Le Ben’s blues bar est une institution de la ville de Blois.
C’est un bar, tenu par Ben, dans lequel on joue souvent du blues. Mais aussi du jazz, version swing manouche.
Vendredi dernier, le Ben’s blues bar a fêté ses 10 ans. Aujourd’hui, il a dix ans + une semaine.
Joyeux anniversaire Ben !
Le Ben’s blues bar organise ce vendredi 8 avril un boeuf jazz manouche, comme tous les seconds vendredis du mois,. A partir de 21 h 30, avec le Hot club de Blois, des musiciens d’Orléans, de Tours et de passage comme le veut la formule.
Le Ben’s blues bar organise demain samedi 9 avril un concert de rock. C’est plus rare, mais ça arrive aussi, d’autant qu’il s’agit des Papin’s Machine, et que la soirée est au profit de l’association l’Envol de Camille.
Last but not least, Ben est aussi cette semaine à la Une de » Oh Oui ! « le magazine culture, loisirs et plaisirs autour de Blois. Ses clients et amis parlent de lui…
Son auteur, Fabrice Radenac, est l’auteur du film « Henri Texier Strada sextet », Victoire du jazz 2008 du meilleur DVD.
Il y a tout juste un an, Louis Sclavis 5tet « Lost on the way » était sur la scène de la grande salle du Pannonica à Nantes.
Au côté de Louis Sclavis, François Merville à la batterie, compagnon de longue route, et trois jeunes loups de mer talentueux et sans complexe : Maxime Delpierre à la guitare, Matthieu Metzger aux saxophones soprano et alto, Olivier Lété à la basse électrique.
(Photo Christophe Alary)
Je ne doute pas un instant que ce DVD sur la création de « Lost on the way » me procurera une émotion aussi forte que celle vécue lors de ce concert. Une émotion intimement liée à la musique de Louis Sclavis, qui me touche aussi puissamment qu’inexplicablement depuis plus de vingt ans.
Elle vous touchera aussi, j’en suis sûre.
A voir aussi : la page Netvibes consacrée à Louis Sclavis (playlist, vidéos, liens, blog photos de Louis…)
D’une scène à l’autre de sa tournée européenne, le contrebassiste et chanteur Avishai Cohen s’affirme comme le nouveau monstre sacré du jazz.
Pas une voix discordante pour dénigrer son dernier album, « Seven seas », un joyau magnifique. Comme le salue aussi mon collègue blogueur Denis Desassis sur Citizen Jazz.
Lundi 4 avril dernier, comme on a pu l’entendre en direct grâce à TSF Jazz, Avishai Cohen a tout bonnement fait chavirer l’Olympia avec un simple trio dont le batteur, un gamin de 21 ans, vient à peine d’intégrer le groupe, remplaçant au pied levé l’excellent Itamar Doari, devenu papa.
Avec un rappel de folie, offert aujourd’hui grâce aux caméras de Mezzo qui ont filmé Avishai Cohen (contrebasse, chant), Shai Maestro (piano) et Amir Bresler (batterie) au festival de jazz de Cully.
Un vrai bonheur, peut-être bientôt sur l’une des scènes de festival de jazz de la région Centre, peut-être même pas très loin de Blois si j’en crois mon petit doigt…
A ma gauche, Laurent Coq.Pianiste de jazz, compositeur, arrangeur. Auteur de sept albums en leader dont le dernier, Eight fragments of summer, est un bijou délicat (*).
A ma droite, TSF Jazz, radio privée « 100 % jazz » et son programmateur Sébastien Vidal, également directeur de la salle parisienne Le Duc des Lombards.
Entre les deux, depuis quelques jours, ça balance… des « amabilités » bien peu mélodieuses.
Je vous en livre deux courts extraits, qui, au-delà des querelles de personnes et de faits particuliers, me semblent aborder un débat plus large.
