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	<title>Quatrième de couv &#187; Roman</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Contempler la déconfiture&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Dec 2023 07:58:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un premier roman&#8230; Oui, je sais. Encore. Mais je ne sais pas trop m&#8217;en passer. Quel plaisir de découvrir les mots d&#8217;un primo-romancier, d&#8217;arpenter son univers et de se laisser embarquer ! C&#8217;est encore le cas avec Prélude à son absence de Robin Josserand. L&#8217;histoire ? Le narrateur, Robin, trente ans, travaille dans une bibliothèque. Lorsqu’il aperçoit Sven, il est subjugué. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/D23664.jpg" rel="lightbox[6536]"><img class="alignleft size-full wp-image-6538 colorbox-6536" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/D23664.jpg" alt="D23664" width="312" height="456" /></a></p>
<p>Un premier roman&#8230; Oui, je sais. Encore. Mais je ne sais pas trop m&rsquo;en passer. Quel plaisir de découvrir les mots d&rsquo;un primo-romancier, d&rsquo;arpenter son univers et de se laisser embarquer !</p>
<p>C&rsquo;est encore le cas avec <em><strong>Prélude à son absence</strong></em> de <strong>Robin Josserand</strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Le narrateur, <strong>Robin</strong>, trente ans, travaille dans une <span class="details">bibliothèque. Lorsqu’il aperçoit <strong>Sven</strong>, il est subjugué. Ce jeune homme qui fait la manche assis par terre, le visage livide et émacié, lui fait penser à un jeune Glenn Gould fatigué. Ou à un animal sauvage.</span></p>
<p><span class="details">Le lendemain, <strong>Sven</strong> n’est plus là, laissant le narrateur mélancolique. Il réapparaîtra, disparaîtra de nouveau, acceptera l’hospitalité, pour fuir encore… Dans ce jeu de la séduction, c’est <strong>Sven</strong> qui mène la danse tandis que le narrateur s&rsquo;est lancé dans l&rsquo;écriture d&rsquo;un roman qui n&rsquo;aboutit pas.</span></p>
<p><span class="details">Lorsqu’ils partent enfin ensemble à Groix, cela semble inespéré. L’île sera-t-elle le lieu du rapprochement des corps ? Ou <strong>Sven</strong> n&rsquo;est-il pas devenu trop encombrant ?<br />
Voici un premier roman cru et romantique, sombre et lumineux. Avec des phrases sans gras. </span></p>
<p><strong>Robin Josserand</strong> a grandi en Bourgogne, au Creusot. Avant de partir vivre à Lyon. Où il  deviendra bibliothécaire. Il a écrit un essai, des articles. Avant de se consacrer uniquement à l&rsquo;écriture.</p>
<p>Il écrit actuellement un livre sur Mireille Mallet, son arrière-grand-mère, déportée à Ravensbrück, tout en menant des entretiens avec le fils de celle-ci, son grand-père.</p>
<p>Le trentenaire s&rsquo;entoure d&rsquo;images inspirantes pour écrire (La résurrection de Lazare du Caravage, les fleurs de Twombly, les portraits d&rsquo;Eugène Leroy et de Stéphane Mandelbaum).</p>
<p><span id="more-6536"></span></p>
<p>Dans une interview accordée au blog Hans et Sandor, <strong>Robin Josserand</strong> explique qu&rsquo;il s&rsquo;est mis à écrire ce premier roman alors qu&rsquo;il débutait une analyse et que sa vie volait en éclats. Pour l&rsquo;inspirer : un jeune homme croisé dans la rue, et un autre qui est venu l&rsquo;aborder alors qu&rsquo;il sortait de sa première séance avec son analyste. Il s&rsquo;appelait Sven&#8230; S&rsquo;y ajoutera un séjour sur &laquo;&nbsp;l&rsquo;île noire&nbsp;&raquo;.</p>
<h4 style="text-align: center">&laquo;&nbsp;Je voulais écrire un roman sur deux hommes qui ne peuvent pas s&rsquo;aimer et qui s&rsquo;ennuient&nbsp;&raquo;</h4>
