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	<title>Quatrième de couv &#187; souffrance</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Vingt fois sur le métier&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Dec 2022 08:04:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un premier roman. Encore ? Pourquoi s&#8217;en priver ? Surtout que celui que je vais vous présenter est une p&#8217;tite pépite. Son auteure est âgée de 24 ans seulement. Claire Baglin signe avec En salle un court roman singulier qui nous parle du monde du travail. Une thématique peu exploitée par les auteurs. Si le secteur tertiaire est privilégié, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-SALLE.jpg" rel="lightbox[6140]"><img class="alignleft size-full wp-image-6142 colorbox-6140" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-SALLE.jpg" alt="EN SALLE" width="178" height="244" /></a></p>
<p>Un premier roman. Encore ? Pourquoi s&rsquo;en priver ? Surtout que celui que je vais vous présenter est une p&rsquo;tite pépite. Son auteure est âgée de 24 ans seulement. <strong>Claire Baglin</strong> signe avec <em><strong>En salle</strong></em> un court roman singulier qui nous parle du monde du travail.</p>
<p>Une thématique peu exploitée par les auteurs. Si le secteur tertiaire est privilégié, le travail en usine ou dans un fast-food, qui y ressemble par bien des points, n&rsquo;est pas souvent racontée. <strong>Thomas Flahaut</strong>, un auteur que je suis, le fait particulièrement bien. C&rsquo;était le cas <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/09/22/comme-une-errance-radioactive/">ici</a></strong> et encore <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/03/dans-le-cambouis-de-la-litterature-dusine/">là</a></strong>. Joseph Ponthus avait également abordé talentueusement le sujet avec <strong>A la ligne.</strong></p>
<p>La narratrice, étudiante, décroche un job d&rsquo;été dans un fast-food. Elle raconte la cadence à tenir, les managers aux aguets, les procédures à suivre à la seconde&#8230; En parallèle, un autre récit s&rsquo;offre au lecteur. Celui du quotidien de cette même narratrice dans sa famille, entre son père <strong>Jérôme</strong>, sa mère <strong>Sylvie</strong> et son petit frère <strong>Nico</strong>. Une famille modeste qui garde un oeil sur les dépenses. Toujours. Une famille pour qui un déjeuner au fast-food reste une exception alors que l&rsquo;aînée de la famille évolue désormais dans l&rsquo;envers du décor.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6140"></span></p>
<p>Les deux récits se répondent. Dans le premier une jeune femme de 20 ans qui découvre l&rsquo;aliénation du labeur ouvrier et la souffrance d&rsquo;un corps, sous le regard inquisiteur des &laquo;&nbsp;mana&nbsp;&raquo;. Pour éviter la salle et la cuisson des frites, pour essayer d&rsquo;être en poste au Drive, les équipiers tentent de trouver la bonne stratégie&#8230;</p>
<p>De l&rsquo;autre, un père qui, chaque jour, raconte sa journée à l&rsquo;usine, pénible. A cause de la chaleur, des odeurs. Fier cependant d&rsquo;y retourner quand sa fille, elle, s&rsquo;en ira poursuivre ses études, une fois la fin de l&rsquo;été arrivée. Un même rythme qui raconte le quotidien des ouvriers et des employés qui répètent des tâches. Sans cesse. Dans un climat de stress.</p>
<p>Une écriture précise. Pointue. Qui claque. En cadence.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 59 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Après trois semaines au drive, je suis désormais en salle, le royaume dont personne ne veut, constitué du lobby intérieur où mangent les clients, de la terrasse, des toilettes et du local poubelle. Je suis en salle parce que je viens d’arriver et que les nouveaux servent à être là où personne ne veut travailler. Je comprends que je vais rester à ce poste. Lorsque je sers un des plateaux posés sur le comptoir, je sais que les équipières de l’autre côté se sont battues pour être derrière le rectangle en béton du comptoir, planquées.</em><br />
<em>J’apprends que la formatrice s’appelle Chouchou et qu’elle est manageuse en salle. Chouchou précise qu’ici tout le monde l’adore et quand elle nous laisse à midi et passe la porte automatique, elle se retourne et s’écrie salut les filles, trop heureuse de partir en pause.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<section class="container page-content">
<blockquote>
<div class="eleven columns" style="text-align: left"><strong> Pages 108-109 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Les signaux sonores, lents, deux en même temps, rapides, au début j’hésite, c’est les friteuses qui sonnent ou les poissons panés plus loin dans la cuisine ? À la fin je sais, le bruit vient de ma poitrine comme quand les basses la font vibrer, comme quand je posais ma main d’enfant sur mon coeur avec l’impression qu’il allait exploser au son des Démons de minuit. De nouvelles alarmes, les commandes internet sur le tableau de bord derrière moi, mes mains sont trop grasses, le bruit me fatigue, je secoue la panière, lâche, reprends, ça sonne, volte-face, la pelle avec le sachet au bout, la panière suspendue au-dessus des cuves, égoutter, secouer doucement, l’huile crépite et vient pincer mes avant-bras, allez c’est bon là, il faut pas y passer des heures non plus, je la vide, je la jette  avec les autres. Les clients qui renvoient leurs frites trop froides, envie de plonger leurs mains dans l’huile bouillante, les miennes rouges, le sel griffe.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div class="eleven columns" style="text-align: left"></div>
<div class="eleven columns" style="text-align: left"><strong>Pages 124-125 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Une heure avant de partir pour la cérémonie, Jérôme veut se laver les mains. Il demande à Sylvie où est la brosse à ongles, puis il s’applique. Les poils durs frottent les contours des doigts, là où des arcs de cercle noirs se sont formés. Mon père frotte mais ces traces sont imprimées de façon indélébile sur sa peau. Il s’acharne mais seules les peaux mortes se détachent, la crasse, elle, reste et Jérôme répète, mais c’est pas possible, c’est pas possible. Il perd patience, on doit partir. Il ouvre le robinet avec trop de force</em><br />
<em>pour rincer la brosse et sa chemise violette est trempée par endroits, il s’essuie avec un peignoir. Il doit encore cirer ses chaussures et les marques ne partent pas. Jérôme fatigue, tout ce qu’il a dévissé, graissé, tout ce qu’il a réparé la veille et maintenant les stigmates, impossibles à estomper. Il sort de la salle de bains pour trouver Sylvie et lui dit, je peux quand même pas y aller comme ça et Sylvie, penchée au-dessus du lavabo, frotte les mains de Jérôme comme un vêtement taché. Jérôme répète, je vais jamais avoir le temps de cirer mes chaussures et je vais me salir, je suis dégueulasse, je peux pas y aller, il faut que je change de chemise, non je peux pas y aller comme ça, c’est foutu, c’est foutu. Sylvie s’acharne sur ses mains, mais Jérôme regarde déjà ailleurs comme s’il s’abandonnait, là, au creux du lavabo.&nbsp;&raquo;</em></div>
</blockquote>
<div class="one column"><em><strong> En salle, Claire Baglin, Editions de Minuit. </strong></em></div>
</section>
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		</item>
		<item>
		<title>Ne plus vouloir refaire surface&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/24/ne-plus-vouloir-refaire-surface/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/24/ne-plus-vouloir-refaire-surface/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 24 Jan 2021 10:03:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2021 Ils seront 493 au total à essayer de trouver une place sur les tables des libraires. Ils ? Les romans de cette rentrée littéraire d&#8217;hiver. Par eux, 153 romans étrangers et 64 premiers romans dont nombre écrits par des femmes. On commence ? Pour moi, ma pile des livres de la rentrée a débuté avec &#171;&#160;Ce [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire hiver 2021</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Ce-matin-la_6540.jpg" rel="lightbox[5560]"><img class="alignleft size-full wp-image-5566 colorbox-5560" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Ce-matin-la_6540.jpg" alt="CVT_Ce-matin-la_6540" width="250" height="390" /></a></p>
<p>Ils seront <strong>493 au total</strong> à essayer de trouver une place sur les tables des libraires. Ils ? Les romans de cette rentrée littéraire d&rsquo;hiver. Par eux, <strong>153 romans étrangers et 64 premiers romans</strong> dont nombre écrits par des femmes.</p>
<p>On commence ?</p>
