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	<title>Quatrième de couv &#187; terrorisme</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>La possibilité (ou pas) du pardon</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Sep 2022 09:57:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Rentrée littéraire été 2022 Plonger dans l&#8217;épopée sanglante des militants gauchistes à travers une émission de radio, et imaginer un roman à partir de cela qui résonne avec une histoire personnelle enfouie qui a enfin refait surface&#8230; Tel est, très résumée, l&#8217;histoire du nouveau roman de Monica Sabolo dont j&#8217;avais beaucoup, beaucoup aimé Eden, publié en 2019. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-6089 colorbox-6087" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-CLANDESTINE.jpg" alt="VIE CLANDESTINE" width="195" height="285" /><strong><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire été 2022</span></strong></p>
<p>Plonger dans l&rsquo;épopée sanglante des militants gauchistes à travers une émission de radio, et imaginer un roman à partir de cela qui résonne avec une histoire personnelle enfouie qui a enfin refait surface&#8230; Tel est, très résumée, l&rsquo;histoire du nouveau roman de <strong>Monica Sabolo</strong> dont j&rsquo;avais beaucoup, beaucoup aimé <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/11/28/au-coeur-de-la-foret-le-passage-vers-un-ailleurs/"><strong><em>Eden</em></strong></a>, publié en 2019.</p>
<p>Tout commence assez mal dans ce roman à la matière autobiographique. L&rsquo;écrivaine (journaliste jusqu&rsquo;en 2014), dans son appartement qui n&rsquo;en finit pas de prendre l&rsquo;eau, n&rsquo;a pas vraiment le moral ni d&rsquo;histoire à raconter. Et puis elle écoute un podcast de <strong>Philippe Drouelle</strong>, l&rsquo;homme des <em>Affaires sensibles</em> sur France Inter. La vie des membres d&rsquo;Action directe l&rsquo;accompagne. La traverse, la transperce. Et trouve un étonnant écho en elle.</p>
<p>Autour de la fin tragique de <strong>Georges Besse</strong>, un soir d&rsquo;automne 1986 à Paris, <strong>Monica Sabolo</strong> qui signe ici son septième roman, trouve matière à écrire. Et tisse, en parallèle,  une autre histoire : celle de son enfance et de son adolescence cossue puis désargentée entre Italie et Suisse, au coté d&rsquo;un homme qu&rsquo;elle croyait être son père. A l&rsquo;aube de la trentaine elle apprendra que celui dont elle ne savait finalement pas grand-chose n&rsquo;en était rien. Un homme qui a abusé d&rsquo;elle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6087"></span></p>
<p>De ces vies en cachette qu&rsquo;elle croise, de cette violence et du secret, elle construit un roman dense et passionnant. Haletant. Sensible et politique à la fois.</p>
<p>On l&rsquo;accompagne volontiers dans son enquête romanesque autour des vies de <strong>Nathalie Ménigon</strong>, <strong>Joëlle Aubron</strong> et leurs camarades de lutte armée. Une manière pour elle d&rsquo;avancer et de pardonner. Un très bon roman, définitivement.</p>
<div id="attachment_6092" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AFFICHE.jpg" rel="lightbox[6087]"><img class="wp-image-6092 size-medium colorbox-6087" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AFFICHE-300x231.jpg" alt="@La République du Centre" width="300" height="231" /></a><p class="wp-caption-text">Jean-Marc Rouillan, Georges Cipriani, Joëlle Aubron et Nathalie Ménigon</p></div>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 163-164 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je déterre et m&rsquo;approprie ce qui, de même que les céramiques sacrées précolombiennes, les bijoux dont sont parés les squelettes, se devait d&rsquo;être enseveli pour toujours et n&rsquo;appartenir à personne, sinon à la terre et à l&rsquo;obscurité. Je redoute la blessure que leur causera ce livre. Je suis une profanatrice. Une fois encore, je mène une double vie. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Qui rembourse les dettes que la vie a contractées envers nous ? Qui se charge de nous rendre ce qu&rsquo;elle nous doit, ce que l&rsquo;on a payé, et paye encore ? Avec le temps se dessine la perspective que personne ne s&rsquo;en acquitte jamais. Nul ne parle de cette chose-là. Ni ma mère ni mon frère ne l&rsquo;ont jamais évoquée Chacun essaye de l&rsquo;apprivoiser dans son coin. Mais désormais j&rsquo;ai l&rsquo;impression de me rembourser sur leur dos. Alors qu&rsquo;ils me croient plongée dans le récit d&rsquo;un groupe terroriste des années 80, je confectionne un engin sophistiqué, composé de papier, de nitroglycérine et d&rsquo;une mèche à combustion lente, qui finira par tout faire sauter.