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Vous êtes une formation jazz comprise entre 2 et 6 musiciens ? La moitié au moins habite en région Centre ? Vous n’êtes pas encore sous contrat avec un label ? Ce que vous jouez est original et beau ?

Tentez votre chance au tremplin jazz d’Orléans ! Non seulement vous jouerez au festival en juin,  ce qui est déjà très sympa, mais vous serez présélectionné pour participer au tremplin de Jazz à Vienne, ce qui n’est pas mal du tout. (*)

La date de clôture des inscriptions est le 16 février. Mais c’est vite fait : petit dossier à remplir, et petit CD de trois titres minimum à graver. Toutes les informations nécessaires là.

En 2008, le groupe vainqueur s’appelait Dites 34, un  mélange de jazz et de musique trad’.

La mention spéciale avait été décernée au Benoît Lavollée trio,  ce qui lui avait valu de jouer, avec Dites 34, au Jardin de l’évêché le 21 juin : une vraie fête. 

Si on pense faire aussi bien, ou mieux, on remplit son p’tit dossier pour le tremplin jazz 2009 d’Orléans.

(*) Petit appel en passant : qui me donne les dates du festival d’Orléans 2009 aura la bise. Quelle idée de faire un mystère là-dessus… La programmation, je veux bien, mais les dates !

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Le prochain concert du Petit Faucheux à Tours, c’est ce jeudi 5 février, et c’est le Workshop de Lyon…

Un monument du jazz libre, une formation à géométrie variable créée en 1967, ayant provoqué dans son sillage la naissance d’une des plus belles aventures de création collective en France, l’Arfi (association à la recherche d’un folklore imaginaire).

Le Workshop, formation voyageuse, a poursuivi sa quête de musique sans contraintes à travers les décennies, les villes, les pays. Evoluant hors les normes, hors les modes, avec la même intransigeance artistique quels que soient les électrons sur scène, toujours libres.

Croyez-le, une première expérience de jazz avec ces zigottos qui donnent l’impression de jouer chacun dans leur coin des notes sans queue ni tête, sans entendre personne d’autre (c’est une impression forte, elle peut faire fuir ou clouer sur place) vous marque une ado à jamais. Un quart de siècle plus tard, le Workshop n’a toujours pas pris une ride. Lui !

Au Petit Faucheux jeudi 5 février à 20 h 30, le Workshop de Lyon joue « Slogan ».

« La créativité littéraire et plastique des slogans et leur irrévérence formelle sont un modèle provocateur pour inventer des musiques et la façon de les traiter, de les entourer, d’en créer les contextes sonores et imagées.
Il est toujours temps de prendre la parole. « 

Avec Jean Aussanaire saxophones, Jean-Paul Autin saxophones sopranino et alto, clarinette basse, Jean Bolcato contrebasse, voix, Christian Rollet batterie, Michel Bastien plasticien, Thierry Cousin son.

En première partie, Bernard Santacruz solo, à la contrebasse.

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Une interview de Steve Shehan sur Magma, Christian Vander et Offering, à l’occasion des 40 ans de Magma, est publiée en trois parties sur le blog ‘Round Steve Shehan.

1. Comment Steve Shehan fut appelé par Christian Vander pour jouer des percus sur un titre de l’album « Merci »…

http://steveshehan.canalblog.com/archives/2009/01/28/12266713.html

2. Pourquoi « Kobaïa » (le titre) demeure un pur moment d’enchantement pour Steve, malgré des milliers d’écoute…

http://steveshehan.canalblog.com/archives/2009/01/30/12293367.html

3. Le point commun entre Bali (l’île) et Kobaïa ( la planète) enfin établi…

http://steveshehan.canalblog.com/archives/2009/01/30/12293367.html

Les fans de Steve Shehan qui voudraient en savoir un peu plus sur Christian Vander et Magma peuvent utilement consulter les sites suivants (liste non exaustive) :

http://www.zeuhl.info/

http://www.myspace.com/magmaofficial

http://www.seventhrecords.com/

Les fans de Magma qui voudraient découvrir Steve Shehan iront butiner sur le blog, mais surtout cliquer sur :

http://steveshehan.com

http://www.myspace.com/steveshehanofficial

Enfin,  je profite de l’occasion pour souhaiter aussi un  bon anniversaire ce 1er février à une amie chère, fan de Magma et de Steve Shehan : tous mes voeux, Woodstock ;-)