<p><strong>Robin Josserand</strong>, qui prend à son compte les codes de l&rsquo;autofiction, estime qu&rsquo;écrire consiste <em>&laquo;&nbsp;à pousser le curseur du réel&nbsp;&raquo;.</em> Il y a donc un peu de lui dans le vécu du narrateur. Jusqu&rsquo;à quel point ? En tout cas, on plonge avec lui dans cette histoire d&rsquo;amour mal engagée. Qui ne peut que mal se terminer&#8230;</p>
<h3 style="text-align: center">Extraits</h3>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 58 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Trois jours passent, sans lui. Je retourne au travail, le chef s&rsquo;inquiète de mon état, de mes absences, et puis, sous son air magnanime, formule des réprimandes. J&rsquo;écoute en silence, hésite à rétorquer que l&rsquo;attente d&rsquo;un jeune SDF dont j&rsquo;ai aperçu le cul sous un caleçon abîmé me foudroie, et qu&rsquo;à ma place, d&rsquo;autres n&rsquo;auraient pas attendu pour se foutre en l&rsquo;air. J&rsquo;écope d&rsquo;une entrevue à venir avec un plus grand et notable responsable. Les soirées sont enfin écourtées par le Mogadon que Luc dépose tous les dimanches soir dans ma boîte à lettres &#8211; médicament accompagné de cartes postales sur lesquelles il griffonne des haïkus censés en décrire les effets, punaisés à côté du Caravage. Je découvre par ailleurs, en fixant l&rsquo;image, les os sous Lazare s&rsquo;éveillant, que je n&rsquo;avais encore jamais vus. Je ne m&rsquo;attarde pas sur ce présage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 87 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Si l&rsquo;écriture est une réaction à l&rsquo;intolérable de l&rsquo;absence, alors je vais beaucoup écrire. Le départ du garçon, malgré ses promesses de retrouvailles, me foudroie. Je m&rsquo;étends de tout mon long dans une mélancolie tragique et insupportable ; ayant connu son étreinte, j&rsquo;éprouve cette folie qu&rsquo;est l&rsquo;angoisse de ne plus jamais être touché. Mais à côtoyer cette mélancolie, puisqu&rsquo;elle est là et qu&rsquo;il faut bien faire avec, j&rsquo;en viens à souhaiter qu&rsquo;elle ne s&rsquo;atténue pas, je la veux éternelle, comme une tristesse adolescente, à en perdre la raison.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 109 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Pourquoi écrire ce livre ? Comment, surtout ne pas être à la bonne distance ? Comme un texte à rebours, j&rsquo;expose cette rencontre telle que l&rsquo;on s&rsquo;éprenait d&rsquo;un jeune homme il y a trente ans. Je n&rsquo;ai pas le recul critique, je ne commente pas, je n&rsquo;en ai ni le courage ni le talent, j&rsquo;énonce des poncifs homosexuels éculés, des provocations futiles. Sven a raison, je ne suis pas écrivain, je fais semblant : un mendiant, ça épate, ça provoque, ça ne saisit rien du monde ni de l&rsquo;époque, c&rsquo;est à peine de la littérature. Mais je crois qu&rsquo;il faut tout de même écrire avec la verve de l&rsquo;adolescence, seulement nous raconter nous, Sven et moi, le tragique de cette histoire, mon désir sale, ambigu, mauvais. Il faut enfin écrire la grâce de cet amour dont il ne veut pas et qui l&rsquo;encombre. Voici mon projet littéraire : je ne veux produire, toujours, que des oeuvres naïves et dérisoires, des oeuvres de jeunesse.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Prélude à son absence, Robin Josserand, Mercure de France, 17,50 euros.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>A la vie, à la mort malgré le chaos</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/12/17/a-la-vie-a-la-mort-malgre-le-chaos/</link>
