C’est désormais officiel : le tramway de Tours sera inauguré le 31 août prochain. Et s’il va révolutionner la vie des utilisateurs de transports en commun, il risque aussi de changer celle des piétons qui devront s’habituer à sa présence et à sa relative discrétion sonore.
Une vigilance nécessaire pour éviter de se retrouver en fâcheuse posture, comme dans cette vidéo « made in Russie ». Une parodie bien involontaire d’un célèbre film hollywoodien avec Leonardo DiCaprio, rebaptisé pour l’occasion « A tram moi si tu peux ! », qui se conclut fort heureusement par une happy-end pour le passant imprudent.
Sans le mystérieux correspondant anonyme qui avait envoyé des courriers fort bien documentés à divers médias, à commencer par le Canard Enchaîné (puis la Nouvelle République) et, peut-être la justice, « l’affaire Lise Han » aurait-elle pris l’ampleur qu’on lui connaît aujourd’hui ? On peut en douter. La mise en examen de l’ancienne chargée des relations avec l’Asie au sein du cabinet de Jean Germain ravive, en tous cas, le souvenir de cet épisode rocambolesque.
Petit rappel des faits : au cours de l’été 2011, des copies des factures de la société Time-Lotus Bleu – dont Lise Han avait été la dirigeante – adressées à la direction des finances et de la commande publique de la Ville de Tours, s’étaient éparpillées dans la nature.
Le conflit d’intérêt avait alors éclaté au grand jour : comment Lise Han pouvait-elle à la fois être salariée de la Ville de Tours (à hauteur de 3.500 € par mois) et dirigeante d’un prestataire de service pour cette même collectivité ? On connaît la suite : polémique au conseil municipal, départ de Mme Han pour l’office intercommunal du tourisme d’où elle devait être licenciée ensuite, et aujourd’hui conséquences judiciaires…
De quoi donner l’envie de se replonger dans ces fameuses factures qui représentent, au total, une somme considérable : selon les enquêteurs du SRPJ d’Orléans, la Ville de Tours et l’agglo auraient réglé 750.000 euros à la société Time-Lotus Bleu !
Les ruisseaux qui ont alimenté cette grande rivière ont parfois pris l’allure de torrents. Un exemple parmi d’autre : la fête de la pivoine (sic) organisée à Tours en 2010. Une sauterie à plus de 35.000 € tout de même !
En 2010, la société Time dont Lise Han était alors dirigeante (tout en travaillant pour le compte de la mairie de Tours) a adressé plusieurs factures de ce type à la direction des finances et de la commande publique de la Ville.
Toujours en 2010, les factures de Time Lotus-Bleu liées aux »honoraires de la mission d’assistance et de conseil »se sont avérées conséquentes : 107.640 € au titre du marché public n°090197, et 143.520 € pour le marché n° 10094 qui concernait plus particulièrement « l’exportation » des Noces Romantiques à la mode tourangelle à l’Exposition universelle de Shanghai. Soit un total de 251.160 € pour la Ville de Tours, rien que pour cette année-là…
Cette addition élevée a visiblement agacé une personne qui a eu accès au dossier et ne s’est pas privé de le diffuser ! On connaît la suite… mais pas encore la fin de ce feuilleton à rebondissement. Allez, un petit proverbe chinois pour conclure : « Si vous ne voulez pas qu’on le sache, mieux vaut encore ne pas le faire. »
Cette année, les fêtes de fin d’année ont été marquées du sceau de la muflerie! Il y avait les cadeaux de Noël, à peine offerts sitôt à revendre sur Internet (voir billet précédent).
De plus, habilement dissimulé sous un pseudonyme, Super-Mufle a enquêté dans les salles de sport tourangelles (lire l’article NR en cliquant ici). Un des cadeaux à la mode consistait cette année à offrir un abonnement à ses proches. De la goujaterie à l’état pur!
Mais attention, quand vous vous fendez d’un tel présent, si vous voulez obtenir une gratitude à la mesure du cadeau, il convient d’opérer avec tact. Voici donc les indispensables conseils de Super-Mufle.