<p>Pour moi, ma pile des livres de la rentrée a débuté avec <strong>&laquo;&nbsp;Ce matin-là&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> de Gaëlle Josse</strong>. Une autrice qui a grandi dans l&rsquo;Indre comme nous l&rsquo;explique mon collègue de Châteauroux <strong><a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/le-coup-de-poing-de-gaelle-josse">ici</a>. </strong></p>
<p><strong>Gaëlle Josse</strong>, web rédactrice pour un site internet signe là son dixième roman. L&rsquo;histoire ? Très contemporaine pour le coup. C&rsquo;est celle de <strong>Clara</strong>. Une jeune femme pour qui, un jour, tout lâche. Sa vie, son métier. Employée dans une société de crédit, elle n&rsquo;y trouve finalement plus de sens. Le traitement d&rsquo;un dossier la fait basculer.</p>
<p>Amis, amours, famille, collègues, tout se délite. Burn-out ? Dépression ? Tout se mélange. Tout la transforme. La détruit.</p>
<p>Des semaines, des mois de solitude, de vide, s’ouvrent devant elle. Pour relancer le cours de sa vie, il lui faudra des ruptures, de l’amitié, et aussi remonter à la source vive de l’enfance.</p>
<p>On a tous connu, un jour, &laquo;&nbsp;ce matin-là &laquo;&nbsp;, cette envie de tout envoyer valdinguer, trop fragile pour rester dans la course. Une trajectoire parmi tant d&rsquo;autres pour mieux en prendre la mesure. Pour mieux se donner le temps de trouver le bon tempo.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Venue à l’écriture par la poésie, <strong>Gaëlle Josse</strong> a publié son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;Les Heures silencieuses&nbsp;&raquo;</strong> en 2011. Elle a obtenu de nombreux prix pour ses différents romans.</p>
<p>Diplômée en droit, en journalisme et en psychologie clinique, elle travaille à Paris et vit en région parisienne. Elle anime, par ailleurs, des rencontres autour de l’écoute d’œuvres musicales et des ateliers d’écriture auprès d’adolescents et d’adultes.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle se voit ingurgiter du sécable, du dispersible, du soluble, du buvable, du croquable, de l&rsquo;avalable, quantité de molécules qui vont murmurer à son cerveau que tout va bien. Elle n&rsquo;est pas certaine d&rsquo;avoir souhaité cette réponse-là, mais il faut bien calmer ces palpitations, ces insomnies, cette pince qui broie l&rsquo;estomac, cette gorge nouée, et tout ce qu&rsquo;elle n&rsquo;é pas voulu voir, pas voulu entendre depuis des semaines, depuis des mois.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 55-56 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Désoeuvrée. C&rsquo;est ce que lui a dit Laetitia, son amie, l&rsquo;infatigable, la solaire, celle de la salle de sport, celle des apéritifs prolongés, avec son haut front clair de vierge flamande, ses foulards colorés dans les cheveux et ses histoires de mecs à n&rsquo;en plus finir. Joyeuse, sensuelle, Laetitia. Clara se demande comment elle fait, parfois. Tu ne vas pas rester comme ça, désoeuvrée. Le mot a marqué Clara. Désoeuvrée, sans oeuvre à construire, sans tâche, sans utilité, une vie de paramécie, de lentille d&rsquo;eau, de mousse, de lichen. Des heures sans bouger du canapé. Elle se dit qu&rsquo;elle va finir par se confondre avec la couleur des coussins, et ce serait bien, les animaux se rendent invisibles pour se protéger des prédateurs. [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 96-97 :</strong><em> [&#8230;] A quoi ressemble leur vie ? Elle se dit qu&rsquo;elle aimerait échanger la sienne contre n&rsquo;importe quelle autre, au hasard, dans une sorte de pacte, comme dans les légendes. Sa vie aux enchères. A qui la veut. Elle s&rsquo;arrête, étourdie, marque le pas devant une vitrine dont elle ne regarde rien, elle aperçoit son reflet entre les marchandises exposées. C&rsquo;est donc cela qu&rsquo;elle est devenue en quelques semaines, ce visage crayeux aux traits tirés, lèvres fermées, cheveux attachés, regard éteint. Elle se reconnaît à peine. Elle se met à haïr ce reflet, c&rsquo;est donc moi, ça ? Cette ombre, ce passe-muraille, cette invisible égarée dans la foule ? &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Ce matin-là&nbsp;&raquo;, Gaëlle Josse, Noir sur Blanc, Notabilia, 17€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>L&#8217;amour comme un ouragan&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/22/lamour-comme-un-ouragan/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Jan 2019 08:11:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amour entre deux femmes]]></category>
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		<category><![CDATA[Pauline Delabroy-Allard]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[souffrance]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Un premier roman ? Allez, laissez-vous tenter&#8230; Celui que je vais vous présenter mérite toute votre attention. Il est brillant, tourbillonnant, vif, sensible&#8230; et finalement tragique. Son auteure, Pauline Delabroy-Allard, jeune trentenaire, signe là un premier roman jubilatoire. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de la narratrice (dont on ne connaîtra jamais le prénom), professeure de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Un premier roman ? Allez, laissez-vous tenter&#8230; Celui que je vais vous présenter mérite toute votre attention. Il est brillant, tourbillonnant, vif, sensible&#8230; et finalement tragique. Son auteure, <strong>Pauline Delabroy-Allard</strong>, jeune trentenaire, signe là un premier roman jubilatoire.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Ca-raconte-Sarah.jpg" rel="lightbox[4521]"><img class="alignleft size-full wp-image-4523 colorbox-4521" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Ca-raconte-Sarah.jpg" alt="Ca-raconte-Sarah" width="340" height="340" /></a>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de la narratrice (dont on ne connaîtra jamais le prénom), professeure de lettres, séparée, une petite fille de 4 ans et en pleine période &laquo;&nbsp;de latence&nbsp;&raquo; dans sa vie. A un dîner de réveillon, <strong>Sarah</strong> fait son entrée. Dans un tourbillon.</p>
<p>Violoniste concertiste, <strong>Sarah</strong> voyage de concert en concert. Elle est mal fagotée, parle mal, s&rsquo;enflamme, puis se fâche, se frappe. Rapidement, <strong>Sarah</strong> et la narratrice deviendront inséparables. Amies, puis amantes. Une découverte pour l&rsquo;une comme pour l&rsquo;autre. Et le début d&rsquo;une passion. Qui, apprend-on dès les premières pages du roman, finira mal. Par la mort de <strong>Sarah.</strong></p>
<p><span id="more-4521"></span></p>
<p>La narratrice nous emmène dans son histoire, celle de <strong>Sarah</strong>. Au fil des pages se décline l&rsquo;urgence amoureuse qui les lie. Jusqu&rsquo;à ce que la narratrice n&rsquo;en puisse plus. L&rsquo;abandonne. Se sauve, folle de chagrin, à Trieste en Italie alors que <strong>Sarah</strong> meurt d&rsquo;un cancer.</p>
<p>Cette fuite marque la deuxième partie de ce premier roman inspiré. Le rythme des phrases courtes, saccadées, s&rsquo;allonge. C&rsquo;est le temps du récit après celui de l&rsquo;obsession, du ressassement.</p>
<p>Mais <strong>Sarah</strong> est toujours là, à  toutes les pages.  Car ce roman, <strong>&laquo;&nbsp;Ça raconte Sarah&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/1NnYRD33TOY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center">Extraits</p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 83 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Elle insiste pour partir en vacances avec ma fille et moi. Elle ne sait pas que je préférerais partir seule, que je suis épuisée par cette histoire, par sa présence dans ma vie. Dans le train de nuit, elle occupe la couchette en face de la mienne  les couchettes du haut. Elle laisse sa loupiote allumée. Lorsque l&rsquo;enfant s&rsquo;endort, juste en dessous, sur une des couchettes du milieu, elle baisse lentement le drap de la SNCF le long de son corps, elle me regarde dans les yeux, et elle se caresse lentement les seins.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 136:</strong><em>&laquo;&nbsp;Je l&rsquo;ai tuée parce qu&rsquo;elle me rendait folle. Je l&rsquo;ai tuée parce qu&rsquo;elle ne voulait plus m&rsquo;aimer. Je ne sais plus. Un blanc, dans mon esprit. Je ne sais ce qui s&rsquo;est passé. Nous avions fait l&rsquo;amour, ça, d&rsquo;accord. Et après ? Est-ce qu&rsquo;elle est vraiment morte, au moins ? Je ne sais plus. J&rsquo;ai tout oublié.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 158 : </strong><em><strong>&laquo;&nbsp;</strong>Je fais ça depuis quelques jours, le même trajet, la même attente, là-bas, au milieu des herbes folles et jaunies, assise sur le petit banc bleu. Je fais ça depuis une semaine, peut-être,je ne sais pas, je ne sais plus. Je n&rsquo;ai pas de calendrier, pas de montre. Je suis un passager clandestin.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ça raconte Sarah&nbsp;&raquo;, Pauline Delabroy-Allard, Les Editions de Minuit, 15 euros.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		<item>