Laurent Coq : « Il est grand temps de prendre conscience que le jazz est entré en mode Sarkozy. Une manière Bling-bling de le présenter et de le vendre, qui voudrait adopter les même méthodes que pour la variété qu’on sert sur M6. Eh bien, non. Le Jazz ne peut supporter pareil traitement sans en pâtir gravement. C’est malheureusement déjà le cas, et je constate avec beaucoup de tristesse que tout un pan – le plus créatif – de cette musique n’a plus droit de cité ni sur la scène du Duc, ni sur les ondes de TSF, ou alors à dose homéopathique. »
Bruno Deport (gérant de TSF jazz) : « Nous n’avons jamais prétendu à l’exhaustivité. Nous n’avons pas de mission de service public. Nous ne sommes qu’une radio et qu’un club. Nous n’avons jamais empêché quiconque de faire de même. Mais nous continuerons d’être indépendants dans nos choix tout comme vous en faites dans vos choix artistiques. Ca peut vous déplaire parfois ou souvent, mais c’est comme ca. »
Ces échanges ont été publiés sur un blog, baptisé du très joli nom de Révolution de Jazzmin. Ils ont fait l’objet de plus de 180 commentaires, à l’instant où je l’écris.
Des musiciens professionnels : Julien Lourau, Sébastien Paindestre, Géraldine Laurent, Olivier Calmel, Henri Roger, Jérôme Sabbagh…
Des agents et tourneurs : Christophe Deghelt, Reno di Matteo…
Un journaliste : Pierre de Chocqueuse, un photographe professionnel : Juan Carlos Hernandez…
Des amateurs de jazz
Il faut trier bien sûr, et prendre le recul nécessaire à plus de sérénité.
Mais le débat sur la diffusion du jazz est désormais grand ouvert : ondes privées et publiques, salles privées et scènes nationales, festivals à gros et petits budgets… tout cela nous parle aussi à nous, public !
Et dans notre région Centre, n’aurions-nous pas également matière à discuter, à trouver quelque écho à ce « coup de gueule » ?
(*) Laurent Coq sera en région Centre avec le quartet Saïgon de Julien Loureau le 7 mai à Bourges, et le 12 mai à Châteauroux.
Au sein de la confraternité des Bâtisseurs de pont, de jeunes musiciens d’Orléans proposent chaque vendredi soir une nouvelle expérience créative. Et l’offrent en cadeau aux oreilles libres disposées à se laisser porter par la musique, d’une rive à l’autre.
En avril 2011, le calendrier des Bâtisseurs de pont s’établit comme suit :
1er avril. Solo Yves Arques (piano)
8 avril. Duo Adrien Chennebault (batterie) et Thomas Lacôte (piano)
15 avril. Duo Guillaume Aknine (guitare) et Thomas Puybasset (saxophone)
Les rendez-vous ont lieu salle Zappa à l’association Musique et Equilibre, 108 rue de Bourgogne à Orléans. Plus libre comme entrée, on ne peut pas !
Les travaux précédents sont tous en écoute libre (fichiers audio) sur le site internet des Bâtisseurs de pont, qui, de vendredi en vendredi, construisent une belle bibliothèque sonore d’expériences en tous genres.
Le pianiste Patrick Cabon animera un stage de jazz samedi 14 mai et dimanche 15 mai 2011 à Pruniers-en-Sologne (Loir-et-Cher).
(Photo jazzocentre)
Ce stage d’initiation et de perfectionnement est organisé par la vaillante association Destock Jazz. Il est ouvert aux musiciens amateurs de tous niveaux.
Patrick Cabon, on a déjà eu le plaisir d’apprécier son talent sur 88 notes, au festival Destock Jazz 2009, dans le quintet créé par Patrick Filleul pour un très bel hommage à Canonball Aderley.
(Photo jazzocentre)
Il a étudié le piano aux conservatoires de Brest et de Rennes, avant le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il obtient les prix d’histoire de la musique et d’esthétique.
Après avoir été lauréat du concours professionnel du festival de Vannes en 1999, il part pour New York où il étudie avec Barry Harris.
Patrick Cabon a choisi la voie sans concession des pianistes « hard bop », les Duke Jordan, Junior Mance, Bobby Timmons, Red Garland, Wynton Kelly… Pour le plus grand plaisir de Michel of Destock, cheville ouvrière de ce stage, et de beaucoup d’autres !
