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	<title>Quatrième de couv &#187; divorce</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Dans la France de l&#8217;entre-deux&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Dec 2018 08:23:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si les personnages de Nicolas Mathieu avaient vécu à notre époque, il se peut qu&#8217;on les aurait retrouvés sur les barrages montés par les Gilets jaunes.  Pour dénoncer une société sur laquelle ils n&#8217;ont plus de prise et dans laquelle ils ne croient plus&#8230; Le deuxième roman de Nicolas Mathieu se déroule dans les années [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Leurs-enfants-apres-eux_2834.jpg" rel="lightbox[4489]"><img class="alignleft wp-image-4493 size-medium colorbox-4489" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Leurs-enfants-apres-eux_2834-181x300.jpg" alt="CVT_Leurs-enfants-apres-eux_2834" width="181" height="300" /></a></p>
<p>Si les personnages de <strong>Nicolas Mathieu</strong> avaient vécu à notre époque, il se peut qu&rsquo;on les aurait retrouvés sur les barrages montés par les Gilets jaunes.  Pour dénoncer une société sur laquelle ils n&rsquo;ont plus de prise et dans laquelle ils ne croient plus&#8230;</p>
<p>Le deuxième roman de <strong>Nicolas Mathieu</strong> se déroule dans les années 90. Ses personnages vivent à Heillange, dans le bassin lorrain, sinistré. Les hauts fourneaux ont déjà été fermés. Le chômage et la précarité font partie du paysage&#8230;</p>
<p>Dans ce décor post-industriel, <strong>Anthony</strong> promène son ennui. Sa violence aussi.</p>
<p>A 14 ans, le gamin, fils unique, ne travaille pas à l&rsquo;école, traîne des journées entières avec son cousin. Comme pendant cet été 1992. C&rsquo;est là qu&rsquo;il rencontrera <strong>Steph</strong> qui ne rêve que de s&rsquo;en aller, loin de toute cette grisaille.</p>
<p>Un soir,<strong> Anthony</strong> vole la moto de son père pour rejoindre une fête. Le deux-routes sera volé par <strong>Hacine</strong>, un autre adolescent, qui traficote, qui s&rsquo;ennuie tout autant.</p>
<p>Un événement qui va sérieusement ébranlé l&rsquo;équilibre familial autour d&rsquo;<strong>Anthony</strong>. Séparation de ses parents, alcoolisme morbide de son père&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4489"></span></p>
<p>En quatre chapitres (1992, 1994, 1996, 1998) qui portent tous le nom d&rsquo;une chanson emblématique de l&rsquo;année, l&rsquo;écrivain quadragénaire nous parle d&rsquo;une France de l&rsquo;entre-deux, de <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/11/29/olivier-adam-ou-lart-dausculter-a-la-peripherie/">celle des lisières, chères à l&rsquo;écrivain Olivier Adam.</a></strong></p>
<p>Des années durant, ces deux ados font voir leurs destins se croiser. Tous les deux rêvent d&rsquo;un ailleurs. Qu&rsquo;ils croiront trouver seulement. Devenus adultes, ils ne peuvent que constater qu&rsquo;ils n&rsquo;auront pas fait mieux que leurs pères. Triste réalité.</p>
<p>Un roman d&rsquo;une grande acuité qui nous parle de résignation sociale et qui a valu à Nicolas Mathieu d&rsquo;obtenir <strong>le prix Goncourt</strong> cette année.</p>
<p><strong>Dans cette vidéo, Nicolas Mathieu parle de son roman, de cette région qu&rsquo;il connaît bien pour y avoir grandi :</strong></p>
<p><a href="https://www.arte.tv/fr/videos/084862-000-A/litterature-leurs-enfants-apres-eux/">https://www.arte.tv/fr/videos/084862-000-A/litterature-leurs-enfants-apres-eux/</a></p>
<p>Son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;Aux animaux la guerre&nbsp;&raquo;</strong>, qui avait également été publié chez Actes Sud, a été adapté à la télévision, et diffusé en novembre sur France 3. Un polar social au coeur des Vosges. Remarquable.</p>
<div id="attachment_4501" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/03da1254-7c5e6bda2223431fb4a7fcdf28b8b9832696dadc8be80fb71058e757a798a45d.jpg" rel="lightbox[4489]"><img class="wp-image-4501 size-full colorbox-4489" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/03da1254-7c5e6bda2223431fb4a7fcdf28b8b9832696dadc8be80fb71058e757a798a45d.jpg" alt="03da1254-7c5e6bda2223431fb4a7fcdf28b8b9832696dadc8be80fb71058e757a798a45d" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Roschdy Zem et Olivia Bonamy incarnent les deux personnages principaux de l&rsquo;adaptation.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 135 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle sembla aller chercher quelque chose dans le paysage. A force de parcourir le  coin à pied, à vélo, en scoot, en bus, en bagnole, elle connaissait la vallée par coeur. Tous les mômes étaient comme elle. Ici, la vie était affaire de trajets. On allait au bahut, chez ses potes, en ville, à la plage, fumer un pet&rsquo; derrière la piscine, retrouver quelqu&rsquo;un dans le petit parc. On rentrait, on repartait, pareil pour les adultes, le boulot, les courses, la nounou, la révision chez Midas, le ciné. Chaque désir induisait une distance, chaque plaisir nécessitait du carburant. A force, on en venait à penser comme une carte routière. Les souvenirs étaient forcément géographiques.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 321-322 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ces vannes sur les cassos étaient monnaie courante, et de plus en plus répandues. Elles servaient autant à se marrer qu&rsquo;à conjurer le mal, cette marée insidieuse qui semblait gagner de proche en proche, depuis le bas. Ces gens-là, qu&rsquo;on croisait en ville, n&rsquo;étaient plus seulement du folklore, quelques paumés, des grosses têtes en goguette. Il se construisait pour eux des logements, des Aldi, des centres de soins, une économie minimale vouée à la gestion du dénuement, à l&rsquo;extinction d&rsquo;une espèce. Fantomatiques, on les voyait errer de la CAF à la ZUP, du bistrot au canal, des sacs en plastique au bout des bras, munis d&rsquo;enfants et de poussettes, les jambes comme des poteaux, des bides anormaux, une trogne pas croyable. De temps en temps, une fille naissait la-dedans, qui était particulièrement belle. On imaginait alors des choses, des promiscuités, des violences. Elle était chanceuse pourtant. Ce physique lui servirait peut-être de laisser-passer pour un monde meilleur. Ces familles donnaient naissance à des teigneux formidables, qui ne se résoudraient pas à leur sort et rendraient les coups. Ils feraient de brèves carrières déviantes et finiraient morts, ou en prison. [&#8230;] &nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 388 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Pendant huit semaines, il s&rsquo;était donc levé tous les jours à l&rsquo;aube, pour faire cent bornes en bagnole, bosser quatre heures, rentrer et tout ça pour gagner à peine 4000 balles par mois. C&rsquo;était crevant et ça vous tapait sur le ciboulot. Mais au moins, quand il rentrait, sa mère ne l&rsquo;emmerdait pas. Il avait pour lui de se tuer à la tâche, ce qui dans sa famille passait pour la norme. Il n&rsquo;était pas loin de se faire à l&rsquo;idée, d&rsquo;ailleurs. Au moins, il avait la morale de son côté. Il pouvait à son tour se plaindre des impôts, des immigrés, des politiciens. Il ne devait rien à personne, il était utile, il gueulait, exploité, confusément conscient d&rsquo;être le plus grand nombre, la masse qui pouvait tout, et profondément convaincu qu&rsquo;il n&rsquo;y avait rien à faire.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Leurs enfants après eux&nbsp;&raquo;, Nicolas Mathieu, Actes Sud, 21,80€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Derrière les couleurs, l&#8217;introspection à rebours</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/02/19/derriere-les-couleurs-lintrospection-a-rebours/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/02/19/derriere-les-couleurs-lintrospection-a-rebours/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Feb 2018 08:13:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA["La mise à nu"]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Laudin]]></category>
