Sur les traces de la Manu : chapitre 5

Adrien Treuille, dernier entrepreneur de la Manu. (Collection G. Armand)

Adrien Treuille, dernier entrepreneur de la Manu.
(Collection G. Armand)

Marie-Claude Albert, Pierre Bugnet, David Hamelin et Patrick Mortal ont publié en septembre dernier un ouvrage imposant sur l’histoire des hommes qui ont fait la Manu.

La rédaction châtelleraudaise de La Nouvelle République/Centre Presse a décidé de consacrer à cette bible, jusqu’au mois de juin prochain, une série d’articles signés des deux auteurs châtelleraudais Marie-Claude Albert et Pierre Bugnet.

Ces chroniques hebdomadaires sont également relayées ici, sur Zoom Arrière.

Episode 5 : ces entrepreneurs qui ont fait la Manu

La Manu, construite par l’État, est toujours restée sa propriété. Cependant, dès la fin de sa construction en 1831, elle fonctionne sous le régime de l’entreprise.

Un directeur militaire, assisté de réviseurs et contrôleurs d’armes, supervise la fabrication des armes commandées par l’État.

Un entrepreneur privé assure la gestion des installations et du personnel. Hormis les militaires et les immatriculés, le personnel dépend de lui. Il peut également vendre des armes pour son compte à l’étranger.

L’État lui garantit un volume de commandes en échange d’une bonne gestion et d’un bénéfice limité. L’entrepreneur est choisi par un concours où l’on retient celui qui fait le plus gros rabais sur son bénéfice.

Les industriels et financiers châtelleraudais se sont beaucoup investis dans cette entreprise, qu’ils ont détenue pendant cinquante ans. Trois d’entre eux sont particulièrement connus.

Philippe-Jules Creuzé (1803-1868), fils du député-maire de Châtellerault Robert-Augustin Creuzé, qui a obtenu la création de la Manufacture de Châtellerault.

Banquier et notable châtelleraudais, président du tribunal de commerce, de la Société de secours mutuel, etc., Jules Creuzé est entrepreneur de la Manu pendant 31 ans de 1835 à 1866, en commun avec Paul Proa jusqu’en 1851 puis seul.

Son entreprise est marquée par les débuts de la mécanisation et par les passages successifs des armes à silex aux armes à percussion puis à canon rayé, puis à chargement par la culasse.

Une révolution technique et intellectuelle pour une industrie qui avait très peu évolué depuis deux siècles.

6.000 ouvriers avec Adrien Treuille

Auguste Chassepot, oncle et beau-père d’Alphonse Chassepot, lequel avait mis au point le fusil qui porte son nom.

Il est entrepreneur de 1866 à 1878, une période marquée par la première fabrication en grande série, celle du « Chassepot ».

> Adrien Treuille, polytechnicien et ingénieur des tabacs, a été le dernier entrepreneur de 1889 à 1895.

L’entreprise d’Adrien Treuille est restée fameuse grâce à la commande russe de 500.000 fusils en 1890, qui a permis à la Manu d’employer jusqu’à 6.000 ouvriers entre 1892 et 1894.

Pierre Bugnet

Mercredi prochain, « L’évolution de l’usine au Second Empire ».

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Sur les traces de la Manu : épisode 4

ManuC’est sous ce titre que Marie-Claude Albert, Pierre Bugnet, David Hamelin et Patrick Mortal ont publié en septembre dernier un ouvrage imposant sur l’histoire des hommes qui ont fait la Manu.

La rédaction châtelleraudaise de La Nouvelle République/Centre Presse a décidé de consacrer à cette bible, jusqu’au mois de juin prochain, une série d’articles signés des deux auteurs châtelleraudais Marie-Claude Albert et Pierre Bugnet.

Ces chroniques hebdomadaires sont également relayées ici, sur Zoom Arrière.

Episode 4 : des ouvriers inégaux face à un travail pénible

Marteler l’acier, forer les canons des fusils, aiguiser les armes blanches sur les meules, actionner les martinets de la forge, limer les pièces : autant d’opérations épuisantes et dangereuses pour la santé durant plus de 12 heures par jour.

Selon les études du docteur Desayvre, publiées en 1856, les aiguiseurs souffrent de déficiences visuelles et de graves maladies pulmonaires à l’origine de décès précoces avant 40 ans.

