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	<title>Quatrième de couv &#187; FRance</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
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		<title>A ce père qu&#8217;il n&#8217;a pas compris&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/11/05/a-ce-pere-quil-na-pas-compris/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Nov 2023 14:37:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quel plaisir de retrouver Rachid Benzine ! L&#8217;auteur de Ainsi parlait ma mère, de Dans les yeux du ciel et de Voyage au bout de l&#8217;enfance est présent sur les tables des librairies pour cette rentrée littéraire. Avec Les silences des pères, l&#8217;islamologue, chercheur et écrivain, nous emmène dans un road trip de la mémoire. L&#8217;histoire ? Un fils, Français d&#8217;origine marocaine et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/147776_couverture_Hres_0.jpg" rel="lightbox[6499]"><img class="alignleft size-full wp-image-6501 colorbox-6499" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/147776_couverture_Hres_0.jpg" alt="147776_couverture_Hres_0" width="409" height="600" /></a></p>
<p>Quel plaisir de retrouver <strong>Rachid Benzine</strong> !</p>
<p>L&rsquo;auteur de <a style="font-style: italic;font-weight: bold" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/06/07/a-cette-femme-quil-aimera-toujours/">Ainsi parlait ma mère</a>, de <strong><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/15/le-printemps-arabe-a-travers-la-chair/">Dans les yeux du ciel</a> et de <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/01/07/voyage-au-bout-de-lenfer-a-hauteur-denfant/">Voyage au bout de l&rsquo;enfance</a> </em></strong>est présent sur les tables des librairies pour cette rentrée littéraire.</p>
<p>Avec <em><strong>Les silences des pères</strong></em>, l&rsquo;islamologue, chercheur et écrivain, nous emmène dans un road trip de la mémoire.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Un fils, Français d&rsquo;origine marocaine et pianiste classique de renommée internationale, apprend au téléphone le décès de son père. Ils s’étaient éloignés : un malentendu, des drames puis des non-dits, et la distance désormais infranchissable.</p>
<p>Maintenant que l’absence a remplacé le silence, le fils revient à Trappes, le quartier de son enfance, pour veiller avec ses soeurs la dépouille du défunt et trier ses affaires. Tandis qu’il débarrasse l’appartement, il découvre une enveloppe épaisse contenant quantité de cassettes audio, chacune datée et portant un nom de lieu. Il en écoute une et entend la voix de son père qui s’adresse à son propre père resté au Maroc.</p>
<p>Il y raconte sa vie en France, année après année. Notre narrateur décide alors de partir sur les traces de ce taiseux dont la voix semble comme resurgir du passé.</p>
<p>Le nord de la France, les mines de charbon des Trente Glorieuses, les usines d’Aubervilliers et de Besançon, les maraîchages et les camps de harkis en Camargue : le fils entend l’histoire de son père et le sens de ses silences.</p>
<p>Un roman sensible, qui raconte la difficulté pour un père et son fils de se retrouver. De dépasser les non-dits et l&rsquo;incompréhension qui éloigne parfois ceux qui s&rsquo;aiment.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6499"></span></p>
<p>Un roman qui permet également de toucher du doigt le quotidien d&rsquo;un ouvrier émigré en France durant les années 50-60. Au document s&rsquo;ajoute alors une réflexion, tout en nuances, sur le deuil et le déni. Une fois encore Rachid Benzine fait mouche.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 21-22 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il a fallu qu&rsquo;il meure pour que je revienne. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Vingt-deux années. Et rien n&rsquo;a changé. La même dalle de béton. Les mêmes visages. Ceux d&rsquo;enfants devenus pères, de pères devenus grands-pères, de petits-enfants qui grandissent à l&rsquo;ombre des mêmes tours. Tout disparaîtra avec eux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Il n&rsquo;a pas souffert&nbsp;&raquo;, me disent mes soeurs comme pour me rassurer. Je n&rsquo;ose pas leur avouer que je le croyais déjà parti depuis plusieurs années. Qu&rsquo;il n&rsquo;était plus qu&rsquo;un lointain souvenir. &laquo;&nbsp;il est encore à l&rsquo;appartement, dans sa chambre. Si tu veux le voir.&nbsp;&raquo; Elles me remercient d&rsquo;être présent. &laquo;&nbsp;C&rsquo;est important, ça lui aurait fait plaisir. &nbsp;&raquo; Je n&rsquo;ose pas leur dire que ce sont des paroles convenues. Que leur deuil n&rsquo;est pas le mien. Que pour pleurer quelqu&rsquo;un, il faut l&rsquo;avoir aimé. [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 54 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Ses doigts, en effet, racontent l&rsquo;envergure d&rsquo;une vie de labeur au fond d&rsquo;une mine. Le syndrome des &laquo;&nbsp;doigts blancs&nbsp;&raquo; &#8211; la vascularisation ne se fait plus. Ses phalanges ont quasiment perdu leur motricité. Je salue mon hôte mais avant même que je puisse en dire davantage, le vieil homme se relève brusquement : &nbsp;&raquo; Tu as sa voix&#8230; sa voix quand on est arrivés en France. C&rsquo;est comme si il était là. Tu es de la famille d&rsquo;Ahmed Chehlaoui, n&rsquo;est-ce pas ? &nbsp;&raquo; J&rsquo;acquiesce, je me présente. Il me serre dans ses bras et colle sa joue sur la mienne. Ses larmes salées se frayent un chemin jusqu&rsquo;à mes lèvres. Il se confond en excuses de ne pas avoir pu être à l&rsquo;enterrement. Les invocations qu&rsquo;il vient d&rsquo;achever c&rsquo;était pour lui, pour mon père, même si Allah, il n&rsquo;en doute pas, l&rsquo;avait déjà accueilli à bras ouverts en son Paradis.