		<title>Un silence qui tue&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/21/un-silence-qui-tue/</link>
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		<pubDate>Fri, 21 Sep 2018 05:55:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; &#160; Elle fait partie des 94 auteur(e)s qui, pour cette rentrée littéraire, publient leur premier roman. Une aventure. Une chance. Un tremplin. Inès Bayard a 26 ans seulement et signe avec &#171;&#160;Le malheur du bas&#160;&#187; un premier opus suffocant. Dérangeant. L&#8217;histoire ? Elle commence pourtant bien. Peut-être trop. Marie et Laurent forment [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #800080"><b>Rentrée littéraire</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MALHEUR-DU-BAS.jpg" rel="lightbox[4389]"><img class="alignleft wp-image-4391 size-medium colorbox-4389" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MALHEUR-DU-BAS-204x300.jpg" alt="MALHEUR DU BAS" width="204" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle fait partie des 94 auteur(e)s qui, pour cette rentrée littéraire, publient leur premier roman. Une aventure. Une chance. Un tremplin.</p>
<p><strong> Inès Bayard</strong> a 26 ans seulement et signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Le malheur du bas&nbsp;&raquo;</strong> un premier opus suffocant. Dérangeant.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle commence pourtant bien. Peut-être trop. <strong>Marie</strong> et <strong>Laurent</strong> forment un couple jeune, moderne, riche. Elle est cadre dans une banque, il est un avocat pénaliste dont le succès ne fait que grandir. Ils vivent à Paris. Débordés mais heureux.</p>
<p>Et puis, un soir, dans un parking, <strong>Marie</strong> est violée par son supérieur, dans la voiture de ce dernier. Elle n&rsquo;en parlera pas. Et quand elle tombe enceinte, elle est persuadée qu&rsquo;il ne peut s&rsquo;agir que du fruit de cette relation non consentie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4389"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors que l&rsquo;époque est à #balancetonporc et #metoo, Marie, elle, garde le silence. Mais son corps parle, crie. C&rsquo;est lui que la jeune auteure décrit de page en page. Tandis que le couple de <strong>Marie</strong> et <strong>Laurent</strong> prend l&rsquo;eau, le petit <strong>Thomas</strong> subit la violence, verbalisée ou non, de sa propre mère. Une négligence qui préoccupe Laurent sans que jamais il ne puisse comprendre&#8230; et pour cause. Le roman s&rsquo;ouvre sur un chapitre court. Terrible. Il relate, par le menu, les atroces souffrances dans lesquelles Laurent est décédé, dans sa cuisine. Attaché à sa chaise. Son petit garçon, lui, s&rsquo;est empoisonné en goûtant à sa compote&#8230; Au fil des mois, Marie va se perdre. Et perdre pied.</p>
<p>Au final, un roman dans lequel j&rsquo;ai eu un peu de mal à entrer ( à cause du style, je pense, plutôt moyen, il faut être honnête), mais que j&rsquo;ai finalement apprécié. Pour la manière dont <strong>Inès Bayard</strong> aborde le corps et la résistance qu&rsquo;il peut (ou pas) déployer face aux agressions extérieures. Pour la façon aussi dont elle évoque la sexualité au sein du couple. Difficile cependant pour moi de comprendre le silence assourdissant de <strong>Marie</strong>&#8230; A l&rsquo;exception d&rsquo;une lettre découverte heureusement par sa soeur. Mais trop tard.</p>
<p>Prometteur.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 57 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Laurent revient, balançant le bac à poissons à moitié rempli entre ses mains. Il est content. Marie le trouve de plus en plus laid. Avec sa canne à pêche, son air béat de bonheur permanent, sa petite vie toute parfaite, elle a envie de lui cracher dessus, de lui enfoncer quelque chose au fond de la gorge. Dans ce tableau sans défauts visibles, il faut s&rsquo;arrêter sur les détails. Personne n&rsquo;a l&rsquo;idée de le faire. Ils préfèrent la douce et rassurante surface des sentiments, lisse et souple, ne surtout pas discerner les taches noires, les dysfonctionnements, les tourments.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 143-144 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Son désir pour lui la dégoûte. Elle lutte pour maintenir la sécheresse entre ses cuisses. Elle se démène de toutes ses forces pour conserver le tragique de ces secondes où elle a envie de tuer son fils, pour refréner ses pulsions sexuelles malsaines qui envahissent vicieusement le bas de son ventre. Elle se tourne et l&rsquo;embrasse. Laurent est surpris. Du meurtre à l&rsquo;amour, du sperme au sang, du désir à la mort, c&rsquo;est bien la chair qui l&rsquo;emporte. Epuisée, pénétrée, le corps souffrant, courbaturé par les mouvements physiques du corps de Laurent sur le sien, Marie halète comme une gentille petite chienne. A quoi bon la paix quand celle-ci n&rsquo;alimente que la haine.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 241 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Marie se dit qu&rsquo;elle a pris la bonne décision en choisissant le silence après son viol. Sa soeur ne lui a même pas demandé l&rsquo;identité de son violeur. Pas une seule seconde, la question de l&rsquo;agression sexuelle n&rsquo;a été directement évoquée avec Roxane. Sa mère n&rsquo;aurait elle non plus posé aucune question. En découvrant sa propre fille nageant dans sa crasse, elle n&rsquo;a même pas été capable de lui demander une explication. Les faits étaient suffisants. Les conséquences visibles et irréparables. Tout le monde se meut dans le silence par précaution. Le viol disparaît dans l&rsquo;actualité. La violence sourde, altérée, remise en cause d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre, s&rsquo;efface tout simplement à la surface du calvaire et de la mélancolie. Et chacun repart.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le malheur du bas&nbsp;&raquo;, Inès Bayard, Albin Michel, 18,50 €</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Une si longue mue&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/05/une-si-longue-mue/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/05/une-si-longue-mue/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Oct 2017 06:56:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Une chance folle"]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire On poursuit notre virée au milieu des livres de la rentrée littéraire.  Petite halte à Tours – ça tombe bien ! – pour découvrir Anne Godard et son nouveau roman &#171;&#160;Une chance folle&#160;&#187;, publié aux Editions de Minuit. Ce professeur d&#8217;université a posé ses valises à Tours il y a quatre ans, après [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00ffff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Une-chance-folle.jpg" rel="lightbox[4057]"><img class="alignleft size-full wp-image-4058 colorbox-4057" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Une-chance-folle.jpg" alt="Une chance folle" width="178" height="245" /></a></p>
<p>On poursuit notre virée au milieu des livres de la rentrée littéraire.  Petite halte à Tours – ça tombe bien ! – pour découvrir <strong>Anne Godard</strong> et son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Une chance folle&nbsp;&raquo;</strong>, publié aux <strong>Editions de Minuit.</strong></p>
<p>Ce professeur d&rsquo;université a posé ses valises à Tours il y a quatre ans, après plusieurs années passées en Sologne. Partagée entre Paris (pour les cours) et les bords de Loire, <strong>Anne Godard</strong> écrit depuis très longtemps, comme elle me l&rsquo;a expliqué lors de l&rsquo;interview publiée dans la série estivale de La Nouvelle République édition Indre-et-Loire <strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Loisirs/24H/n/Contenus/Articles/2017/07/25/Anne-Godard-Ecrire-m-est-par-moments-necessaire-a-d-autres-impossible-3176105">Plumes d&rsquo;ici</a></strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4057"></span></p>
<p>&laquo;&nbsp;Ecrire m&rsquo;est par moments nécessaire, par moments impossible, c&rsquo;est une expérience très intense, absorbante et dangereuse d&rsquo;une certaine manière, car ce qui m&rsquo;intéresse, c&rsquo;est d&rsquo;arriver à frôler des états qui sont difficiles, où l&rsquo;on peut se perdre, en étant au plus près des sensations où le physique et le psychique se confondent&nbsp;&raquo;, m&rsquo;expliquait-elle lors de l&rsquo;interview.</p>
