt : dans la guerre qui oppose le gouvernement britannique à l&rsquo;Argentine à propos des Malouines&#8230; c&rsquo;est l&rsquo;Argentine qui s&rsquo;est imposée. Et les Beatles viennent de se recomposer après une pause artistique. Pour le reste, à Londres, on conduit des voitures autonomes, on pratique le télétravail et on peut acheter un androïde&#8230;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce que vient de faire </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Charlie,</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> 32 ans, ancien avocat fiscaliste qui a décidé de sacrifier l&rsquo;héritage de sa mère pour se payer</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Adam</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, l&rsquo;un des 25 androïdes imaginés par </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Alan Turing</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> ( il a inventé l&rsquo;ordinateur et a déchiffré les codes secrets nazis)&#8230; dont la biographie officielle s&rsquo;arrête en 1954. Là, celui qui sera condamné à une castration chimique pour homosexualité, est dans les d</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>&lsquo;Ian McEwan</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> un chercheur respecté et mondialement connu.</span></span></span></p>
<p><span id="more-5049"></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Charlie vit au-dessus de chez </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Miranda</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, une étudiante de dix ans sa cadette dont il est tombé amoureux. Ensemble, ils vont programmer </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Adam</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, lui attribuer l&rsquo;un et l&rsquo;autre des qualités&#8230; Jusqu&rsquo;à le faire tomber amoureux de Miranda ? A éprouver des sentiments ?</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Au fil des pages de ce quinzième roman, l&rsquo;auteur nous plonge dans les affres de l&rsquo;intelligence artificielle et de la vie de </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Charlie,</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> Nerd fauché de son état.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Ces </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Adam</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> et ces </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Eve, prototypes criant de vérité, </b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">ne supportent absolument pas les mensonges. Des raseurs moraux ? Allez savoir. Reste qu&rsquo;ils ont poussé très loin les valeurs. Quitte à ne pouvoir continuer à vivre en société avec les humains&#8230; </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Miranda</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> a-t-elle tout dit à </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Charlie</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> ? Pas sûr. Mais </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Adam</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> s&rsquo;en chargera entre l&rsquo;écriture de haïkus. A sa manière.</span></span></span></p>
<p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Charlie</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> et </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Miranda</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> s&rsquo;improvisent aussi comme parents, auprès du petit </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Mark</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, petit garçon malheureux et sensible.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Une comédie sociale qui nous parle de nous, en filigrane. &nbsp;&raquo; Je voulais imaginer comment ce serait de vivre en contact intime avec un androïde d&rsquo;une grande intelligence &laquo;&nbsp;, a expliqué </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Ian McEwan</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> dans une interview.</span></span></span></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #333333"> </span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Extraits</b></span></span></span></strong></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"> </span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 26  :</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&laquo;&nbsp;A trente-deux ans , j&rsquo;étais complètement fauché. Dilapider l&rsquo;héritage de ma mère pour l&rsquo;achat d&rsquo;un gadget ne représentait qu&rsquo;une partie de mon problème – mais c&rsquo;était emblématique. Dès que l&rsquo;argent rentrait, je m&rsquo;arrangeais pour qu&rsquo;il parte en fumée, j&rsquo;en faisais un feu de joie, je le fourrais dans un haut-de-forme et j&rsquo;en sortais une dinde. Souvent, même si ce n&rsquo;était pas le cas en l&rsquo;occurrence, je comptais en tirer par magie une somme bien plus importante avec un minimum d&rsquo;efforts. Les stratagèmes, les ruses plus ou moins licites et les combines astucieuses n&rsquo;étaient pas pour moi. Je préférais les coups d&rsquo;éclat. D&rsquo;autres s&rsquo;y risquaient et prospéraient. Ils empruntaient, faisaient fructifier cet argent et devenaient riches tout en remboursant leurs dettes. Ou bien ils avaient un métier, une profession comme moi auparavant, et s&rsquo;enrichissaient plus modestement, mais sûrement. Pendant ce temps-là je boursicotais ou, plutôt, je travaillais à ma ruine dans un deux-pièces humide en rez-de-chaussée, dans un morne no man&rsquo;s land aux rues bordées de maisons jumelles de style edwardien entre Stockwell et Clapham, au sud de Londres. &laquo;&nbsp;</span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 121 : </b></span></span></span></strong><em>&laquo;&nbsp;Toute la nuit j&rsquo;avais fantasmé sur la destruction d&rsquo;Adam. Je voyais mes mains le ligoter avec la corde dont je me servirais pour le traîner vers la rivière Wandle, ce cloaque. Si seulement il ne m&rsquo;avait pas coûté si cher. Et il me coûtait encore plus cher désormais. Ce moment passé avec Miranda n&rsquo;avait pas pu être un combat entre les principes et la quête du plaisir. Sa vie érotique était un simulacre. Il tenait à Miranda de la même façon qu&rsquo;un lave-vaisselle tient à ses assiettes. Lui, ou ses sous-programmes, préférait l&rsquo;approbation de Miranda à ma colère. J&rsquo;en voulais aussi à Miranda, qui avait coché la moitié des cases et apporté de la complexité à la nature d&rsquo;Adam.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p><strong>Page 315 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;étais disposé à laisser les événements glisser sur moi dans un silence sans heurt. La journée avait été longue et intense. On m&rsquo;avait pris pour un robot, ma demande en mariage avait été acceptée, je m&rsquo;étais porté volontaire pour une paternité immédiate, j&rsquo;avais appris l&rsquo;autodestruction d&rsquo;un quart des semblables d&rsquo;Adam, puis été témoin des effets physiques d&rsquo;un ecoeurement moral. Rien de tout cela ne m&nbsp;&raquo;impressionnait plus. Seules de petites choses y parvenaient : mes paupières lourdes, le réconfort apporté par ma tassé de thé plutôt que par un whisky écossais bien tassé.&nbsp;&raquo; </em></p></blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Une machine comme moi&nbsp;&raquo;, Ian McEwan, Gallimard, 22€. </strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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