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		<pubDate>Sun, 17 Dec 2023 12:56:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jean Hatzfeld fait partie de mon panthéon littéraire personnel. C&#8217;est comme ça. Et ça fait plus de 20 ans que ça dure. J&#8217;avais commencé à lire ses livres avant de le rencontrer. Avant donc qu&#8217;il me pousse à me rendre au Rwanda pour essayer de comprendre ce que lui avait ressenti pendant et après le génocide [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Tu-la-retrouveras.jpg" rel="lightbox[6520]"><img class="alignleft size-full wp-image-6522 colorbox-6520" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Tu-la-retrouveras.jpg" alt="Tu la retrouveras" width="546" height="799" /></a></p>
<p><strong>Jean Hatzfeld</strong> fait partie de mon panthéon littéraire personnel. C&rsquo;est comme ça. Et ça fait plus de 20 ans que ça dure. J&rsquo;avais commencé à lire ses livres avant de le rencontrer. Avant donc qu&rsquo;il me pousse à me rendre au Rwanda pour essayer de comprendre ce que lui avait ressenti pendant et après le génocide des Tutsis.</p>
<p>Bref, chaque nouveau roman de cet ancien reporter de guerre est pour moi un réel plaisir de découverte. Et, évidemment, de lecture. C&rsquo;est encore le cas avec <strong><em>Tu la retrouveras</em></strong>, sorti à la fin de cet été.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous entraîne à Budapest en 1944. Nous sommes dans un zoo, en partie détruit. Et pour cause. La ville est assiégée par les soldats nazis. A l&rsquo;extérieur, des régiments de l&rsquo;Armée rouge attendent de faire tomber la ville.</p>
<p>Cet hiver 1944-1945 est terriblement froid. Il est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;un des plus vigoureux du 20e siècle.</p>
<h4 style="text-align: center">à la vie, à la mort</h4>
<p>Là, dans le zoo où les animaux encore présents vivent en liberté, deux fillettes d&rsquo;une dizaine d&rsquo;années. C&rsquo;est là qu&rsquo;elles se sont refugiées. Qu&rsquo;elles apprennent à se connaître et qu&rsquo;elles vont devenir les meilleures amies du monde. Il y a <strong>Sheindel</strong>, enfant juive dont les parents ont été tués. Il y a <strong>Izeta</strong>, enfant tzigane qui s&rsquo;est retrouvée seule après la mort de ses parents, arrêtés.</p>
<p>Là, dans cette enclave un peu protégée, elles organisent leur quotidien, entourées de hyènes, d&rsquo;une mère orang-outan et de dromadaires.</p>
<p>Pour les aider, <strong>Dumitru</strong>. Le lieutenant vétérinaire moldave passe régulièrement. Et les aide quand il le peut.</p>
<p>Mais le destin s&rsquo;acharne et <strong>Sheindel</strong> et <strong>Izeta</strong> vont être séparées. S&rsquo;ouvre alors la deuxième partie du livre, 40 ans plus tard.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6520"></span></p>
<p><strong>Sheindel</strong> est devenue zoologue. Elle a retrouvé <strong>Dumitru</strong>, avec qui elle échange des lettres. Mais qu&rsquo;est devenue <strong>Izeta</strong> ? Un journaliste, Frédéric, se mêle de la quête. Jusqu&rsquo;à Sarajevo.</p>
<p>Tout au long du roman, le Danube sert de fil. De la dernière année de la Deuxième Guerre mondiale jusqu&rsquo;à celle qui a déchiré les Balkans. Un territoire que <strong>Jean Hatzfeld</strong> connait particulièrement. L&rsquo;auteur a choisi d&rsquo;écrire sur un siège car il sait que dans cette situation <em>&laquo;&nbsp;les gens se comportent différemment&nbsp;&raquo;</em>. Il a installé son histoire dans un zoo car il <em>&laquo;&nbsp;aime les animaux&nbsp;&raquo;</em> et a choisi de les faire cohabiter avec les deux fillettes. Un roman qui parle du mal, mais aussi d&rsquo;espoir. Malgré tout. Un roman sombre et lumineux à la fois.