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 137 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je me retrouve sur une route silencieuse qui passe non loin du pont du Gard, dont la voie serpente entre des platanes grillés par le soleil du Midi. Je suis toujours sonné par la voix grésillante de mon père qui se superpose aux contours de ce paysage de garrigue. J&rsquo;entends encore une de ses phrases lapidaires, faite pour tirer un trait sur une vie, accepter l&rsquo;inacceptable : &laquo;&nbsp;Pour le mariage, j&rsquo;ai fait comme tu m&rsquo;as dit.&nbsp;&raquo; La bande magnétique s&rsquo;était comme étranglée à ces mots, et avait laissé place à un long silence.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>Les silences des pères, Rachid Benzine, Seuil, 17,50€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Entre deux langues, trouver sa voix</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/09/22/entre-deux-langues-trouver-sa-voix/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/09/22/entre-deux-langues-trouver-sa-voix/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2022 08:02:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été 2022 Une histoire. Insolite et sensible. Une histoire de prénom et d&#8217;identité. Une histoire d&#8217;histoires. Celle  de Polina Panassenko que l&#8217;on devine en filigrane. Née à Moscou, la jeune femme est auteure, traductrice et comédienne. Il y a 7 ans, elle avait publié une enquête. Elle signe avec Tenir sa langue son premier roman. Que nous [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><strong><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire été 2022</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TENIR-SA-LANGUE.jpg" rel="lightbox[6079]"><img class="alignleft wp-image-6078 size-medium colorbox-6079" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TENIR-SA-LANGUE-215x300.jpg" alt="TENIR SA LANGUE" width="215" height="300" /></a>Une histoire. Insolite et sensible. Une histoire de prénom et d&rsquo;identité. Une histoire d&rsquo;histoires. Celle  de <strong>Polina Panassenko</strong> que l&rsquo;on devine en filigrane.</p>
<p>Née à Moscou, la jeune femme est auteure, traductrice et comédienne. Il y a 7 ans, elle avait publié une enquête. Elle signe avec <strong><em>Tenir sa langue</em></strong> son premier roman.</p>
<p>Que nous dit la quatrième de couverture ?</p>
<p>&nbsp;&raquo; Ce que je veux moi, c&rsquo;est porter le prénom que j&rsquo;ai reçu à la naissance. Sans le cacher, sans le maquiller, sans le modifier. Sans en avoir peur. &nbsp;&raquo;</p>
<p>Un peu plus d&rsquo;un an après la disparition de l&rsquo;URSS, <strong>Polina</strong>, sa soeur et ses parents ont rejoint la France. Et Saint-Etienne. Elle devient <strong>Pauline</strong>. Pour mieux s&rsquo;intégrer. Deux prénoms pour deux vies qui se chevauchent, qui se répondent. Jusqu&rsquo;au jour où la jeune femme décide de récupérer son prénom de naissance, au tribunal alors qu&rsquo;elle doit renouveler son passeport. Pas si simple. Elle doit justifier du bien-fondé de sa démarche. Adolescente, elle avait mis au point un &laquo;&nbsp;Code personnel d&rsquo;honneur patriotique&nbsp;&raquo;, pour ne rien perdre de ses racines russes puisque sa mère y tenait tant. En classe de 4e, <strong>Polina</strong> est naturalisée de fait, puisque son père l&rsquo;est au préalable.</p>
<p>Ce premier roman est construit autour d&rsquo;une vie entre deux langues et deux pays. D&rsquo;un côté, la Russie de l&rsquo;enfance, celle de la datcha, de l&rsquo;appartement communautaire où les générations se mélangent, celle des grands-parents inoubliables et de<strong> Tiotia Nina</strong>. De l&rsquo;autre, la France, celle de la <i>materneltchik</i>, des mots qu&rsquo;il faut conquérir et des Minikeums. La maladie de sa mère aussi, les questions restées sans réponse.</p>
<p>Un premier roman drôle et tendre à la fois.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 69 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans la salle éblouissante, les choses empirent de jour en jour. A l&rsquo;instant où la sirène retentit, je ferme la bouche jusqu&rsquo;à ce que ma mère arrive. Deux de mes voisins de table ont fini par comprendre qu&rsquo;ils avaient carte blanche. Quoi qu&rsquo;ils fassent, quoi qu&rsquo;ils me fassent, je ne pourrai jamais faire usage de sons à leur encontre. L&rsquo;immense femme-adulte ne me sera d&rsquo;aucun secours. Impunité totale. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;immense femme-adulte informe ma mère de mon mutisme. On me parle encore et encore de la langue qu&rsquo;il me manque. La langue du français. C&rsquo;est pour elle que je dois y aller. Je dois retourner à la </em>materneltchik<em> pour qu&rsquo;elle me pousse. Tu la chanteras comme un oiseau, tu verras. Tchik-tchirik, fait le moineau.