D’après les rapports d’autopsie, il n’est pas rare de déceler près d’un gramme de limaille dans les poumons à cause de la poussière des meules.

Les solutions mises en place (limes tournantes, meules artificielles, systèmes d’aspiration) restent vaines ou insuffisantes. C’est seulement en 1904 que les ouvriers pourront cesser leur activité dès les premiers symptômes.

Plus qu’aux conditions de sécurité, c’est au statut du personnel que le roi s’intéresse car il doit remettre les ouvriers du royaume dans son giron et accompagner d’un « plan social » les fermetures des manufactures de l’Est.

l’ordonnance du 12 mars 1819, il fixe donc un nouveau statut, celui d’ouvriers immatriculés engagés pour six ans renouvelables et bénéficiaires d’une pension de retraite à partir de l’âge de 50 ans et au terme de 30 années de service.

Les retraités peuvent continuer à travailler à la manufacture tout en percevant leur pension avec une majoration.

Devant ces meules (exposées dans l’enceinte du Centre des archives de l’Armement), on imagine le travail pénible des aiguiseurs.

Le fait de donner une pension aux ouvriers de l’État n’est pas nouveau car c’était un ancien privilège supprimé puis rétabli durant la Révolution avant de tomber en désuétude sous l’Empire. Jusqu’aux années 1850, les deux tiers de l’effectif de la Manu sont des ouvriers immatriculés et ce régime permet de garder les plus qualifiés.

Les ouvriers libres n’ont pas de retraite

Mais les autres ouvriers dits « libres » ne profitent pas de ces avantages. Sans engagement, ces personnels temporaires ne perçoivent pas de retraite mais seulement des secours.

A leur départ, ils prennent « leur masse », une sorte d’indemnité de licenciement (instituée en 1855), versée par une caisse mutuelle à base de cotisations et de dons.

A la fin du Second Empire, les trois quarts des ouvriers se trouvent privés des avantages de l’immatriculation et la précarité s’accentue.

De nouvelles garanties pour le personnel deviennent nécessaires d’autant plus que s’amorcent des changements technologiques.

Marie-Claude Albert

Mercredi prochain : 5. Des entrepreneurs aux ingénieurs.

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Sur les traces de la Manu : voilà les Alsaciens

La ManuC’est sous ce titre que Marie-Claude Albert, Pierre Bugnet, David Hamelin et Patrick Mortal ont publié en septembre dernier un ouvrage imposant sur l’histoire des hommes qui ont fait la Manu.

La rédaction châtelleraudaise de La Nouvelle République/Centre Presse a décidé de consacrer à cette bible, jusqu’au mois de juin prochain, une série d’articles signés des deux auteurs châtelleraudais Marie-Claude Albert et Pierre Bugnet.

Ces chroniques hebdomadaires sont également relayées ici, sur Zoom Arrière.

Un armurier alsacien venu de Mutzig et son épouse.
(Collection particulière)

Episode 3 : l’arrivée des Alsaciens à la Manu

Frappés par la délocalisation stratégique, des armuriers alsaciens se sont exilés au début du XIX e  siècle au profit de la manufacture de Châtellerault.

Grégoire Schaffner a trois ans lorsqu’il arrive à Châtellerault en 1839 ; un long voyage en diligence a conduit sa famille du Klingenthal, tout là-bas, au pied des Vosges, jusqu’à la manufacture d’armes où son père va désormais fabriquer des sabres.

Comme des dizaines d’Alsaciens il n’a pas eu le choix car la production s’arrête définitivement en Alsace, et à Châtellerault, leur savoir-faire est indispensable pour faire fonctionner l’atelier d’armes blanches. C’est une nouvelle vie qui commence dans le faubourg de Châteauneuf où tout est si différent pour eux !

Les Schaffner s’installent dans les logements de la Manu où vont naître d’autres enfants. Les quatre fils vont devenir ouvriers en armes, les deux filles se marieront avec des boulangers. Ils feront souche, comme les Krebs, les Gemehl, les Bisch et bien d’autres arrivés à la même époque et installés dans la Grand-Rue, la rue Madame, la rue Saint-Marc (actuelle rue C.-Krebs).

D’apprenti à contrôleur, Grégoire gravit tous les échelons à la Manu. Lorsqu’il prend sa retraite en 1894 d’autres Alsaciens sont arrivés au printemps 1870, après la fermeture de la manufacture d’armes à feu de Mutzig.