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		<category><![CDATA[Louis Claret]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire On poursuit notre virée parmi les livres de la rentrée ? Une balade totalement subjective, je vous l&#8217;accorde, mais c&#8217;est bien tout l&#8217;intérêt ! Jean-Philippe Blondel, je l&#8217;ai lu il y a longtemps, à l&#8217;occasion de la sortie de ses premiers romans comme &#160;&#187; Accès direct à la plage &#171;&#160;. Des années que [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISE-A-NU.jpg" rel="lightbox[4186]"><img class="alignleft size-full wp-image-4187 colorbox-4186" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISE-A-NU.jpg" alt="MISE A NU" width="195" height="322" /></a>On poursuit notre virée parmi les livres de la rentrée ? Une balade totalement subjective, je vous l&rsquo;accorde, mais c&rsquo;est bien tout l&rsquo;intérêt ! <strong>Jean-Philippe Blondel</strong>, je l&rsquo;ai lu il y a longtemps, à l&rsquo;occasion de la sortie de ses premiers romans comme <strong>&nbsp;&raquo; Accès direct à la plage &laquo;&nbsp;. </strong></p>
<p>Des années que je ne le suivais plus. C&rsquo;est donc avec un vrai plaisir que j&rsquo;ai ouvert<strong> &laquo;&nbsp;La mise à nu&nbsp;&raquo;</strong>, publié chez Buchet Chastel, maison d&rsquo;édition qui arrive systématiquement à m&rsquo;emmener ailleurs. La preuve encore cette fois.</p>
<p>Auteur de romans et de livres jeunesse, <strong>Jean-Philippe Blondel</strong> vit et enseigne à Troyes.</p>
<p>Son quatorzième roman, nous parle de <strong>Louis Claret</strong>, un professeur d&rsquo;anglais âgé de 58 ans qui, séparé et pas si proche de ses deux filles, s&rsquo;est construit une vie simple. Pas folichonne mais qui le rassure. Il se laisse bercer par le quotidien.</p>
<p>Et puis un jour, il reçoit une invitation. Celle d&rsquo;un ancien élève, pour un vernissage. <strong>Alexandre Laudin</strong>, l&rsquo;ancien élève un peu laissé à l&rsquo;écart par la classe, est aujourd&rsquo;hui un peintre en vue. Connu en France comme à l&rsquo;étranger.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4186"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De la rencontre, de ces retrouvailles un peu empruntées, naîtra une relation qui va obliger les deux hommes à plonger dans leur passé. Une introspection qui passera aussi par un projet pictural.</p>
<p>Au fil des pages, le bilan de vie d&rsquo;un quinquagénaire et de ses choix. Ou ceux qu&rsquo;il n&rsquo;a finalement pas fait. Un roman qui parle de ce qu&rsquo;on laisse finalement derrière soi, au bout du compte. Alexandre, lui, parle de son homosexualité, de sa difficulté à être au monde.</p>
<p>Une écriture sincère et pleine de finesse.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 80-81 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] C&rsquo;était très étrange. Je savais que j&rsquo;étais chez Alexandre Laudin. Qu&rsquo;il dessinait mon visage sous tous ses angles à grands coups de fusain. Que j&rsquo;avais cinquante-huit ans. Que j&rsquo;étais divorcé, père de deux filles adultes. Que j&rsquo;enseignais l&rsquo;anglais depuis plus de trente-cinq ans. J&rsquo;étais conscient du mur blanc en face de moi. De l&rsquo;éclat de lumière que renvoyait la porte vitrée. Et pourtant, je n&rsquo;étais plus tout à fait présent. Je voyais Arnaud. J&rsquo;étais sûr que, si je déplaçais ma main de quelques centimètres, je le toucherais. Son bras. Sa peau. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je n&rsquo;ai trouvé que du papier et ce stylo-bille bleu pour tenter de le retenir encore. Mais les mots n&rsquo;ont pas la même force et ne donnent vie qu&rsquo;à une sensation fantôme. Je suis hanté. J&rsquo;ai hâte de revenir chez Laudin, pour vérifier si je peux conjuguer les esprits à nouveau, tandis qu&rsquo;il tente de dérober mes traits.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 94-95 :</strong><em>&nbsp;&raquo; En élargissant mon horizon, ma vie s&rsquo;est rétrécie. Ce n&rsquo;est pas un paradoxe. C&rsquo;est notre lot à tous. Quand les contraintes s&rsquo;estompent, nous ne savons comment occuper notre liberté nouvelle.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Restent les photophores. Des souvenirs qui dessinent un chemin sur Terre. Parfois, l&rsquo;un de ces replis de la mémoire devient plus lumineux que d&rsquo;autres. Presque phosphorescent. Un ver luisant dans un cimetière de souvenirs. Depuis que j&rsquo;ai revu Alexandre Laudin, je m&rsquo;applique à les amadouer. A admirer leurs miroitements. Et à les attraper. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 113  :</strong><em> &nbsp;&raquo; L&rsquo;ironie douce dans un sourire. Le clin d&rsquo;oeil complice. Il murmure que la série de portraits commencée avec celui de ses parents arrive à point nommé. Elle l&rsquo;oblige à dresser un premier bilan. Ce qui compte. Ce dont il peut se délester. Il murmure qu&rsquo;il ne sait pas dans quelle mesure je peux le comprendre, mais qu&rsquo;il sent que, moi aussi, je suis disponible en ce moment. Vacant, en tout cas. Il y a un abandon dans l&rsquo;attitude que j&rsquo;adopte pendant que je pose. Une qualité d&rsquo;absence rare. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La mise à nu&nbsp;&raquo;, Jean-Philippe Blondel, Buchet Chastel, 15€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Martial Kermeur, meurtrier désabusé&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/28/martial-kermeur-meurtrier-desabuse/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/28/martial-kermeur-meurtrier-desabuse/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 Feb 2017 08:24:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Article 353 du code pénal"]]></category>
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		<category><![CDATA[Tanguy Viel]]></category>

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		<description><![CDATA[  Rentrée littéraire Pas le titre le plus glamour ni le plus incitatif du monde, je vous l&#8217;accorde ! Et pourtant. Avec &#160;&#187; Article 353 du code pénal&#160;&#187;, Tanguy Viel nous revient en pleine forme. Après &#171;&#160;La disparition de Jim Sullivan&#160;&#187;, dont vous pouvez trouver le post ici l&#8217;auteur nous livre cette fois un polar [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">  Rentr<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ARTICLE-TANGUY.jpg" rel="lightbox[3882]"><img class="alignleft size-full wp-image-3886 colorbox-3882" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ARTICLE-TANGUY.jpg" alt="ARTICLE TANGUY" width="178" height="245" /></a>ée littéraire</span></strong></p>
<p>Pas le titre le plus glamour ni le plus incitatif du monde, je vous l&rsquo;accorde ! Et pourtant. Avec <strong>&nbsp;&raquo; Article 353 du code pénal&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Tanguy Viel</strong> nous revient en pleine forme.</p>
<p>Après<strong> &laquo;&nbsp;La disparition de Jim Sullivan&nbsp;&raquo;</strong>, dont vous pouvez trouver le post <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/05/22/le-roman-americain-bidouille-par-tanguy-viel/">ici </a></strong>l&rsquo;auteur nous livre cette fois un polar social avec vent de force 10 !</p>
<p>Retour à Brest, dans ce bout de Finistère venteux, pour le quadragénaire installé désormais dans le Loiret après l&rsquo;avoir été en Bretagne donc mais aussi à Bourges, Nantes et Tours ( où il passait du temps avec un autre écrivain de l&rsquo;honorable maison des <strong>Editions de Minuit</strong>, un certain <strong>Laurent Mauvignier</strong> qui en parle d&rsquo;ailleurs <strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2017/01/28/Les-gens-n-aiment-pas-que-la-cible-bouge-tout-le-temps-2982724">ici</a></strong>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3882"></span></p>
<p>A Brest donc, ou plutôt en face de la rade. C&rsquo;est là, sur un bout de terre désormais sinistré ( l&rsquo;activité de l&rsquo;arsenal est moribonde) que se trame l&rsquo;histoire. Dès les premières pages, on a le nom du cadavre, de l&rsquo;assassin aussi, d&rsquo;ailleurs. Une affaire rondement menée !</p>
<p>Reste à comprendre comment <strong>Martial Kermeur</strong>, licencié de l&rsquo;arsenal, divorcé et père d&rsquo;un enfant âgé alors de 10 ans  (<strong>Erwan</strong>), va finir par jeter par-dessus bord un certain <strong>Antoine Lazenec</strong> promoteur immobilier véreux de son état. Six ans plus tard, c&rsquo;est dans le cabinet du juge d&rsquo;instruction que <strong>Martial Kermeur</strong> s&rsquo;explique. Longuement. Précisément. Un huis clos pour comprendre comment un type banal a pu en arriver là.</p>