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 94 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;]  &#8211; Attrapés ensemble, égorgés ensemble. D&rsquo;abord elle. C&rsquo;est pire aussi de voire l&rsquo;autre mourir au couteau. Ma mère était maigre er forte, très courageuse. Jamais peur. Elle nous disait : Nous, les Tziganes, on ne veut de nous nulle part, nous pouvons aller partout. Sauf dans les lieux maudits. Dans le camion, elle n&rsquo;a montré aucune tristesse, à cause de nous, je sais. Elle a parlé de choses sans importance, personne ne l&rsquo;écoutait, sauf nous. Avant, les gens venaient la chercher pour accorder leur piano dans les villes où on allait. Elle gagnait plus d&rsquo;argent que tout le monde. Les routes étaient si longues, elle chantait, elle dansait. Je n&rsquo;arrive pas à croire que je ne l&rsquo;entendrai plus jamais. Même pour une petite chanson&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 121 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Aimer si fort des êtres aussi détestés, pour des gamines, c&rsquo;est extraordinaire. Même si elles ne s&rsquo;en rendent pas compte, elles le sentent&#8230; Cet amour, je le dois à Izeta. Izeta divise le monde entre ceux qu&rsquo;on aime et ceux qui ne vous aiment pas, et à la première seconde elle a accueilli les hyènes en amie, comme des êtres pris dans la même débâcle que nus, avec qui nous allions faire. Sa famille les aimait. </em>Eh&rsquo;ad. Nem mikh tsurik di lib gehat ones !<em> &#8211; ramène-moi ceux que j&rsquo;ai aimés ! C&rsquo;est du yiddish. Je n&rsquo;ai jamais tant prié&#8230; L&rsquo;autre jour, je remarque deux raies de poils noirs sur l&rsquo;une des hyènes, elles forment un Y sur son poitrail. Je l&rsquo;interpelle : Toi, tu es la petite-fille d&rsquo;Andronica qui avait le même Y.[&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 177 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Etait-ce un temps long ? Long n&rsquo;est pas le mot s&rsquo;agissant de l&rsquo;impression des Bosniens qui luttaient pour ne pas tout perdre et des journalistes pris dans un tourbillon d&rsquo;histoires de guerre, qui les uns comme les autres ne se relâchent jamais assez pour prendre du recul et penser aux jours qui passaient. De la même façon que Dumitru dit de ses champs de bataille du Dniepr et de la plaine hongroise, de ce temps enfui : &laquo;&nbsp;C&rsquo;est après que le temps s&rsquo;allonge brutalement, la désolation s&rsquo;impose, si soudaine que cela déboussole. Après, quand ça devrait finir mais que tout commence en réalité parce qu&rsquo;on prend conscience seulement alors de tous ceux et de tout ce qu&rsquo;on a perdus.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Tu la retrouveras, Jean Hatzfeld, Gallimard, 19,50 euros</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>Tempête gothique autour d&#8217;un crâne</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/11/27/tempete-gothique-autour-dun-crane/</link>
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		<pubDate>Mon, 27 Nov 2023 08:03:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sarah Chiche]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2022, en pleine crise de l’hôpital, Camille Cambon, médecin légiste vaillante et brillante, reçoit un mail énigmatique. Il y est question du peintre Goya et de son crâne volé après son inhumation à Bordeaux en 1828, et dont on a depuis perdu la trace. D’abord portraitiste officiel de la cour, aimé des puissants, le maître espagnol devint, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Alchimies.jpg" rel="lightbox[6509]"><img class="alignleft size-full wp-image-6511 colorbox-6509" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Alchimies.jpg" alt="Alchimies" width="409" height="600" /></a></p>
<p>En 2022, en pleine crise de l’hôpital, <strong>Camille Cambon</strong>, médecin légiste vaillante et brillante, reçoit un mail énigmatique. Il y est question du peintre <strong>Goya</strong> et de son crâne volé après son inhumation à Bordeaux en 1828, et dont on a depuis perdu la trace.</p>