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Démarrage sur les chapeaux de roue dans le Loir-et-Cher pour ce mois de février, avec deux dates à ne pas manquer!

Vendredi 6, à partir de 22 heures, c’est la mensuelle de l’association JazzLibitum, au Belgian Beer cafe de Blois (près de Cap’Ciné).

Couleur blues n’roots pour cette édition, avec Honky Donk, le duo accoustique d’Angelo et Nadine (guitare, dobro, harmonica, washboard, voix), reprises et compos au menu.  Quelques invités sont attendus…

Samedi 7, jazzOcentre vous invite à un concert « privé », mais oui  ! Ca se passe  dans le Loir-et-Cher, dans une petite grange chaleureuse, et pratiquement entre amis.

Et sur scène, ce sera bien chaud aussi, avec les Tourangeaux d’ Electric Sessions. Christophe Lardeau (guitare), Olivier Carole (basse), Mogane Cornebert (batterie) et Gwen Le Bars (sax tenor), quatre musiciens bien rôdés, pour un jazz n’ groove balancé et coloré.

Entrée 10 euros, sur place ou à réserver  en appelant le 06.31… (c’est trop tard désormais !)

(à suivre)

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En préambule aux concerts anniversaire des 40 ans de Magma au Casino de Paris du 12 au 14 février prochains, le blog ‘Round Steve Shehan propose  une interview exclusive du percussionniste-compositeur du Hadouk trio,

Où les amateurs découvriront que Steve Shehan est également membre du club très fermé des ex-bassistes de Christian Vander…

Le premier épisode de cette interview vient d’être mis en ligne. Là !

Merci de votre attention…

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Un message du Petit Faucheux à Tours m’apprend que les artistes du collectif Yolk, qui devaient se produire en concert demain soir jeudi 29 janvier, ne seront pas sur scène pour cause d’appel national à la grève.

Cette « carte blanche » est reportée au lendemain vendredi 30 janvier, mais avec un programme modifié.

Le Gros Cube  est remplacé par Alban Darche trio : Alban Darche saxophones, Frédéric Chiffoleau contrebasse, Emmanuel Birault batterie.

Et le LPT3 est remplacé par le Qüntêt, une formation comprenant : Alain Vankenhove (remplaçant Médéric Collignon) trompette, Alban Darche saxophones ténor et alto, Patrick Charnois saxophone baryton, Jean-Louis Pommier trombone, Christophe Lavergne batterie, percussions.

Informations complémentaires sur le site du Petit Faucheux, bien évidemment.

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J’ai déjà eu l’occasion de le dire, je suis idéaliste, je crois à la survie de l’espèce « disquaire », pourtant en grande voie de disparition. Les boutiques Harmonia Mundi font partie de ces derniers des Mohicans.

L’inconvénient, chez Harmonia Mundi, c’est qu’ils ne vendent que les labels dont ils sont distributeurs.

L’avantage, c’est qu’ils en distribuent plusieurs, et d’excellente qualité.

La bonne nouvelle de ce début d’année 2009, c’est que leurs bacs jazz vont voir arriver du nouveau. Tout plein de nouveaux, grâce au rachat par le label Plus Loin (distribué par Harmonia Mundi) de l’intégralité du catalogue Nocturne Jazz.

Plus Loin, label créé en 2007, a notamment produit Tigran Hamasyan, Michel Benita, David El-Malek…

Les ont donc rejoint depuis ce rachat Pierre de Behtman, Elisabeth Kontomanou, les frères Moutin,  Andy Emler, ou encore  l’un de mes chouchous, le terriblement imprévisible et oh combien talentueux Laurent de Wilde !