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 107-108 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Ma mère aussi veille sur mon russe comme sur le dernier oeuf du coucou migrateur. Ma langue est son nid. Ma bouche, la cavité qui l&rsquo;abrite. Plusieurs fois par semaine, ma mère m&rsquo;amène de nouveaux mots, vérifié l&rsquo;état de ceux qui sont déjà là, s&rsquo;assure qu&rsquo;on n&rsquo;en perd pas en route. Elle surveille l&rsquo;équilibre de la population globale. Le flux migratoire : les entrées et sorties des mots russes et français. Gardienne d&rsquo;un vaste territoire dont le frontières sont en pourparlers Russe. Français. Russe. Français Sentinelle de la langue, elle veille au poste-frontière. Pas de mélange. Elle traque les fugitifs français hébergés dans mon russe.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 122 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je suis la seule de ma famille à avoir perdu l&rsquo;accent russe. La paroi entre le français et le russe est devenue étanche. Plus rien ne filtre au travers. On m&rsquo;a dit C&rsquo;est dingue ça, on n&rsquo;entend rien du tout, non mais c&rsquo;est vrai, c&rsquo;est vrai, pas un pète de quelque chose. L&rsquo;accent c&rsquo;est quelque chose. Rien du tout c&rsquo;est ce qu&rsquo;il m&rsquo;en reste. Ce sont les oreilles des autres qui actent la rupture, s&rsquo;étonnent qu&rsquo;il ne soit plus là. </em>Tu as un français impeccable.<em> Impeccable. Une cuisine bien lavée. Pas de pelures coincées dans le trou de l&rsquo;évier. Pas de taches sur la nappe. Même pas une miette accrochée à l&rsquo;éponge. Mais si mon français est impeccable, le français de ma mère, il est quoi ? Et celui de mon père ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;accent c&rsquo;est ma langue maternelle.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>Tenir sa langue, Polina Panassenko, Editions de l&rsquo;Olivier, 18€</em></strong></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Chronique d&#8217;un raté historique&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/12/07/chronique-dun-rate-historique/</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Dec 2020 08:21:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Le sujet aurait pu être âpre. Tellement aride. C&#8217;était sans compter le talent d&#8217;Eric Reinhardt pour raconter des histoires. Pour raconter la nôtre, par le prisme, cette fois, d&#8217;une aventure technologique. Imaginez un peu  : ils nous parlent d&#8217;internet et du fait que la France n&#8217;a pas su ( pas pu ?) saisir sa chance [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Comedies-francaises_7048.jpg" rel="lightbox[5462]"><img class="alignleft size-full wp-image-5466 colorbox-5462" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Comedies-francaises_7048.jpg" alt="CVT_Comedies-francaises_7048" width="195" height="285" /></a></p>
<p>Le sujet aurait pu être âpre. Tellement aride. C&rsquo;était sans compter le talent d&rsquo;<strong>Eric Reinhardt</strong> pour raconter des histoires.</p>
<p>Pour raconter la nôtre, par le prisme, cette fois, d&rsquo;une aventure technologique. Imaginez un peu  : ils nous parlent d&rsquo;internet et du fait que la France n&rsquo;a pas su ( pas pu ?) saisir sa chance pour en être le berceau. Rien que ça.</p>
<p><strong>Eric Reinhardt</strong>, auteur prolixe, signe ici son roman le plus politique et le plus acerbe sur notre pays, sur sa droite et sur les lobbies qui, toujours, tirent les ficelles&#8230; Mais quelle drôle d&rsquo;idée !</p>
<p>C&rsquo;est en lisant Libé en 2013 que l&rsquo;auteur tombe sur une brève qui lui dit que <strong>Louis Pouzin</strong>, un ingénieur français, va être décoré par la reine d&rsquo;Angleterre. Et pour quelle raison ? &laquo;&nbsp;Avoir été l&rsquo;un des pères d&rsquo;internet &laquo;&nbsp;. Alors l&rsquo;auteur de <strong>&laquo;&nbsp;Cendrillon&nbsp;&raquo;</strong> ou <strong>&laquo;&nbsp;Le système Victoria&nbsp;&raquo;</strong> cherche, rencontre <strong>Louis Pouzin</strong> qui lui confirme que &nbsp;&raquo; l&rsquo;entourage de Valéry Giscard d&rsquo;Estaing, en 1974, avait écarté son invention, le datagramme, au profit du Minitel, et que les Américains, pas cons, s&rsquo;en étaient immédiatement emparés pour créer et lancer internet &nbsp;&raquo; (Les Inrocks du 19 août 2020).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5462"></span></p>
<p>Une décision &laquo;&nbsp;désastreuse&nbsp;&raquo; derrière se cache un homme, <strong>Ambroise Roux, </strong>l&rsquo;un des grands patrons français d&rsquo;alors. L&rsquo;autre héros de ce roman riche, solide et éclairant sur les pratiques giscardiennes.</p>
