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La 7e édition de Jazzin’ Cheverny aura lieu du jeudi 26 au dimanche 29 juin 2014.

banniere jazzin

Têtes d’affiche, le voisin tourangeau Ben L’Oncle Soul (vendredi au château), et le magicien libanais Ibrahim Maalouf (samedi au château). Rien que ça vaut le déplacement, mais ce n’est pas tout.

Dans la prog’ de ce festival sans prétention, 100 % bénévole et passionné, il y a de belles pépites à dénicher, notamment sur le off, tout gratuit, mais sur une scène pro, place de l’Eglise.

Je vous dis ce que moi, j’ai très envie de voir, mais ce n’est pas exhaustif :

  • Zappy Birthday Mister Frank,  vendredi à 18h30 (off) : le tribute band mené par Manu Eveno (Tryo) et Vincent Milleret (Cosmic Plot) aligne dix musicos du meilleur calibre pour un hommage irrévérencieux au génial moustachu.
  • Sylvain Beuf Electric quartet, samedi à 20h30 (château) : le duo Manu Codjia (guitare) et Philippe Bussonnet (basse) doit envoyer son stère de bois à lui tout seul, et comme les deux autres sont au niveau… la forêt solognote peut trembler.
  • Charcelay Masson quartet, samedi 18h30 (off) : une toute nouvelle formation d’Orléans dont on ne sait rien, sauf que jouent dedans Stéphane Decolly (basse) et Nicolas Larmignat (batterie), et rien que cette rythmique-là vaut de l’or. En plus, y a du Fender Rhodes (Hervé Masson) et du bugle (Guy-Claude Charcelay)… Que de belles promesses !

Mais je ne manquerai pas non plus Miranda Salad (dimanche 15 h, off) et Electric Vocuhila (samedi 16h30, off), les deux formations estampillées Jazz à Tours. Parce que c’est le Label rouge du jazz régional, le top du panier du circuit court qui ne tourne pas en rond. Bref, du bon.

Vous ne savez pas quoi choisir ? Venez tout voir, le pass intégral est encore à 30 euros en prévente jusqu’à vendredi 18 h (Office de tourisme Blois-Chambord, à Blois et à Cheverny).

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Musiciens, techniciens… Que serait la culture vivante en France aujourd’hui sans les intermittents ?

Rien.

Alors, en ce beau jour de fête de la musique, pensez-y, faites-leur des bises et remerciez-les d’exister.

Et défendez leur statut ! Par exemple en diffusant cette petite vidéo, qui vous explique en deux minutes ce que c’est, un intermittent.

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Il vient tout juste de rafler la Victoire du jazz 2014 dans la catégorie « Album de l’année ».

Thomas de Pourquery…

  •   saxophoniste éminent de la bande à Emler
  • chanteur d’opérette allemande en duo avec un joueur de cornemuse
  • doublure illuminée de Freddy Mercury dans le Queen Bishop du sieur Darche
  • ex-Rigolus transformé en « The Endless summer »
  • et désormais leader du Supersonic

a décroché la timbale avec « Play Sun Ra ».

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On est content pour lui, un peu triste pour Ping machine, et on ira goûter ce que vaut cette Victoire 2014 sur scène dès vendredi  20 juin au festival Orléans Jazz (c’est à 20h30 et c’est gratuit).

> Les autres lauréats de ces Victoires du jazz 2014 sont : Vincent Peirani « révélation de l’année « et Emile Parisien « artiste de l’année ».

> Filmée au Parc floral de Vincennes, la soirée des Victoires sera retransmise le 28 juin à partir de minuit sur France 2.

> Elle peut déjà être vue et revue sur Culture Box pendant six mois.

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Lâchez les cahiers, prenez les guitares ! A partir de ce lundi 2 juin, c’est l’opération école ouverte à Jazz à Tours !

openschool

Pour la première fois, et pendant une semaine, Jazz à Tours s’ouvre à tous les curieux en donnant gratuitement accès à l’intégralité de ses cours collectifs (ateliers funk, jazz, jazz tzigane, jazz vocal…), des cours d’instrument (guitare, batterie, basse, violon, piano, chant, sax, trompette…), de musique assistée par ordinateur ou de théorie.