En 1871 et 1872, les exilés seront de plus en plus nombreux avec la guerre franco-prussienne qui entraîne l’annexion de l’Alsace désormais allemande ; c’est un voyage sans retour et la plupart des nouveaux arrivants optent pour la nationalité française.

Le dernier témoin de l’exil

La communauté se regroupe à Châteauneuf autour de la nouvelle église Saint-Jean-l’Evangéliste ; dans la « chapelle des Alsaciens » les inscriptions en allemand des vitraux rappellent la province perdue, et les tombes du cimetière de Châteauneuf portent de plus en plus de patronymes alsaciens.

En 1936, on fête officiellement les 100 ans de Grégoire ; il s’éteindra deux ans après, dernier témoin de l’aventure qui avait conduit les ouvriers en armes du Klingenthal jusqu’aux rives de la Vienne.

Françoise Metzger

Mercredi prochain : Les conditions de travail à la Manu.

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Sur les traces de la Manu : épisode 1

photo couverture sur les  traces « La Manufacture d’armes de Châtellerault, une histoire sociale ».

C’est sous ce titre que Marie-Claude Albert, Pierre Bugnet, David Hamelin et Patrick Mortal ont publié en septembre dernier un ouvrage imposant sur l’histoire des hommes qui ont fait la Manu.

La rédaction châtelleraudaise de La Nouvelle République/Centre Presse a décidé de consacrer à cette bible, jusqu’au mois de juin prochain, une série d’articles signés des deux auteurs châtelleraudais Marie-Claude Albert et Pierre Bugnet.

Ces chroniques hebdomadaires sont également relayées ici, sur Zoom Arrière.

De l’arrivée des Alsaciens à la fermeture, en passant par la mécanisation, le syndicalisme ou la Résistance, chaque mercredi, ils vous proposeront de les suivre dans cette passionnante aventure que représentent les 150 ans d’histoire de cet emblème de Châtellerault.

Premier épisode : la naissance de la Manu

Certes, le 14 juillet n’est pas encore une fête nationale lorsque le roi Louis XVIII et ses ministres signent ce jour de 1819 l’ordonnance qui scelle l’acte de naissance de la Manufacture royale d’armes de Châtellerault. Mais peut-être ont-ils songé à cet anniversaire ?

En tout cas, la décision a été mûrement réfléchie depuis 1816 avec le maire influent Robert-Augustin Creuzé et son conseil municipal, qui achètent un grand terrain agricole de 11 hectares sur la rive gauche au confluent de la Vienne et de l’Envigne et le cèdent à l’État.

Pourquoi le choix de construire une manufacture d’armes dans cette petite ville du Centre-Ouest de 8.000 habitants ?

D’abord, pour des raisons militaires : le gouvernement français tire les leçons des défaites de l’Empire, particulièrement de celle des Cent jours à Waterloo en 1815, et du risque à maintenir des manufactures d’armes sur la frontière Est, proche des armées ennemies.

Il est donc décidé de les déplacer vers le centre. Celle du Klingenthal en Alsace se repliera donc à Châtellerault avec ses armuriers très qualifiés qui ont perdu leur emploi et viennent de se mettre en grève.

Même s’ils vont y perdre beaucoup de leurs privilèges et de leur indépendance, Châtellerault représente une relative aubaine.

Quant aux couteliers, leur présence a certes favorisé l’implantation de la manufacture mais pas de manière durable. Peu qualifiés pour fabriquer des sabres, ils eurent du mal à honorer la première commande.

La situation géographique de Châtellerault a également compté dans la décision : placée sur la grande voie de communication vers Bordeaux et l’Espagne, la ville pourrait permettre de mener la guerre au sud (le soutien au roi d’Espagne et les conquêtes méditerranéennes). Et puis, même si la vapeur a fait son entrée dans l’industrie, l’eau est encore l’énergie motrice la plus recherchée.

On mise donc sur le débit de la Vienne pour créer des usines hydrauliques productives et mécanisées, à l’image de l’armurerie anglo-saxonne. Mais les audacieux contemporains avaient-ils pris la mesure du coût d’une telle entreprise et des caprices des eaux ?