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 263 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Après des mois d&rsquo;enquête, j&rsquo;ai toujours très peu d&rsquo;éléments sur Nathalie Ménigon, et pourtant j&rsquo;en sais plus sur elle que sur mon propre père. J&rsquo;ai vécu auprès d&rsquo;Yves S. depuis l&rsquo;âge de trois ans, et l&rsquo;ai connu jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il sorte de mon existence, ou plutôt que je m&rsquo;échappe de la sienne en claquant la portière d&rsquo;une voiture trente ans plus tard, mais de lui j&rsquo;ignore presque tout. J&rsquo;ai en tête qu&rsquo;il est né à Paris, parce que c&rsquo;est inscrit sur mon acte de naissance, celui où il est indiqué qu&rsquo;il m&rsquo;a reconnue le jour où il a épousé ma mère. Je n&rsquo;ai aucune idée de l&rsquo;endroit où il a grandi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 271-272 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je sais désormais que ce qui s&rsquo;annonce n&rsquo;est pas ce que je croyais. Je l&rsquo;ai compris ce matin, en faisant les mêmes gestes que la veille, attrapant mon sac de voyage, dans lequel j&rsquo;ai glissé mon carnet noir, un pull-over, et, ce qui me paraît soudain tout à fait incongru, un panettone pour Nathalie Ménigon. J&rsquo;ai pris un panettone sans y penser, je réalise maintenant que c&rsquo;est la spécialité de Milan, la ville où tout a commencé pour moi, il y a plus de quarante ans. J&rsquo;ai compris ce matin que je n&rsquo;allais pas rencontrer l&rsquo;héroïne de mon roman, enfin pas seulement. Je ne vais pas non plus rencontrer une militante, ni une combattante, ni même l&rsquo;ex-ennemie publique numéro 1, condamnée deux fois à la réclusion à perpétuité, notamment pour les assassinats de l&rsquo;ingénieur général de l&rsquo;armement, René Audran, en 1985, et du P-DG de Renault, en 1986. Non, je vais rencontrer Yves S. Et je vais lui poser les questions que je ne lui ai jamais posées.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>La vie clandestine, Monica Sabolo, Gallimard, 21€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Voyage au bout de l&#8217;enfer à hauteur d&#8217;enfant</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/01/07/voyage-au-bout-de-lenfer-a-hauteur-denfant/</link>
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		<pubDate>Fri, 07 Jan 2022 16:16:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2022 &#160; Une histoire à hauteur d&#8217;enfant. Tragique. Poignante. Terrible. C&#8217;est ce que propose Rachid Benzine dans son nouveau roman. Court (80 pages seulement) mais percutant. Et pour cause. Cette histoire, c&#8217;est celle de Fabien. Un écolier féru de poésie. Un gamin qui grandit entre ses parents et l&#8217;école Jacques-Prévert à Sarcelles. Un enfant [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire hiver 2022</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RACHID.jpg" rel="lightbox[5875]"><img class="alignleft size-full wp-image-5878 colorbox-5875" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RACHID.jpg" alt="RACHID" width="195" height="278" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une histoire à hauteur d&rsquo;enfant. Tragique. Poignante. Terrible. C&rsquo;est ce que propose Rachid Benzine dans son nouveau roman. Court (80 pages seulement) mais percutant. Et pour cause.</p>
<p>Cette histoire, c&rsquo;est celle de<strong> Fabien</strong>. Un écolier féru de poésie. Un gamin qui grandit entre ses parents et l&rsquo;école Jacques-Prévert à Sarcelles. Un enfant qui va être arraché à tout cela après que ses parents décident de rejoindre la Syrie et l&rsquo;Etat islamique. Un enfant qui raconte l&rsquo;enfer qu&rsquo;il découvre, les désillusions de ses parents, la mort de son père, l&rsquo;acharnement de sa mère et la folie qui la guette &#8230;</p>
<p>Trois mois que <strong>Fabien</strong> rebaptisé <strong>Farid</strong> est enfermé dans un camp tenu par les Kurdes, avec sa mère et son frère, né de l&rsquo;union de sa mère avec un autre combattant de l&rsquo;EI, tué comme les précédents au combat. Alors <strong>Fabien/Farid</strong> raconte ces quatre dernières années. Avec une lucidité terrible. Comme pour nous plonger au plus près de l&rsquo;horreur.</p>