Au total un catalogue exclusivement jazz, toutes tendances réunies, d’une centaine de références.

Dans la nouvelle écurie de Plus Loin, il y a notamment Pierrick Pedron. Retenez ce nom ! Je vous en reparlerai bientôt …

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Je reprends dans les commentaires du billet « Tous sur Mingus : Oh Yeah ! » cette interview de Jazz mag en 1964,  postée par Hamataï ( merci à lui ).

Parce qu’elle éclaire une partie de ce personnage que nous avons essayé de cerner au fil des notes du Z Band… et qu’elle vient en contrepoint parfait au vivant témoignage de DolphyOO, spectateur d’un concert de Mingus en 1964.

Extrait d’interview de Jazz mag de 1964 :

- Charles Mingus, un certain nombre de critiques américains paraissent nourrir à votre égard une hostilité de principe. Croyez-vous que celle-ci soit fondée uniquement sur des critères musicaux ou bien ne résulterait-elle pas plutôt de la virulence de vos prises de position sociales et politiques ?

- En réalité, je n’en ai aucune idée. Peut-être ne m’aimez-vous pas non plus. Les critiques ne peuvent supporter qu’un Noir leur parle ou se comporte comme le ferait un Blanc. Cela n’est d’ailleurs pas seulement vrai pour le domaine de la musique. Le même genre de problème se pose à moi presque continuellement dans ma vie de tous les jours. Dernièrement, je suis entré dans un magasin de Copenhague pour acheter une chemise. Le directeur de la tournée nous avait quittés un instant. J’ai demandé au vendeur de me présenter ce qu’il avait de meilleur. J’ai fait mon choix. J’ai payé puis, après avoir attendu un moment sans résultat, je me suis décidé à réclamer ma monnaie. C’est alors qu’on a refusé de me donner ce qui m’était dû. C’est scandaleux ! Les Blancs sont traités différemment. Quand ma femme, qui est blanche, va dans un magasin, il n’arrive jamais qu’on refuse de lui rendre sa monnaie. Moi, je me suis fait voler. J’ai payé 10 dollars une chemise qui n’en valait que 5 et, par-dessus le marché, je ne suis pas parvenu à récupérer mon argent. Il paraît que le vendeur n’a pas apprécié la manière dont j’ai formulé ma réclamation. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Comme je menaçais de faire appel à la police, c’est lui qui le premier l’a fait venir. Un flic s’est présenté presque aussitôt. Il ne m’a pas adressé la parole, n’a même pas cherché à savoir de quel côté était la vérité. J’étais noir, donc j’avais tort. Je ne sais pas si en France les policiers sont plus aimables, mais ceux que j’ai rencontrés jusqu’ici en Europe n’étaient pas particulièrement bien intentionnés. Celui dont je vous parle m’est tombé dessus à bras raccourcis et m’a tellement abîmé l’épaule que j’ai été obligé de me faire soigner à l’hôpital et n’ai pas été en état de jouer ce soir-là. C’est insensé !

- …Croyez-vous que cet incident est arrivé à cause de la couleur de votre peau ?

- Mais bien sûr ! Je pourrais vous raconter bien d’autres anecdotes comparables à celle-ci. Même vos chauffeurs de taxi ne cachent pas leurs préjugés raciaux. Hier, à mon arrivée, ils ralentissaient quand je leur faisais signe; mais, dès qu’ils s’apercevaient que j’ai le teint sombre, ils redémarraient aussitôt pour aller prendre le Blanc le plus proche.

- Votre opinion est en contradiction avec celle de la plupart des jazzmen que nous avons eu l’occasion d’interviewer. Pour eux, le racisme en Europe est loin d’être absent mais il n’est jamais systématique.