Marie-Claude Albert

« La Manufacture d’armes de Châtellerault, une histoire sociale (1819-1968) », chez Geste Éditions. 424 pages. 25 €

Mercredi prochain : « La Manu, un grand moulin »

Pierre Bugnet et Marie-Claude Albert entourant ici la présidente du centre châtelleraudais d’histoire et d’archives.

Une lithographie de 1837.

 

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La fontaine rouge de la Plaine d’Ozon

La fontaine rouge d'OzonMagique. Il y a quelques jours sur ce même blog (rubrique « Partageons ! « ), une de mes nouvelles lectrices, prénommée Letty, m’a fait cette petite doléance.

–  « J’ai une petite demande personnelle… Je suis née à la Plaine d’Ozon dans les années 70 et je me souviens d’une grande fontaine à mosaïque rouge qui s’imposait à tous et qui était un lieu de rencontres, face à l’église. Elle a disparu… Car les voitures doivent bien se garer quelque part… Vous auriez le pouvoir magique de retrouver des photos de cet endroit qui n’existe plus ? »

Et bien oui, chère Letty, Zoom Arrière a ce POUVOIR magique.

Ce cliché, où on aperçoit effectivement la fontaine à mosaïque rouge (sur l’actuel emplacement de la place Churchill), a été pris en 1968. Précisément, à la fin de la dernière phase de construction de la Plaine d’Ozon.

Cette ultime tranche de travaux avait vu notamment la construction des «Tours chinoises » (appelées ainsi à cause de leur forme), qu’on aperçoit sur la photo.

Non, ne me remerciez pas.

Photo © Archives NR – Collection ville de Châtellerault

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Avoir un bon copain

Christian Michaud au micro et Bernard RimbeauAnonyme. C’est le genre de photo qu’on ne reverra pas de sitôt à Naintré. L’ancien maire socialiste Bernard Rimbeau (à d.) au soutien de l’actuel Christian Michaud.

La scène se déroule en 2003 à la salle Eugène-Guillon, lors d’une élection municipale partielle, dont le second est sorti victorieux face à son adversaire d’alors l’UDF Ghislain Delaroche.

Depuis, les relations entre Rimbeau et Michaud se sont considérablement dégradées, le second menant une guerre sans merci contre son ex-allié et manoeuvrant ouvertement pour le faire chuter.

Le problème, c’est qu’à Naintré, les coups pleuvent trop souvent en dessous de la ceinture. Et, tradition locale, les tracts anonymes fleurissent lors des printemps électoraux. Pas beau.

Les municipales 2014 , où Christian Michaud repart en pole, s’annoncent, disons, «sportives».

 

 

 

 

 

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Réanimons la foire-exposition !

André Chartier et Edith Cresson lors d'une inauguration de la foire-expo. A gauche, Jamy Ferragu, adjoint aux finances de l'époque.

Le regretté André Chartier, un des présidents historiques de la foire-exposition avec Edith Cresson, en jeune maire de Châtellerault,  lors d’une inauguration de l’événement dans les années 80. A gauche, Jamy Ferragu, adjoint aux finances de l’époque.

Andouillette. Cette information capitale est passée complètement inaperçue.

C’était,  en début d’année, l’élection du nouveau bureau du comité de la foire-exposition, présidé par un certain Roger Douay.

Quatre ans après la dernière édition, cet événement qu’on croyait mort (et enterré par l’actuelle municipalité) survit donc, au moins à travers l’association organisatrice. Mais à quoi peuvent bien passer leur temps les membres du comité ?

J’ai toujours un petit pincement au coeur à  la rentrée en me remémorant ce que furent les grandes heures de la foire, au Chillou d’Ozon.

Enfin, le peu que j’ai connu : la fanfare La Châtelleraudaise qui exécutait (au figuré) « La Marseillaise » à la cérémonie inaugurale, les animations improbables, les bals musette, les majorettes.  Et l’odeur d’andouillette.

Je ne suis pas seul visiblement à me rappeler le bon vieux temps.

Deux de nos politiques les plus éminents l’évoquent ou l’ont évoqué.

Le PRG Gilles Michaud y avait consacré, en mars dernier, un de ses articles dans le magazine municipal.

Quant à Michel Guérin, le candidat socialiste aux prochaines municipales, il en fait, sur son blog, un thème (ou presque) de sa future campagne.

Réanimer l’antique foire-expo, est-ce bien raisonnable ?