<p>Et tout y passe. Le licenciement, évidemment ( avec, à la clé, la prime de 500.000 francs, nous sommes à la toute fin des années 90, qui servira à investir dans un appartement dans la résidence qui n&rsquo;existera jamais que sur le papier) ; la séparation d&rsquo;avec <strong>France</strong>, la mère de son fils ; la garde de ce dernier, qui va grandir en comprenant que son père s&rsquo;est fait avoir dans les grandes largeurs et le vengera à sa manière ;  le sentiment de <strong>Kermeur</strong> d&rsquo;avoir été floué, trompé par ce <strong>Lazenec</strong> qui portait beau et faisait miroiter fortune et développement économique à tous, et même au maire <strong>Martial Le Goff</strong> ( qui finira par se suicider, il avait englouti les économies de la commune dans le projet).</p>
<p><strong>Kermeur</strong> et <strong>Le Goff</strong>, aux convictions socialistes bien ancrées, ont cédé au chant des sirènes&#8230; Mal leur en a pris.</p>
<p><strong>Martial Kermeur</strong> a d&rsquo;ailleurs l&rsquo;impression d&rsquo;avoir produit <strong>&laquo;&nbsp;un enchainement de mauvaises réponses à un grand questionnaire&nbsp;&raquo;. </strong></p>
<p>De la petite maison de gardien qu&rsquo;il occupait à l&rsquo;ombre du &nbsp;&raquo; château &laquo;&nbsp;, qui sera finalement démoli pour rien, <strong>Martial Kermeur</strong> a finalement compris (au bout de six ans !) qu&rsquo;il ne pourrait jamais s&rsquo;offrir le bateau de ses rêves pour s&rsquo;en aller à la pêche. Une tempête intérieure s&rsquo;est formée en lui. Jusqu&rsquo;au meurtre.</p>
<p>Face à ce quinquagénaire floué, un juge attentif et pour le moins&#8230; compréhensif. Je vous laisse découvrir.</p>
<p>Entres responsabilité individuelle et choix moral, <strong>Tanguy Viel</strong> nous livre un roman bien mené. Une fois de plus.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Puisque donc il avait cela, des projets. Et voyez déjà le genre de type que c&rsquo;était, j&rsquo;ai dit au juge, un type qui avait des projets. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ici, je peux vous dire, ce n&rsquo;est pas un mot qu&rsquo;on entendait très souvent ces dernières années, vue peut-être l&rsquo;état des forces en présence, vu les cinq mille habitants un peu las de la presqu&rsquo;île, ici, je ne sais pas si on peut dire plus qu&rsquo;ailleurs, mais on sentait cela depuis longtemps, l&rsquo;humeur du ciel abattue sur la rade, là, sur les sentiers côtiers, dans les allées du bourg et jusque dans les réunions du conseil municipal, on sentait cela, une fatigue.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 65 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Oui, c&rsquo;est vrai, il y a eu un début pour moi, je devrais dire : une faille. Il y a eu une faille en moi et il y est entré comme le vent, parce qu&rsquo;il soufflait autant que le vent, toujours prêt à se jeter dans toute brèche ou fissure du faux mur que j&rsquo;avais pourtant essayé de faire passer pour de la brique, mais enfin je ne suis pas en granit. Sinon, comment expliquer qu&rsquo;un jour je me sois retrouvé à côté de lui sur le siège passager de sa Porsche, à longer la mer sur la quatre-voies pour aller boire une bière sur le port, sous le seul prétexte de parler de pêche et de bateau, oui, surtout ça, de bateau, du genre même de celui que je pensais m&rsquo;acheter avec l&rsquo;argent de l&rsquo;arsenal – oui, quelle coïncidence, j&rsquo;ai dit un jour à Lazenec, parce que je pensais m&rsquo;acheter le même modèle. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 102-103 :</strong><em> &nbsp;&raquo; En un sens, ça aurait été plus facile s&rsquo;il avait disparu, quitté la région et changé de nom, qu&rsquo;alors on aurait couru de cabinet d&rsquo;avocat en cabinet d&rsquo;avocat, intentant tels procès perdus d&rsquo;avance contre les banquiers, les assureurs ou les notaires liés à l&rsquo;affaire, au moins ça nous aurait occupés. On aurait perdu mais ça nous aurait occupés. Mais je dis et répète que c&rsquo;est son tour de force à lui d&rsquo;être resté là comme une fleur au milieu de nous tous, un tournesol qui s&rsquo;oriente selon les heures du jour, et c&rsquo;est comme un concours floral qu&rsquo;il a remporté haut la main, celui de tenir parmi nous toutes ces années, été comme hiver, et vous savez pourquoi ? Parce que plus il tenait, plus on se disait : ce n&rsquo;est pas possible, s&rsquo;il reste là, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;est pas malhonnête. S&rsquo;il reste là, c&rsquo;est qu&rsquo;il y croit lui-même. Alors que c&rsquo;était justement le contraire : il restait pour qu&rsquo;on y croie nous, je veux dire, comme pour réactiver chaque jour le petit feu intérieur de chacun, comme s&rsquo;il avait pu se promener à l&rsquo;intérieur de chaque âme pour en alimenter les fours à coups de pelles débordantes de quel combustible inépuisable. Et ça marchait.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><strong><em> &laquo;&nbsp;Article 353 du code pénal&nbsp;&raquo;, Tanguy Viel, Les Editions de Minuit, 14,50€.</em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Prendre la tangente pour sauver l&#8217;amour</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 11 Dec 2016 17:47:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Laurent Mauvignier fait partie de mon panthéon personnel. Plus de quinze ans que ça dure ! Et jamais une déception&#8230; Pas si courant, non ? Interviewé en décembre 2016,  vous trouverez ici la page qui lui a été consacrée dans La Nouvelle République du centre-ouest le 28 janvier. Un peu d&#8217;auto-promo, oui, je [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/continuerM365735.jpg" rel="lightbox[3778]"><img class="alignleft size-full wp-image-3780 colorbox-3778" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/continuerM365735.jpg" alt="continuer,M365735" width="256" height="340" /></a></p>
<p><strong>Laurent Mauvignier</strong> fait partie de mon panthéon personnel. Plus de quinze ans que ça dure ! Et jamais une déception&#8230; Pas si courant, non ?</p>
<p>Interviewé en décembre 2016,  vous trouverez<strong> <a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2017/01/28/Les-gens-n-aiment-pas-que-la-cible-bouge-tout-le-temps-2982724">ici</a> </strong>la page qui lui a été consacrée dans La Nouvelle République du centre-ouest le 28 janvier. Un peu d&rsquo;auto-promo, oui, je sais&#8230;</p>
<p>L&rsquo;auteur, né à Tours, est de retour pour cette rentrée littéraire avec <strong>&laquo;&nbsp;Continuer&nbsp;&raquo;</strong>.  Ses deux précédents romans, publiés depuis toujours aux Editions de Minuit, sont évidemment sur Quatrième de couv<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/"> ici</a></strong> et<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/06/30/laurent-mauvignier-toujours-efficace/">là</a></strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce nouvel opus ? C&rsquo;est celle de <strong>Sibylle</strong> et de <strong>Samuel</strong>, son fils adolescent. Un jeune homme désoeuvré, perdu, pas vraiment remis de la séparation de ses parents. <strong>Benoît</strong> est resté en région parisienne. Sa mère s&rsquo;est installée avec lui à Bordeaux.</p>
<p>Une énième grosse bêtise plus tard et <strong>Sibylle</strong> décide d&rsquo;agir. A sa manière. De vendre la maison de son père, de quitter son poste et de mettre le cap à l&rsquo;Est. Vers l&rsquo;Asie centrale. De prendre la tangente pour sauver sa peau. Celle de son fils aussi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle part avec son fils pour plusieurs mois au Kirghizistan. Là-bas, à dos de cheval, il s&rsquo;agit pour l&rsquo;un comme pour l&rsquo;autre de faire un pas. D&rsquo;avancer. D&rsquo;apprendre à se connaître. Et, pour <strong>Sibylle</strong>, de se réconcilier aussi avec ses rêves, son passé.  Quand la petit-fille d&rsquo;immigrés russes voulait être chirurgien. Quand elle voulait être médecin. Et quand elle croyait aimer toute la vie son seul et unique amour, qu&rsquo;un terrible attentat lui a enlevé, un jour à Paris.</p>
<p><span id="more-3778"></span></p>
<p>Un roman dans lequel les paysages et les chevaux – Starman et Sidious – ont autant d&rsquo;importance que la relation mère-fils qui se noue et se dénoue au fil des pages, des kilomètres parcourus et des événements. Une histoire qui se décline comme un cri d&rsquo;amour d&rsquo;une femme un peu larguée dans sa vie et ses rêves pour son fils.  Malgré tout.</p>
<div id="attachment_3803" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/l_mauvignier_c_roland_allard.jpg" rel="lightbox[3778]"><img class="wp-image-3803 size-medium colorbox-3778" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/l_mauvignier_c_roland_allard-300x150.jpg" alt="l_mauvignier_c_roland_allard" width="300" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Laurent Mauvignier (photo Rolland Allard)</p></div>