<p>D’abord portraitiste officiel de la cour, aimé des puissants, le maître espagnol devint, à la suite d’une maladie, l’observateur implacable et visionnaire des ténèbres de l’âme humaine.<br />
Les parents de<strong> Camille</strong> (<strong>Pierre</strong> et <strong>Léa</strong>, il était médecin légiste, elle était médecin généraliste) et son parrain, <strong>Alexandre</strong>, neurologue, se sont passionnés pour l’oeuvre de<strong> Goya</strong>, avant de devenir des scientifiques de renommée internationale.</p>
<p>A la mort de ses parents dans un accident de plongée il y a trente ans, c&rsquo;est <strong>Alexandre</strong> qui a veillé sur <strong>Camille</strong>.</p>
<h4 style="text-align: center">Comme une enquête aux allures gothiques</h4>
<p><strong>Camille</strong> part rencontrer à Bordeaux sa mystérieuse correspondante, <strong>Jeanne</strong>, ancienne directrice de théâtre qui a bien connu ces trois-là, alors étudiants en médecine, dans les années 1960, et semble tout savoir de leur obsession partagée pour <strong>Goya</strong>.</p>
<p>Une quête effrénée, entre passion scientifique et déraison, où chacun a pris toutes les libertés et tous les risques, au point de s’y brûler les ailes.</p>
<p><strong>Sarah Chiche</strong> signe là son cinquième roman. Je l&rsquo;avais découverte avec son précédent roman, <em><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/06/25/ecrire-pour-ne-pas-etre-engloutie/">Saturne</a></strong></em>. Que j&rsquo;avais beaucoup aimé. C&rsquo;est donc tout naturellement que j&rsquo;ai ouvert <em><strong>Les alchimies</strong></em>. Tout autant aimé et qui, contrairement au reste de son oeuvre est une pure fiction.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6509"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une fois ouvert, on ne lâche plus ce roman qui ressemble à une enquête autour d&rsquo;un célèbre crâne et du quotidien d&rsquo;une femme de 48 ans, un peu perdue. L&rsquo;occasion aussi pour <strong>Camille</strong> de (re)découvrir l&rsquo;histoire de ses parents et de son parrain. Et des démons qui les ont traversés. Et de s&rsquo;interroger sur ce qu&rsquo;est le génie.</p>
<p><strong><em>Les alchimies</em></strong>, roman aux allures picaresques, permet aussi aux lecteurs de constater la déliquescence de l&rsquo;hôpital public, mais aussi de suivre la relation souvent compliquée entre une mère et sa fille adolescente, tout en regardant un couple se défaire&#8230; Un chouette moment de lecture !</p>
<p style="text-align: left"><strong>Retrouvez Sarah Chiche qui raconte son roman :</strong></p>
<p style="text-align: left"><a href="https://youtu.be/lIihg9AyZeM?si=VfMZfqZfHOb_opQa">https://youtu.be/lIihg9AyZeM?si=VfMZfqZfHOb_opQa</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 22 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;affaire du charnier de l&rsquo;université n&rsquo;était pas tout à fait nouvelle. Elle avait éclaté trois ans plus tôt : un article dans un hebdomadaire à grand tirage avait révélé que depuis trente ans, tandis que des générations d&rsquo;étudiants (étudiants dont j&rsquo;avais été, des années plus tôt) assistaient à leurs cours de médecine, de biologie, de sociologie, des monceaux de morts anonymes pourrissaient au-dessus de leurs têtes. On avait raconté que les préparateurs en anatomie, responsables des prélèvements sanguins, des embaumements et de la découpe des corps pour la recherche médicale, évoluaient dans une puanteur qui se répandait au moins jusqu&rsquo;au troisième étage, là où étudiants et professeurs circulaient toute la journée. On ne pouvait ne pas la sentir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 98 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] A chaque lecture, les mêmes phrases, le même émerveillement, le même effroi. A chaque fois, ces nuits