Ne dites pas:« Mon amour, comme je sais que tu vas prendre du bide pendant les fêtes, je t’offre par avance de quoi perdre ta graisse superflue! » Ça manque un tantinet de classe.
Ne dites pas non plus:« Je t’offre un chèque-cadeau dans un institut de beauté, tu en as bien besoin. » La 2e partie de la phrase est superflue.
Dites plutôt:« Je te paye quelques séances de manucure, à cause de tes mains abimées par la vaisselle! » Élégance, légèreté, esprit: tout y est! C’est de la muflerie de haut vol, à prendre (au moins) au 3e degré!
Si vous voulez être au point dans 11 mois, il n’est pas trop tôt pour travailler cet exercice.
Merci, Super-Mufle!
Quelques séances de manucure pour pouvoir continuer à faire la vaisselle dans de bonnes conditions.
Lorsque les travaux seront finis, la place Choiseul devrait ressembler à ça…
Lors de ses voeux aux forces vives, Jean Germain a annoncé, jeudi dernier, que les Tourangeaux allaient avoir droit à leur petit coin de dépaysement et d’exotisme. Place Choiseul pour être précis, que le maire imagine en Jamaa el-fna, la mythique place de Marrakech. Et notre premier magistrat de décrire la soirée-type du citadin en été: un petit verre (de bourgueil) à la guinguette; ensuite on va admirer le coucher de soleil sur la Loire depuis le pont Wilson, et on pousse la balade jusqu’à la place Jamaa el-Choiseul pour terminer la soirée.
Voilà un programme alléchant, et on attend avec une certaine impatience de voir cracheurs de feu, charmeurs de serpents ou autres acrobates à l’oeuvre en bas de la Tranchée.
« Il suffit de passer le pont, chantait Georges Brassens, et c’est tout de suite l’aventure. »
Mais alors, ça sert à quoi que Ryanair il se décarcasse à proposer prochainement une ligne régulière Tours-Marrakech ? (Lire l’article NR en cliquant ici).
Le problème du stationnement aux alentours de l’hôpital Bretonneau est un vrai casse-tête. Nous en avons parlé à maintes reprises dans le journal (pour vous rafraîchir la mémoire, cliquez ici). D’un côté la mairie, qui voudrait améliorer la rotation des véhicules en stationnement. De l’autre, les employés de l’hôpital, qui ne veulent pas « payer pour venir travailler », rejoints dans leur rejet des horodateurs par les riverains et les patients.
Deux positions a priori inconciliables… à moins que la nature y mette du sien.
La rédaction du Grand Tours propose donc aux parties en présence un remède entièrement naturel et écologique, terriblement efficace contre les voitures-ventouses, et totalement gratuit: les étourneaux!
Quelques esprits chagrins ergoteront que la solution n’est ni incolore, ni inodore. Balayons l’objection pour ce qu’elle est: de la roupie de sansonnet!
Inévitable, ou presque. Il est ces jours-ci très difficile d’échapper à la diarrhée, à Tours comme ailleurs.
En matière de « diarrhée aiguë », on est même coincé en pleine zone rouge, si on se réfère à la carte du réseau Sentinelles, le système national de surveillance qui recueille, analyse et redistribue en temps réel les données épidémiologiques issues de l’activité des médecins généralistes libéraux :
En zoomant sur notre région Centre, le diagnostic se confirme : c’est rouge vif de chez rouge vif, en Indre-et-Loire. Et à moins de se réfugier tout en haut des causses du Larzac, comme me le souffle mon collègue Daniel, la menace est partout.
Grandeur et décadence! Après avoir amusé les enfants (et les parents) pendant les fêtes, le sapin s’est dépouillé de ses habits de lumière. Hier adulé, le roi de la fête a perdu sa couronne, et le voici maintenant méprisé, jeté à la rue sans autre forme de procès.
On pourrait écrire une chanson du style « La Complainte du pauvre sapin après les fêtes »! Mais il faudrait sans doute, au vu de la photo ci-dessous, y ajouter un couplet sur le blues des personnes âgées, handicapées ou des parents avec une poussette, qui sont obligés de descendre du trottoir pour pouvoir continuer leur chemin! Merci pour eux!
