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Bonne nouvelle pour les Blésois et habitants des alentours, l’ami Ben est enfin revenu de ses périgrinations entre le Texas et la Californie ! Le programme de concerts reprend au Ben’s Blues Bar de Blois ce vendredi 9 janvier, avec le boeuf swing manouche mensuel et ses fidèles animateurs, d’ici, d’Orléans et de Touraine. Tous les musiciens du genre sont les bienvenus.

Je profite de l’occasion pour lancer un appel : une lectrice de jazzOcentre cherche une formation jazz manouche pour animer le vin d’honneur de son prochain mariage. Si vous avez une idée, un contact, si vous êtes une formation de jazz manouche, envoyez-moi un email, je lui transmettrai.

Histoire de débuter l’année avec un vrai décrassage d’oreilles, le Petit Faucheux à Tours propose le vendredi 16 janvier une rencontre entre cornemuse et bombarbe bretonnes, percussions et cornemuses algériennes, et la trompette inspirée du jazzman Jean-Luc Cappozzo.

La création s’appelle Niou Chekwa, et au coeur de cette rencontre, il y a un quartette hors normes : les Niou Bardophones sont l’étendard du jazz armoricain, du swing de granit, du groove 100% pur beurre… on va dire que ça déménage pas mal !

En écoute, un morceau de l’album Champ d’ânes, avec Jean-Luc Cappozzo.

Découvrez Niou Bardophones!

MAJ : à noter sur vos tablettes, les infos suivantes. Vendredi 16 janvier à 16h : répétition publique au Petit faucheux
Samedi 15 janvier de 14h à 17h : rencontre de pratique instrumentale au Petit faucheux, ouverte aux musiciens.

(à suivre)

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Meilleurs voeux à tous pour cette nouvelle année 2009,  bonne santé et belle musique !

Et quelques minutes célestes pour bien débuter l’année…



Mes dix albums de jazz préférés parmi ceux que j’ai achetés cette année, et qui sont sortis cette année (en 2007 pour un ou deux peut-être). Pas de réédition ou le choix eut été trop large !

Ahmad Jamal : It’s magic !

Ari Hoenig : Bert’s playground

McCoy Tyner : quartet

Christophe Marguet : Itrane

Eric Le Lann Jannick Top : Le Lann « Top »

François Corneloup : Next !

Lionel Loueke : Karibu

Magic Malik : Saoule

Sixun : Palabre

Tigran Hamasyan : New Era

Et votre top ten à vous ?

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A noter immédiatement sur votre agenda, les dates du prochain festival Jazzin’Cheverny : du 11 au 14 juin 2009 !

Dans la cour du célèbre château que Hergé prit en modèle pour le Moulinsard de Tintin (je précise pour ceux qui n’habitent pas le Loir-et-Cher), mais aussi sur la place du village, des concerts de jazz ouverts à un large public.

Avec un objectif : favoriser l’émergence de jeunes talents, au côté d’artistes confirmés.

Le suspense reste entier quant à la programmation définitive, à une exception près : on aura le plaisir de (re) voir Thomas Enhco  le brillantissime pianiste de fils de Caroline Casadessus, la Diva de Didier Lockwood… qui sera également à l’affiche. Didier, pas la Diva !

Un petit aperçu du talent de Thomas Enhco, en trio :

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Réglé comme du papier à musique, et pourtant pas l’ombre d’une partition sur scène dimanche dernier, au théâtre d’Orléans, pour ce concert d’Ahmad Jamal !

Mais c’est la première impression qui m’est venue à l’esprit : une horlogerie sans faille, et un horloger pointilleux, limite maniaque, dont on sent tout le poids de l’exigence au bout du doigt impérieusement tendu vers tel ou tel musicien lorsque c’est l’heure.

Les rouages étaient de grande classe. Et le plus âgé d’entre eux, sans doute un peu plus libre de fantaisie vis-à-vis de l’horloger pour oser, from time to time, quelque guilleret décalage. Manolo Badrena, percussionniste d’expérience qui fréquenta un temps le Weather Report, réussit à arracher lors de ce concert une ou deux exclamations de surprise  enjouée au maître !

James Johnson, le plus jeune, impeccable derrière ses fûts, ne s’est permis aucune incartade. Obéissant, littéralement, au doigt et à l’oeil du maître, il n’a cependant jamais hésité, quand la permission était donnée d' »y aller », à profiter pleinement de cette  liberté. En se lâchant sans complexe sur les toms, par exemple.