<p>Une explication qui prend tout son sens après la lecture de <strong>&laquo;&nbsp;Une chance folle&nbsp;&raquo;.</strong> Lauréat du Grand Prix RTL-LIre pour son premier roman &laquo;&nbsp;Inconsolable&nbsp;&raquo;, <strong>Anne Godard</strong> signe un roman court, ramassé, dense et violent.</p>
<p>Une violence latente. A cause du huis clos qu&rsquo;il installe entre une jeune femme et sa mère dont le père et le frère sont exclus. Tout comme le bébé, une petite fille, qui ne survivra pas.</p>
<p>Un voyage dans le temps. Douloureux. Et pour cause. <strong>Magda</strong> a été gravement brûlée lorsqu&rsquo;elle avait quelques mois. Elle ne s&rsquo;en souvient, mais sa mère a scrupuleusement tout noté dans un carnet. Des pansements aux cures, des opérations de greffe aux rendez-vous chez les spécialistes. Comme pour se justifier. Ou arrêter de culpabiliser. Elle tient le beau rôle. Celui de l&rsquo;abnégation.</p>
<p><strong>Magda</strong> devrait se dire qu&rsquo;elle a de la chance, sa mère ne l&rsquo;a pas lâchée&#8230;</p>
<p>Sauf que<strong> Magda,</strong> bébé ébouillanté, n&rsquo;a pas accès à ses propres souvenirs. Elle se raconte son histoire par l&rsquo;entremise de sa mère. Il est temps qu&rsquo;elle s&rsquo;affranchisse. Qu&rsquo;elle se libère&#8230; Et qu&rsquo;elle change de peau.</p>
<p>Au fil des pages, <strong>Anne Godard</strong> donne à lire une terrible description de la douleur. Qu&rsquo;elle soit physique ou psychique.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 10 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je ne peux pas la voir en entier, même dans un miroir, et souvent ce sont les autres qui me la rappellent. Une hésitation, un clignement des yeux, l&rsquo;adaptation du regard à quelque chose d&rsquo;inattendu, la surprise aussitôt surmontée d&rsquo;une couleur un peu différente, d&rsquo;un repli qui n&rsquo;aurait pas dû être, cela suffit. Je sais ce qu&rsquo;ils ont vu, je sais qu&rsquo;ils n&rsquo;osent plus regarder, je sens leur gêne ou leur curiosité, et pendant un instant, je sens que je pourrais les tuer, pendant un instant je les hais, sans limite, par réflexe, comme on retire sa main d&rsquo;une surface qu&rsquo;on ne savait pas brûlante, avant même d&rsquo;y penser, et sitôt qu&rsquo;on y pense, c&rsquo;est fini, je n&rsquo;ai plus peur et je peux cesser de vouloir tuer comme je cesse d&rsquo;essayer de me défendre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je deviens sage comme une image, sage et soumise comme l&rsquo;image que je vois dans les yeux de ma mère. De toutes mes forces, j&rsquo;essaie de ressembler à cette image dont ma mère veut s&rsquo;occuper. Je me laisse faire et je la laisse me faire ce qu&rsquo;elle veut. Je suis prête à tout et, du moment que je me tais, elle semble contente d&rsquo;avoir mon corps pour se soigner. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 93 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A ces filles qui se disent mes amies, je ne confie rien de ce qui m&rsquo;importe. C&rsquo;est une habitude prise depuis longtemps. Je n&rsquo;ai jamais pu parler de la cicatrice sans susciter tout à la fois des haut-le-coeur, sincères ou joués, et des manifestations de pitié. Je ne serai la pauvre de personne. Elles ne comprendraient pas si je leur disais que le pire de tout ce qui m&rsquo;est jamais arrivé, c&rsquo;est leur pitié qui m&rsquo;abaisse et me ravale à une chose informe et sans volonté, une sorte de larve débusquée qui se tortille en agonisant, nue, hors de son nid, une larve répugnante, mais désarmée, qu&rsquo;on écrase pour l&rsquo;achever.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une chance folle&nbsp;&raquo;, Anne Godard, Les Editions de Minuit, 14€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Femme libre, toujours tu chériras la mer&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/04/19/femme-libre-toujours-tu-cheriras-la-mer/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/04/19/femme-libre-toujours-tu-cheriras-la-mer/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 09:07:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Nous ne sommes qu&#8217;au printemps et je vous annonce déjà le roman de l&#8217;année. Je m&#8217;emballe ? Pas si sûr. En refermant &#171;&#160;Le grand marin&#160;&#187;, premier roman de Catherine Poulain,  j&#8217;ai pris une claque. Comme en l&#8217;ouvrant d&#8217;ailleurs. Tout cela à cause de la première phrase. Je vous raconte ? &#171;&#160;Il faudrait [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff6600"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN.jpg" rel="lightbox[3523]"><img class="alignleft size-full wp-image-3524 colorbox-3523" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN.jpg" alt="GRAND MARIN" width="409" height="599" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous ne sommes qu&rsquo;au printemps et je vous annonce déjà le roman de l&rsquo;année. Je m&rsquo;emballe ? Pas si sûr. En refermant <strong>&laquo;&nbsp;Le grand marin&nbsp;&raquo;,</strong> premier roman de <strong>Catherine Poulain</strong>,  j&rsquo;ai pris une claque. Comme en l&rsquo;ouvrant d&rsquo;ailleurs. Tout cela à cause de la première phrase. Je vous raconte ?</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Il faudrait toujours être en route pour l&rsquo;Alaska. Mais y arriver à quoi bon.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Des mots qui invitent à embarquer. <strong>Catherine Poulai</strong>n l&rsquo;a fait, elle. Dix ans de sa vie sur les bateaux de pêche en Alaska. Seule femme à bord. Pour la beauté du geste, et une putain de liberté chérie depuis ses vingt ans et son départ de Manosque.</p>
<p>D&rsquo;Europe en Asie en passant par l&rsquo;Amérique,<strong> Catherine Poulain</strong>, &laquo;&nbsp;runaway&nbsp;&raquo; jamais lassée, aura été barmaid à Hong-Kong, ouvrière agricole au Canada, employée d&rsquo;une conserverie de poisson en Islande&#8230; et donc pêcheuse en Alaska, là-bas, du côté de Kodiak.</p>
<p>Elle y passera dix ans, de 1993 à 2003. A cette date, les services de l&rsquo;Immigration lui intiment l&rsquo;ordre de quitter le pays. Elle n&rsquo;est pas en règle. Elle regagne la France. Aujourd&rsquo;hui, cette quinquagénaire au visage buriné et aux mains qui intimident, se partage son temps entre deux activités : bergère dans les Alpes-de-Haute-Provence et employée dans les vignobles du Bordelais.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3523"></span></p>
<div id="attachment_3539" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG-0783-moonset-harbor-alaska.jpg" rel="lightbox[3523]"><img class="wp-image-3539 size-medium colorbox-3523" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG-0783-moonset-harbor-alaska-300x200.jpg" alt="IMG-0783-moonset-harbor-alaska" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Kodiak, Alaska (Photo Marion Owen)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ses carnets noircis pendant ses heures de quart, elle les a gardés jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;une rencontre avec un écrivain également journaliste lui fasse comprendre qu&rsquo;elle tenait là un matériau fantastique pour un roman. Le premier. <strong>Catherine Poulain</strong> a, au fil d&rsquo;entrevues, expliqué avoir toujours voulu écrire.</p>
<p>A 56 ans, elle signe un roman magistral. Parce qu&rsquo;il lui ressemble ? En partie. Nul doute que <strong>Lili,</strong> le brin de femme qui monte à bord du <em>Rebel</em> pour y enchainer les saisons de pêche (morue noire, du flétan et du saumon), s&rsquo;inspire de la propre vie de l&rsquo;auteure.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3535" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN-PHOTO.jpg" rel="lightbox[3523]"><img class="wp-image-3535 size-medium colorbox-3523" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN-PHOTO-300x192.jpg" alt="GRAND MARIN PHOTO" width="300" height="192" /></a><p class="wp-caption-text">Catherine Poulain (photo Geoffroy Mathieu)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lili</strong>, &laquo;&nbsp;la petite Française&nbsp;&raquo; embarque donc. Illégale. Et inexpérimentée. Qu&rsquo;importe. Elle apprendra. Quitte à risquer de perdre la vie, à cause de blessures gravissimes. Elle reste. S&rsquo;accroche dans une obsession du mouvement. Boit des bières avec les autres et ne compte pas ses heures. Oublie sa fatigue et son corps qui crie &laquo;&nbsp;Stop&nbsp;&raquo;. Elle reste pour <strong>Jude</strong>. &laquo;&nbsp;Le grand marin&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est lui. Comme elle, il a une trentaine d&rsquo;années. Un taiseux travailleur et alcoolique. <strong>Lili</strong> l&rsquo;apprivoise. Et ils s&rsquo;aimeront.</p>