<p style="text-align: left"><strong>Laurent Mauvignier</strong> est un de ses rares auteurs qui ne me déçoit jamais. Voici donc un joli roman, malgré une fin un peu convenue je trouve.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Mère et fils, si différents et pourtant si semblables, ne serait-ce que dans le choix des morceaux qu&rsquo;ils écoutent comme &laquo;&nbsp;Heroes&nbsp;&raquo;de David Bowie. Il a guidé Sibylle quand elle était amoureuse et pleine de projets, il accompagne Samuel dans son apprentissage.</strong></p>
<p style="text-align: left"><iframe width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/Tgcc5V9Hu3g?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Samuel repense à ça et il regarde sa mère qui se débat avec trois gamelles pleines de boue. Il a envie de lui gueuler qu&rsquo;il comprend pourquoi son père est parti, que c&rsquo;est à cause d&rsquo;elle, que tout est à cause d&rsquo;elle, qu&rsquo;il est parti par sa faute à elle et que maintenant c&rsquo;est lui qui va partir et ce sera aussi de sa faute à elle. Sibylle frotte ses mains pleines de griffures et des bras tachés de boue. Samuel pense qu&rsquo;il la déteste, qu&rsquo;il ne veut pas lui ressembler. Il a honte, tellement honte, il éprouve du dégoût et une sortie de pitié dont il a honte aussi. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sa mère, sa mère, sa pauvre mère. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il voudrait qu&rsquo;elle soit morte ; il voudrait pouvoir regretter sa mère et garder à l&rsquo;esprit une simple image d&rsquo;elle, lorsqu&rsquo;il était enfant, un souvenir que lui tiendrait de mère. Ce serait magnifique, sans aspérité, une image morte mais chaude, loin de ce qu&rsquo;il voit de sa mère aujourd&rsquo;hui – oui, parfois, il préférerait que sa mère soit morte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 127 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;]  Où est-ce qu&rsquo;elle avait pu croire qu&rsquo;une fille comme elle aurait pu écrire des livres, des romans ? Et même, un moment elle avait travaillé comme une folle à son roman, elle avait travaillé comme une folle pour devenir chirurgien, et tout le monde l&rsquo;en avait crue capable,  tout le monde s&rsquo;était trompé sur elle, oui, tout le monde lui disait qu&rsquo;elle aurait fait son métier avec talent et abnégation. Tout le monde s&rsquo;était trompé pour la chirurgie, et heureusement, personne n&rsquo;avait su pour le roman. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le plus souvent elle oublie, mais parfois, ça revient  : une bouffée de honte. Elle n&rsquo;éprouve même pas un vague sentiment de tendresse, de pitié amusée, de reconnaissance pour la jeune femme qu&rsquo;elle a été, qui avait cru qu&rsquo;on peut vivre et accomplir des choses plus grandes que nous. Non. Pas de sentiments, pas de pitié – juste la honte, le dégoût, le mépris de soi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 188 : </strong><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est soudain comme si le fait d&rsquo;avoir pensé à elle avait précipité Samuel. Elle qui l&rsquo;avait oublié ce soir. Elle l&rsquo;a oublié, le temps de s&rsquo;oublier elle-même. Le temps de penser à la femme qu&rsquo;elle est, cette femme qui était tellement morte en elle, depuis si longtemps&#8230; Elle a cru qu&rsquo;elle pourrait la réveiller, l&rsquo;aider à se relever, et maintenant elle se dit que si Samuel est blessé, si Samuel est perdu, si Samuel ne revient pas, elle ne se le pardonnera jamais. Elle ne survivra pas à ça, elle refuse de survivre à ça, elle y a survécu déjà une fois, elle ne pourra pas y survivre une deuxième, elle sait qu&rsquo;on ne peut pas. Et maintenant elle frappe son cheval, elle gueule contre son cheval, elle crie pour appeler Samuel, mais autour d&rsquo;elle la forêt semble avaler ses cris et elle avance en écrasant les branches, des brindilles sèches qui cassent comme des carapaces, des ossements.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Continuer&nbsp;&raquo;, Laurent Mauvignier, Editions de Minuit, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Comme une pelote intime des souvenirs&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/09/21/comme-une-pelote-intime-des-souvenirs/</link>
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		<pubDate>Wed, 21 Sep 2016 07:11:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Prêts à découvrir les p&#8217;tits trésors de la rentrée littéraire ? Pour cette première étape, je vous emmène dans l&#8217;univers de Florence Seyvos que j&#8217;avais découvert grâce à son précédent roman &#171;&#160;Le garçon incassable&#160;&#187;, dont vous trouverez la présentation ici. Elle revient avec &#171;&#160;La sainte famille&#160;&#187;. L&#8217;histoire ? Celle de Suzanne, de son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-sainte-familleM364193.jpg" rel="lightbox[3693]"><img class="alignleft size-full wp-image-3695 colorbox-3693" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-sainte-familleM364193.jpg" alt="la-sainte-famille,M364193" width="224" height="325" /></a> Prêts à découvrir les p&rsquo;tits trésors de la rentrée littéraire ? Pour cette première étape, je vous emmène dans l&rsquo;univers de <strong>Florence Seyvos</strong> que j&rsquo;avais découvert grâce à son précédent roman <strong>&laquo;&nbsp;Le garçon incassable&nbsp;&raquo;</strong>, dont vous trouverez la présentation <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/31/ce-frere-pas-comme-les-autres/">ici. </a></strong></p>
<p>Elle revient avec <strong>&laquo;&nbsp;La sainte famille&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;histoire ? Celle de <strong>Suzanne</strong>, de son frère <strong>Thomas</strong> et de la plongée qu&rsquo;elle effectue dans ses souvenirs, ses sensations d&rsquo;autrefois. Tout remonte, le divorce de ses parents (qui séparera aussi <strong>Suzanne</strong> de son frère cadet), les vacances passées dans la maison de famille, entre <strong>Jeanne,</strong> arrière grand-mère mourante, une grand-mère pas toujours facile (<strong>Marthe</strong>) et <strong>Odette</strong>, sa soeur,  si effacée, à la vie si étriquée&#8230; S&rsquo;y ajoutent l&rsquo;oncle libidineux et la cousine délurée, <strong>Mathilde</strong>.</p>
<p><strong>Suzanne</strong> raconte ce qu&rsquo;elle voit de ses parents qui ne s&rsquo;aiment plus, de sa vie qui change. De ses rêves et ses aspirations foulées aux pieds. Au fil des pages, la pelote, faite de fils d&rsquo;intimité, se déroule. Et quand <strong>Suzanne</strong> n&rsquo;est pas à même de raconter, c&rsquo;est <strong>Thomas</strong> qui, subtilement, prend le relais.</p>
<p>On voit les images, cette fois encore. Normal quand on sait que <strong>Florence Seyvos</strong>, qui avait obtenu le prix Goncourt du premier roman pour <strong>&laquo;&nbsp;Les apparitions&nbsp;&raquo;</strong>, est également scénariste. Elle a ainsi écrit plusieurs films avec<strong> Noémie Lvovsky </strong>dont<strong> « Camille redouble ».</strong></p>
<p>Encore un très joli roman. Sensible.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 18-19 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Odette affiche un calme contrôlé, qui donne de la raideur à ses gestes et ses intonations. Elle est perpétuellement inquiète. Elle a peur qu&rsquo;un enfant se blesse, que quelqu&rsquo;un se prenne le pied dans le tapis de l&rsquo;escalier, qu&rsquo;il y ait un orage, que Suzanne n&rsquo;ait pas fait pipi avant d&rsquo;aller se coucher, que Thomas s&rsquo;étouffe avec une prune, que le four explose quand on l&rsquo;allume, que les enfants aient la diarrhée, que les enfants soient constipés, que l&rsquo;infirmière qui donne les soins à Jeanne ait un accident de voiture à cause de la pluie, que Marthe soit contrariée. La possible contrariété de Marthe pèse constamment sur le coeur et l&rsquo;estomac d&rsquo;Odette. C&rsquo;est pour cela, aussi, qu&rsquo;elle reste avec les enfants.