Vous en connaissez beaucoup vous, des écoles qui vous permettent de tester, pour de vrai, leurs enseignements avant de vous inscrire ?

Bon, il est vrai que Jazz à Tours, pépinière unique de talents multiples, prend peu de risques de critiques acerbes avec cette formule. Mais si vous, le jazz vous titille, c’est le moment ou jamais d’oser vous lancer !

 

 

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Les Victoires du jazz viennent de rendre publique la liste des artistes nommés pour l’édition 2014.

Et dans la liste, il y a le mirifique album « Encore » de Ping Machine, enregistré live sur deux soirs au non moins mirifique Petit Faucheux de Tours. Je le sais, j’y étais ! Et c’était super bon.

Dire que Ping Machine aura pour autant la couronne de lauriers 2014 serait faire preuve d’imprudence. Je connais des musiciens qui ont dû attendre trois, voire quatre nominations avant d’obtenir ce petit Graal des professionnels de la profession.

Mais je suis déjà très heureuse pour toute cette bande talentueuse.  La « concurrence » est excellente, au demeurant…

  • Artiste ou formation de l’année :

– Magic Malik
– Emile Parisien
– Jacques Schwarz-Bart

  • Révélation de l’année :

– Cécile McLorin Salvant
– Vincent Peirani
– Daniel Zimmermann

  • Album de l’année :

– « Bleu » [Plus Loin Music] – Thomas Savy & Archipel
– « Encore, live au Petit Faucheux » [Neuklang] – Ping Machine
– « Play Sun Ra » [Quasart / Quark Records] – Thomas de Pourquery & Supersonic

ping machine

> Le site internet de Ping Machine

> Un très bel article sur l’excellent blog Jazz à Paris de mon ex-collègue du Z Band Dolphy00 ( que j’en profite pour saluer très amicalement)

 

 

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Piromalli Polin Thémines « Quiet » (Yolk, 2013)

quiet

Cédric Piromalli, Fender Rhodes ; Antoine Polin, guitare ; Olivier Thémines,  clarinette

Envie d’une pause de beau temps, mer calme ? C’est le moment de tomber sous le charme de cet album à l’instrumentation atypique, et dont on pourrait résumer l’ambiance en deux mots : légèreté et équilibre.

Alors, oui, c’est calme, comme son nom l’indique. Mais ce n’est surtout pas mou !  S’il n’y a pas de basse à proprement parler, la main gauche de Piromallli sur le clavier du Fender Rhodes sait ancrer avec douceur les rêveries de ses compagnons. Et porter discrètement les propres envolées de sa main droite.

C’est ce qui fait l’équilibre de l’album, sur chacun des morceaux, il y a comme une « ligne de terre » qui assure la stabilité de l’ensemble, sans jamais s’imposer pour autant. Autour de cette ligne, des chants et des contrechamps profitent de l’apesanteur pour jouer des parties de cache-cache mélodiques.

Tranquillement, délicatement, mais parfois obstinément, la guitare, la clarinette et les aigus cristallins du Fender Rhodes tissent de riches palabres.

Car il s’en raconte, des choses, pendant ce moment « quiet »…  A vous de tendre l’oreille, pour en capter les subtiles images.

trio quiet

> L’album a été enregistré au Petit Faucheux, à Tours, à l’issue d’une semaine de résidence artistique. Il a été édité par le très joli label nantais Yolk, où sévit notamment le saxophoniste Alban Darche (dont on reparlera bientôt).

> On peut aussi écouter trois extraits de l’album sur le site de la Compagnie Frasques.

 

 

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Rien que le nom du groupe vous indique que c’est une musique dont l’association avec la camomille est totalement contre indiquée.

A part ça, de ce Bureau of Atomic Tourism, autrement nommé « Boat » – mais qui mène-t-on en bateau, hum ? -,  on ne sait pas grand-chose.

Sinon qu’ils sont Belges, menés par le batteur Teun Verbruggen, qu’il y a dans le groupe le seul Belge spécialiste du Fender Rhodes avec un nom presque français, Jozef Dumoulin. Et que parfois ils invitent Marc Ducret, c’est dire s’ils sont fêlés.