<p>Pour nous raconter tout cela dans le détail, un jeune journaliste,<strong> Dimitri</strong>, qui  jusqu&rsquo;à son décès tragique, ne lâchera pas son sujet. Tout en se mettant en quête d&rsquo;une jeune femme dont il est persuadé qu&rsquo;elle est faite pour lui. Qu&rsquo;il la croise dans une rue espagnole, dans une salle de théâtre parisienne ou une cave à concerts à Bordeaux.  Voilà, entre autres, ce que nous raconte <strong>&laquo;&nbsp;Comédies françaises&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>La quatrième de couv nous dit ceci : &laquo;&nbsp;Fasciné par les arcanes du réel, <strong>Dimitri</strong>, jeune reporter de vingt-sept ans, mène sa vie comme ses missions : en permanence à la recherche de rencontres et d’instants qu’il voudrait décisifs. Un jour, il se lance dans une enquête sur la naissance d’Internet, intrigué qu’un ingénieur français, inventeur du système de transmission de données qui est à la base de la révolution numérique, ait été brusquement interrompu dans ses recherches par les pouvoirs publics en 1974. Les investigations de <strong>Dimitri</strong> l’orientent rapidement vers un puissant industriel dont le brillant et sarcastique portrait qu’il en fait met au jour une «certaine France» et le pouvoir des lobbies.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Sur ce blog, j&rsquo;ai déjà fait part de mon admiration pour cet auteur <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/13/le-destin-empeche-de-benedicte-ombredanne/">ici</a> </strong>mais aussi <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/09/18/au-coeur-du-systeme-reinhardt/">là</a>.</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 64 :</strong><em>[&#8230;] &laquo;&nbsp;Une puissante nostalgie attachait Dimitri à ce qui lui apparaissait comme un paradis perdu : une nostalgie pour une période à laquelle il se sentait relié par ses parents et grands-parents, la proximité des années 70 était irrécusable, sanguine, troublante, un peu magique, elles le hantaient comme peuvent le faire au réveil les souvenirs d&rsquo;un rêve érotique que l&rsquo;on a fait, c&rsquo;était curieux comme sensation.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 245-246 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Les notables français. La grande bourgeoisie française  sûre de  ses certitudes, de sa supériorité sociale et intellectuelle, accrochée à ses prérogatives de caste comme à un dû imprescriptible, arrogante et dédaigneuse, dans une continuelle et fastidieuse reproduction d&rsquo;elle-même. Ne se remettant jamais en question, ne songeant qu&rsquo;à servir ses intérêts personnels et non pas, en dépit des apparences, l&rsquo;intérêt général. Jouissant d&rsquo;une éternelle impunité, ne subissant jamais aucune sanction pour ses erreurs ou son incompétence, lorsqu&rsquo;elles sont avérées. [&#8230;]&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 345 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Ambroise, je t&rsquo;attribue solennellement la paternité de la mise à mort des débuts d&rsquo;Internet sur le territoire français, ainsi que la la dissolution surprise, à des fins purement personnelles, du consortium européen Unidata, qui aurait pu devenir l&rsquo;Airbus de l&rsquo;informatique. C&rsquo;est ce que l&rsquo;on peut appeler en effet, pour une fois l&rsquo;appellation ne me semble pas usurpée, l&rsquo;oeuvre d&rsquo;un puissant lobbyiste. [&#8230;]</em>&laquo;&nbsp;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Comédies françaises&nbsp;&raquo;, Eric Reinhardt, Gallimard, 22 euros.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Fatima ou le choix de ne pas choisir&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/10/01/fatima-ou-le-choix-de-ne-pas-choisir/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2020 06:39:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[autofiction]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire De quoi mettre un grand coup de pied (salutaire ?) dans les piles de livres de cette rentrée littéraire ? Le premier roman de Fatima Daas est un concentré d&#8217;énergie, une petite bombe de quelque chose de différent. Les éditions Noir sur Blanc signe là un texte inédit dans sa forme, son ton et son message. Une autofiction [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PETITE-DERNIERE.jpg" rel="lightbox[5392]"><img class="alignleft size-full wp-image-5394 colorbox-5392" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PETITE-DERNIERE.jpg" alt="PETITE DERNIERE" width="250" height="391" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p>De quoi mettre un grand coup de pied (salutaire ?) dans les piles de livres de cette rentrée littéraire ? Le premier roman de <strong>Fatima Daas</strong> est un concentré d&rsquo;énergie, une petite bombe de quelque chose de différent.</p>
<p><strong>Les éditions Noir sur Blanc</strong> signe là un texte inédit dans sa forme, son ton et son message. Une autofiction qui pulse comme un rap.</p>
<p><strong>Fatima Daas</strong> a 29 ans. Elle a grandi à Clichy-sous-Bois, entourée d&rsquo;une famille nombreuse. Au collège, elle se rebelle, revendique le droit d’exprimer ses idées et écrit ses premiers textes. Elle se définit comme une féministe intersectionnelle.</p>
<p>La quatrième de couverture de <strong>&laquo;&nbsp;La petite dernière &laquo;&nbsp;</strong> vous donne une idée. Percutante.</p>