<p><strong>Mais ces deux-là peuvent-ils se contenter d&rsquo;une vie comme les autres, avec son possible confort et ses règles sociales ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un livre puissant. Romanesque. Et divinement bien écrit. Chapeau bas !</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 33-34 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je me lève aux aurores. Je saute au bas de ma couchette. Ça m&rsquo;appelle. Le dehors, l&rsquo;air d&rsquo;algues et de coquillages, les corbeaux sur le pont, les aigles dans le mât; le cri des mouettes sur les eaux lisses du port. Je prépare le café pour les deux hommes. Je sors. Je cours sur les docks. Les rues sont désertes. Je rencontre le jour nouveau. Je retrouve le monde d&rsquo;hier. La nuit l&rsquo;a caché puis rendu. Je rentre au bateau hors d&rsquo;haleine, Jesse et Ian se lèvent à peine. Les gars qui seront de l&rsquo;équipage ne vont pas tarder à arriver. Je bois le café avec eux. Mais qu&rsquo;ils sont lents. Mon pied remue sous la table. Je pourrais pleurer d&rsquo;impatience. Attendre est une douleur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 64 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Est-ce que mourir va durer longtemps ? Je renifle et me mouche entre deux doigts. C&rsquo;est triste, je pense en regardant le ciel, la mer, c&rsquo;est tellement dommage de mourir. Mais sans doute que c&rsquo;est normal aussi, s&rsquo;en être allée si loin et seule, si loin vers le si Grand Nord, là où on l&rsquo;appelle “the Last Frontier”, la dernière frontière et l&rsquo;avoir franchie, la frontière, avoir trouvé son bateau et se retrouver transportée de joie sur l&rsquo;océan, à y penser le jour et la nuit, à n&rsquo;en dormir presque plus sur son coin de plancher sale. Connaître des jours, des nuits, des aubes belles à en renier son passé, à y vendre son âme. Oui, avoir osé la franchir, la frontière, ça ne pouvait être que pour y trouver la mort, y pêcher sa fin très rouge et très belle, un poisson ruisselant de mer et de sang, venu se ficher dans ma main comme une flèche flamboyante. Je revois mon départ, la traversée des déserts dans le car au lévrier bleu, le ciel de l&rsquo;anorak et ses nuages de duvet autour de moi&#8230; C&rsquo;était donc pour cela que je partais, cette force qui me donnait  toutes les audaces, gagner ma mort. Je revois Manosque-les-Couteaux où je ne mourrai pas, enfin, traquée dans une chambre obscure. Je ne pleure plus. Je redescends dans le carré. Ma main est devenue inerte. Une fois de plus je me sens fautive en voyant les hommes s&rsquo;affairer sur le pont. Je me recroqueville dans la coursive. Il y  fait sombre et chaud. Je serre ma main contre mon ventre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 224 :</strong><em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;est moi qui vais pleurer si ça continue – s&rsquo;il me regarde encore avec ces yeux de chien blessé –, c&rsquo;est moi qui pleure. Je le repousse. Je sens ses côtes sous mes mains. Une dernière fois je vois son visage écorché, grand enfant éperdu, avant qu&rsquo;il ressorte. Ce soir ce sera bien ma faute s&rsquo;il boit des gins tonics jusqu&rsquo;à rouler par terre. Je m&rsquo;enfonce dans l&rsquo;antre de ma couchette. Je m&rsquo;enfouis tout entière dans mon duvet. J&rsquo;ai déchargé dix tonnes de poisson, je me suis battue au pic avec la glace de la cale, je me suis rebellée et j&rsquo;ai fait le tour des bars, rencontré un trappeur triste. Mon skipper veut m&rsquo;emmener pêcher à Hawaï et Jude au motel. Manosque-les-Couteaux m&rsquo;attend toujours. C&rsquo;est beaucoup pour une même journée. Les hommes sont repartis au bar. J&rsquo;entends l&rsquo;eau glisser sur le flanc du bateau.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le grand marin&nbsp;&raquo;, De Catherine Poulain, Editions de l&rsquo;Olivier, 19€.</strong></em></p>
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		<title>Les enfants du rock ont le blues (suite)</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Jul 2015 07:10:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le meilleur moment pour lire pendant les vacances ? Pas de règle. Certains aiment l&#8217;après-midi à l&#8217;ombre dans le hamac. D&#8217;autres, en plein soleil sur la plage. Il y a encore ceux qui préfèrent se mettre au frais, derrière les épais murs d&#8217;une maison. Bref, c&#8217;est selon. Ce qui compte, c&#8217;est surtout le livre qu&#8217;on [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le meilleur moment pour lire pendant les vacances ? Pas de règle. Certains aiment l&rsquo;après-midi à l&rsquo;ombre dans le hamac. D&rsquo;autres, en plein soleil sur la plage. Il y a encore ceux qui préfèrent se mettre au frais, derrière les épais murs d&rsquo;une maison. Bref, c&rsquo;est selon. Ce qui compte, c&rsquo;est surtout le livre qu&rsquo;on a entre les mains. Reste à bien le choisir. Après les propositions précédemment exposées sur ce blog, voici une autre idée. Enfin, la suite.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON-II.jpg" rel="lightbox[3157]"><img class="alignleft size-full wp-image-3160 colorbox-3157" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON-II.jpg" alt="VERNON II" width="280" height="410" /></a>  En effet, en janvier dernier, je vous expliquais <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/18/les-enfants-du-rock-ont-le-blues/">ici </a>tout le bien que je pensais du premier opus de la trilogie de <strong>Virginie Despentes</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;. </strong></p>
<p>Le deuxième tome est sorti au mois de juin. Nous voilà à nouveau plongés la vie de <strong>Vernon Subutex</strong>. Une vie défaite, détricotée. Rappelez-vous. Dans le tome 1, il s&rsquo;agissait de savoir qui était ce Vernon Subutex.</p>
<p><strong>Virginie Despentes</strong> nous le présentait comme</p>
<p>&nbsp;&raquo; Une légende urbaine.</p>
<p>Un ange déchu.</p>
<p>Un disparu qui ne cesse de ressurgir.</p>
<p>Le détenteur d’un secret.</p>
<p>Le dernier témoin d’un monde disparu.</p>
<p>L’ultime visage de notre comédie inhumaine.</p>
<p>Notre fantôme à tous.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3157"></span></p>
<p><strong>Vernon Subutex</strong>, l&rsquo;ancien disquaire devenu SDF a désormais des contacts une grande partie de ses anciens amis. Ils se retrouvent. Tous les personnages du premier opus sont là. Ils cherchent des réponses à leurs échecs, à leurs erreurs. Echafaudent des scenarii qui expliqueraient morts et disparitions&#8230; Celle d&rsquo;<strong>Alex Bleach</strong> dont les fameuses cassettes sont retrouvées et exploitées.</p>
<p>Des &laquo;&nbsp;attentats&nbsp;&raquo; sont fomentés tandis que <strong>Vernon Subutex</strong> se transformerait presque en gourou&#8230;</p>
<p>Entre le parc des Buttes-Chaumont, des appartements bourgeois et la rue, une géographie se dessine. Une cartographie de nos maux aussi. Ce nouvel opus s&rsquo;avère plus politique, plus noir aussi. Plus intransigeant avec notre époque.</p>
<p>Des petites misères aux grandes tragédies, c&rsquo;est notre société malade du XXIe siècle qui se laisse découvrir. Pas franchement rassurante. Mais ancrée dans la réalité, pour peu qu&rsquo;on lève enfin les yeux sur les hommes et les femmes qui la constituent. Constat implacable d&rsquo;une génération de quinquagénaires désabusés.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 23-24 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il existe une différence de taille entre sa génération et celle de Laurent. La sienne n&rsquo;adulait par les bourgeois. Quoi qu&rsquo;ils en disent, les prolos d&rsquo;aujourd&rsquo;hui voudraient tous être nés du bon côté du manche. A Lessines, où il a grandi, les sirènes des carrières rythmaient le temps. On méprisait les bourgeois du haut de la ville. On ne buvait pas avec le patron. C&rsquo;était la loi. Dans les bistrots, ça ne parlait que de politique, la haine de classe nourrissait une véritable aristocratie prolétaire. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l&rsquo;amour du travail bien fait. Il n&rsquo;y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars, c&rsquo;est ressembler au chef. Un mec comme Laurent, si on lui laissait carte blanche, ce qu&rsquo;il désire n&rsquo;est pas de forcer les nantis à partager mais d&rsquo;entrer dans leurs clubs. Uniformité des désirs : tous des beaufs. Ca fera de la bonne chair à canon, ça.