- De qui vous moquez-vous? Personne ne peut comprendre cet état de choses s’il n’est pas noir. Voulez-vous encore un exemple ? Hier soir, quand je suis entré dans cet hôtel, la réceptionniste m’a traité comme si j’étais le dernier des chiens. J’ai bien saisi son manège bien qu’elle ne parlât pas un mot d’anglais. Elle a discuté un instant avec le chauffeur et, rien qu’à son comportement, j’ai tout de suite compris ses sentiments à mon égard. Pour percevoir la haine, il n’est pas indispensable de savoir ce que les gens disent. L’hostilité se reconnaît souvent simplement au son de la voix. L’amour, la haine, cela s’exprime d’abord par des sonorités, des inflexions de voix, non des paroles. Vous, je ne vous déteste pas. Ce que je déplore, c’est cette situation dans laquelle je me débats. Je n’ai pas envie de parler. Pourquoi tenez-vous tellement à discuter avec moi ?

- Sans doute parce que nous pensons que cette conversation peut nous aider à comprendre certains aspects de votre musique.

- Pour moi, ce genre d’interview ne présente aucun intérêt. Aux Etats-Unis, il a été écrit sur moi plus d’articles que sur n’importe quel autre musicien; il n’empêche que je gagne moins d’argent que la plupart de mes confrères. George Wein est le premier manager qui soit parvenu à mettre sur pied une tournée européenne pour mon orchestre. Mais cette tournée a été mal organisée. Il a tellement rapproché les concerts qu’il a failli tuer mon trompettiste. J’ai dormi quatre heures en cinq jours. Je n’ai pas fait un véritable repas depuis trois jours. J’ai mangé un steak en cinq minutes à l’aéroport de Copenhague mais j’ai dû le laisser tellement il était mauvais. Wein, lui, a le temps de manger. D’ailleurs, il n’assiste même pas à nos concerts. Il préfère se balader avec une fille. Pour lui, la tournée est une partie de plaisir. Si on le forçait à adopter notre rythme de vie actuel, il n’accepterait jamais d’engager, dans de telles conditions, l’orchestre qu’il lui arrive de diriger. Aucun être humain ne peut faire du bon travail quand il ne dispose pas d’un minimum de temps pour récupérer de ses fatigues. Ne venez pas ensuite me demander ce qui est arrivé à mon trompettiste.

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Le 5 janvier 1979, il y a trente ans, disparaissait Charles Mingus, contrebassiste, pianiste et compositeur de jazz. Le Z band, collectif de blogueurs, a choisi de marquer cette date en écrivant « Tous sur Mingus ! »

Voici tout ce que vous pourrez découvrir sur ce musicien, en parcourant les liens suivants :

Z et le jazz : Change one, Change two

Backstabber : Tijuana moods

L’Ivre d’images : Blues and Roots

Mysterioso : Les relations avec Dolphy

Jazzques : Mingus plays piano

Native dancer : Charles Mingus presents Charles Mingus

Ptilou’s blog : L’autobiographie de Mingus « Moins qu’un chien »

Maitre Chronique : Mingus Ah Hum

Jazz à Paris : L’évangile selon saint Mingus

Bien Culturel : Mingus et moi

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Quant à moi, je vais modestement mais longuement (on n’est pas pie blésoise pour rien !) tâcher de vous faire partager ma découverte de l’album « Oh Yeah ! » Personnellement, si j’étais tombée sur cette pochette-ci…

… j’aurais sûrement trouvé un excellent prétexte pour ne pas rendre ma copie. Du genre, « J’aurais vraiment a-dô-ré participer, mais je concours incognito dans le Vendée globe, et le vent se lève sacrément entre les glaçons… »

Parce qu’autant vous le dire de suite,  il y a quelques semaines encore, je ne connaissais de Mingus que le gimmick de Jonasz « Eh gus, tu connais Charlie Mingus ? », ce qui, malgré mon imagination fertile, eut été un peu court pour pondre une note dans le concert du Z Band.