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 82 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Suzanne se souvient d&rsquo;une période où il y avait de la gaieté dans la maison il était difficile de savoir si ses parents se trouvaient soudain heureux ensemble ou si leur joie à chacun venait d&rsquo;ailleurs, mais ils étaient légers en présence l&rsquo;un de l&rsquo;autre. C&rsquo;était particulièrement perceptible pendant les trajets en voiture. Pour Suzanne, les trajets en voiture étaient la vie même, la vie à échelle réduite, mais infiniment précise et déployée. Le passé derrière, l&rsquo;inconnu devant. A l&rsquo;intérieur de la voiture sa famille, dehors le monde. Quatre personnes ensemble et pourtant parfaitement indépendantes, chacune dans son silence. Les trajets en voiture étaient aussi les seuls moments où elle parvenait  à aimer en même temps ses deux parents et son frère. Les aimer avec force, comme on aime une idée. Et aussi les aimer physiquement, à travers ce qu&rsquo;elle voyait ou devinait d&rsquo;eux. La main de son père sur le levier de vitesse. Les cheveux de sa mère qui débordaient de l&rsquo;appuie-tête&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 116 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Entre Suzanne et sa mère, la séparation a tout changé. Il n&rsquo;y a plus de mère autoritaire et plus de fille rétive. Elles s&rsquo;écrivent plusieurs fois par semaine des lettres de deux ou trois pages, dans lesquelles elles se racontent leurs journées. Sa mère parle de Thomas, de nouveaux amis qu&rsquo;elle a rencontrés, elle mentionne de temps à autre son nouveau compagnon, juste pour ne pas que Suzanne oublie qu&rsquo;il existe. Suzanne fait le portrait de ses camarades de classe, de ses professeurs. Elles essaient l&rsquo;une et l&rsquo;autre d&rsquo;écrire des lettres les plus vivantes et les plus drôles possible. Quand Suzanne décachette une lettre de sa mère, ses yeux filent aux dernières lignes pour parcourir des mots d&rsquo;une douceur qu&rsquo;elle n&rsquo;aurait pas pu imaginer dans sa bouche l&rsquo;année précédente. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La sainte famille&nbsp;&raquo;, Florence Seyvos, Editions de l&rsquo;Olivier, 17,50€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Prix Roblès 2016, c&#8217;est parti !</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/03/prix-robles-2016-cest-parti/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/03/prix-robles-2016-cest-parti/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 03 May 2016 09:40:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Sélection prix Roblès 2016 C&#8217;est le printemps ! Et aussi le moment de plonger dans la sélection du prix Roblès 2016. Depuis 1990, en effet, le prix Emmanuel-Roblès, prix des lecteurs de Blois-Agglopolys, couronne l’auteur d’un premier roman francophone, récompensé par une bourse. Le 3 juin prochain, les lecteurs détermineront ainsi le lauréat 2016 parmi [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600"> Sélection prix Roblès 2016</span></strong></p>
<p>C&rsquo;est le printemps ! Et aussi le moment de plonger dans la sélection du prix Roblès 2016. Depuis 1990, en effet, <strong>le prix Emmanuel-Roblès,</strong> prix des lecteurs de Blois-Agglopolys, couronne l’auteur d’un premier roman francophone, récompensé par une bourse.</p>
<p>Le 3 juin prochain, les lecteurs détermineront ainsi le lauréat 2016 parmi six auteurs. Des semaines déjà que les comités de lecture sont plongés dans leurs écrits.</p>
<p><strong>Avec mes collègues de la NR de Blois, je fais partie d&rsquo;un de ces comités. Qui sera notre lauréat ?</strong></p>
<p><strong>Sélection 2016 :</strong></p>
<p><strong>« En attendant Bojangles  »</strong> d’<strong>Olivier Bourdeaut</strong><br />
<strong>« Djibouti »</strong> de <strong>Didier Deram</strong><br />
<strong>« Le cas Annunziato »</strong> de <strong>Yan Gauchard</strong><br />
<strong>« Un marin chilien »</strong> d’Agnès <strong>Mathieu-Daudé</strong><br />
<strong>« Je me suis tue »</strong> de <strong>Mathieu Menegaux</strong><br />
<strong>« Today we live »</strong> d’<strong>Emmanuelle Pirotte</strong></p>
<p>Vous trouverez <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/10/19/aux-confins-du-desert-une-nuit-djiboutienne/">ici </a></strong>mon post concernant <strong>&laquo;&nbsp;Djibouti&nbsp;&raquo;</strong>, dont j&rsquo;ai beaucoup aimé le texte il y a déjà plusieurs mois, publié chez Buchet Chastel, une petite maison d&rsquo;édition décidément bien inspirée et dont l&rsquo;un des auteurs, <strong>Nicolas Clément</strong>, a précédemment remporté le prix pour <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/29/sauf-les-fleurs-roman-dune-vengeance/">&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;</a>.</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIN-CHILIEN.jpg" rel="lightbox[3543]"><img class="alignleft size-full wp-image-3547 colorbox-3543" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIN-CHILIEN.jpg" alt="MARIN CHILIEN" width="195" height="286" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je viens de refermer <strong>&laquo;&nbsp;Un marin chilien&nbsp;&raquo;, </strong>premier roman<strong> d&rsquo;Agnès Mathieu-Daudé, </strong>conservateur du patrimoine à Paris.</p>
<p>C&rsquo;est très loin de la capitale qu&rsquo;elle nous emmène cependant. En effet, ce roman se déroule en Islande. Là-bas, une drôle d&rsquo;histoire se trame. <strong>Alberto,</strong> géologue chilien vient y passer plusieurs semaines pour suivre de près une éventuelle éruption volcanique. Un quiproquo et un café plus tard, <strong>Thorvardur</strong> le soupçonne d&rsquo;être l&rsquo;amant de <strong>Thorunn</strong>, son ex-femme et mère de son petit garçon. De quoi mettre l&rsquo;homme très très en colère. <strong>Thorvardur</strong> n&rsquo;est pas un homme commode. Colosse colérique et alcoolique, il peut compter sur sa mère, la terrible mégère <strong>Hekla</strong> pour entretenir et alimenter son ressentiment.</p>
<p>Au fil des pages, l&rsquo;histoire se corse. <strong>Alberto</strong> devient, au terme d&rsquo;une nuit alcoolisée, propriétaire de l&rsquo;usine désaffectée de son rival. Puis fait la connaissance de Björn, drôle de fermier solidaire&#8230; qui n&rsquo;est autre que le frère jumeau de <strong>Thorvardur</strong>. Là, il fera aussi la connaissance de <strong>Hanna</strong>, une adolescente paumée et visiblement en danger.</p>
<p>Ajoutez à cela un<strong> Alberto</strong> pris entre sa quête d&rsquo;identité (abandonné à sa naissance, il a été recueilli et élevé par des religieuses), sa culpabilité (il se croit responsable de la mort de son meilleur ami <strong>Marcello</strong>), et son questionnement sur son histoire d&rsquo;amour avec <strong>Maria</strong>, au Chili, et <strong>Thorunn</strong>  en Islande&#8230; et vous obtenez un premier roman exotique, un road-movie sur une île au caractère bien trempé. Dommage que l&rsquo;ensemble du roman ne soit pas à la hauteur des premières pages enthousiasmantes !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 18-19 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ces jumeaux  étaient arrivés alors qu&rsquo;Hekla ne s&rsquo;y attendait pas. On ne pouvait pas dire qu&rsquo;elle ne s&rsquo;y attendait plus, elle n&rsquo;avait simplement pas envisagé d&rsquo;avoir des enfants avec Björn, le père. Elle l&rsquo;avait épousé, on faisait comme cela en 1940 et il était peut-être le seul à avoir accepté. Bien plus tard, elle avait appris en regardant le journal télévisé que l&rsquo;on pouvait choisir de vivre avec une femme, plutôt qu&rsquo;avec un homme. Elle ne ressentait pas d&rsquo;attirance particulière pour les femmes, elle n&rsquo;avait d&rsquo;ailleurs pour autant qu&rsquo;elle s&rsquo;en souvienne jamais ressenti d&rsquo;attirance particulière pour qui que ce soit, mais cette découverte en amenait une autre : on pouvait subsister sans mari, et ce sans pour autant rentrer dans les ordres ou avoir raté sa vie. Pourquoi personne ne le lui avait dit ? Cette question devenait obsessionnelle. Elle mettait sur le même plan l&rsquo;autre grande escroquerie que l&rsquo;avait menée à croire que manger de la viande était indispensable à la survie de l&rsquo;être humain, théorie dont la même télévision lui apportait un démenti flagrant sous couvert de reportages sur les végétariens, au milieu des inanités qu&rsquo;elle regardait lorsqu&rsquo;il était trop tard pour que les visiteurs s&rsquo;aventurent dans son jardin. Elle détestait la viande autant qu&rsquo;elle détestait son mari. Elle détestait surtout se faire avoir. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 148 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Peut-être que son projet de recherche soudain et ses envies d&rsquo;éruption n&rsquo;avaient d&rsquo;autre explication que son désir ou son besoin de quitter le Chili. Est-ce que c&rsquo;était aussi quitter Maria ? Il faudrait bien en revenir, de ce voyage en Islande. Ou est-ce qu&rsquo;il prévoyait de disparaître dans l&rsquo;éruption, opposant son silence au satellite qui avait repéré son téléphone et lui transmettait les messages de Maria ? Quel drôle d&rsquo;amour que celui qu&rsquo;il fallait noyer dans des torrents de lave ou d&rsquo;indifférence. Et Thorunn ? Il la connaissait depuis trois jours. Est-ce qu&rsquo;en trois jours on pouvait oublier une relation de dix ans ? Ou est-ce que ce n&rsquo;était pas le seul moyen d&rsquo;oublier une relation de dix ans ? Ce que Maria lui apportait, Thorunn saurait peut-être le remplacer : après tout, elle exsudait le confort en plus d&rsquo;une animalité qui l&rsquo;avait jeté sur le tapis à ses côtés&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 244 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il alla se laver les mains, il frotta longtemps sous le petit filet d&rsquo;au glacée qui s&rsquo;écoulait de l&rsquo;unique robinet du lieu, et essuya sur son pantalon. Il regarda les traces que ses mains dessinèrent sur le velours. Dans quelques minutes, elles auraient disparu, tandis que son empreinte rouge prenait déjà sur la porte une teinte ocrée comme la rouille du phare et la rouille des machines. Accidentelle ou intentionnelle, il fallait réfléchir à la trace qu&rsquo;on voulait laisser. Avait de repartir, il s&rsquo;approcha de la falaise, aussi près qu&rsquo;il l&rsquo;osait. D&rsquo;un mouvement de bras qui faillit le déséquilibrer, il jeta la clé de l&rsquo;usine, aussi loin qu&rsquo;il le put.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Un marin chilien&nbsp;&raquo;, Agnès Mathieu-Daudé, Gallimard, 18€</strong></em></p>
<p><em> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Sur les traces d&#8217;un père peu conventionnel&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/31/sur-les-traces-dun-pere-peu-conventionnel/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/31/sur-les-traces-dun-pere-peu-conventionnel/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 31 May 2015 16:11:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[On part à nouveau en voyage ! Cette fois, c&#8217;est Catherine Mavrikakis qui nous guide dans les méandres des relations père-filles. Déjà présente sur ce blog pour &#171;&#160;Les derniers jours de Smokey Nelson&#160;&#187;, Catherine Mavrikakis nous revient avec &#171;&#160;La ballade d&#8217;Ali Baba&#160;&#187;, toujours chez Sabine Wespieser éditeur. L&#8217;auteure est née à Chicago en 1961 d&#8217;une [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Ali-baba.jpg" rel="lightbox[3050]"><img class="alignleft size-full wp-image-3054 colorbox-3050" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Ali-baba.jpg" alt="Ali baba" width="123" height="160" /></a>On part à nouveau en voyage ! Cette fois, c&rsquo;est<strong> Catherine Mavrikakis</strong> qui nous guide dans les méandres des relations père-filles. Déjà présente sur ce blog pour <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/03/les-derniers-jours-de-smokey-nelson-ou-le-cauchemar-americain/">&laquo;&nbsp;Les derniers jours de Smokey Nelson&nbsp;&raquo;</a>,</strong> <strong>Catherine Mavrikakis</strong> nous revient avec<strong> &laquo;&nbsp;La ballade d&rsquo;Ali Baba&nbsp;&raquo;</strong>, toujours chez Sabine Wespieser éditeur.</p>
<p>L&rsquo;auteure est née à Chicago en 1961 d&rsquo;une mère française et d&rsquo;un père grec qui a grandi en Algérie. Son enfance se déroulera entre le Québec, les Etats-Unis et la France. Elle enseigne aujourd&rsquo;hui à l&rsquo;université de Montréal. Elle a écrit une pièce de théâtre et déjà six romans, dont trois publiés en France chez Sabine Wespieser.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un homme qui oublie, qui ment, qui charme&#8230; et qui s&rsquo;en sort. Ou pas. <strong>Erina</strong>, la narratrice, est sa fille aînée de <strong>Vassili Papadopoulos</strong>. Elle a neuf ans. Ses soeurs, jumelles, ont six ans.</p>
<p>L&rsquo;homme a quitté Rhodes en 1937 pour rejoindre l&rsquo;Algérie. Il s&rsquo;en ira ensuite aux Etats-Unis puis au Canada. Il se marie, divorce. Oublie de venir chercher ses filles ou les entraîne dans un road-movie le temps d&rsquo;un week-end, du côté de Key West. Quand il n&rsquo;emmène pas Erina comme porte-bonheur près des tables de jeu à Las Vegas. Elle a dix ans&#8230;</p>
<p>Parcours chaotique d&rsquo;un homme qui n&rsquo;aura de cesse d&rsquo;épater la galerie et ce, même après sa mort. En effet, neuf mois après celle-ci, en 2013, durant l&rsquo;hiver, il réapparait à sa fille, devenue spécialiste de la Shakespeare. Et continue à lui faire la leçon.</p>
<p><strong>Au fil des pages, Erina se souvient, Erina raconte et tente de comprendre ce père dont elle n&rsquo;aura jamais été dupe. Un hommage et le portrait d&rsquo;un homme finalement attachant.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 13-14 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mon père tenait enfin sa promesse. Il amenait ses gamines en voiture dans le Sud découvrir l&rsquo;océan durant les vacances d&rsquo;hiver. Et rien ne pouvait le faire changer d&rsquo;avis. Ni les injures aigres de son ex-femme qui n&rsquo;avait pas manqué de lui reprocher de vouloir exténuer les petites, ni la fatigue hébétée et réelle de ses enfants, ni encore son propre épuisement ne l&rsquo;arrêtaient&#8230; Il avait fait le trajet de New York à Montréal pour venir nous chercher et il retournerait dans la grande cité américaine où il vivait depuis quelques mois déjà, dès qu&rsquo;il nous aurait déposées, sans même prendre le temps de descendre de voiture, devant l&rsquo;entrée de garage du bungalow de ma mère à Repentigny.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 48-49 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il n&rsquo;était pas tout à fait exact que je ne fréquentais plus du tout mon père. Je le croisais souvent chez ma mère. Je lui parlais de la pluie et du beau temps. Mais nous n&rsquo;avions plus la complicité qui avait été la nôtre durant mon enfance. Cette complicité qui faisait de moi sa fille préférée, son héritière, quoi qu&rsquo;il puisse arriver. A partir de l&rsquo;âge de onze ans, je n&rsquo;eus pendant des années presque plus aucun signe de vie de mon père. Il m&rsquo;accorda bien un entretien d&rsquo;une heure à Toronto, alors que je participais à un colloque étudiant&#8230; Il était lui aussi à Toronto et avait appris, je ne sais comment, que je faisais une présentation sur Hamlet de Shakespeare. J&rsquo;avais vingt-cinq ans. Depuis, je ne l&rsquo;avais pas revu. Sa famille montréalaise ne savait pas ce qu&rsquo;il devenait. Le vieux Papou, le père de mon père, était mort, et son fils aîné n&rsquo;était apparemment même pas venu à l&rsquo;enterrement. Pendant une trentaine d&rsquo;années, mon père disparut presque totalement de ma vie. Il m&rsquo;appela peut-être dix fois. Chaque fois, sa voix au téléphone, enjouée, retentissait dans l&rsquo;écouteur. Nous échangions quelques paroles rapides. “Tu vas bien ? Et ta mère ? et tes soeurs ? ” Rien de plus&#8230; Et puis, sans prévenir, il était “revenu”&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 81 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Alors que l&rsquo;ascenseur me propulsait vers le vingt-neuvième étage de l&rsquo;immeuble et qu&rsquo;il me semblait que les vents du nord continuaient à gémir dans la cage étroite, mon père, tout mouillé par la neige, secouait ses cheveux trempés et tentait, coquet, de se recoiffer. Il faisait des mimiques grotesques à son reflet, que la glace de la petite cabine où nous nous trouvions lui permettait de contempler. La tempête avait été mauvaise. Elle le faisait encore grelotter et son pardessus gris ressemblait à une vaste guenille imbibée d&rsquo;eau. Mais Vassili n&rsquo;avait rien perdu de son panache et de son désir de plaire. Même mort, il continuait à minauder. Il tenait à retrouver au plus vite son visage séducteur. Moi, je découvris mon air ahuri, presque irréel. Mon rimmel avait coulé sur mon visage tout boursouflé par le froid et la morve s&rsquo;écoulait de la tumeur rouge que semblait être devenu mon nez congestionné.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">J&rsquo;ai acheté ce roman du fait du nom de l&rsquo;auteure, dont j&rsquo;avais beaucoup aimé le précédent roman. Et croyez-le ou non, j&rsquo;ai aussi beaucoup aimé celui-ci ! Voilà un très bel hommage de la narratrice à son père. Malgré les mensonges et les manquements. Au fil des pages et des événements de la biographie de Vassili, on suit l&rsquo;histoire de la famille. Et on suit la quête d&rsquo;Erina. Qui veut comprendre. Et pardonner. Un très joli roman.