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 121-122 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Vernon a un mouvement de recul. Il est abasourdi. Comment est-il possible qu&rsquo;il ait perdu aussi vite l&rsquo;habitude des murs et des portes ? Puis il se voit dans le miroir et il demeure stupéfait : qui est cet étranger ? Le plus étonnant, c&rsquo;est qu&rsquo;il le trouve beau. Il a perçu son reflet avant de se reconnaître, et il a eu le temps de se dire – ce pauvre mec a un regard sublime. La Hyène pousse la porte du pied. Elle lui parle calmement : “Tu te sens bien ? Tu es plus blanc que l&rsquo;évier. Tu n&rsquo;as pas envie de prendre une douche ? Franchement, tu sens le cadavre. Les autres ne vont pas oser te le dire, mais c&rsquo;est une infection. Ca t&rsquo;ennuie de te laver ? Tu trouves que je suis trop hygiéniste ? ” Vernon sent poindre une certaine panique : non seulement il ne parvient pas à lui répondre, rien ne vient, il l&rsquo;entend, mais aucun mot ne franchit ses lèvres, il est vide, il est incapable de faire un geste, ne serait-ce que pour la rassurer et qu&rsquo;elle le laisse un peu tranquille. Cette fois-ci, c&rsquo;est sans doute définitif : il est devenu complètement fou, comme un zombie qui tiendrait debout et paraîtrait fonctionner, sa parole est coincée, et sa concentration détraquée. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 231-232 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Antoine n&rsquo;a jamais pactisé avec son milieu. Se sentant médiocre parmi ses semblables, il a cherché dès l&rsquo;adolescence la compagnie des vrais inadaptés – les lascars des quartiers. Peut-être espérait-il, au contact des plus démunis, être enfin débarrassé de ses complexes. Il sait qu&rsquo;en général ça marche comme ça : les mecs comme lui se rapprochent de gens dont ils pensent qu&rsquo;ils sont intrinsèquement inférieurs parce qu&rsquo;ils préfèrent briller chez les paumés qu&rsquo;assumer leur sentiment d&rsquo;infériorité parmi les leurs. Il n&rsquo;a pas l&rsquo;impression d&rsquo;être comme ça. Mais on ne sait jamais. Il se sentait sincèrement séduit par l&rsquo;intelligence des types de banlieue, la rapidité de leurs réactions, l&rsquo;assurance de leurs intuitions, leur connaissance directe de la vie, et par-dessus tout cet humour incendiaire qui cassait la misère en deux et la transformait en attitude seigneuriale. Il aimait leur langue, leur façon d&rsquo;entrer par effraction dans tous les domaines, de s&rsquo;approprier tout ce qui ne leur était pas donné. C&rsquo;était une autre époque, déjà.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Les personnages de cette Comédie humaine contemporaine sont attachants. Malgré leur désespoir, leur incapacité à se fondre dans le moule. Alors on les suit cette fois encore. Virginie Despentes balance, tape et passe le tout à l&rsquo;acide. Assez jouissif. Vivement le troisième et dernier tome ! Qu&rsquo;on voie s&rsquo;il nous reste quand même un peu d&rsquo;espoir&#8230;</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex, 2&Prime;, Virginie Despentes, Grasset, 19,90€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>&#171;&#160;Today&#160;&#187;, l&#8217;étrange voyage intérieur&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/17/today-letrange-voyage-interieur/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/17/today-letrange-voyage-interieur/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2015 11:25:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[On n&#8217;est pas bien là, tranquille dans le hamac ? Manque juste un livre, non ? Mais lequel ? Je vous ai proposé de partir en Espagne, puis en Russie et sur l&#8217;eau, dans la baie de Naples. Cette fois, le voyage se fera en intérieur. Et il n&#8217;est pas très rose. Avec &#171;&#160;Today&#160;&#187;, Rochelle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TODAY-OK.jpg" rel="lightbox[3141]"><img class="alignleft wp-image-3146 size-medium colorbox-3141" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TODAY-OK-192x300.jpg" alt="TODAY OK" width="192" height="300" /></a>On n&rsquo;est pas bien là, tranquille dans le hamac ? Manque juste un livre, non ? Mais lequel ? Je vous ai proposé de partir en <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/06/16/avec-le-temps-tout-sen-va/">Espagne,</a></strong> puis en <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/05/la-russie-facon-prilepine/">Russie</a></strong> et sur <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/10/sur-leau-un-huis-clos-hypnotique/"><strong>l&rsquo;eau</strong></a>, dans la baie de Naples. Cette fois, le voyage se fera en intérieur. Et il n&rsquo;est pas très rose.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Today&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Rochelle Fack</strong> signe un troisième roman étonnant. Détonnant. Dès la première page, nous sommes prévenus : le voyage sera chaotique, cru, ténébreux, et terriblement douloureux.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Nausicaa</strong>. Une ancienne mannequin, toxicomane, en situation de manque. Et le combat pour atteindre un fragile équilibre va être long, semé d&rsquo;embûches. Heureusement, <strong>Today, </strong>artiste peintre, n&rsquo;est jamais loin de la jeune femme. C&rsquo;est lui qui l&rsquo;accompagne. Qui l&rsquo;empêche de s&rsquo;enfoncer.</p>
<p>Un roman surprenant par sa forme, son écriture. L&rsquo;auteure, jeune quadragénaire, explique qu&rsquo;elle a voulu utiliser des lettres issues de sa propre correspondance et des cahiers qu&rsquo;elle a écrits pendant quelque dix ans suite à la séparation de ses parents, alors qu&rsquo;elle était jeune adulte. Une &laquo;&nbsp;matière&nbsp;&raquo; qu&rsquo;elle a façonnée, qu&rsquo;elle a cousu pendant longtemps pour en faire un roman.</p>
<p><span id="more-3141"></span></p>
<p>Restait à trouver ses personnages. Celui d&rsquo;une toxicomane s&rsquo;est imposé pour faire vivre ses variations autour du manque affectif (celui de sa mère qu&rsquo;elle décrit comme morte, ce qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas en réalité ) et de l&rsquo;errance. Pas de récit autobiographique cependant. Plutôt une projection. Radicale.  Dans une vidéo visible<strong> <a href="https://youtu.be/Thfz1Wh5y-M">ici </a></strong>, l&rsquo;auteure explique  :<strong><em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;avais des ressources pour que Nausicaa soit écrite à la première personne&nbsp;&raquo;.</em></strong></p>
<p><strong>Nausicaa</strong> se parle sans s&rsquo;interrompre pour rester présente à elle-même. L&rsquo;amour de <strong>Today</strong> sera-il assez fort pour la sauver ? Entre moments de perte et de reprise, il faut continuer de vivre.</p>
<p><span class="_5yl5"><strong>Rochelle Fack,</strong> âgée de 40 ans, est chercheuse en cinéma et travaille pour les dispositifs nationaux d&rsquo;éducation à l&rsquo;image. Elle forme les enseignants des 1er   et 2nd degrés, ainsi que leurs élèves, à regarder des films dits &laquo;&nbsp;exigeants&nbsp;&raquo;.<br />
</span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 9-10 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Je me parle lentement. Ca doit continuer. Ca continue à chaque instant. Les instants comme les mots forment une chaîne qui endure. Ils tissent, lissent ! Une séduction proche de la vie. Je m&rsquo;appelle Nausicaa, je réussis à ne pas me lâcher, je réussis à ne pas m&rsquo;arrêter de parler, de reste présente en me parlant, c&rsquo;est une façon de me tenir, de m&rsquo;empêcher de fuir, de m&rsquo;obliger à regarder&#8230; quoi ? Le réel. Il m&rsquo;écorche la bouche. Il m&rsquo;écorche la gueule. Le réel, ce n&rsquo;est rien. Rien que de la fatigue, de l&rsquo;habitude et du vide, ligués. J&rsquo;ai failli ne plus revenir. J&rsquo;étais partie pour ne plus revenir. Mais on m&rsquo;a trouvée et on m&rsquo;a secourue, sevrée. J&rsquo;ai donc réapparu, et avec moi, irrémédiablement, tout le reste. Tout ce qui enfle naturellement. Tout ce qui s&rsquo;étend. Les matières. Les lumières. Les mouvements. Le chant du drame au loin. Ce chant de plus en plus lointain, de plus en plus inatteignable. Constant. J&rsquo;ai appris à tenir, à endurer l&rsquo;ennui, cette banalité qui glisse sur les autres et qui me blesse, moi. Réentendre le chant des oiseaux, ça m&rsquo;a ravie pendant deux jours. Puis ça m&rsquo;a dérangée. Ca m&rsquo;a déconcentrée. J&rsquo;aurais préféré utiliser n&rsquo;importe quel recours pour ne plus réentendre, il y en a de nombreux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 135 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il y a quelque chose qui part. Une chose qui, si elle restait, se détériorerait, et qui, en partant, se détériore plus vite, plus brutalement. Devant l&rsquo;Opéra , je retire de l&rsquo;argent. Ce petit sac en cuir matelassé, avec ses anses en chaîne, je suis contente de le remettre en service. Il est pratique, parfait. C&rsquo;est parfait que ma vie se résume à ce qu&rsquo;il peut contenir, en grammes. Je sais bien où aller, des semaines que je le sais. Le mot que Davy m&rsquo;avait mis dans le bustier, je l&rsquo;ai soigneusement gardé. Je le déplie, le lis, et me transforme déjà.  