<p><em>&nbsp;&raquo; Je m’appelle <strong>Fatima Daas</strong>. Je suis la mazoziya, la petite dernière. Celle à laquelle on ne s’est pas préparé. Française d’origine algérienne. Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper-inadaptée. J’écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J’ai fait quatre ans de thérapie. C’est ma plus longue relation. L’amour, c’était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi. </em><em>Je me croyais polyamoureuse. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j’avais besoin et ce qu’il me manquait. Je m’appelle Fatima Daas. Je ne sais pas si je porte bien mon prénom.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><span id="more-5392"></span></p>
<p>Un monologue qui nous parle de famille, de religion, de société et de la place qu&rsquo;on est censé y trouver. Ou pas.  Pas simple en effet quand on est une jeune femme homosexuelle issue d&rsquo;une famille algérienne dans laquelle le poids de la religion et des traditions est réel.</p>
<p>Dans la vraie vie, l&rsquo;autrice de ce roman qui sonne comme dans du slam ( pour rappeler que son héroïne souffre d&rsquo;asthme depuis l&rsquo;enfance), dont les chapitres constituent une mélopée, a 25 ans. Et s&rsquo;appelle autrement. Une mise à distance qu&rsquo;elle estime salutaire.<strong><em> &laquo;&nbsp;Je n&rsquo;avais pas envie de raconter une histoire vraie, même si c&rsquo;est une histoire qui m&rsquo;est proche, mais qui serait aussi universelle. L&rsquo;amour, la famille, le genre, la sexualité, la religion, les quartiers populaires, on est tou.tes traversé.es par ces sujets-là&nbsp;&raquo;</em></strong>, expliquait-elle dans <strong>Les Inrocks</strong> du 19 août.</p>
<p><strong>Défendue par Virginie Despentes, celle-ci dit de la jeune autrice  à travers un blurb (*) élogieux: </strong></p>
<p><em>« Le monologue de Fatima Daas se construit par fragments, comme si elle updatait Barthes et Mauriac pour Clichy-sous-Bois. Elle creuse un portrait, tel un sculpteur patient et attentif… ou tel un démineur, conscient que chaque mot pourrait tout faire exploser, et qu’on doit les choisir avec un soin infini. Ici l’écriture cherche à inventer l’impossible : comment tout concilier, comment respirer dans la honte, comment danser dans une impasse jusqu’à ouvrir une porte là où se dressait un mur. Ici, l’écriture triomphe en faisant profil bas, sans chercher à faire trop de bruit, dans un élan de tendresse inouïe pour les siens, et c’est par la délicatesse de son style que Fatima Daas ouvre sa brèche. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>(*) Terme rendu célèbre en 1907 par l&rsquo;humoriste et artiste américain Gelett Burgess. A l&rsquo;origine le mot raillait les éloges emphatiques figurant sur la couverture des livres. Aujourd&rsquo;hui, on parle d&rsquo;une courte description d’un livre, film, oeuvre musicale, etc. écrite et utilisée à desfins promotionnelles. Bref, un synonyme de Quatrième de couv !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 26 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;appelle Fatima Daas, mais je suis née dans les Yvelines. </em></p>
<p><em>Quand j&rsquo;ai huit ans, nous quittons le 78 pour le 93. Nous quittons Saint-Germain-en-Laye pour emménager dans une ville de musulmans : Clichy-sous-Bois. </em></p>
<p><em>En dehors de ma famille, à Clichy-sous-Bois, les personnes avec qui je grandis, le voisinage, les amies, les camarades de classe sont presque tous des musulmans. Alors, je n&rsquo;ai pas de mal à être une &laquo;&nbsp;musulmane&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p><em>A huit ans je pense que :</em></p>
<p><em>Tout Maghrébin est musulman. </em></p>
<p><em>Les musulmans sont  ceux qui ne mangent pas de porc et font le ramadan. </em></p>
<p><em>Jeûner, c&rsquo;est se mettre à la place des personnes qui n&rsquo;ont pas de quoi manger. </em></p>
<p><em>Les musulmans ne boivent pas. </em></p>
<p><em>Les Maghrébins se marient, ils ont des enfants, puis des petits-enfants. </em></p>
<p><em>Je suis à l&rsquo;école élémentaire lorsque je fais le ramadan pour la première fois. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 113 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;appelle Fatima Daas. </em></p>
<p><em>Mes parents sont musulmans, mais je ne me souviens pas d&rsquo;avoir reçu des enseignements religieux particuliers durant mon enfance. </em></p>
<p><em>Je n&rsquo;ai fréquenté aucune mosquée, mes parents ne nous ont pas fait de cours à domicile, seulement quelques prêches occasionnels à l&rsquo;âge adulte. </em></p>
<p><em>Ces prêches, quand ils avaient lieu, étaient gouvernés par mon père. </em></p>
<p><em>Ahmed. </em></p>
<p><em>Nous sommes dans le salon, mes soeurs et moi, assises en rond autour d&rsquo;une table avec une nappe à fleurs. </em></p>
<p><em>Là, mon père s&rsquo;installe en face de nous, il pose son café sur la table et s&rsquo;enfonce dans son fauteuil préféré. Il choisit un sujet, il dit</em> Bissmillah<em>. </em></p>
<p><em>Après ça, il fait entendre à chacune d&rsquo;entre nous ce qu&rsquo;il lui manque pour être une meilleure musulmane. </em></p>
<p><em>Ces moments ne sont pas destinés à accroître notre savoir en islam. </em></p>
<p><em>Ce que mon père dit, nous le savons déjà. </em></p>
<p><em>Je crois que rien n&rsquo;a été dit dans ma famille. </em></p>
<p><em>Le silence est le moyen de communication le moins codé.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 145 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;appelle Fatima. </em></p>