</span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;La ballade d&rsquo;Ali Baba&nbsp;&raquo;, Catherine Mavrikakis, Sabine Wespieser editeur, 18€.</em> </strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La &#171;&#160;middle-class&#160;&#187; américaine à la loupe</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/29/la-middle-class-americaine-a-la-loupe/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/29/la-middle-class-americaine-a-la-loupe/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2015 08:48:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après le Japon, cap sur l&#8217;Amérique ! Celle de Russell Banks en prime. Celle d&#8217;hommes et de femmes ordinaires qui ne trouvent plus leur place dans la société ou qui se rendent compte que celle-ci ne tient plus qu&#8217;à un fil. Alors ils se lancent dans des plans voués à l&#8217;échec, des histoires ratées. Avec [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Un-membre-permanent-de-la-famille_1819.jpeg" rel="lightbox[2979]"><img class="alignleft size-full wp-image-2980 colorbox-2979" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Un-membre-permanent-de-la-famille_1819.jpeg" alt="CVT_Un-membre-permanent-de-la-famille_1819" width="256" height="450" /></a>Après le Japon, cap sur l&rsquo;Amérique ! Celle de <strong>Russell Banks</strong> en prime. Celle d&rsquo;hommes et de femmes ordinaires qui ne trouvent plus leur place dans la société ou qui se rendent compte que celle-ci ne tient plus qu&rsquo;à un fil. Alors ils se lancent dans des plans voués à l&rsquo;échec, des histoires ratées.</p>
<p>Avec<strong> &laquo;&nbsp;Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur américain dont l&rsquo;oeuvre est traduite dans vingt langues, nous évoque en douze nouvelles la &laquo;&nbsp;middle-class&nbsp;&raquo; d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, de New-York à Miami.</p>
<p>Né en 1940, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Russell_Banks"><strong>Russell Banks</strong></a>, est  l’un des écrivains majeurs de sa génération. <strong>Président du Parlement international des Ecrivains,</strong> il est également membre de la prestigieuse American Academy of Arts and Letters.</p>
<h4 style="text-align: center">Familles éclatées</h4>
<p>Treize ans que cet auteur n&rsquo;avait pas publié de recueil de nouvelles. Pour lui, l&rsquo;exercice est très différent de l&rsquo;écriture d&rsquo;un roman. Il compare ce dernier à<strong> &laquo;&nbsp;un mariage&nbsp;&raquo;</strong>, celle de la nouvelle s&rsquo;apparentant à une<strong> &laquo;&nbsp;liaison&nbsp;&raquo;. &nbsp;&raquo; C&rsquo;est bref, intense, il faut se concentrer&nbsp;&raquo;, expliquait-il cet hiver à l&rsquo;antenne de France Culture.</strong></p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;</strong>, nous voilà happés dans douze histoires. Douze destins. Douze histoires avec cependant la même toile de fond : un contexte compliqué, une famille éclatée, des difficultés matérielles ou morales&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left"> Les histoires sont donc multiples. Ici un ancien Marine arrêté par ses propres fils après avoir braqué une banque, là, la mort d&rsquo;un chien qui achève de distendre les liens entre un père et ses filles après le divorce, ou encore une femme, noire, enfermée malgré elle dans le parking d&rsquo;une concession automobile sur lequel un pitbull monte la garde&#8230;  Sans oublier l&rsquo;histoire de cet artiste reconnu enfin par un prix international ou encore celle d&rsquo;Isabel, qui vient de perdre son mari et qui entend s&rsquo;installer définitivement à Miami, loin des montagnes et du froid.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37</strong> : &nbsp;&raquo; Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Personne, évidemment, n&rsquo;a reproché à Sarge d&rsquo;avoir rejeté la garde alternée et d&rsquo;avoir du même coup brisé notre famille. En tout cas, pas consciemment. En réalité, à cette époque où la famille commençait à se défaire, aucun d&rsquo;entre nous ne soupçonnait à quel point nous dépendions de Sarge pour continuer à ne pas voir la fragilité,l&rsquo;impermanence même de notre famille. Aucun d&rsquo;entre nous ne savait qu&rsquo;elle nous aidait à différer l&rsquo;éclatement de notre colère, à repousser notre besoin de coupable, à qui reprocher la séparation et le divorce, la destruction de l&rsquo;unité familiale, la perte de notre innocence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 68</strong> : &laquo;&nbsp;Transplantation&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Quand il vous arrive un truc épouvantable et que c&rsquo;est votre faute, bon sang, on n&rsquo;en fait pas son deuil, se dit-il. Ce qui s&rsquo;est passé, c&rsquo;est à vous de vivre avec. Il avait traversé seul ses trois crises cardiaques, une opération à coeur ouvert pour un pontage coronarien et, un an plus tard, la détérioration du coeur même. Et maintenant la transplantation. Tout cela, d&rsquo;une certaine manière, résultait du fait qu&rsquo;il avait détruit la seule chose vraiment bien qui lui soit arrivée, son mariage avec Janice. Ni les crises cardiaques, ni le pontage ni la transplantation n&rsquo;auraient eu lieu, pensait-il, s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu le divorce. C&rsquo;était une superstition, il le savait, mais il ne pouvait s&rsquo;en défaire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 175 :</strong> &laquo;&nbsp;Les Outer Banks&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;La quincaillerie ne lui avait pas manqué une seule fois, de même que la banque n&rsquo;avait jamais manqué à Alice. Ils avaient attendu la retraite avec impatience, et une fois qu&rsquo;ils l&rsquo;avaient atteinte, elle leur avait bien plu, tel un lieu de vacances où ils auraient décidé de séjourner toute l&rsquo;année. N&rsquo;ayant pas d&rsquo;enfants ni de petits-enfants ni d&rsquo;autres parents proches, ils étaient aussi libres que des oiseaux. Des “oiseaux des neiges”, comme on les avait appelés e, Floride et là-bas en Arizona. Quand ils étaient partis de chez eux, leur chienne Rosie était déjà vieille – dix ans ou peut-être onze, il n&rsquo;était pas sûr du chiffre. Il l&rsquo;avait trouvée à la fourrière, mais, bon sang, il n&rsquo;avait pas imaginé qu&rsquo;elle allait mourir comme ça&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Des années que je n&rsquo;avais plongé dans un ouvrage de Russell Banks ! J&rsquo;en ai lu un bon paquet et ai retrouvé avec plaisir l&rsquo;écriture et les histoires de cet auteur américain en prise avec les classes moyennes et pauvres de son pays. Un régal que ce recueil de nouvelles ! Russell Banks excelle à nous emmener dès la première page dans une histoire simple et compliquée à la fois. Pleine d&rsquo;empathie pour des hommes et des femmes souvent empêtrés dans leurs soucis, leur solitude, leur ras-le-bol. Un bon moyen, pour ceux qui ne l&rsquo;ont encore jamais lu, de découvrir l&rsquo;univers de l&rsquo;auteur.</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><em>&laquo;&nbsp;Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;, Russell Banks, Actes sud, 22€. </em></strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong><em>Nouvelles traduites de l&rsquo;américain par Pierre Furlan.</em></strong></p>
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		<title>Prix Roblès 2013 : Viviane Elisabeth Fauville ou une certaine idée de la folie</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Mar 2013 12:59:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[divorce]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[folie]]></category>
		<category><![CDATA[Julia Deck]]></category>
		<category><![CDATA[mari]]></category>
		<category><![CDATA[meurtre]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[psychanalyste]]></category>
		<category><![CDATA[repères]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2013]]></category>
		<category><![CDATA[Viviane Elisabeth Fauville]]></category>

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		<description><![CDATA[Roblès 2013 C&#8217;est reparti ! Le prix Roblès 2013 a démarré il y a quelques jours. L&#8217;idée ? Des comités de lecteurs vont, à travers tout le département du Loir-et-Cher mais aussi ailleurs en France et dans le monde, lire les six premiers romans sélectionnés avant d&#8217;en élire un. Parmi ces lecteurs, des professionnels mais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center"><span style="color: #ff0000">Roblès 2013</span></h3>