où l&rsquo;enfance crevait sans bruit, je découvrais la porte d&rsquo;entrée vers un rêve nouveau où Goya m&rsquo;était un ami cher. Les mots de mon père coulaient dans mes yeux. Sur le fond noir des murs, les personnages du peintre finissaient par apparaître : soldats, duchesse, enfant à l&rsquo;oiseau, moines dépravés, joueurs aux yeux bandés, grand bouc dans sa prairie, carrosse assailli de bandits, brunes alanguies sur un sofa, inquisiteurs aux bouches coupantes comme des ciseaux, pourchassant mon parrain sortant nu de la chambre de mes parents. J&rsquo;étais incapable de bouger, incapable de crier.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 188 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;De la peine qu&rsquo;avait ressentie mon père lors de la publication de son unique livre, je n&rsquo;avais jamais rien su. A mes yeux d&rsquo;enfant, son Goya avait nécessairement été un succès. Mais par ricochet, alors que j&rsquo;écoutais Jeanne, une pensée me traversa l&rsquo;esprit : sans doute avait-il été bien dur pour mon père d&rsquo;assister au triomphe qui avait accueilli la parution de chacun des ouvrages de mon parrain, et ce dès le premier, Neuropolis, au milieu des années 1980, au moment où les techniques d&rsquo;imagerie cérébrale commençaient à prendre de l&rsquo;ampleur. Cet essai inaugural (Alexandre en publierait ensuite un tous les deux ans) avait été salué par les uns comme le plus fascinant état des lieux des connaissances du cerveau et du système nerveux, critiqué par d&rsquo;autres, mais en tout cas abondamment discuté et même traduit en plusieurs langues.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>Les alchimies, Sarah Chiche, Seuil, 19,50€</strong></em></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Jusque dans les étoiles, suivre Gio</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/11/12/jusque-dans-les-etoiles-suivre-gio/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/11/12/jusque-dans-les-etoiles-suivre-gio/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 12 Nov 2023 15:03:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[agression]]></category>
		<category><![CDATA[Dimitri Rouchon-Borie]]></category>
		<category><![CDATA[Dolorès]]></category>
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		<category><![CDATA[Gio]]></category>
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		<category><![CDATA[road movie]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Je découvre encore les romans sortis lors de la rentrée littéraire d&#8217;août et septembre. Un régal de plonger dans toutes ces nouvelles histoires, déclinées dans différents villes et pays, à différentes époques&#8230; L&#8217;occasion aussi de retrouver quelques-uns de mes auteur(e)s chéri(e)s dans de nouvelles aventures. Alors imaginez ma joie quand j&#8217;ai reçu les épreuves non-corrigées du Chien des étoiles, second [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="page">
<p><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/le-chien-des-etoilesOK.jpg" rel="lightbox[6406]"><img class="alignleft wp-image-6409 size-medium colorbox-6406" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/le-chien-des-etoilesOK-225x300.jpg" alt="le-chien-des-etoilesOK" width="225" height="300" /></a></em></p>
<div id="page">
<p>&nbsp;</p>
<div id="page">
<p>Je découvre encore les romans sortis lors de la rentrée littéraire d&rsquo;août et septembre. Un régal de plonger dans toutes ces nouvelles histoires, déclinées dans différents villes et pays, à différentes époques&#8230; L&rsquo;occasion aussi de retrouver quelques-uns de mes auteur(e)s chéri(e)s dans de nouvelles aventures.</p>
<div id="page">