On écoute :
Tarif du stage, 50 euros. Clôture des inscriptions le 30 avril. Toutes les informations par email à : destock(at)destockjazz.fr ou par téléphone au 09.79.38.61.28
Le lauréat du tremplin jazz 2011 de l’IAE de Tours a été désigné jeudi 24 mars, à l’issue d’une finale très disputée, sur la scène du Petit Faucheux à Tours.
Dommage pour les deux formations qui avaient fait autant de kilomètres depuis le sud et le nord de la France pour venir jouer dans la région Centre…
C’est Groove Catchers, le trio des locaux de l’étape, qui est le lauréat 2011 de l’IAE tremplin jazz 2011 de Tours.
(Photo Rémi Angeli)
Bravo à eux ! Et en attendant une vidéo de leur prestation, vous pouvez aller sur leur myspace, ou écouter les morceaux joués au tremplin Orléans Jazz 2011 (où ils ont remporté le second prix) sur leur page facebook.
Je félicite chaleureusement au passage le programmateur du festival Jazzin’ Cheverny, qui a su détecter bien en amont le potentiel de ce groupe, en le choisissant pour le « Off » de l’édition 2011, du 30 juin au 3 juillet 2011.
Dave Liebman joue « On the corner », fabuleuse création réalisée pour l’exposition Miles Davis à La Villette, avec Andy Emler (claviers), Linley Marthe (basse électrique), Eric Echampard (batterie) et le génial Badal Roy (tablas et percussions). A Orléans, le guitariste Manu Codjia remplacera John Abercrombie.
Il serait juste impensable de ne pas y être.
Dave Liebman et Badal Roy ont joué dans l’album originel « On the corner » de Miles Davis, sorti en 1972. Un Ovni jazz-funk électro-psychédélique… Fabuleux.
En clin d’oeil au Printemps des poètes, le Z Band a eu envie de broder sur Jazz et Poésie pour cette 14e édition collective des blogueurs de jazz.
Je ne suis pas fan de poésie. Mais ça tombe bien,
Bernard Lubat ne fait pas de poésie. Il jongle avec les mots et improvise avec les notes. Et vice-versa, ça va de soi comme dirait l’ami Georges B.
Pour revenir à Bernard Lubat, personne ne se souvient de ce gentil jeune homme, si doué sur un vibraphone. A part les archives de l’INA, 30 secondes avec Eddy Louiss, André Ceccarelli et Jean-François Jenny-Clark…
Mais tout le monde se rappelle de ce trublion hurlant à une heure de moyenne écoute télévisuelle sa joie d’avoir reçu la Victoire du jazz de l’artiste vocal en 2009. « Dans la vie, y a la musique et la poésie, et la poétie, et la poétie… aussi ! »
Bernard Lubat, fondateur oeuvrier à vie de la Compagnie transartistique de divagation Lubat, a créé il y a plus de 30 ans un festival gascon et hors normes, l’Uzeste musical, « manifestation poïélitique continue ».
Un lieu de luttes et de créations auxquelles les inspirations d’un François Corneloup, d’un Louis Sclavis ou d’un Médéric Colignon ne sont pas étrangères.
L’improvisation en jouant… avec des jouets par exemple.
En 2008, Bernard Lubat sort un album, « Chansons enjazzées », où il fait swinguer A Night in Tunisia en gascon et reprend Cécile ma fille de son ami Claude Nougaro qu’il accompagna jusqu’en 1977, dans une version swing et scat…
L’amusicien Bernard Lubat sait aussi en être un excellent, de musicien. Que ce soit à la batterie, au vibraphone, au piano, ou à l’accordéon.
Comme dans ce magnifique duo avec Michel Portal au bandonéon, un concert filmé à L’Estaminet d’Uzeste en 2005 par Pascal Convert pour « Improvista », un DVD édité par Harmonia Mundi.
Un condensé de jazz, d’improvisation et de poésie à déguster sans modération.
Les contributions du Z Band à cette édition « Jazz et poésie » (liens mis à jour au fur et à mesure des parutions) :