Durant cette année 2009, j’ai eu le plaisir d’assister aux concerts suivants, dont certains ont fait l’objet de quelques mots ou photos de compte-rendu sur ce blog, mais pas tous :
Octobre Le 9, Patrick Filleul quartet au festival Destock Jazz de Pruniers en Sologne. Le 23, Virginie Capizzi quartet, aux Lobis à Blois. Le 29, Monty Alexander trio, aux Lobis à Blois.
Novembre Le 14, Mop Meuchiine, au Théâtre d’Orléans.
Le Z Band, réseau informel à géométrie variable de blogueurs amateurs de jazz, s’efforce de publier, tous les trois mois, une note simultanée sur un thème commun. Chacun à sa sauce et selon ses moyens, l’important étant de participer !
Le 12 janvier : « Tous sur Mingus » j’ai cuisiné une soupe de légumes en écoutant « Oh Yeah ».
Le 15 mars : « Cordes et âme » je me suis penchée sur Dr John & Mr Scofield.
Le 22 juin : « A Choeur et à voix » j’ai découvert l’album « Mythologies » de Patricia Barber.
Le 20 septembre, le Z Band frappé par la disparition brutale d’un de ses membres, propose à « L’Ivre d’image » de l’accompagner en musique sur son nuage je l’ai imaginé, voyageant au son du Hadouk trio et de son « Live à Fip ».
Le 21 décembre : « Jeunes pousses » Benoit Lavollée et son trio sont dans ma serre!
La cérémonie des Djangos d’or 2009 s’est déroulée à l’Alhambra à Paris le 14 décembre dernier, grâce au travail de l’infatigable Christiane Hagège, épouse de Franck Hagège, co-créateur de ces récompenses, hélas disparu en 2005.
Le guitariste Patrick Saussois, qui se remet doucement mais courageusement de son AVC, s’est vu décerner le Django d’or prix Franck Hagège, comme annoncé. On attend son concert de remerciement l’an prochain au plus tard !
Django d’or nouveau talent : Anne Pacéo Django d’or musicien confirmé : Hervé Sellin Django d’or spectacle vivant : Médéric Collignon Django d’or de la création : Laurent Cugny
La batteuse Anne Pacéo fait partie des heureuses découvertes de Stéphane Kochoyan, actuel programmateur du festival Orléans jazz et créateur des Enfants du jazz à Barcelonnette, où la jeune Anne Pacéo fit ses classes dès l’adolescence.
Le public du premier festival Jazzin’ Cheverny a pu l’apercevoir, entre les trombes d’eau, dans le Ladies quartet de Rhoda Scott en juin 2008. J’en veux pour preuve cette photo mouillée…
Voici Anne Pacéo avec son trio, Triphase.
Bonus jazzOcentre : un documentaire sur Médéric Collignon , « Médo (S) », devrait voir le jour au printemps 2010 ! C’est un projet du réalisateur Josselin Carré, auteur des excellents (mais trop rares !) Jazzlinks sur Citizen Jazz… dont un est consacré à Médéric Collignon, évidemment.
Hadouk trio sort un nouvel album en mars prochain comme je vous l’avais annoncé , et cette fois-ci la nouvelle est officielle.
« Air Hadouk », c’est le nom du futur chef-d’oeuvre signé Didier Malherbe, Steve Shehan, Loy Erlich, édité par Naïve. Ce nouvel album sera dans les bacs des disquaires et sur les plateformes de téléchargement le 2 mars 2010.
Le précédent album du Hadouk trio avait été le live « Baldamore », enregistré en 2007 au Cabaret Sauvage à Paris et sorti en deux versions, CD et DVD. Un concert très bien filmé par Thibaut Castan, assorti d’une interview croisée des trois musiciens et de deux extraits de répétition vraiment intéressants.
Le dernier album studio du Hadouk trio, « Utopies », a fait l’objet en 2008 d’ une édition limitée réalisée pour les dix ans du label Naïve : avec des poèmes, des photos, des textes de chacun des trois musiciens, et en prime, le CD inédit du « Live au Satellit Café », un DVD sorti en 2003.
Côté scène, car il faut absolument voir le Hadouk trio sur scène aussi, le prochain rendez-vous est le 16 janvier à Paris à l’auditorium Saint-Germain. Ensuite, le Hadouk trio part fin janvier pour une tournée en Afrique, passant par Dakar, Ouagadougou et Libreville… avant de revenir en France en mars.
Un concert du Hadouk trio en région Centre bientôt ? On l’espère en croisant les doigts très très forts !
En attendant, je vais m’entrainer très fort à l’ocarina…
Le Z Band, collectif de blogueurs amateurs de jazz, publie à chaque changement de saison une note sur un thème commun.
Pour faire la grimace à l’hiver, c’est de « jeunes pousses » dont nous avons eu envie de parler cette fois-ci.