(interlude : cette histoire s’annonce plutôt longue, allez donc vous faire une tasse de thé, je vous attends)

Fort heureusement, dans les bacs du disquaire du coin, en lieu et place de ce type au regard de condamné à l’impôt sur la fortune, un coq, un cochon, un champignon et la soeur cachée de Morticia Adams m’ont immédiatement tapé dans l’oeil.

La présence de Roland Kirk, divin inspirateur de Ian Anderson, et l’injonction au mangeur de poulet ( un sens caché, c’est sûr, mais lequel ?), ont fini de me décider.

J’ai glissé le cd dans le mange-cd de ma cuisine , lancé le mode « lecture aléatoire », et appuyé sur « on » tout en attrapant mon épluche-patates.

(interlude : les albums qui, à la première écoute, me font lever la tête de mon épluchage minutieux de légume intègrent souvent ma discothèque. Ceux qui me font me laver les mains pour aller regarder le titre sur la pochette rentrent direct dans le panthéon.)

Les premières notes de Devil Woman ont ébranlé les murs. Quoi ? C’est un bluesman, Mingus? Mais pourquoi ne me l’a-t-on dit plus tôt ? Voix rocailleuse et plaintive à laisser l’éplucheur en panne illico, chant de cuivres douloureux à suivre, et piano de bastringue à l’unisson, l’intro ne laisse aucune place au doute. C’est pas Devil woman qui s’exprime, mais sa dernière victime au coeur saignant. Qui, après avoir essuyé quelques larmes bien pleuré par le sax tenor de Kirk, se souvient des jours heureux et raconte, volubile, à travers le tenor de Booker Ervin, avant que la  plainte du trombone ne le renvoie à son chagrin. 9’38 achevées sur un déchirant « goobdye » de Mingus, et pas une patate d’épluchée…

Découvrez Charles Mingus!

La préparation de la soupe s’est bien rattrapée au morceau suivant. Wham Bam Thank You Ma’am, titre mignon pour un truc très bop, où le sax qui s’éclate bien est Booker Ervin si j’en crois les notes de pochette.

Farceuse, la lecture aléatoire m’a renvoyé au début de l’album, sur un Hog Callin’ Blues qui m’a moins surprise puisque je sais maintenant que ce diable de Charlie est un bluesman… mais j’avoue que l’éléphant échappé de la parade à la deuxième minute a fait son petit effet ! Sifflets moqueurs, sans doute de ce coquin de Kirk, exclamations jubilatoires de Mingus qu’on imagine sans peine exhortant tout ce petit monde à lâcher les chevaux, et voilà le boogie sympa qui se transforme en ménagerie improbable, en folle fanfare, en expérimentations free à chaque coin de rue, avec une batterie pas en reste de gros effets sonores. Je ne sais pas vraiment quel était le film sur l’écran, mais ce titre est plein d’images !

Passons rapidement sur Oh Lord don’t let them drop that atomic bomb on me, non qu’il y ait rien à en dire, mais il se fait tard et je sens que je suis déjà bien trop bavarde. C’est une prière pour de vrai malgré son titre en forme de clin d’oeil, et l’influence de la musique d’église dont le petit Mingus a été gavé est palpable, même si ça swingue quand même un peu trop pour être tout à fait catholique.

(interlude : vous vous demandez des nouvelles de la soupe, peut-être ? Poireaux et pommes de terre ont rejoint les oignons dans la cocotte, et je continue à découvrir « mon » Mingus en attendant qu’ils reviennent)

Une toute autre paire de manches avec Ecclusiastics ! Là, on est carrément dans le registre prédicateur télévivisuel. Ca n’existait pas à l’époque ? Ben si, là. Enfin, pas seulement. Côté voix, on est parfois proche du registre soul, limite rythm’n’ blues, pas loin d’un Otis Redding. Côté piano, on passe sans transition d’une ballade au clair de lune à une rythmique enfiévrée. Les cuivres font pareils, mais en plus coloré, en très coloré même. Avec quelques emballements et une contrebasse très walkin’ bass mais qui termine à l’archet. Et un petit thème sur quelques notes, qui ponctue régulièrement le tout, comme… comme un « prions mes frères » rythme les différents moments d’un sermon ?