<p><em>Je regrette qu&rsquo;on ne m&rsquo;ait pas appris à aimer. </em></p>
<p><em>Un jeudi après-midi, j&rsquo;insulte ma professeure de mathématiques, madame Relca. </em></p>
<p><em>Je sens une chaleur sur ma nuque. </em></p>
<p><em>Mes mains sont moites. </em></p>
<p><em>Elle ne dit rien.</em></p>
<p><em>Elle est là, devant moi, debout, comme un panneau stop. </em></p>
<p><em>Elle range ses affaires. </em></p>
<p><em>Une main sur son sac, prête à partir. </em></p>
<p><em>Et moi, je suis là, face à elle. </em></p>
<p><em>Impuissante. </em></p>
<p><em>J&rsquo;ai l&rsquo;impression de me faire ridiculiser. </em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;ignorance est le pire des mépris. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><em>En deux minutes, cette phrase avait pris tout son sens.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;La petite dernière&nbsp;&raquo;, Fatima Daas, les Editions Noir sur Blanc, 16 euros.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand le KGB donnait le tempo&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/07/21/quand-le-kgb-donnait-le-tempo/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2020 12:33:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[arrestation]]></category>
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		<description><![CDATA[Au coeur de la machine du KGB, ça vous dit ? Mais attention, à hauteur d&#8217;hommes, avec ceux qui, bon gré, mal gré, se posaient des questions sur ce qu&#8217;ils devaient faire ou pas. Sur la légitimité des décisions validées par les caciques du parti tout puissant. Pour cela, il suffit de plonger dans le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-services-compertents.jpg" rel="lightbox[5261]"><img class="alignleft wp-image-5264 size-full colorbox-5261" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-services-compertents.jpg" alt="livre-services-compertents" width="120" height="176" /></a></p>
<p>Au coeur de la machine du KGB, ça vous dit ? Mais attention, à hauteur d&rsquo;hommes, avec ceux qui, bon gré, mal gré, se posaient des questions sur ce qu&rsquo;ils devaient faire ou pas. Sur la légitimité des décisions validées par les caciques du parti tout puissant. Pour cela, il suffit de plonger dans le dernier roman d&rsquo;<strong>Iegor Gran</strong>, inspiré de la propre histoire de son père écrivain et dissident soviétique, <strong>André Siniavski.</strong></p>
<p>En septembre 1965, les hommes du KGB débarquent chez ses parents.<strong> Iegor</strong> est alors âgé de 9 mois. Grâce aux documents conservés, parmi lesquels le procès-verbal d&rsquo;interpellation, par ses parents &#8211; la famille a rejoint l&rsquo;Ouest et la France en 1973 &#8211; <strong>Iegor</strong>, ingénieur devenu écrivain sans que jamais son père ne le voie de ses yeux ( il décède en 1997, un an avant la sortie du premier roman d&rsquo;<strong>Iegor</strong> qui a pris le patronyme de sa femme, <strong>Gran</strong>) avait sous la main une matière formidable et les noms de tous ceux qui ont mis à mal la carrière de son père, le condamnant à plusieurs années de camp avec son ami poète <strong>Iouli Daniel.</strong></p>
<p><span id="more-5261"></span></p>
<p>Restait à la mettre en musique, à la faire vivre pour faire vivre à nouveau &laquo;&nbsp;ces personnages réels&nbsp;&raquo;. L&rsquo;auteur, qui signe là son quatorzième roman et le deuxième seulement consacré à l&rsquo;URSS et son histoire, décide alors de raconter l&rsquo;histoire de ses parents en se plaçant du côté<strong> &nbsp;&raquo; des services compétents&nbsp;&raquo;.</strong>.. qui ne sont pas toujours. Pour ces hommes, &nbsp;&raquo; les intellectuels sont des fanatiques&nbsp;&raquo;. Et de fait, des ennemis sans que l&rsquo;on sache toujours vraiment pourquoi&#8230;</p>
<p>Parmi eux, <strong>le lieutenant Ivanov</strong>, personnage central du livre. Le jeune lieutenant a d&rsquo;ailleurs fait carrière au sein du KGB, commandant en fin de carrière la 5e section, consacrée entièrement à la lutte contre la dissidence. En 1965, il est encore novice, perclus d&rsquo;idées préconçues, avec la doctrine du parti en bandoulière.</p>
<p>Au fil des pages, c&rsquo;est un morceau d&rsquo;histoire contemporaine qui se dessine sous nos yeux. <strong>Brejnev</strong> remplace <strong>Khrouchtchev</strong>, qui déjà avait amorcé le dégel post-stalinisme.</p>
<p>Avec, d&rsquo;un côté, des intellectuels dissidents et de l&rsquo;autre des exécutants, souvent aux prises avec des cas de conscience quand le Parti n&rsquo;a pas encore pris tout le temps de cerveau disponible. Au milieu, la mère d&rsquo;<strong>Iegor Gran</strong>, Maria <strong>Rozanova</strong>, qui ne rate jamais une occasion de rappeler aux zélés du KGB qu&rsquo;ils se trompent.</p>
<p>C&rsquo;est drôle, savoureux, sérieux et grotesque à la fois. Et tiré d&rsquo;une histoire familiale vécue, alors <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5261" /></p>
