Les jeunes musiciens d’Orléans bâtisseurs de pont poursuivent sans se lasser leurs travaux de décloisonnement musical.
Rappel du principe : un chantier musical ouvert au public chaque vendredi soir, dans les locaux de l’association Musique et équilibre à Orléans, où les matériaux apportés par les uns et les autres tentent de se combiner pour inventer de nouvelles formes, jetant des ponts d’un univers à l’autre.
Les travaux de février 2011 :
4 février. Duo, Marc Béguin (sax) Jérôme Damien (piano) et un invité surprise.
18 février. Trio de guitares, Eric Amrofel, Jean Gros, Sébastien Janiou.
25 février. Duo, NokXtet Marc Béguin et Jonathan Vinolo (sax)
Tous les concerts ont lieu à 21 h, salle Zappa, 108 rue de Bourgogne à Orléans. C’est gratuit. Tous les chantiers peuvent être écoutés sur le site internet des Bâtisseurs de pont.
Février démarre sur les chapeaux de roue, avec deux gros et beaux boeufs à Tours et à Blois à deux jours d’intervalle. Y a moyen de faire les deux !
Mercredi 2 février, à Tours, c’est le MégaBoeuf de Jazz à Tours au Petit Faucheux. Musiques et arts plastiques au programme, dans la salle et dans le hall, avec le trio Vocabulaire de base, et les oeuvres d’Adrien Picard.
Vendredi 4 février à Blois, c’est le rendez-vous mensuel des gourmets de Jazz Libitum dans la cave de l’Estaminet (rue Saint-Lubin). Avec une mise en bouche assurée par le trio tourangeau Turtokay (prononcez tourte aux cailles) du guitariste Thomas Leuwers, à partir de 21h30.
Et tout ceci, à consommer sans aucune modération !
Guillaume Perret « Electric Epic » sera en concert jeudi 3 février au festival de jazz d’Igny (91).
Ce n’est pas la porte à côté.
Mais, grâce à la magie d’Internet, tous les fans de cette formation de jazz-metal hors normes pourront profiter en live du concert d’Electric Epic, en se connectant sur le site de Linas Jazz.
Artaud« Music from early times » (Discograph, 2010)
L’ovni discographique de la fin 2010 est dans cette pochette lumineuse autant qu’énigmatique. A l’image de la musique d’Artaud, Vincent de son prénom, un homme qui sait aussi soigner ses effets.
La référence suggérée à l’homme de théâtre n’est pas déplacée. Il suffit d’écouter « Music from early times » pour en être convaincu. Questionnements lancinants, déplacement des repères, jeux de faux-semblants, tentation o(b)stinante, réflexions en spirale… Que de points communs entre la quête d’absolu d’Antonin et la méticuleuse déconstruction de Vincent !
Pour autant, « Music from early times » n’est pas abscons, ni hermétique. C’est un album riche et généreux, une musique pleine d’imagination et de couleurs, dans laquelle on se laisse assez rapidement entraîner, une sorte de kaléidoscope géant, ouvert sur un monde merveilleux.
Il y a bien sûr cette tonalité rock progressif des années 70, mais aussi une ambiance mélodique planante comme on disait je crois des premiers Pink Floyd. Il y a aussi une texture harmonique qui me fait penser à Debussy.
Si vous avez aimé « Around Wyatt » de l’ONJ, vous retrouverez cette « patte » d’Artaud qui en a signé tous les arrangements. Mais aussi la « griffe » de Daniel Yvinec, patron de l’ONJ et directeur artistique de ce « Music from early times ».
Les musiciens de cet album sont évidemment à la hauteur du joyau : Frédéric Couderc (clarinettes, sax, coudophone, cor anglais), Vincent Lafont (Fender Rhodes, synthétiseurs, électronique), Fabrice Moreau (batterie) épaulent avec talent Vincent Artaud (guitare basse, claviers, programmations).
« Music from early times » est un album hallucinant et hypnotique, dont on devient très rapidement dépendant. En toute légalité ! Pourquoi se priver ?
L’Orchestre National de Jazz, qui fête ses 25 ans cette année, va rééditer en numérique tous ses albums
depuis 1986, selon une information publiée sur le site de TSF Jazz.
Et je peux vous dire que ça me réjouit ! Un vrai cadeau de Noël en janvier, pour une unique raison : le volume 1 !
Cet album est tout simplement l’un des deux albums fondateurs de mon approche du jazz.
A une époque où, étudiante à Paris, j’écoutais Jazz à Fip (qui fête ses 40 ans cette année) sur un vieux radio-cassette, les interventions à prétention savante de Julien Delli Fiori explosant sous les éclats de rire hystériques de Clémentine Célarié, déjà plus standardiste, pas encore actrice mais tellement cabotine.
Bref, un temps que les moins de 20 ans…
Donc, l’ONJ réédite tous ses opus.