Quant à James Cammack, son quart de siècle de complicité musicale avec Ahmad Jamal se résume avec la plus grand simplicité : indispensable, comme le chevalet met en valeur autant qu’il porte le tableau de maître. La sonorisation de sa contrebasse, un peu en retrait m’a-t-il semblé, n’a pas tout à fait contribué à mettre en valeur toutes les qualités de celui des quatre qui frappait le moins son instrument.

S’il est une expression qui prend tout son sens en effet avec Ahmad Jamal, c’est celle d’un touché percussif. Impossible d’ignorer que le piano est un instrument rythmique avec ces attaques diaboliquement piquées, sculptant la mélodie au coeur de la matière musicale. Le clavier chante aussi, très harmonieusement à plus d’une occasion, mais la trame dense, tendue, prévient toute dérive vers une molle facilité.

Je ne connais pas (encore) suffisamment le répertoire pour vous dresser la set-list de ce dimanche. Il y avait bien sûr plusieurs titres issus du dernier album d’Ahmad Jamal, dont le morceau éponyme, It’s Magic !, bénéficiant d’une longue  et captivante introduction au piano, dans une recherche de couleur musicale tout en nuances.

En ouverture du concert, Autumn rain, un titre enregistré en 1987 sur l’album Rossiter Road.

Découvrez Ahmad Jamal!

Et  une interprétation festive et débridée de Poinciana, d’une incroyable fraicheur, qui m’a littéralement fait danser sur mon siège, sous le regard étonné mais indulgent de mes sages voisins !

C’était mon premier concert d’Ahmad Jamal. Pas sûr qu’il y en ait beaucoup d’autres, même si la légende était bien vivante, du haut de ses 78 printemps. Il n’avait pas de petit chapeau rigolo, mais derrière ses lunettes noires et ses airs d’horloger maniaque, l’artiste a semblé prendre un vrai plaisir à jouer et faire jouer. Le public l’en a remercié d’une chaleureuse standing ovation. Sur la scène du théâtre d’Orléans dimanche, la légende était bien au rendez-vous.

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Pas de blabla ce soir, Ahmad Jamal à Orléans, c’est demain !

Si vous y allez aussi et que vous voulez faire un coucou à la pie (!), laissez-moi vite un petit message… Sinon, rendez-vous très vite sur le blog pour vos impressions du concert.

Allez hop ! Musique ! Un « Crossroads » franchi à toute allure, enregistré au festival de Montréal en 1985, avec un James Cammack déchaîné à la basse, Herlin Riley à la batterie et Selden Newton aux percussions.

Découvrez Ahmad Jamal!

Je crois que la dernière fois que j’ai vu une légende vivante du jazz aussi « légendaire », c’était il y a un petit quart de siècle à Bordeaux. J’étais très jeune et j’en conserve un souvenir assez flou, d’un très vieux Noir frêle et chancelant en arrivant sur scène, transformé en gamin rigolard et bourré d’énergie une fois assis derrière ses fûts. Un certain Art Blakey…

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La suite de ma p’tite sélection de concerts pour ce mois de décembre dans la région Centre…

Retour au Petit Faucheux à Tours mercredi 17 décembre à 20h30, avec 3C, soit Carole Hémard (voix) Claude Terranova (piano) et Christian Lété (batterie). Présentée comme « l’une des voix les plus fulgurantes entendues ces dernières années », Carole Hémard a notamment travaillé avec Michaël Levinas, Andy Emler, Carlo Rizzo, Glenn Ferris ou Jean-Luc Fillon.

Elle a aussi participé à un projet original autour de Billie Holiday, imaginé par le pianiste François Barisaux et créé à Reims en 2007. Dans l’extrait ci-dessous, on a un petit aperçu des qualités vocales et musicales de la dame…

Cette jolie photo en contre-jour, c’est celle de la Maison de la Culture de Bourges, la toute première du genre en France. Là, vendredi 18 décembre à 20h30, les amateurs de jazz vocal féminin, décidément gâtés ce mois-ci, pourront applaudir Robin McKelle.

Accompagnée d’Alain Mallet (piano), Peter Slavov (contrebasse) et Jeremy Clemons (batterie), la belle emmènera les spectateurs dans l’Amérique des années 50 et 60, que célèbre son dernier album « Modern antique », avec quelques incursions vers le blues.

Extrait ? Extrait !

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Des nouveaux lieux dans ma p’tite liste pour les concerts de jazz de ce mois de décembre en région Centre !

Le théâtre Mac Nab c’est à Vierzon, dans le Cher.

Ceux qui aiment le jazz vocal et Stacey Kent y courront dès ce  jeudi 4 décembre à 20 h 30 pour le concert de la belle, accompagnée par Jim Tomlinson (saxophones), Graham Harvey (piano), David Chamberlain (contrebasse) et Matt Skelton (batterie).