<p><strong>Rachid Benzine</strong>, que j&rsquo;ai découvert via <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/06/07/a-cette-femme-quil-aimera-toujours/">son premier roman en 2020</a></strong> est enseignant et chercheur associé au Fonds Ricoeur. Islamologue, politologue, romancier et dramaturge, Rachid Benzine est une des figures de proue de l&rsquo;islam libéral francophone. Après<strong> <em>Ainsi parlait ma mère</em></strong>, il a écrit <em><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/15/le-printemps-arabe-a-travers-la-chair/">Dans les yeux du ciel</a></strong>, </em>où, cette fois, il nous entraine dans les Printemps arabes à travers la vie et le regard aiguisé de <strong>Nour</strong>, une prostituée.</p>
<p>Le quadragénaire poursuit avec <em><strong>Voyage au bout de l&rsquo;enfance.</strong></em> Cette fois, ce n&rsquo;est pas une prostituée qui raconte, mais un enfant. Une autre voix que l&rsquo;on n&rsquo;écoute pas forcément. un exercice de compréhension d&rsquo;un islam dévoyé, violent. Aux antipodes des fondamentaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5875"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Fabien</strong> s&rsquo;accroche à sa vie d&rsquo;avant, raconte les contraintes de celle qu&rsquo;il subit désormais dans ce camp où violence, maladies, faim et désoeuvrement cohabitent. Se souvient de son instituteur, de ses copains, de son chien, de ses grands-parents (via des appels téléphoniques de loin en loin) alors qu&rsquo;il doit rejoindre chaque jour l&rsquo;école des lionceaux du califat.</p>
<p>Veuve, sa mère pourrait-elle rentrer en France ? Ses enfants peuvent-ils être sauvés ? Autant de questions auxquelles un enfant ne peut pas répondre, isolé, loin de ses rêves d&rsquo;être un jour un footballeur célèbre.</p>
<p>Un roman qui rappelle la situation toujours vécue par des femmes et leurs enfants dans <strong>ces camps  d&rsquo;Al Hol et Roj</strong>   <strong><a href="https://www.europe1.fr/societe/syrie-une-francaise-de-28-ans-meurt-dans-un-camp-4082767">comme l&rsquo;explique cet article</a>. </strong></p>
<p>Ou encore ce <strong><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2021/08/12/en-syrie-la-question-du-rapatriement-divise-les-francaises-djihadistes-du-camp-de-roj_6091239_3210.html">reportage publié dans Le Monde</a></strong>, en août dernier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_5881" style="width: 1034px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/1c01853_807217432-lgeai-roj-francaises-47.jpg" rel="lightbox[5875]"><img class="wp-image-5881 size-full colorbox-5875" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/1c01853_807217432-lgeai-roj-francaises-47.jpg" alt="1c01853_807217432-lgeai-roj-francaises-47" width="1024" height="512" /></a><p class="wp-caption-text">Dans le camp de Roj-2. Photo Laurence Geai pour Le Monde, août 2021</p></div>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 12 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Et puis on est arrivé en Syrie. Là, ils m&rsquo;ont dit où on était. Ça s&rsquo;appelait Raqqah. Papa et maman, ils étaient très excités. Je les avais jamais vus aussi heureux. Ils m&rsquo;ont dit que c&rsquo;était le paradis ici. Moi je croyais que le paradis c&rsquo;était dans le ciel, quand on est mort. Papa s&rsquo;est habillé avec des vêtements très larges et un turban. Maman a mis un niqab. Tout noir. On voyait que ses yeux. Pour rire, elle me disait que c&rsquo;était pour me surveiller comme depuis la meurtrière d&rsquo;un château. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 55 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Une fois, maman a réussi à avoir mamie au téléphone grâce à une femme gentille de Daesh. Il y en a. Je n&rsquo;ai pas aimé ce qu&rsquo;a dit maman. Elle a reproché à mamie de lui avoir dit de sortir de Baghouz parce que, c&rsquo;était sûr, on allait être rapatriés. Elle a eu vraiment confiance dans la promesse de mamie et elle lui a reproché de l&rsquo;avoir trahie. Elle lui a même dit : &nbsp;&raquo; Tu nous a trahis deux fois. Quand tu as alerté la police parce que tu avais peur que je parte rejoindre Daesh et quand tu m&rsquo;as dit que j&rsquo;allais rentrer en France après Baghouz.