Je vais shooter, ce sera tout de suite trop. On me l&rsquo;a dit. Il suffira d&rsquo;un rien. A cause de la mémoire, la mémoire des cellules.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 194 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Je lis pendant des heures. Je ne sors de la propriété que pour aller chercher de quoi faire le dîner, ou bien pour acheter des livres, à la librairie d&rsquo;à côté. Les mots restent fixes sur les pages. Ils n&rsquo;en demeurent pas moins inquiets. Ils sont fixes, mais ils guettent. Ils guettent la première faille, la première occasion de décliner. Quand j&rsquo;en ai marre de lire, je retourne cuisiner. Mon circuit est rodé. Les aliments distraient. Cuisiner m&rsquo;aide à me parler. Je remue. J&rsquo;épice. Je me parle du retour de Today. Je ne me perds pas. Je n&rsquo;ai pas envie de shoot, je ne bois pas. Je me tiens par le vide. J&rsquo;avale du vide. Ca me consume de l&rsquo;intérieur et ça ne se voit pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> J&rsquo;ai choisi de lire ce roman après en avoir découvert les premières pages, les premiers mots. Je les ai trouvés étonnants. Empreints d&rsquo;une telle sensibilité. Et, jusqu&rsquo;au bout de ce roman atypique, je m&rsquo;en suis nourrie. Avec régal. Voilà un écrit surprenant dans lequel on devine que Rochelle Fack a mis tellement d&rsquo;elle-même. Une très (très) jolie découverte.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Today&nbsp;&raquo;, Rochelle Fack, P.O.L., 13,50€</strong></em></p>
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		<title>Prix Roblès 2013 : &#171;&#160;L&#8217;angle mort&#160;&#187; de Véronique Merlier</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 09:37:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[aveu]]></category>
		<category><![CDATA[Cécile]]></category>
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		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
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		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2013]]></category>
		<category><![CDATA[souffrance]]></category>
		<category><![CDATA[Véronique Merlier]]></category>

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		<description><![CDATA[Roblès 2013 Deuxième des six premiers romans à lire pour le prix Roblès 2013. Après la (très) bonne surprise découverte à travers le roman de Julia Deck que vous pouvez retrouver ici, j&#8217;ai plongé dans &#171;&#160;L&#8217;angle mort&#160;&#187; de Véronique Merlier. Enseignante en lettres classiques à l&#8217;université de Paris Ouest Nanterre, Véronique Merlier a 39 ans. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/19/prix-robles-2013-langle-mort-de-veronique-merlier/angle-mort/" rel="attachment wp-att-1582"><img class="alignleft  wp-image-1582 colorbox-1579" style="margin: 10px" alt="ANGLE MORT" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ANGLE-MORT.jpg" width="240" height="351" /></a></p>
<h3 style="text-align: center"><span style="color: #ff0000">Roblès 2013</span></h3>
<p>Deuxième des six premiers romans à lire pour<a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2013/03/09/Six-romans-a-retourner-sous-toutes-leurs-coutures-1363696"><strong> le prix Roblès 2013</strong></a>. Après la (très) bonne surprise découverte à travers le roman de <strong>Julia Deck </strong>que vous pouvez retrouver<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/"><strong> ici</strong></a>, j&rsquo;ai plongé dans <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;angle mort&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Véronique Merlier.</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/19/prix-robles-2013-langle-mort-de-veronique-merlier/veronique-merlier/" rel="attachment wp-att-1583"><img class="alignleft  wp-image-1583 colorbox-1579" style="margin: 10px" alt="Véronique Merlier" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Véronique-Merlier.jpg" width="122" height="173" /></a></p>
<p>Enseignante en lettres classiques à l&rsquo;université de Paris Ouest Nanterre,<strong> Véronique Merlier</strong> a 39 ans.<strong> L&rsquo;histoire de son premier roman ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un couple qui se délite.</strong> Il y a <strong>Cécile</strong>, une institutrice maman d&rsquo;un petit Pierre, et qui vient de faire une fausse couche. Et puis <strong>François</strong>. Son mari. Un homme dans la retenue, toujours en retrait et qui protège ses secrets.</p>
<p>Et des secrets il y en a.  L&rsquo;été de la mort de son grand-mère, <strong>François, homosexuel refoulé,</strong> a une relation sexuelle avec un homme tandis que sa femme et son fils vident la maison de la défunte.</p>
<p>L&rsquo;aveu de François met évidemment le couple en danger. Cécile veut comprendre. Savoir que cache cet angle mort, cet endroit qu&rsquo;on ne voit pas. A quel prix ? <strong>Tandis que François tente de trouver enfin son équilibre, sa jeune épouse sombre quand elle doit se résoudre à accepter la vérité.</strong> Et la fin de son couple. Au fil de ce court roman, les chapitres alternent leurs positions et sentiments de François et Cécile.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 22-23 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Ce ne sont que des mots. Rien de mortel. Ils sont plus forts que cela, tout de même. Toutes ces années passées, la vie ensemble, leur fils, cette joie des jours s&rsquo;écoulant, tout ce qu&rsquo;ils partagent. Ils s&rsquo;en sortiront.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Un bref instant, elle trouve même insensé le tremblement sourd qui continue de l&rsquo;agiter. Ce ne sont que des mots. Maintenant qu&rsquo;ils sont dits. Que la lumière s&rsquo;est faite sur ce qui était tu. Il suffisait d&rsquo;une fois, peut-être, et que les mots soient dits. Il suffisait d&rsquo;une fois pour que cela s&rsquo;éteigne. C&rsquo;est arrivé, c&rsquo;est arrivé, voilà. Ce sera difficile à oublier, sans doute. Mais elle ne se sent pas trahie. Elle n&rsquo;est pas une femme trompée, ce n&rsquo;est pas pareil. Cela n&rsquo;a rien à voir. Il y a désir qui était tu, qui s&rsquo;est exprimé, voilà. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 44</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Elle n&rsquo;a pas vu, elle n&rsquo;a rien vu. De ce qui se tramait dans l&rsquo;angle mort, à la lisière de sa vie, elle n&rsquo;a rien vu. Elle n&rsquo;en avait même jamais eu l&rsquo;idée. Elle avait probablement choisi François pour cette ombre légère, pour ce flou qui émanait de lui. Il ne ressemblait pas aux autres garçons, si sûrs d&rsquo;eux-mêmes, si conscients de leur force. Dans un groupe, en famille, quoi qu&rsquo;il fasse, François semblait toujours en retrait.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 124-125</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Il avait cru, chaque fois, atteindre un point d&rsquo;équilibre. Il avait avoué son homosexualité. Il la vivait. Rien n&rsquo;était détruit. Et pourtant, cela ne suffisait pas. Cela ne suffirait jamais. Le soulagement et la satisfaction l&rsquo;avaient enivré, entraîné sur un chemin dont il percevait à présent les limites. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>La libération était trompeuse ; elle ne se contentait pas de ce qu&rsquo;il lui avait jeté en pâture jusque-là. La première rencontre sous le pont, l&rsquo;aveu à Cécile, les autres hommes dans le hammam qu&rsquo;il s&rsquo;était mis à fréquenter, tout cela n&rsquo;était pas suffisant. Elle voulait plus. Elle le voulait tout entier. Sans attaches, sans femme, sans enfant. Un vagabond nocturne dont elle pourrait disposer à sa guise. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Son tourment était sans fin. Toutes les solutions lui faisaient horreur. Il avait cru à l&rsquo;harmonie entre la nuit et le jour, à l&rsquo;emboitement parfait des deux parties. Mais plus rien ne se complétait désormais, trop de pièces manquaient ; l&rsquo;image était laide et incompréhensible.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Je ne vais pas vous mentir, je n&rsquo;ai pas du tout aimé &laquo;&nbsp;L&rsquo;angle mort&nbsp;&raquo;. Pas à cause de son sujet, plutôt intéressant, mais à cause de la forme de ce roman, court mais sans style. La fin est évidente. Sans surprise.  Je trouve que l&rsquo;auteure ne va pas au bout de ses personnages.On reste sur sa faim. Dommage. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;angle mort&nbsp;&raquo;, de Véronique Merlier, Arléa, 17€.</strong></em></p>