Découvrez Charles Mingus!

Eat That Chiken m’a rappelé qu’il fallait baisser le feu sous la cocotte.

Et c’est tranquillement dans mon salon que j’ai dégusté le dernier morceau de ce Mingus, Passions of a man. Encore un film, mais quel film ! Un kaléidoscope sonore et visuel, quelques incantations d’outre-tombe façon Contes de la crypte, des toms joués façon tam-tam, un bout de western mexicain au moment où la fille attachée sur les rails reprend connaissance et que le train arrive, un Roland Kirk déchaîné qui fait claquer les clefs de ses saxos, une voix de sorcier africain en plein rituel vaudou, une contrebasse martyrisée à l’archet, un rire diabolique et des sifflets sortis de l’enfer… 

C’était mon ascension de Mingus par la face folle, celle qui fait grimper très haut, très loin, très ailleurs. Et sinon, la soupe n’était pas mauvaise non plus.

Charles Mingus « Oh Yeah » (Atlantic), 1961. Avec Charles Mingus, piano, voix et compositions ; Roland Kirk, flute, sirène, sax tenor, manzello et strich; Booker Ervin, sax tenor ; Jimmy Knepper, trombone (magnifique son) ; Doug Watkins, contrebasse ; Danny Richmond batterie.

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Encore un boeuf jazz à Blois, également ce vendredi 9 janvier à partir de 22 heures, et tous les premiers vendredis du mois, au Belgian Beer Café, près de Cap’Ciné.

Le boeuf en question est organisé par l’association Jazz Libitum dont je vous dirais tout… dès que j’en saurais plus ! Ce vendredi, la tonalité de la soirée devrait être  jazz latino. Il y en a pour tous les goûts à Blois, c’est fou.

Petite formule en duo accoustique, c’est le choix du Moulin de la Vapeur, à Olivet près d’Orléans, le jeudi 29 janvier, avec Olivier Cahours (guitares) et Thierry Colson (contrebasse), pour une invitation à la flânerie.

Je vous engage à aller écouter sur cette page Myspace le titre « St Michel de Cuxa », c’est vraiment très beau. Rêveur. Voyageur. Tendre ? P’t’être bien…

Un mois de janvier riche en événements au Petit Faucheux à Tours, avec du 22 au 24 janvier, trois soirées carte blanche à Hasse Poulsen. Le guitariste danois a choisi :

-le 22, un duo avec Marc Ducret (le guitariste invité sur West in peace du MegaOctet, et qu’on voit dans cette vidéo là)

-le 23, un concert « free-punk » avec  Speeq : Phil Minton (voix),  Luc Ex (basse) et  Mark Sanders (batterie)

-le 24, musiques improvisées en trio accoustique, avec  Guillaume Roy (violon alto) et Bruno Chevillon (contrebasse).

Petit Faucheux toujours, et encore avec une pléiade d’artistes novateurs les 29 et 30 janvier, cette fois sous l’égide du label et collectif nantais Yolk.

-le 29, le désormais très connu Gros Cube d’Alban Darche, dont la dernière galette a récolté les lauriers de la presse jazz unanime : 15 musiciens dont 11 cuivres sur scène, pour un big band qui swingue et  qui s’amuse !

Sur cette petite vidéo là, ils sont tous très sérieux : au prix où sont les heures de studio…

Polar
envoyé par meivelyan

-Le 30, contrepied malicieux, avec une formule trio : Jean-Louis Pommier (trombone) François Thuillier (tuba) et Christophe Lavergne (batterie) .

Pour les horaires, les tarifs, les itinéraires, l’âge du capitaine… Il suffit de cliquer sur les liens des lieux cités, sur votre gauche, là, dans la colonne !

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