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je sais que mamie pleurait au téléphone en lui disant qu&rsquo;elle avait déjà préparé la chambre pour Selim et moi, qu&rsquo;elle nous avait acheté des jouets et qu&rsquo;elle avait prévu un sac de vêtements pour quand maman irait en prison en France&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 61 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je comprends pas pourquoi on prend des petits dans la guerre. Et dans ce camp. C&rsquo;est pas fait pour eux la guerre. C&rsquo;est pour les grands. Et même pour les grands. Quand je repense à papa&#8230; Je sais que lui non plus ne l&rsquo;aimait pas cette guerre. C&rsquo;est cruel une guerre. Et j&rsquo;ai toujours pas compris pourquoi on se battait. Maintenant qu&rsquo;on est prisonniers, on est mal traités mais c&rsquo;est pas les ennemis qu&rsquo;on nous avait dit. Ils nous donnent à manger. Ils nous soignent comme ils peuvent. Il y en a qui nous parlent mal. Il y a des gardiens qui me donnent des gifles parfois. Mais à l&rsquo;école des lionceaux, on nous disait qu&rsquo;il fallait tous les tuer et les faire souffrir. C&rsquo;est quand même pas pareil. Peut-être que ceux qui me giflent ils ont eu un enfant tué par Daesh.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>Voyage au bout de l&rsquo;enfance, Rachid Benzine, Seuil, 13€. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Terrorisme, totalitarisme et vodka&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/03/02/terrorisme-totalitarisme-et-vodka/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 07:20:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h4> <strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire 2021</span></strong></h4>
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<div class="productDescription col-xs-12">
<div class="productDescription-content col-xs-12">
<p class="description"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RUSSE.jpg" rel="lightbox[5572]"><img class="alignleft wp-image-5575 size-medium colorbox-5572" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RUSSE-206x300.jpg" alt="RUSSE" width="206" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un roman russe doublé d&rsquo;un premier roman ? Forcément, je n&rsquo;ai pas résisté. Et j&rsquo;ai dévoré les épreuves d&rsquo; <strong>&laquo;&nbsp;Une suite d&rsquo;événements &laquo;&nbsp;,</strong> de <strong>Mikhaïl Chevelev</strong>, journaliste de presse écrite. Encore un argument, évidemment.</p>
<p>Grâce à son double littéraire, l&rsquo;auteur nous parle de la Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui dont il connaît toutes les affres. Lui, le journaliste d&rsquo;opposition n&rsquo;a pas d&rsquo;autre choix que de devenir écrivain quand la publication pour laquelle il travaillait a dû fermer ses portes.</p>
<p>Ce dernier nous plonge ici, via la fiction dans la Russie de <strong>Poutine</strong>, pour mieux en dénoncer le totalitarisme. Pour mieux déplorer la responsabilité des élites intellectuelles dans l&rsquo;extension des pouvoirs qu&rsquo;il s&rsquo;est arrogés, lui qui en 1995 n&rsquo;était encore que l&rsquo;adjoint docile au maire de Saint-Pétersbourg.</p>
<p>Dans ce premier roman librement inspiré de son expérience de journaliste d&rsquo;opposition, <strong>Mikhaïl Chevelev</strong> s&rsquo;imagine un double littéraire, <strong>Pavel Volodine</strong>, journaliste moscovite, spécialiste des conflits interethniques dans la Fédération de Russie, appelé comme médiateur sur la scène d&rsquo;une prise d&rsquo;otages par une lointaine connaissance, très remontée contre les exactions du pouvoir en <strong>Tchétchénie et en Ukraine</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le terroriste menace d&rsquo;exécuter les 112 innocents qu&rsquo;il retient dans l&rsquo;église d&rsquo;un village de la banlieue moscovite si le président de la Fédération de Russie ne s&rsquo;excuse pas à la télévision pour les guerres qu&rsquo;il a déclenchées. <strong>Pavel</strong> reconnaît alors <strong>Vadim</strong>, qu&rsquo;il avait fait libérer lors d&rsquo;une mission bien des années auparavant. Engagé malgré lui dans une périlleuse course contre la montre et un improbable dialogue, il tente de comprendre ce qui a pu le conduire à faire le choix du terrorisme.</p>
<p>Dans un pays corrompu, incompétent, vérolé et confit dans l&rsquo;alcool, le parcours de deux hommes. Ce journaliste donc <strong>Pavel Volodine</strong>, et <strong>Vadim</strong>.</p>
<p>De page en page, un drame psychologique se dessine. Entre dérision, suspense maîtrisé et sens de la tragédie, c&rsquo;est une page d&rsquo;histoire contemporaine qui s&rsquo;offre à nous. Un premier roman puissant, percutant. Et lucide.</p>
<p>Au fait, comment dit-on bonheur en russe ?</p>