A Orléans le dimanche 7 décembre à 17 h, je vous rappelle en passant le concert d’ Ahmad Jamal trio au Théâtre national. Notez qu’il s’agit du tout premier concert de jazz organisé par la scène nationale d’Orléans. Incroyable, non ?

Poursuivons le programme de ce mois de décembre, avec un chouette concert annoncé au Petit Faucheux à Tours jeudi 11 décembre à 20 h 30 : Moutin réunion quartet, avec Rick Margitza (saxophones), Pierre de Bethmann (piano), François Moutin (contrebasse), Louis Moutin (batterie).

Soit exactement la formation de leur dernier album, « Sharp turns » (Nocturne), franchement très agréable à écouter. Album qui recèle également une face DVD, avec cinq titres enregistrés live à Chicago en janvier 2007. L’extrait ci-dessous en fait partie.

Une programmation presque trop classique pour le Petit Faucheux, je trouve ! On se ramollirait à Tours, du côté des âpres défenseurs des musiques improbables improvisées ?

Petit détour par le nord, pour un nouveau lieu à caser sur la carte des concerts de la région Centre : au Moulin de la Vapeur à Olivet (tout près d’Orléans) ce même jeudi 11 décembre  à 20h30, du jazz-rock sombre et brillant à la fois avec One Shot.

Emmanuel Borghi aux claviers, Philippe Bussonnet à la basse, James MacGaw à la guitare et Daniel Jeand’heur à la batterie : c’est tout électrique, nourri au kobaïen et ça frise parfois le metal, mais le bassiste est exceptionnel et l’inspiration sort des poncifs du genre.

A écouter notamment là : www.myspace.com/oneshotrock

Si vous y mettez les pieds, sachez que la seconde partie de soirée vire carrément au rock-prog, avec un « tribute to » Robert Wyatt, légendaire batteur et chanteur de Soft Machine. Et non, mon brave monsieur, ceci ne nous rajeunit pas…

(A suivre)

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Je l’avoue, j’ai découvert plutôt récemment Ahmad Jamal, avec cet album.

Dans des conditions à peine avouables. Mais puisque nous sommes entre nous…

Moi qui m’efforce d’acheter ma musique en priorité auprès des gens qui l’aiment vraiment :

. la boutique Harmonia Mundi de Blois dès que c’est possible, mais ils ne distribuent pas tout

. les sites de labels spécialisés sympas, type Cam (des Italiens adorables et super rapides), Wayside (jazz-rock, jazz-prog, fusion)

. Le site  Les Allumés du jazz, qui commercialise plein de petits labels indépendants

… bref, ce jour-là, j’avais cédé aux sirènes de la vile promotion : deux albums de jazz à 9 euros, le troisième gratuit ! Dans la liste proposée, j’avais donc glissé cet album d’Ahmad Jamal pour que mon compte soit rond. Non sans appréhension…

Agréable, très agréable surprise à l’arrivée ! Petit aperçu, avec ce classique des classiques, dans une version enjouée et plutôt malicieuse.

Découvrez Ahmad Jamal!

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J’ai mon ticket depuis des semaine, mais à huit jours seulement de l’évènement, j’ai encore du mal à réaliser.

Je vais voir et entendre, sur la scène du théâtre d’Orléans dimanche prochain (7 décembre, 17 h ) l’une des plus grandes légendes vivantes du jazz en général, et du piano en particulier ! Et, le plus important évidemment, une légende dont j’aime la musique.

En tout cas ce que j’en connais, car Ahmad Jamal a commencé à promener ses mains sur un clavier il y a juste une cinquantaine d’années… ce qui fait, on s’en doute, une discographie des plus fournies, et l’occasion d’évoluer dans son jeu comme dans ses inspirations.

A 78 ans, le pianiste est de nouveau sur le devant de la scène grâce à son dernier opus, It’s Magic !, album ayant remporté tous les suffrages.

Comme je vous ai déjà mis une vidéo de It’s Magic ! dans le précédent billet sur ce sujet, cette fois, ce sera un petit retour en arrière, avec Poinciana, le tube interplanétaire d’Ahmad Jamal, son incontournable comme on dit, enregistré en 1958 sur l’album « At the Pershing ».

Et, pour ceux qui seront aussi à Orléans dimanche prochain, il paraît qu’Ahmad Jamal le joue toujours à chaque concert.

Après Herbie Hancock en juin au festival Orléans’jazz, et Ahmad Jamal cet hiver, il ne me manque plus que de voir sur scène McCoy Tyner, et ma vie sera comblée !

A lire également chez P’tilou, un compte-rendu de concert d’Ahmad Jamal à Paris en juillet 2006 avec de belles photos de l’artiste sur scène.

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