Et rappelons tout de même que sur l’agglomération de Tours, il existe cinq déchetteries (aux Douets à Tours-Nord, à la Grange David à La Riche, Bois de Plante à Saint-Pierre, Les Aubuis à Saint-Avertin, la Haute-Limougère à Fondettes, renseignements ici ) pour apporter ses déchets verts.
On a jeté le sapin sur le trottoir: et pourquoi pas les coquilles d’huîtres et la carcasse du chapon?
Qu’on se le dise! Super-Mufle est dans l’air du temps, furieusement tendance! La preuve: il a vu un reportage au JT de France 2 où le journaliste fustigeait « les mufles » (sic) qui revendent leurs cadeaux sur Internet. La gloire!
Vérification faite, les sites comme Le Bon Coin ou eBay ont fait le plein de cravates et gadgets divers, y compris sur Tours ou l’agglomération: Super-Mufle a vérifié. D’ailleurs, il a fait comme tout le monde, ni plus, ni moins. Par contre, n’écoutant que son coeur de père, il n’a pas voulu remettre en vente le cadeau de son fils. Il est vrai qu’il s’agissait d’une bouteille de 12 ans d’âge single malt!
Mais rassurez-vous, amis du blog du Grand Tours: pour la nouvelle année, Super-Mufle s’est refusé à prendre la moindre bonne résolution.
Tel il était en 2012, tel vous le retrouverez cette année, peut-être même en pire!
De l’art de s’en jeter un derrière la cravate (avec modération, bien sûr, puisque l’abus d’alcool est mauvais pour la santé)
L’élu ne répondait pas aux appels téléphoniques, courriers et autres courriels. Alors pour (enfin) se faire entendre du maire de Tours, le directeur général de CGR a choisi d’user d’une lettre ouverte, publiée le 4 janvier dans la Nouvelle République, pour faire part de son désarroi et tenter d’obtenir des réponses de la part de Jean Germain, qui a pesé de tout son poids pour barrer la route au groupe rochelais pour l’exploitation du futur complexe cinématographique de Tours-Nord (*).
Le maire y sera-t-il sensible ou maintiendra-t-il le « silence radio » vis à vis de CGR ? On aura sans doute la réponse dans les prochains jours. Mais si rien n’y fait et que Jean Germain reste sourd aux sollicitations du patron des multiplexes de Tours-Centre et des Deux-Lions, celui-ci devra peut-être envisager, avec ses troupes, d’autres solutions pour attirer son attention.
Vendredi, on a cherché ce célèbre personnage sur la ligne blanche qui allait de la place Jean-Jaurès à la place de la Liberté. Sans succès.
On l’a bien cherché, le petit bonhomme de la Linea, mais on ne l’a pas vu. Ce matin (vendredi), quand on est tombé sur la sinueuse et mystérieuse ligne de peinture blanche qui a été dessinée par un plaisantin sur les trottoirs et la contre-allée de l’avenue de Grammont, (*), on a tout de suite pensé à lui. C’était le héros un peu bizarre d’un dessin animé italien qui passait à la télé quand on était une toute petite gamine. (C’était dans l’île aux enfants ? Ou bien ? )
Souvenez-vous : ce Balou tout blanc ne vivait pas sur une ligne de peinture mais sur une ligne de craie, et il marmonait des trucs incompréhensibles, comme s’il avait le gloubiboulga de Casimir plein la bouche.
Le "pôle Grand Tours", dans notre jargon, c'est – au sein de la rédaction de la Nouvelle République – l'équipe de journalistes plus particulièrement chargée de suivre l'actualité de la ville de Tours et de son agglomération. Cette équipe a désormais son blog, un support supplémentaire... et complémentaire à notre édition papier et au site internet du journal. Potins, indiscrétions, billets d'humeur, bonus vidéo ou photo : ce blog nous permet de partager avec les internautes informations et points de vue sur les thèmes, des plus légers aux plus sérieux, qui font le sel de l'actualité tourangelle.