<p>En postface,<strong> Ludmila Oulitskaïa,</strong> autrice de romans, de nouvelles et de scénario, – elle est considérée comme l&rsquo;écrivaine russe vivante la plus lue à l&rsquo;étranger. Son engagement politique contre le Kremlin et l&rsquo;homophobie lui a valu d&rsquo;être attaquée par des jeunes militants pro-Poutine en 2016 notamment – écrit  : [&#8230;] <em>&laquo;&nbsp;Le héros du roman est prisonnier de l&rsquo;une des idées les plus séduisantes qui existent, l&rsquo;idée de justice. Mais il ne trouve pas justice. La réponse est absente. Une seule chose demeure invariable : le mal engendre le mal. D&rsquo;un moindre mal naît un mal plus grand, et cette escalade n&rsquo;a pas de fin&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p class="description" style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class="description" style="text-align: left"><strong>Page 31 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Evgueni installe rapidement sa caméra et improvise une mise en scène; Letchi sur fond de prisonniers reconnaissants prononce un discours inspiré de ma composition sur la fin de la guerre et ajoute de son propre chef une rafale de mitraillette tirée en l&rsquo;air en guise d&rsquo;adieu. Bougre de con, s&rsquo;exclame Evgueni, qu&rsquo;est-ce qui t&rsquo;as pris de tirer juste devant l&rsquo;objectif, la bande-son est fichue. Je m&rsquo;attends à être fusillé sur place avec mon collègue et les pauvres troufions pour laver l&rsquo;injure, mais pas du tout : Letchi, confus, baisse es yeux et refait docilement la prise. Le pouvoir de la télé, c&rsquo;est tout de même quelque chose, la presse, je le constate une fois de plus, ce n&rsquo;est rien à côté.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p class="description" style="text-align: left"><strong>Page 60 :</strong> <em>[&#8230;] &nbsp;&raquo; Puis une autre vie a commencé. La deuxième guerre de Tchétchénie, les immeubles qui explosent, le départ de Eltsine, l&rsquo;arrivée de Poutine qui entreprend de protéger la Russie selon son bon plaisir&#8230; J&rsquo;ai appelé Evgueni pour lui proposer de repartir. Il a réagi avec enthousiasme. Je n&rsquo;y ai pas prêté attention, me disant qu&rsquo;il avait un empêchement. Puis il a quitté Vues d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et on a cessé de le voir rue Petrovka. A l&rsquo;époque, j&rsquo;avais assez de mes propres problèmes. Ensuite, Evgueni s&rsquo;est mis à travailler pour la première chaîne. Je n&rsquo;ai pas vu ses reportages, mais on m&rsquo;a dit qu&rsquo;il passait son temps à filmer des popes et des généraux, du style de la Sainte Russie se relève fièrement et sa noble armée reçoit la bénédiction de la Sainte Eglise&#8230; Evgueni ? Allons donc! Si tu ne nous crois pas, va donc vérifier toi-même.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="description" style="text-align: left"><strong>Page 142 :</strong> <em>[&#8230;]  &nbsp;&raquo; Pendant longtemps, Vadim ne s&rsquo;explique pas lui-même pourquoi il a accepté cette proposition. N&rsquo;a-t-il pas assez vu la guerre dans sa vie ? Pour sûr que si, jusqu&rsquo;à en avoir une indigestion&#8230; Parce qu&rsquo;il n&rsquo;a nulle part où aller ? Mais non, il sait qu&rsquo;il arrivera à se débrouiller&#8230; De crainte de se voir expulsé en Russie en cas de refus ? Il a cessé d&rsquo;avoir peur. Pas parce qu&rsquo;il en a perdu l&rsquo;habitude mais parce qu&rsquo;il n&rsquo;en est plus capable, come si quelque chose en lui s&rsquo;était engourdi&#8230; &nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p class="description"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une suite d&rsquo;événements&nbsp;&raquo;, Mikhail Chevelev, Gallimard, 18€.  Traduction de Christine Zeytounian-Beloüs</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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		<title>Erwan Larher ou l&#8217;art de raconter le pire</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Dec 2017 08:16:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Le livre que je ne voulais pas écrire"]]></category>
		<category><![CDATA["objet littéraire"]]></category>
		<category><![CDATA[13 novembre 2015]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire A chaque rentrée littéraire, je vous fais part de mon coup de coeur. Cette fois, je le tiens. Il s&#8217;agit du livre publié par Erwan Larher &#171;&#160;Le livre que je ne voulais pas écrire&#160;&#187;. Un &#171;&#160;objet littéraire&#160;&#187;, comme il le définit lui-même et qui m&#8217;a été chaudement recommandé par mes deux libraires préférées, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-livre-que-je-ne-voulais-pas-ecrire_3359.jpg" rel="lightbox[4111]"><img class="alignleft size-full wp-image-4112 colorbox-4111" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-livre-que-je-ne-voulais-pas-ecrire_3359.jpg" alt="CVT_Le-livre-que-je-ne-voulais-pas-ecrire_3359" width="250" height="375" /></a><strong><span style="color: #00ffff">Rentrée littéraire</span> </strong></p>