Vous trouverez à la fin de cette (longue) note le jardin complet de cette édition.
J’ai choisi de vous présenter Benoit Lavollée, 30 ans, vibraphoniste.
Benoît Lavollée est enseignant en percussions classiques, joue régulièrement avec l’orchestre d’Orléans et l’orchestre d’harmonie de la région Centre.
Il pratique le sound painting avec Walter Thomson au sein du collectif Paint Atonik, et fait partie du quintet Zoot (lauréat du grand prix de Salon de Provence en 2006 et vainqueur du tremplin Orléans jazz en 2007).
Benoît Lavollée a créé son trio, constitué depuis un an de Baptiste Dubreuil (piano, Fender Rhodes) et Nicolas Larmignat (batterie).Entre autres participations, Baptiste Dubreuil a composé trois morceaux pour un concert unique du « Grand Loudsadzak » de Claude Tchamitchian, Nicolas Larmignat joue dans le « Rocking Chair » d’Airelle Besson et Sylvain Riffet.
On commence par les découvrir avec un court extrait vidéo, filmé en live à Orléans le 12 décembre dernier.
Et là, de suite, on a quelques questions à poser à Benoît, à commencer par cette couleur musicale très…. percutante.
Benoît Lavollée : « Ce côté percussions, on adore ça tous les trois ! Les percussions, c’est mon domaine, je les ai pratiqués jusqu’à plus soif dans ma formation classique, jusqu’à devoir m’arrêter de jouer pendant six mois à cause d’une tendinite au bras gauche. J’ai un vrai goût pour le rythme, et je pense que c’est ce qui ressort dans mon jeu, au marimba comme au vibraphone. »
Et être fou de percus, ça exclut la basse ?
Benoît Lavollée : « En fait, c’est sur Baptiste (Dubreuil) que ça retombe, c’est lui qui assure la basse la plupart du temps, il n’a pas la partie la plus facile ! Ne pas avoir de basse, c’est pas mal, ça nous oblige tous à jouer différemment. Pour l’écriture, j’avoue que c’est une contrainte plutôt intéressante. »
Vibraphone, claviers, batterie, c’est plutôt peu commun comme trio ?
Benoît Lavollée : « A l »origine, c’était mon projet de fin d’études à Jazz à Tours. Je voulais prendre le contrepied des formations ultra-classiques des autres, et comme j’étais très très fan du projet « Underground » de Chris Potter, où il n’y a pas de basse, je suis partie sur cette idée. Avec deux musiciens avec lesquels je jouais déjà dans Zoot, Bertrand Hurault à la batterie et Baptiste Dubreuil au piano, parce qu’il faut avouer que j’étais légèrement à la bourre… »
Et alors ? (suspense insoutenable)
Benoît Lavollée : « J’ai eu mon diplôme ! Mais surtout, on a eu des supers retours sur ce concert, ça nous a donné envie de poursuivre Baptiste et moi. On a travaillé pendant un an avec Mogan Cornebert à la batterie. Et puis Mogan est parti. Alors on a pensé à Nicolas Larmignat, qui habite Orléans et que tout le monde connaît, on en parlé autour de nous, mais on n’osait pas l’appeler, on se disait qu’il serait trop pris par ses projets sur Paris… »
Et alors ?? (pire)
Benoît Lavollée : « Eh bien, le bruit a fini par lui arriver aux oreilles… »
Et alors ??? (mortel)
Benoît Lavollée : » Il nous a dit : Yes ! quand est ce qu’on joue ? »
Ouf ! Le trio travaille d’arrache-pied depuis un an, et l’affaire commence à prendre une belle forme. Après le concert du 12 décembre au théâtre d’Orléans, Benoît Lavollée, Baptiste Dubreuil et Nicolas Larmignat ont pris une journée de repos, puis dans la foulée, se sont retrouvés en studio pour enregistrer trois titres.
Et pour vous, en exclusivité mondiale, l’un de ces trois titres fraichement enregistrés : « Vivant »
Ils te plaisent autant qu’à moi, ces trois morceaux ?
Benoît Lavollée : « Depuis, je suis sur un petit nuage ! On vient de franchir une marche, on a vraiment construit quelque chose, humainement comme musicalement. Avec une vraie volonté de chacun de s’investir dans ce projet. J’ai pu constater que notre musique plait à pas mal de publics différents, des gens qui aiment le jazz, des copains venus du classique… »
Tes compositions percutantes (!) peuvent pourtant être assez déroutantes…
Benoît Lavollée : « Même si parfois, ça semble partir dans tous les sens, je garde toujours en tête une notion mélodique et harmonique, j’y tiens ! Pendant mes études à Jazz à Tours, j’ai beaucoup écouté Steve Coleman, ou Aka Moon, j’en ai bouffé, j’aime ça, mais c’est une musique plus dure à défendre, plus abrupte. La mélodie, l’harmonie, j’en ai envie aussi. D’ailleurs, si je lâchais le vibraphone pour la batterie, c’est ce qui me manquerait. »
Ton vibraphone, on ne peut pas dire que tu en joues de façon très conventionnelle, « beau et joli », si tu vois ce que je veux dire ?