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		<title>Loin de tout dans la (presque) grande école suisse&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/02/05/loin-de-tout-dans-la-presque-grande-ecole-suisse/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 14:46:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[gosses de riches]]></category>
		<category><![CDATA[institut Alderson]]></category>
		<category><![CDATA[Loin des bras]]></category>
		<category><![CDATA[Metin Arditi]]></category>
		<category><![CDATA[pensionnat]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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		<category><![CDATA[souffrance]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
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		<description><![CDATA[Il neige, il gèle&#8230; Rien de mieux qu&#8217;un livre au coin du feu ou sous la couverture, non ? Plongez-vous, si vous voulez, dans le roman choral  &#171;&#160;Loin des bras&#160;&#187; de Metin Arditi dont vous pouvez découvrir la biographie ici. Cette fois, l&#8217;auteur suisse d&#8217;origine turque, nous plonge dans l&#8217;univers douillet d&#8217;un pensionnat suisse pour [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il neige, il gèle&#8230; Rien de mieux qu&rsquo;un livre au coin du feu ou sous la couverture, non ? Plongez-vous, si vous voulez, dans le roman choral  &laquo;&nbsp;<strong>Loin des bras</strong>&nbsp;&raquo; de <strong>Metin Arditi </strong>dont vous pouvez découvrir la biographie<a title="Découvrez l'auteur" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Metin_Arditi"> ici</a>.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/arditi.jpg" rel="lightbox[765]" title="arditi"><img class="alignleft  wp-image-768 colorbox-765" style="margin: 10px;" title="arditi" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/arditi.jpg" alt="" width="149" height="149" /></a></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/280px-Metin_Arditi-Nancy_2011_1.jpg" rel="lightbox[765]" title="280px-Metin_Arditi-Nancy_2011_(1)"><img class="alignleft  wp-image-767 colorbox-765" style="margin: 10px;" title="280px-Metin_Arditi-Nancy_2011_(1)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/280px-Metin_Arditi-Nancy_2011_1.jpg" alt="" width="100" height="75" /></a>Cette fois, l&rsquo;auteur suisse d&rsquo;origine turque, nous plonge dans l&rsquo;univers douillet d&rsquo;un pensionnat suisse pour gosses de riches venus du monde entier, l&rsquo;<strong>Institut Alderson</strong>. Fondé dans les années 40 par un couple atypique qui s&rsquo;inspira du mouvement naturiste de l&rsquo;entre-deux-guerres, l&rsquo;Institut est aujourd&rsquo;hui en situation difficile.</p>
<p><span id="more-765"></span><!--more--></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous sommes en 1959. A quelques jours de la rentrée. Le fondateur est mort depuis plusieurs années déjà. Sa veuve essaye de boucler le budget tant bien que mal alors que plusieurs défections sont déjà enregistrées du côté des élèves.</p>
<p>Comment faire ? Vendre l&rsquo;établissement à ces Américains qui possèdent déjà plusieurs écoles en Suisse ? Oui, mais que vont devenir les professeurs ? Et <strong>Gisèle</strong>, la soeur cadette de <strong>Mme Alderson</strong> avec qui elle entretient d&rsquo;ailleurs une relation ambigüe ? Pourra-t-elle tirer un bon prix de l&rsquo;école ou finira-t-elle pas renoncer ?</p>
<p>S&rsquo;en suit, au fil des 426 pages, des portraits d&rsquo;hommes et de femmes qui enseignent et travaillent à l&rsquo;école. De septembre à décembre 1959. Une période courte, racontée au jour le jour. A plusieurs voix.</p>
<p>Les parcours se mélangent. Les secrets se dévoilent au fil des pages. Ici, tous ont quelque chose à cacher. <strong>Véra</strong>, l&rsquo;Italienne venue assurer un remplacement, a perdu son fils alors âgé de 12 ans dans des circonstances tragiques ; <strong>Irène</strong>, veuve d&rsquo;un &laquo;&nbsp;Boche&nbsp;&raquo; grand savant qui a travaillé pour l&rsquo;armée allemande, et son amour immodéré du jeu ; <strong>MacAlistair</strong>, l&rsquo;Américain, qui a déguisé sa lâcheté en pacifisme de bon aloi&#8230;  <strong>Berthier</strong>, lui, a fait le jeu de la Collaboration pendant le Deuxième guerre mondiale. Après la prison, il s&rsquo;est installé en Suisse. Il y a aussi <strong>Brunet</strong>, qui vit chez sa mère. Homosexuel, il passe tout son temps libre à photographier le lac. Toujours le même, de quatre points différents. Jusqu&rsquo;au jour où&#8230;</p>
<p>Autant de personnages, – impossible de ne pas citer <strong>Gülgül</strong>, l&rsquo;ancien lutteur de l&rsquo;Empire ottoman qui dansait pour les hommes avant de devenir professeur de sport à l&rsquo;institut, tombé sous le charme, comme Brunet d&rsquo;ailleurs de<strong> Georges Alderson</strong>, ni d&rsquo;oublier <strong>Nadelmann</strong>, amoureux de la poésie mais qui a dû quitter l&rsquo;Autriche parce qu&rsquo;il était juif&#8230; – qui évoluent dans l&rsquo;Institut où vivent les élèves. Des élèves riches mais abandonnés, &laquo;&nbsp;loin des bras&nbsp;&raquo; de leurs parents, du regard bienveillant de leur famille.</p>
<p>Adultes et enfants essayent de trouver leur place en montant une pièce de théâtre, en jouant au football, en étudiant, en photographiant. Avec les moyens du bord donc. Certains s&rsquo;en tirent. D&rsquo;autres non.</p>
<p>Ainsi, Brunet, l&rsquo;un des professeurs, ( <strong>page 153</strong>) : <em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est ça ma vie, se dit Brunet alors qu&rsquo;il longeait le quai. Des amours violentes sous forme de fantasmes. Car on ne pouvait rien lui reprocher. Rien. En vingt-cinq ans, ni un geste, ni un mot, encore moins une allusion&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><strong>Page 163</strong> , après l&rsquo;incendie du hangar aux yoles, <strong>Mme Alderson</strong> perd un peu pied. <em>&laquo;&nbsp;Le face-à-face qu&rsquo;elle avait eu avec les deux garçons lui donnait encore le rouge aux joues. Le sentiment qui l&rsquo;envahissait était l&rsquo;humiliation. Celle de l&rsquo;insulte, ajoutée à celle, plus mordante, de ne pas pouvoir répondre à l&rsquo;insulte. Ces deux élèves avaient voulu défigurer l&rsquo;Institut&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><strong>Page 175</strong> (<strong> Irène</strong> évoque les personnes qui travaillent et vivent à l&rsquo;Institut ) : <em>&laquo;&nbsp;Ici, c&rsquo;est la foire aux voiles déchirés. Chacun a subi la tempête. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce qui nous rassemble. Les élèves, les professeurs, le personnel, Mme Alderson&#8230; Il y aurait du boulot pour une escouade de couturières&#8230; Du genre qui cousent sur des machines à gros fil !&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Au final, un livre qui se dévore. Grâce au sujet bien sûr mais aussi à la forme retenue par l&rsquo;auteur. En faisant parler les personnages de manière successive jour après jour, Metin Arditi crée un lien, une empathie pour ces hommes et ces femmes cabossés par la vie à des degrés divers. Là, au milieu des solitudes et des destins brisés, tous se retrouvent face à leurs faiblesses. Qu&rsquo;ils vont assumer ou pas. </span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">L&rsquo;écriture fluide et le sens du rythme propre à Arditi font de &laquo;&nbsp;<strong>Loin des bras</strong>&nbsp;&raquo; un roman délicieux. Et une porte d&rsquo;entrée pour découvrir l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;auteur dont le dernier ouvrage est paru lors de la rentrée littéraire de septembre chez Actes Sud, &laquo;&nbsp;<strong>Le Turquetto</strong>&laquo;&nbsp;.<br />
</span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TURQUETTO.jpg" rel="lightbox[765]" title="TURQUETTO"><img class="alignleft  wp-image-777 colorbox-765" style="margin: 10px;" title="TURQUETTO" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TURQUETTO.jpg" alt="" width="102" height="194" /></a></p>
<p><strong><em> &laquo;&nbsp;Loin des bras&nbsp;&raquo;, Metin Arditi, chez Babel, 9,50€</em></strong></p>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Le Turquetto&nbsp;&raquo;, Metin Arditi, Actes Sud, 19,50€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
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