<p>A chaque rentrée littéraire, je vous fais part de mon coup de coeur. Cette fois, je le tiens. Il s&rsquo;agit du livre publié par <strong>Erwan Larher</strong> <strong>&laquo;&nbsp;Le livre que je ne voulais pas écrire&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Un <em>&laquo;&nbsp;objet littéraire&nbsp;&raquo;</em>, comme il le définit lui-même et qui m&rsquo;a été chaudement recommandé par mes deux libraires préférées, à Tours et à Quimperlé. Alors je me suis laissée tenter. Et j&rsquo;ai pris une claque. Enorme. <strong>Erwan Larher</strong>, écrivain désormais installé dans la Vienne, était au Bataclan au concert du groupe Eagles of Death Metal, le 13 novembre 2015.</p>
<p>Blessé dans sa chair (il a pris une balle à hauteur des fesses), il raconte avec un &laquo;&nbsp;tu&nbsp;&raquo; inspiré qui met l&rsquo;horreur à distance, ce qui s&rsquo;est passé ce soir-là, puis cette longue et éprouvante nuit. Et les jours, les mois d&rsquo;après. Les questions, les sentiments, la peur et la douleur&#8230; tout y passe.</p>
<p>Un livre pas écrit pour aller mieux nous explique-t-il, mais pour partager. Parce que ce qui s&rsquo;est passé cette nuit-là appartient désormais à tout le monde. Et parce qu&rsquo;il est persuadé, depuis qu&rsquo;il écrit, que les mots et ce qu&rsquo;on en fait, peuvent changer le monde. Alors forcément&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Retrouvez ici l&rsquo;article que j&rsquo;ai consacré à son livre dans<strong> <a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/de-son-bataclan-erwan-larher-ne-fait-pas-un-truc-larmoyant">La Nouvelle République, le 8 novembre.</a></strong></p>
<p style="text-align: center">Cinq bonnes raisons de lire <strong>&laquo;&nbsp;Le livre que je ne voulais pas écrire&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>&#8211; Parce qu&rsquo;<strong>Erwan Larher</strong> est écrivain, auteur de cinq romans avant la publication de ce qu&rsquo;il définit comme n&rsquo;étant<em> &laquo;&nbsp;ni un récit, ni un témoignage, ni un truc larmoyant&nbsp;&raquo;.</em> Il a un style, un rythme et beaucoup d&rsquo;humour même pour parler de tout cela.</p>
<p>&#8211; Parce que l&rsquo;auteur raconte de manière très particulière ce qu&rsquo;il a vécu dans sa chair cette nuit-là. Sans rien épargner au lecteur.</p>
<p>&#8211; Parce qu&rsquo;<strong>Erwan Larhrer</strong> s&rsquo;interroge tout au long de son livre sur sa légitimité en tant qu&rsquo;écrivain à nous raconter cela et de cette manière-là.</p>
<p>&#8211; Parce que <strong>&laquo;&nbsp;Le livre que je ne voulais pas écrire&nbsp;&raquo;</strong> se nourrit aussi de textes de proches ( son père, son frère) et d&rsquo;amis écrivains ou pas, offrant au lecteur des respirations <strong>&laquo;&nbsp;Vu du dehors&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>&#8211; Parce que l&rsquo;auteur prouve qu&rsquo;on peut mettre de la littérature au coeur d&rsquo;un drame, aussi terrible soit-il et que ça fait du bien. Aussi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 98 :</strong><em> &laquo;&nbsp;En ce 13 novembre 2013, le destin te donne l&rsquo;occasion de t&rsquo;illustrer pour de vrai, grandeur nature, sur une scène à la démesure de ton super-héroïsme latent. Or, dès que tu entends les bruits de pétards, tu obéis aux “Couchez-vous !” qui suivent. Un héros n&rsquo;obéit pas. S&rsquo;il fait comme tout le monde dans l&rsquo;adversité, il ne sauve personne. Pire : jamais te relever pour prendre la mesure de la situation, puis réagir avec sang-froid et efficacité, ne te traverse l&rsquo;esprit. Tu restes pelotonné comme une lavette contre ta barrière métallique. Pour ajouter à ton avanie, une balle te transperce les fesses au bout de cinq minutes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 179 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ce qui te traumatise, c&rsquo;est que tu ne sais pas si tu rebanderas un jour – la décence et l&rsquo;orgueil t&rsquo;empêchent encore de t&rsquo;en ouvrir à des oreilles autres qu&rsquo;hippocratiques. Nul doute que cette crainte prend toute la place et brésille les autres. Concernant ta jambe, les autorités compétentes semblent pronostiquer que tu auras peu de séquelles puisque la balle n&rsquo;a pas touché le nerf sciatique ; pour la fonction évacuative du système digestif, Francesco juge la guérison en bonne voie. Le sujet sur lequel personne ne s&rsquo;avance, c&rsquo;est l&rsquo;érectilité de ton avenir. Si tu dois faire des cauchemars, ils seront plutôt liés à ta dévirilisation. De toute façon, pour cauchemarder, il faut dormir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 237-238 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Un objet littéraire&#8230; L&rsquo;expression ne cache-t-elle pas une volonté de contrôle sur ce projet ? Qui le desservirait. Qui expliquerait pourtant tu as tant tâtonné. Te te fliques, tu te brides. Pourquoi pas un récit, simple, comme si tu en parlais à tes potes? Tu renâcles. Te bats contre cette impression d&rsquo;écrire pour les autres. Tu n&rsquo;y prends même pas de plaisir, à ce fichu Projet B. [&#8230;]</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Un objet littéraire. Qui s&rsquo;étoffe cahin-caha. Laborieusement. C&rsquo;est pénible, insatisfaisant, tu tournes autour. L&rsquo;angle d&rsquo;attaque, bon sang, l&rsquo;angle d&rsquo;attaque ! Parce que débagouler tes petites misères, tes petits malheurs, pas question. Quelle idée d&rsquo;avoir ouvert ta gueule, d&rsquo;avoir annoncé que tu l&rsquo;écrivais, ce Projet B.! Tu as la pression. Tu te sens attendu. Et puis jusqu&rsquo;où aller ? Tu n&rsquo;es pas seul dans cette histoire, qui ne finit pas bien pour tout le monde. L&rsquo;angle ne peut être que l&rsquo;individuel dans le collectif. Alors tu notes des idées de chapitres, des bribes comme&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Le livre que je ne voulais pas écrire&nbsp;&raquo;, Erwan Larher, Quidam éditeur, 20€</strong></em></p>
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		<title>La France qui va mal, suite et fin</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Aug 2017 11:56:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
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		<category><![CDATA[Vernon Subutex]]></category>
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		<category><![CDATA[Virginie Despentes]]></category>

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		<description><![CDATA[Enfin ! Après un premier tome de dégringolade sociale (ici) et une fuite en avant tout aussi rock and roll dans le tome 2 (là) la fin de Vernon Subutex se devait d&#8217;être à la hauteur des deux précédents tomes de la trilogie imaginée par Virginie Despentes. Et elle l&#8217;est ! Le troisième et dernier [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vernon-subutex-3M454119.jpg" rel="lightbox[4000]"><img class="alignleft size-full wp-image-4004 colorbox-4000" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vernon-subutex-3M454119.jpg" alt="vernon-subutex-3,M454119" width="241" height="340" /></a></p>
<p>Enfin ! Après un premier tome de dégringolade sociale<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/18/les-enfants-du-rock-ont-le-blues/">(ici) </a></strong>et une fuite en avant tout aussi rock and roll dans le tome 2 <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/25/les-enfants-du-rock-ont-le-blues-suite/">(là)</a></strong></p>
<p>la fin de <strong>Vernon Subutex</strong> se devait d&rsquo;être à la hauteur des deux précédents tomes de la trilogie imaginée par <strong>Virginie Despentes</strong>. Et elle l&rsquo;est ! Le troisième et dernier opus est de loin le plus éclatant (tant pis pour les dernières pages un peu too much quand même ).</p>
<p>Plutôt une bonne nouvelle compte tenu de l&rsquo;attente que l&rsquo;auteure a suscitée autour de son personnage de disquaire tombé dans la misère. Il aura ainsi fallu attendre un an et demi pour plonger à nouveau tête baissée dans ce roman de notre temps, cette chronique de notre époque, tellement moderne, totalement déboussolée entre terrorisme et messianisme, entre carcans religieux et repères sociaux désarticulés.</p>
<p>Noir c&rsquo;est noir. Définitivement. La France qui va mal reprend avec cette auteure rock and roll ( mais membre de l&rsquo;Académie Goncourt quand même !) une bonne dose de vitriol.</p>
<p><span id="more-4000"></span></p>
<p><strong>Vernon Subutex</strong> était, dès la fin du deuxième tome devenu une sorte de gourou. Là, au fil des pages, il surfe sur la vague des &laquo;&nbsp;Convergences&nbsp;&raquo;, ces rendez-vous ambulants qui sans autre force que celle des sons et de la musique transportent les participants dans une autre dimension. Un rendez-vous unique, magique.</p>