Benoît Lavollée : « Tu sais, quand j’ai eu ma tendinite à 20 ans, et que je me suis arrêté de jouer six mois, un copain m’a emmené à un concert de Franck Tortiller avec Mike Manieri. Je ne savais pas qu’on pouvait faire de la musique comme ça avec cet instrument… La rencontre avec le jazz, avec Franck Tortiller qui m’a donné des cours pendant trois ans, c’est ce qui m’a sorti de l’impasse où je me trouvais à ce moment-là dans le classique. Je ne comprenais plus pourquoi je jouais. »
Dix ans plus tard, Benoît Lavollée alterne les concerts classiques et jazz avec bonheur, sans oublier le sound-painting avec Walter Thomson.
Eclectique, un brin iconoclaste, avec un indéniable attrait pour le risque, prompt à se remettre en cause sans renier ses acquis, Benoît Lavollée a également hérité de ses années de forçat du classique d’une technique instrumentale de haut niveau.
Avec Baptiste Dubreuil, complice de longue date, et Nicolas Larmignat, frère en percussions, le vibraphoniste d’Orléans dispose du meilleur terreau. La floraison s’annonce – n’ayons pas peur des mots – éblouissante !
A consulter, le site internet de Benoit Lavollée, et son myspace, où l’on peut voir une vidéo de soundpainting avec Walter Thomson… et découvrir les trois tout nouveaux morceaux du trio Lavollée/Dubreuil/Larmignat.
(photo jazzOcentre)
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Le jardin des jeunes pousses du Z Band comprend les espèces suivantes, tout aussi remarquables :
Au fil de cette année 2009, quel album de jazz m’a le plus émue, enthousiasmée, réjouie, séduite ? Vous qui lisez régulièrement ce blog, vous ne serez pas surpris de me voir partagée – que dis-je, déchirée ! – entre Pierrick et Louis…
Tant pis. J’assumerai cette liaison double, je les aime différemment, mais je les aime autant.
Pierrick Pedron : Omry Louis Sclavis : Lost on the way
Ensuite ? Pas de classement particulier pour les albums qui suivent, juste une palette de très bonnes vibrations !
Eric Legnini : Trippin’
Avishai Cohen : Aurora
Jean-Philippe Viret : Le temps qu’il faut
Andy Emler MegaOctet : Crouch, touch, engage !
Belmondo quintet : Infinity live
Olivier Calmel : Sha-Docks
Thomas Grimmonprez : Bleu
Eric Seva : Espaces croisés
Et sinon, à l’unanimité avec moi-même, album de l’année 2009 pas jazz : Gong 2032
Les feuilles mortes et la pluie. L’entame du concert solo de Jacky Terrasson au club de La Chesnaie samedi soir était en accord avec la saison.
Si « Autumn leaves » a du mal à m’enthousiasmer, même à la sauce déconstructiviste du pianiste, dès les premières notes du second morceau, j’ai fondu…
« Nantes » est ma chanson préférée de Barbara, et sous les doigts de Jacky Terrasson, les notes ont coulé, roulé, percuté, comme les perles de pluie venues d’un pays où il pleut beaucoup…
Dès lors, impossible d’avoir le moindre regard critique sur le déroulement du concert. Un regard embué par contre, oui et plus d’une fois, envahi d’une indescriptible émotion, suscitée par des silences en suspension, des ruptures aussi, aux accents souvent enfiévrés, parfois douloureux.
Il faut l’avouer, on n’a pas beaucoup rigolé à ce concert de Jacky Terrasson. Sauf pendant « Tragic mulatto blues », on n’est pas à un paradoxe près à la Chesnaie (*). Il faut dire qu’un des spectateurs avait décidé d’imposer à Jacky sa propre vision rythmique de la chose, ce qui n’a pas été sans instants cocasses, malgré l’extrême bonne volonté du pianiste.
Pour le reste, j’ai le sentiment d’avoir partagé un moment d’intimité avec un musicien hors normes, joueur sous tension jusqu’à risquer d’y perdre sa chemise, littéralement habité, hanté peut-être même parfois, incroyablement inspiré en tout cas.
Avec au bout des doigts une technique époustouflante, et heureusement ! Avec tout ce que le patron a à exprimer, il ferait beau voir que ça ne suive pas. Quand Jacky Terrasson a décidé de faire vivre un orchestre symphonique entier sur ses 88 touches, il le fait. Et le « Boléro » de Ravel en ressort tout ragaillardi.