Dont le tout premier, que j’ai perdu il y a belle lurette, entre déménagements et ex-amants (que le coupable se dénonce !), album enregistré en 1986 sous la direction de François Jeanneau, sur Label Bleu.
Il est annoncé comme disponible à partir du 25 janvier chez Abeille Musique, qui n’en fait pourtant mention nulle part sur son site.
Mais je l’ai trouvé sur la plateforme de téléchargement Qobuz, sous ce visuel.
Rien ne laisse penser qu’il sera édité sous forme matérielle de CD, mais j’aimerais bien. Pour la collection !
MAJ : On peut suivre les rééditions des albums de l’ONJ sur leur site, où l’on trouve aussi une très belle galerie de photos, l’histoire de la création de cet orchestre, et la composition de chacune de ses versions successives.
Walabix, c’est un groupe de musiciens de jazz d’Orléans : Quentin Biardeau(sax soprano), Gabriel Lemaire (sax alto), Valentin Ceccaldi (violoncelle) et Adrien Chennebault (batterie). Ils sont très jeunes mais très talentueux, avec des idées plein la tête, l’envie de bouger des montagnes et de construire des ponts.
Walabix prépare l’enregistrement de son premier album, dans les célébrissimes locaux du studio de La Buissonne sous la direction artistique de Sébastien Boisseau (Unit, le Gros Cube, Texier Baby Boom, etc).
Walabix propose le 30 janvier à Orléans un concert spécial de lancement d’une souscription pour la production de cet album. L’événement aura lieu à 18 h à Musique et Equilibre 108 rue de Bourgogne. Et il y aura des invités !
Si vous ne pouvez pas aller à Orléans le 30 janvier, vous pouvez tout de même soutenir les jeunes de Walabix, et participer à la souscription pour leur premier album en téléchargeant le bulletin sur cette page.
La prochaine grande tranche de boeuf jazz est offerte aux amateurs du genre mercredi 19 janvier à Tours.
Le chef, c’est la grande école actuelle de musiques Jazz à Tours, le resto comme d’habitude c’est le Petit Faucheux, les marmitons c’est vous si vous jouez du jazz… sinon, vous êtes bienvenus pour consommer sans aucune modération. C’est à partir de 20h30 et c’est gratuit.
A Blois, où les blueseux commencent à crier leur manque dans les rues, on annonce le grand retour de Ben et du boeuf blues dans son bar vendredi 28 janvier dès 21h30, ouf !!!
Tout le monde peut venir jouer comme d’hab’. Mais pas n’importe quoi ! Il parait qu’une dérive heavy-metal guette le boeuf… On est donc prié d’en rester aux standards, dont notre ami Ben fournit obligeamment la liste sur le site du Ben’s blues bar.
A vos manches, baguettes, hanches et autres cordes vocales. Et bon appétit !
Et si vous commenciez l’année par un week-end d’improvisation et de soundpainting, dans un des plus beaux villages de la vallée de la Loire ?
Emmanuelle Somer (saxophoniste, clarinettiste) propose les 26 et 27 mars à Saint-Dyé-sur-Loire, aux portes de Chambord, un stage pour adultes.
Comment développer un solo ? Comment développer un motif ? Comment construire un climax ? Comment provoquer un jeu de groupe ? Comment contrôler son improvisation ? Comment construire son propre langage ? Comment développer sa technique au service de la musique ? Comment développer son sens du rythme ? Comment comprendre et utiliser les polyrythmes ?
Toutes ces questions seront abordées pendant ce stage intensif.
Au menu également, les techniques de soundpainting, créées par Walter Thomson et notamment popularisées au sein de l’univers jazz par le saxophoniste et compositeur François Jeanneau.
Coût du stage : 120 euros pour les cours, possibilité de logement sur place en chambre d’hôtes.
Renseignements et inscriptions : Association Helios – Emmanuelle Somer, tél: 09.54.77.95.53
ou par email : emmanuellesomer@emmanuellesomer.com
L’information est donnée par la newsletter du site de téléchargement musical Qobuz… en attendant que le site internet des Victoires de la musique soit lui-même opérationnel.
Ben l’Oncle Soul, notre phénomène soul venu de Tours, et ses excellents musiciens de jazz de la région Centre, sont nominés dans quatre catégories :
artiste/groupe révélation de l’année
artiste/groupe révélation scène
album de chansons de l’année
vidéo-clip de l’année pour sa chanson Soulman.
Ben l’Oncle Soul arrive juste devant Christophe Maé et Gaétan Roussel (trois nominations chacun).
Et notre Soulman tourangeau est aussi nominé pour les NRJ Awards ! Où donc s’arrêtera-t-il ? Quand on pense qu’on le verra peut-être à Blois le 13 juillet… ça va être un sacré feu d’artifice !