<p><strong> Iegor Gran raconte ici la génèse de ce roman très personnel, drôle et loufoque : </strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/cLkaGYiguwA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 113 : </strong><em>&laquo;&nbsp;En attendant son arrestation, Abram Tertz assiste à un séminaire soporifique au prestigieux IMLI, l&rsquo;Institut de la littérature mondiale, à Moscou. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Tout en faisant semblant d&rsquo;écouter l&rsquo;intervenante qui évoque le succès des auteurs soviétiques à l&rsquo;étranger, Cholokhov bla-bla-bla, le dangereux voyou compte les années de liberté miraculeuses. Cinq ans et deux mois depuis ses premiers envois en Occident. Deux ans et sept mois depuis </em>Esprit<em>. Et toujours rien, aucune convocation chez les services compétents. A croire qu&rsquo;il n&rsquo;a rien fait.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Loin de savourer un sentiment d&rsquo;impunité et de se pavaner dans l&rsquo;arrogance, Abram Tertz se liquéfie périodiquement dans une bouffée d&rsquo;angoisse. Pou lui, grand connaisseur de Dostoïevski, c&rsquo;est </em>Crime et châtiment<em> tous les jours.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il est lucide : il sait que l&rsquo;inéluctable lui pend au nez. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 177 : </strong><em> &laquo;&nbsp;Le lieutenant Ivanov se souvient de son stage à Sup de K. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>&nbsp;&raquo; Entraînez-vous à faire deux choses à la fois et à les faire parfaitement&nbsp;&raquo;, disait l&rsquo;instructeur, le redoutable major Kobel, dit &nbsp;&raquo; le chien-caméléon&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Suivre la cible ET choisir un livre en librairie; Faire la queue pour les bananes ET suivre la cible. Si vous ne savez pas quel livre vous cherchez, si vous ne faites que traîner dans la librairie, vous vous faites démasquer. Si vous ne savez pas combien il vous reste d&rsquo;argent pour vos bananes, vous vous faites démasquer. Vous devez en permanence être dans le rôle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 237 :</strong> [&#8230;] <em>&laquo;&nbsp;Comme beaucoup, il ne peut s&rsquo;empêcher de bien aimer Khrouch &#8211; ce sentiment s&rsquo;est démultiplié depuis le communiqué à la une de tous les journaux. Car il est connu que dans ce pays de malheur ce sont toujours les pires qui s&rsquo;enracient. Si Khrouch  a été viré, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;était pas si méchant ou tordu. Franc, sincère et naïf, ce Khrouch ! Et donc fragile. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Khrouch dont le diminutif sonne comme un nom de légume, en ce 14 octobre 1964, on le regrette déjà. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Malgré Pasternak, malgré la traque aux livres clandestins, malgré les &laquo;&nbsp;pédérastes&nbsp;&raquo;, Khrouch, c&rsquo;est de le souffle de la vie. La déstalinisation. Des millions de zeks rentrent à la maison. La fin de la peur bitumeuse, celle qui colle à l&rsquo;échine et vous suit partout, jour et nuit.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Khouch c&rsquo;est aussi l&rsquo;époque où Abram Tertz ne s&rsquo;est pas fait attraper. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et où il a rencontré la femme de sa vie. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Un âge d&rsquo;or ! &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les services compétents&nbsp;&raquo;, Iegor Gran, P.O.L., 19€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La France qui va mal, suite et fin</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/30/la-france-qui-va-mal-suite-et-fin/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Aug 2017 11:56:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Virginie Despentes]]></category>

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		<description><![CDATA[Enfin ! Après un premier tome de dégringolade sociale (ici) et une fuite en avant tout aussi rock and roll dans le tome 2 (là) la fin de Vernon Subutex se devait d&#8217;être à la hauteur des deux précédents tomes de la trilogie imaginée par Virginie Despentes. Et elle l&#8217;est ! Le troisième et dernier [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vernon-subutex-3M454119.jpg" rel="lightbox[4000]"><img class="alignleft size-full wp-image-4004 colorbox-4000" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vernon-subutex-3M454119.jpg" alt="vernon-subutex-3,M454119" width="241" height="340" /></a></p>
<p>Enfin ! Après un premier tome de dégringolade sociale<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/18/les-enfants-du-rock-ont-le-blues/">(ici) </a></strong>et une fuite en avant tout aussi rock and roll dans le tome 2 <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/25/les-enfants-du-rock-ont-le-blues-suite/">(là)</a></strong></p>
<p>la fin de <strong>Vernon Subutex</strong> se devait d&rsquo;être à la hauteur des deux précédents tomes de la trilogie imaginée par <strong>Virginie Despentes</strong>. Et elle l&rsquo;est ! Le troisième et dernier opus est de loin le plus éclatant (tant pis pour les dernières pages un peu too much quand même ).</p>
<p>Plutôt une bonne nouvelle compte tenu de l&rsquo;attente que l&rsquo;auteure a suscitée autour de son personnage de disquaire tombé dans la misère. Il aura ainsi fallu attendre un an et demi pour plonger à nouveau tête baissée dans ce roman de notre temps, cette chronique de notre époque, tellement moderne, totalement déboussolée entre terrorisme et messianisme, entre carcans religieux et repères sociaux désarticulés.</p>