« Mirror » a été un album difficile à enregistrer, confie Jacky dans ce petit film que je vous invite vivement à découvrir. Samedi 12 décembre à La Chesnaie, Jacky Terrasson ne s’est pas contemplé le nombril dans le miroir. Il a donné, il s’est livré, et je n’ai pas eu de mal à penser qu’il était sacrément beau, ce concert solo.
(*) La Chesnaie est un club particulier. Il fait partie intégrante d’une clinique psychiatrique, ouverte sur l’extérieur. Depuis 20 ans, les plus grands noms du jazz hexagonal sont venus y jouer (en savoir plus)
La Canne à Swing est un groupe de jazz manouche. Donc il voyage. Même s’il a tendance à se sédentariser tous les lundis soirs du côté des Halles de Tours…
Vendredi 11 décembre, la Canne à Swing régalera les oreilles de mes anciens voisins picto-charentais de la belle ville de La Rochelle (Charente-Maritime).
Patrick Filleul (caisse claire), Alex Voisin (contrebasse), Kevin Gouvern (guitare) et Lolo Blet (guitare) joueront à 20 h au Café de la Marine, 30 quai Duperré. Et on aurait tort de s’en priver !
Déjà au bord de la mer…
Mais c’est pas tout.
En avant-première exclusive, les fans de swing manouche de qualité et de beaux bruns peuvent noter les dates suivantes de concert de la Canne à Swing sur leurs agendas 2010 :
le 30 janvier à la médiathèque de Saint-Jean de la Ruelle (Loiret)
le 23 avril au centre équestre de Montlouis-sur-Loire (Indre-et-Loire)
le 22 mai au festival de Saint-Denis en Val (Loiret)
le 30 mai au festival de Montbazon (Indre-et-Loire)
S’il y a une initiative régionale en matière de jazz à saluer bien bas, c’est celle des Samedis du jazz à Orléans.
Le principe est simple : un samedi après-midi par mois, à 17 h, dans le hall du Théatre d’Orléans, un concert de jazz est proposé gratuitement au public.
Dit comme ça, ça n’a rien d’extraordinaire. Sauf que :
C’est le Théâtre d’Orléans, scène nationale, qui finance 100 % de cette programmation
C’est à une association, O’Jazz, que cette programmation a été confiée
C’est à des formations régionales de talent, dans tous les styles de jazz, qu’elle s’est adressée
Ce sont à chaque Samedi du jazz, entre 200 et 300 personnes, de tous âges et conditions, qui peuvent ainsi découvrir une musique parfois exigeante, toujours originale et de qualité
C’est au bout du compte, le jazz qui est gagnant !
En permettant ainsi aux musiciens du cru de s’exprimer dans de bonnes conditions, au public le plus large de découvrir ces musiques vivantes et non formatées, le Théâtre d’Orléans et O’Jazz travaillent de concert (forcément) à l’éducation (c’est pas un gros mot) d’un public local, et favorisent l’émergence d’une scène artistique de qualité.
Au final, ça donne aussi 20 ans de pérennité supplémentaires au festival Orléans Jazz !
Pas de business, pas de gros sous, pas de stars, de limousines ou de paillettes : juste des gens qui vont dans le même sens, celui de la musique qu’ils aiment. C’est beau comme un conte de Noël… mais c’est vrai !
Forts de toutes ces informations, vous vous précipiterez donc au Théâtre d’Orléans ce samedi 12 décembre à 17 h, pour découvrir, soutenir, applaudir le trio Lavollée, Dubreuil, Larmignat. Ils sont jeunes, ils sont doués, leur musique est belle, originale et ambitieuse. Et demain, un jour, ils enthousiasmeront aussi la scène du Campo Santo. On prend les paris ?
Malgré un vague air de cousinage, le Golden jazz trophy n’a rien à voir avec un raid humanitaire d’étudiants en 4L… Mais peut s’avérer devenir un véritable Golden gate bridge, qui sait ?
Ce pont vers le succès et la reconnaissance internationale de votre formation jazz , Jazz en Nord et Couleurs Jazz vous l’offrent.
A condition de remporter le tremplin que le plus grand festival de jazz de France par la durée – sept mois ! – organise pour la première fois les 19 et 20 mars 2010 à Arras.
Les conditions de participation sont cependant cruelles ! Tout possesseur d’une Victoire du jazz, Django d’or ou autre prix Thelonius Monk sera impitoyablement écarté de la sélection.
Sinon, à condition d’être au moins une formation de deux personnes, tout est possible.
Ah oui, pas de prix Martial Solal non plus. Il sera membre du jury ! Et le groupe vainqueur, outre un chèque de 4.000 euros, sera notamment programmé en première partie de son trio le 20 mars 2010 au Casino d’Arras.