<p>C&rsquo;est reparti !<strong> Le prix Roblès 2013</strong> a démarré il y a quelques jours.</p>
<p>L&rsquo;idée ? Des comités de lecteurs vont, à travers tout le département du Loir-et-Cher mais aussi ailleurs en France et dans le monde, lire les six premiers romans sélectionnés avant d&rsquo;en élire un. Parmi ces lecteurs, des professionnels mais aussi et surtout des amoureux de la littérature, des rencontres.</p>
<p>Rappelons que le <strong>prix</strong> <strong>Emmanuel Roblès</strong> organisé par les bibliothèques de Blois-Agglopolys existe depuis 1990.<strong> Il est décerné chaque année en juin à l&rsquo;auteur d&rsquo;un premier roman écrit en langue française.</strong> La sélection soumise au choix de ces comités de lecteurs est étroitement liée à celle établie par les jurés du Prix Goncourt du premier roman.</p>
<p>Pour ceux qui se demandent qui était Emmanuel Roblès (1914-1995), voici quelques infos.  Il publie ses deux premiers romans avant la Seconde Guerre mondiale,<strong> &laquo;&nbsp;L’action&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Travail d’homme&nbsp;&raquo;</strong>. En 1948, il obtient le <strong>prix Fémina</strong> pour <strong>&laquo;&nbsp;Les hauteurs de la ville&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>Roblès, éditeur au Seuil est aussi l&rsquo;auteur d’une pièce de théâtre, il collabore à l’écriture de scénarii et d’adaptations de roman pour Luis Buñuel et Luchino Visconti au cinéma et à la télévision. Elu à l’Académie Goncourt en 1973,  il se rendait régulièrement à Blois pour la remise du Prix Goncourt du Premier Roman.</p>
<p>Découvrez l&rsquo;article paru dans la Nouvelle République <a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2013/03/09/Six-romans-a-retourner-sous-toutes-leurs-coutures-1363696"> ici. </a></p>
<p><strong>Et la sélection 2013 ?</strong></p>
<ul>
<li> <strong><em>« La Plume de l&rsquo;ours »</em></strong>, Carole Allamand, Stock.</li>
<li> <strong><em>« Le Coursier de Valenciennes »</em></strong>, Clélia Anfray, Gallimard.</li>
<li> <strong><em>« Viviane Elisabeth Fauville »</em></strong>, Julia Deck, éditions de Minuit.</li>
<li><strong><em>« Sauver Mozart »</em></strong>, Raphaël Jerusalmy, Actes Sud.</li>
<li> <strong><em>« L&rsquo;Angle mort »</em></strong>, Véronique Merlier, Arléa.</li>
<li><strong><em> « Un homme effacé »</em></strong>, Alexandre Postel, Gallimard.</li>
</ul>
<p><span id="more-1486"></span></p>
<p>Retrouvez ici l&rsquo;un des romans sélectionnés.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/19/beckett-la-vie-et-les-abeilles/viviane-couv/" rel="attachment wp-att-1480"><img class="alignleft  wp-image-1480 colorbox-1486" style="margin: 10px" alt="VIVIANE COUV" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIVIANE-COUV.jpg" width="108" height="148" /></a>Un livre bizarre. Et une façon d&rsquo;aborder la folie plutôt originale. Voilà ce qui ressort du premier roman de <strong>Julia Deck</strong>, intitulé <strong>&laquo;&nbsp;Viviane Elisabeth Fauville&nbsp;&raquo;.  Julia Deck</strong> livre là un premier roman réussi et prometteur. L&rsquo;ancienne chargée de communication (elle a quitté son métier en 2005 pour pouvoir écrire) devenue secrétaire de rédaction a intégré la maison Minuit&#8230; au bout d&rsquo;un seule tentative. Une jolie prouesse !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je vous raconte ? Il suffit de jeter un coup d&rsquo;oeil à la quatrième de couverture : <strong> &laquo;&nbsp;Vous êtes Viviane Elisabeth Fauville. Vous avez quarante-deux ans, une enfant, un mari, mais il vient de vous quitter. Et puis hier, vous avez tué votre psychanalyste. Vous auriez sans doute mieux fait de vous abstenir. Heureusement, je suis là pour reprendre la situation en main&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p><strong> Julia Deck</strong> nous plonge dans une histoire pas banale, à travers Paris et surtout à travers les personnalités de son héroïne qui avec sa fille, son mari, son psy ou le policier ne se comporte jamais de la même façon. Et la jeune femme de se lancer dans une curieuse enquête : elle suit et rencontre tous ceux qui auraient eu une bonne raison de mettre fin à la vie dudit pyschanalyste, fait divers excessivement rare, par ailleurs ( j&rsquo;ai vérifié!).</p>
<p><!--more--></p>
<p><strong>Viviane Elisabeth Fauville</strong> est chargée de communication chez les bétons Biron. Bonne place, bon salaire. Mais ces certitudes de bourgeoise s&rsquo;éffritent les unes après les autres. Son mariage, les règles de l&rsquo;ordre social. Mais la psychanalyse n&rsquo;est plus ce qu&rsquo;elle était. Alors l&rsquo;héroine sombre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pendant 155 pages, vous vous laissez prendre au jeu du personnage principal, sérieusement frappé quand même, incarné par plusieurs pronoms personnels. <strong>Tandis qu&rsquo;elle décroche et bascule lentement, elle s&rsquo;accroche cependant à ses repères spatio-temporels dans Paris.</strong> Et arrive à faire détourner les soupçons de meurtre sur d&rsquo;autres&#8230; tout en administrant des médicaments non-appropriés à sa petite fille&#8230;</p>
<p><strong>Une vidéo ici pour découvir l&rsquo;auteure</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/0pzSCqNbb2Q?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Jusqu&rsquo;à deux heures de l&rsquo;après-midi, vous accomplissez les formalités administratives liées au démanégement, au divorce, à l&rsquo;allocation de parent isolé. Vous achetez aussi quelques vêtements, passez chez le coiffeur, acceptez les services de la manucure. Autrefois, vos amies déjà mères se plaisaient à répéter que vous, qui ne le seriez sans doute jamais, aviez bien de la chance de pouvoir vous occuper de vous. La chance tournerait-elle, vous avez résolu d&rsquo;épargner à votre descendance la responsabilité de votre beauté racornie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 76-77</strong> : <em>&laquo;&nbsp;En somme, la veuve est libre, et je prends aussitôt mon poste rue du Roi-de-Sicile. Je n&rsquo;ai eu aucun mal à me procurer l&rsquo;adresse. Propulsés sur le devant de la scène, les héros de faits divers n&rsquo;ont pas eu le temps de se mettre sur liste rouge : ils figurent tous dans l&rsquo;annuaire. Sur Internet, il est aussi très facile de visualiser l&rsquo;emplacement de leur pâté de maisons, de le survoler, et même de se faire une idée de la façade. Enfin, j&rsquo;ai localisé un porche à proximité où monter la garde. Cette fois, je n&rsquo;ai pas fait de manières pour endormir la petite, qui s&rsquo;est insurgée lorsque j&rsquo;ai voulu vaquer à mes occupations. Je lui ai adminitré ces produits qu&rsquo;on dit nuisibles en dessous de six ans, mais je les connais, ces tisanes, elles n&rsquo;endorment que les morts : tout juste induiront-elles une vague somnolence. Puis j&rsquo;ai quitté l&rsquo;appartement en poussant à fond les radiateurs, j&rsquo;aime que ma fille ait bien chaud.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 110</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Vous conservez un souvenir assez précis de votre mariage. A cette époque, chaque instant était une fête, et la grimace du docteur semblait dire ma pauvre, vous avez vingt ans de retard. Oui, vous en aviez près de quarante et l&rsquo;impression de marcher sur l&rsquo;eau. Vous étiez insupportable. Le moindre événement était prétexte à raconter comme on vous aimait, comme vous aimiez. Le docteur rongeait son frein mais vous n&rsquo;en aviez cure. Il était payé pour entendre, aucun détail ne lui serait épargné. Il attendait son heure.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"> <strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Assassiner son psychanalyste avec un couteau de cuisine offert par sa propre mère, avouez que ce n&rsquo;est pas banal&#8230; Ce roman, délicieusement foutraque, est un petit plaisir de lecture. Un premier roman prometteur. Et une approche de la folie douce puis meurtrière plutôt originale. Un bon cru, aussi pour le prix Roblès. Mais ça n&rsquo;engage que moi. A suivre !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Viviane Elisabeth Fauville&nbsp;&raquo;, Julia Deck, Les éditions de Minuit, 13,50€.</strong></em></p>
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