 

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Vive la petite reine

Hinault et Thévenet au musée de l'autoBraquet. A Châtellerault, on a déjà célébré le centenaire du Tour de France.

Le Musée Auto Moto Vélo, en association avec le Musée national du sport, a consacré en 2003 (*) une superbe exposition à la plus belle épreuve cycliste du monde, exhumant des reliques du début du XXe siècle, recréant le grand cirque que constitue le Tour, rendant hommage surtout aux forçats de la route, selon la belle expression d’Antoine Blondin.

Le conservateur du musée, à l’époque Dominique Vila, avait eu le gratin du vélo pour l’inauguration comme le montre la photo où les deux Bernard, Hinault et Thévenet, enfourchent leur bicyclette de vainqueurs du Tour, à côté d’autres champions anciens, par exemple André Darriguade (à droite).

On remarquera les maillots jaunes (d’origine eux aussi) accrochés aux cimaises.

C’est beau le vélo. Et à notre tour, rendons hommage à tous ces passionnés qui font ce sport. Voyez cette vidéo consacrée à l’Avenir cycliste châtelleraudais, signée de mon confrère poitevin Nicolas Albert, publiée il y a quelques jours sur lanouvellerepublique.fr et centre-presse.fr

(*) On célèbre cette année la 100e édition du Tour de France, interrompu dix ans pendant la guerre.

 

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Quand Abelin fait une fleur aux socialistes

Travaux. Lors d’un point presse organisé tout à l’heure, le maire (UDI) Jean-Pierre Abelin a évoqué la rénovation urbaine lancée en centre-ville.

Il a parlé aussi des quartiers qui vont compter, citant évidemment celui de l’ancien hôpital où sont construits la nouvelle école du centre-ville et le cinéma multiplexe Cinéa.

Evidemment, ces aménagements risquent de donner de la valeur au quartier et aux immeubles du secteur. Ce sera le cas par exemple de la rue Abel-Orillard.

Sur le ton de l’humour, qu’il pratique souvent, Abelin a ainsi indiqué qu’il accepterait volontiers les remerciements des socialistes locaux dont la permanence est située dans cette même rue.

Forcément, le local du PS va bénéficier d’un emplacement privilégié et d’une exposition idéale.

Alors les socialistes, on dit merci qui ?

Cyril

L’élu PS Cyril Cibert (à g.) et ses amis du Mouvement des jeunes socialistes, au début des années 2000, devant la permanence de la rue Abel-Orillard.

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Novlangue populiste

Cahuzac. La cataclysmique affaire Cahuzac. Enfin, cataclysmique, c’est ce que pensent les commentateurs politiques qui s’échinent à vouloir mesurer l’onde de choc suscitée dans l’opinion par cette pathétique affaire.

Oui, Jérôme Cahuzac a menti. Jusqu’à ce qu’il craque sous la pression. Ou plus exactement sous la presse libre. Oui, c’est impardonnable et c’est un outrage fait à la République, comme le pérore notre cher Président. On est d’accord.

Le problème, c’est que comme toujours, comme souvent, les politiques (les autres, les vertueux) tombent dans leurs travers favoris : l’outrance et la récupération. C’est vrai à droite et à gauche. C’est bien vrai aussi au Front national et au Front de gauche où la démagogie le dispute au populisme.

C’est l’objet d’un intéressant article publié par L’Express.

Le journal y fait référence à une « novlangue populiste », qui n’a donc rien voir avec la « novlangue imbitable » de François Hollande, dénoncé sans ménagement il y a quelques semaines par le député socialiste Pascal Cherki.

http://youtu.be/a-gl2saqJPE
Côté populisme, on devrait être particulièrement bien servi les prochains mois avec la bataille pour les municipales qui s’annonce. Non point que nos politiques locaux soient particulièrement démagos.

Mais parce qu’on sait depuis aujourd’hui que le Front national en sera.

On en reparlera.

Eric Audebert, le patron (châtelleraudais) du Front national de la Vienne, avec le sémillant Carl Lang alors dans l'état-major de Le Pen.sémillant Carl Lang alors dans l'état-major de Le Pen.

Eric Audebert, le patron (châtelleraudais) du Front national de la Vienne, avec le sémillant Carl Lang alors dans l’état-major de Jean-Marie Le Pen.

 

 

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