<p>Les personnages de la bande, hétéroclite, se sont désormais mis au vert. Un certain équilibre a été établi, mais tout va finalement s&rsquo;écrouler. Une affaire d&rsquo;héritage va tout faire exploser après avoir gangréné le groupe. Tout va partir à vau-l&rsquo;eau. <strong>Vernon Subutex</strong> s&rsquo;enfuit, les histoires se mélangent à nouveau et la société tout entière se déglingue. C&rsquo;est l&rsquo;année de Charlie Hebdo, du Bataclan&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/l2R8t7d0FkU?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 20-21 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Et à chaque convergence, Vernon se sent comme un asticot sur lequel on braquerait un puissant projecteur. Il a trop d&rsquo;importance. On l&rsquo;appelle le Shaman. Officiellement, c&rsquo;est pour rigoler. Dans les faits, il sent les regards sur son dos, une attente s&rsquo;entortille autour de sa colonne. Les gens le scrutent, méfiants, se demandant s&rsquo;il est une arnaque, ou le dévisagent, aimants, convaincus qu&rsquo;il peut les sauver. Il ne sait trop comment s&rsquo;y prendre pour garder sa désinvolture alors que tout repose sur lui. Heureusement, il n&rsquo;a pas assez de suite dans les idées pour se prendre la tête bien longtemps. Il pense “c&rsquo;est trop de stress, j&rsquo;agonise” et la minute d&rsquo;après, il est en train de regarder une feuille sur un arbre et ça l&rsquo;absorbe complètement. Ca limite la prise de tête. Mais tout de même, il découvre la peur de perdre. Jamais de sa vie il n&rsquo;a flippé de perdre ce qu&rsquo;il avait : il a toujours eu l&rsquo;impression que ça ne dépendait pas de lui. A présent, il jouit d&rsquo;un confort qui n&rsquo;est pas matériel – ils dorment dans des maisons vides, quand il y a des maisons, rarement chauffées, ils s&rsquo;installent à côté de sources quand il n&rsquo;y a pas l&rsquo;eau courante et font des toilettes à l&rsquo;extérieur par moins sept, ils mangent dans des gamelles – et pourtant ils vivent dans le luxe. Ils sont convaincus de partager une expérience à part, une extra ball que la vie ne leur devait pas, quelque chose d&rsquo;octroyé, de magique. Et il ne veut pas pas que ça s&rsquo;arrête&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 187 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Vernon est un peu brassé, il a trop bu la veille. Il s&rsquo;ennuyait. Il n&rsquo;a rempli son verre que trois ou quatre fois au cours de la soirée, mais son estomac a perdu l&rsquo;habitude, ou alors il couve quelque chose. Il s&rsquo;est réveillé vaseux. Comme tous les matins, il a eu besoin de quelques secondes avant de se souvenir qu&rsquo;il n&rsquo;était plus avec les autres. Son esprit résiste – veut croire que c&rsquo;est un mauvais rêve. Que tout va rentrer dans l&rsquo;ordre. Chambre d&rsquo;hôtel. Spacieuse. Double rideaux bordeaux. Il a bien fallu réaliser que tout cela est bien vrai. Il est parti. Sur un coup de tête, une impulsion dont il aimerait croire qu&rsquo;elle était intuitive. Il a imaginé qu&rsquo;on le retiendrait, qu&rsquo;on ne le laisserait pas faire. Ca ne paraissait pas tout à fait réel. Il ne ressentait rien, il ne s&rsquo;attendait pas à faire ce qu&rsquo;il a fait. Pamela l&rsquo;a appelé, lui a demandé s&rsquo;il avait menti. Il a senti le sol se dérober sous ses pieds. C&rsquo;est fou ce que la confiance est fragile. Des individus avec qui il a partagé tant de choses – il a suffi d&rsquo;une réflexion pour qu&rsquo;il sente que c&rsquo;était terminé. Sa place n&rsquo;était plus parmi eux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 388 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Si Vernon laisse une pensée se dérouler – il voit le matériel. Les grenades la kalach les balles. Ces objets qui sont fabriqués. Qui n&rsquo;ont pas été détournés de leur usage. Ils sont produits dans des usines pour ça. Tuer démembrer arracher brûler. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;accident. Il y a des objets performants. On sait ce qu&rsquo;ils deviendront. A quoi ils serviront. Il n&rsquo;y a aucune ambiguïté. Les gens sont choqués. Il y a pourtant peu de chance pour qu&rsquo;une grenade serve de presse-papiers. Elle fait ce qu&rsquo;elle  a à faire, le grenade. Comme la kalach. Comme le fusil. La seule variante de l&rsquo;équation, c&rsquo;est : connaissais-tu les gens avant qu&rsquo;ils deviennent des cadavres ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 3&Prime;, Virginie Despentes, Grasset, 19,90€</strong></em></p>
</blockquote>
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