Ces musiciens au degré de folie collective proche du niveau de fission seront sur la scène du Petit Faucheux à Tours le 7 mai prochain.

Soit pile-poil à mi-chemin entre les centrales nucléaires de Chinon (Indre-et-Loire) et Saint-Laurent (Loir-et-Cher). Y a pas de hasard. Prenez vos pastilles d’iode, et en avant !

> Des tas d’autres vidéos explosives sur le site internet de The Bureau of Atomic Tourism

> Une interview de Teun Verbruggen sur le site du Soir

 

 

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Philippe Gleizes « Caillou » (Soleil Zeuhl, 2013)

caillou

Philippe Gleizes (batterie), Rudy Blas (guitare), Mickaël Sevrain (Fender Rhodes, claviers), Basile Mouton (basse).

Il y a « Hum Hum », entrée en matière d’une délicatesse inquiétante, comme un rusé matou toisant une souris d’un sourire narquois.

Quelques plages plus loin,  il y a « Les Carpates », presque 9 minutes de fulgurances électriques portées par une basse grondante, éclairées d’un jeu de cymbales précis et tranchant comme on en entend trop rarement.

De toute façon, on est déjà accro. Parti dans un retour vers le meilleur de la musique qu’on aurait tellement aimé vivre en direct, ce début bouillonnant des années 70 où les accents rugueux du rock offraient à de jeunes jazzmen noirs américains les horizons binaires d’une refondation libertaire.

Le jazz-rock n’a jamais été autre chose que ce cri, dans la continuité des solos exploratoires de Coltrane et des expérimentations psychédéliques de Miles.

Le Caillou de Philippe Gleizes et ses excellents compagnons de route est de cette veine, celle d’un minerai rare, irradiant d’une énergie brute et d’une inspiration lyrique. Qui ne sont pas sans rappeler, ce n’est pas un hasard, l’univers de Christian Vander et Magma.

On pense aussi à Jannick Top, qui ne renierait sûrement pas l’infernale mécanique du morceau intitulé « Dancin’ Dogz » !

Pas question pour autant de réduire l’album de Gleizes à cette géniale parentèle. L’urgence lyrique qui le transcende lui est propre. Et sous la fureur, cette beauté mélodique qui affleure promet d’étincelants ailleurs… Beaucoup d’émotions, pour un Caillou !

> Le site internet de Caillou

> Une belle chronique de Franpi Sunship sur Citizen Jazz

 

 

 

 

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Ben l’Oncle Soul le 27 juin, Ibrahim Maalouf le 28 juin, voilà les deux grandes têtes d’affiche de la 7e édition de Jazzin’Cheverny, festival de jazz près de Blois (Loir-et-Cher).

Mais il y a quelques autres magnifiques pépites dans la programmation, dont un hommage exceptionnel à Franck Zappa le 27 juin, avec dix musiciens sur scène autour de Manu Eveno, guitariste et chanteur de Tryo : on en reparlera très vite.

En attendant, l’affiche officielle, pleine de couleurs !

affiche_jazzin_2014

 

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Vendredi 11 avril, une belle soirée jazz en perspective, avec le trio de Rémi Panossian, au Minotaure à Vendôme.

C’est une chronique de Denis Desassis pour Citizen Jazz sur le dernier Nancy jazz festival qui m’avait mis la puce à l’oreille. On y relatait l’excellente première partie d’Aldo Romano, assurée par le trio de Rémi Panossian, chaleureusement salué par le public.

La lecture de l’article consacré à leur album de 2013, BBang, sous la même signature, et une oreille attentive aux deux ou trois extraits disponibles sur la Toile musicale finiront de vous convaincre, comme moi, d’aller à la rencontre de ce trio vendredi prochain.

Leur musique est fraîche, colorée, bourrée d’énergie positive, et, en ces temps troublants, on en a bien besoin, à Vendôme comme ailleurs.

Encore une jolie programmation signée Frédéric Maurin de L’Hectare, au passage… Si ça continue,  il va falloir s’offrir un abonnement !

 

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