<p>Noir c&rsquo;est noir. Définitivement. La France qui va mal reprend avec cette auteure rock and roll ( mais membre de l&rsquo;Académie Goncourt quand même !) une bonne dose de vitriol.</p>
<p><span id="more-4000"></span></p>
<p><strong>Vernon Subutex</strong> était, dès la fin du deuxième tome devenu une sorte de gourou. Là, au fil des pages, il surfe sur la vague des &laquo;&nbsp;Convergences&nbsp;&raquo;, ces rendez-vous ambulants qui sans autre force que celle des sons et de la musique transportent les participants dans une autre dimension. Un rendez-vous unique, magique.</p>
<p>Les personnages de la bande, hétéroclite, se sont désormais mis au vert. Un certain équilibre a été établi, mais tout va finalement s&rsquo;écrouler. Une affaire d&rsquo;héritage va tout faire exploser après avoir gangréné le groupe. Tout va partir à vau-l&rsquo;eau. <strong>Vernon Subutex</strong> s&rsquo;enfuit, les histoires se mélangent à nouveau et la société tout entière se déglingue. C&rsquo;est l&rsquo;année de Charlie Hebdo, du Bataclan&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 20-21 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Et à chaque convergence, Vernon se sent comme un asticot sur lequel on braquerait un puissant projecteur. Il a trop d&rsquo;importance. On l&rsquo;appelle le Shaman. Officiellement, c&rsquo;est pour rigoler. Dans les faits, il sent les regards sur son dos, une attente s&rsquo;entortille autour de sa colonne. Les gens le scrutent, méfiants, se demandant s&rsquo;il est une arnaque, ou le dévisagent, aimants, convaincus qu&rsquo;il peut les sauver. Il ne sait trop comment s&rsquo;y prendre pour garder sa désinvolture alors que tout repose sur lui. Heureusement, il n&rsquo;a pas assez de suite dans les idées pour se prendre la tête bien longtemps. Il pense “c&rsquo;est trop de stress, j&rsquo;agonise” et la minute d&rsquo;après, il est en train de regarder une feuille sur un arbre et ça l&rsquo;absorbe complètement. Ca limite la prise de tête. Mais tout de même, il découvre la peur de perdre. Jamais de sa vie il n&rsquo;a flippé de perdre ce qu&rsquo;il avait : il a toujours eu l&rsquo;impression que ça ne dépendait pas de lui. A présent, il jouit d&rsquo;un confort qui n&rsquo;est pas matériel – ils dorment dans des maisons vides, quand il y a des maisons, rarement chauffées, ils s&rsquo;installent à côté de sources quand il n&rsquo;y a pas l&rsquo;eau courante et font des toilettes à l&rsquo;extérieur par moins sept, ils mangent dans des gamelles – et pourtant ils vivent dans le luxe. Ils sont convaincus de partager une expérience à part, une extra ball que la vie ne leur devait pas, quelque chose d&rsquo;octroyé, de magique. Et il ne veut pas pas que ça s&rsquo;arrête&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 187 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Vernon est un peu brassé, il a trop bu la veille. Il s&rsquo;ennuyait. Il n&rsquo;a rempli son verre que trois ou quatre fois au cours de la soirée, mais son estomac a perdu l&rsquo;habitude, ou alors il couve quelque chose. Il s&rsquo;est réveillé vaseux. Comme tous les matins, il a eu besoin de quelques secondes avant de se souvenir qu&rsquo;il n&rsquo;était plus avec les autres. Son esprit résiste – veut croire que c&rsquo;est un mauvais rêve. Que tout va rentrer dans l&rsquo;ordre. Chambre d&rsquo;hôtel. Spacieuse. Double rideaux bordeaux. Il a bien fallu réaliser que tout cela est bien vrai. Il est parti. Sur un coup de tête, une impulsion dont il aimerait croire qu&rsquo;elle était intuitive. Il a imaginé qu&rsquo;on le retiendrait, qu&rsquo;on ne le laisserait pas faire. Ca ne paraissait pas tout à fait réel. Il ne ressentait rien, il ne s&rsquo;attendait pas à faire ce qu&rsquo;il a fait. Pamela l&rsquo;a appelé, lui a demandé s&rsquo;il avait menti. Il a senti le sol se dérober sous ses pieds. C&rsquo;est fou ce que la confiance est fragile. Des individus avec qui il a partagé tant de choses – il a suffi d&rsquo;une réflexion pour qu&rsquo;il sente que c&rsquo;était terminé. Sa place n&rsquo;était plus parmi eux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 388 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Si Vernon laisse une pensée se dérouler – il voit le matériel. Les grenades la kalach les balles. Ces objets qui sont fabriqués. Qui n&rsquo;ont pas été détournés de leur usage. Ils sont produits dans des usines pour ça. Tuer démembrer arracher brûler. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;accident. Il y a des objets performants. On sait ce qu&rsquo;ils deviendront. A quoi ils serviront. Il n&rsquo;y a aucune ambiguïté. Les gens sont choqués. Il y a pourtant peu de chance pour qu&rsquo;une grenade serve de presse-papiers. Elle fait ce qu&rsquo;elle  a à faire, le grenade. Comme la kalach. Comme le fusil. La seule variante de l&rsquo;équation, c&rsquo;est : connaissais-tu les gens avant qu&rsquo;ils deviennent des cadavres ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 3&Prime;, Virginie Despentes, Grasset, 19,90€</strong></em></p>
</blockquote>
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