<p>Alors imaginez ma joie quand j&rsquo;ai reçu les épreuves non-corrigées du <strong><em>Chien des étoiles, </em></strong>second roman de <a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/blois/prix-robles-4-6-dimitri-rouchon-borie-ou-le-demon-et-les-mots-de-l-horreur"><strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong></a> !</p>
<p>Agé de 46 ans, ce dernier était jusqu&rsquo;à l&rsquo;été dernier, journaliste au <em>Télégramme</em>, à Saint-Brieuc, où il était en charge des faits divers et de la justice. Il travaille désormais à Rennes.</p>
<p>En 2021, je l&rsquo;ai interviewé, puis rencontré lors de la remise du prix Roblès, à Blois, qu&rsquo;il venait de remporter (entre autres prix, pas moins de 13 au total !) pour <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/06/14/au-pied-de-la-colline-lenfance-nue/">Le Démon de la colline aux loups</a></strong>. <strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong> est également l&rsquo;auteur de <em>Ritournelle</em> et de <em>Fariboles,</em> toujours au<em> Tripode. </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce nouveau roman ? <strong>Gio</strong> a vingt ans, peut-être un peu plus. Sa vie n’est plus la même depuis qu’un lâche lui a planté un tournevis dans le crâne. Désormais, <strong>Gio</strong> voit ce que peu de gens devinent. La beauté de la nuit. L’appel des chouettes. La grandeur de ses amis <strong>Papillon,</strong> muet mais qui s&rsquo;est inventé un langage et la belle <strong>Dolores</strong>, 16 ans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6406"></span></p>
<p>Voilà un étonnant road movie gitan, cruel, beau et doux à la fois. Une épopée singulière. Et divinement bien écrite. <strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong> confirme ici son talent à raconter autrement les histoires. Avec beaucoup d&rsquo;humanité. Que ce soit dans un train de marchandises, sous une tente ou dans une maison à l&rsquo;écart d&rsquo;un village.</p>
<p><strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong> explique avoir écrit ce texte en deux mois. Une histoire qui l&rsquo;a laissé sans défense aucune, <em>&laquo;&nbsp;bouleversé par une émotion aigüe, et que je parvenais pas à mettre à distance&nbsp;&raquo;. </em>Il poursuit en disant que ce nouveau roman est un livre sur le lien et la séparation, sur l&rsquo;atrocité de la perte et comment on récrée malgré tout un monde après ça.</p>
<p>C&rsquo;est cruel et lumineux. Un régal.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 35 : </strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] &#8211; Voilà venu le temps qu&rsquo;on parlemente et qu&rsquo;on fixe la dette. Vous avez ici le crédit d&rsquo;une vie. Et si vous étiez pas des cousins, peut-être, mais je dis bien peut-être, qu&rsquo;on vous aurait déjà brûlé vifs dans les grottes qui servent de maisons à vos manières préhistoriques. Regardez bien mon fils qui est revenu vivant de la mort où vous l&rsquo;avez jeté. Regardez. La pluie qui nous tombe sur la gueule, c&rsquo;est sa tristesse à lui, c&rsquo;est la malédiction que vous lui avez glissée dans le crâne. Regarde Michal comme elle est grasse la pluie. Et toi, Tino, sniffe, nom de Dieu, sniffe si ça sent pas les enfers.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 147 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Pour les autres Gio est devenu le Fou Hurlant, une légende des transcontinentaux. On dit que des trimards cherchent son train juste pour le rencontrer et dire qu&rsquo;ils ont voyagé avec le fantôme des rails. Et comme les surveillants le laissent tranquille, et les douanes aussi, et la police, ceux qui ont le courage de venir s&rsquo;approcher de son tombeau ferroviaire sont finalement un peu plus tranquilles qu&rsquo;ailleurs. D&rsquo;autres ont préféré sauter au milieu de nulle part pour échapper à l&rsquo;atmosphère atroce qu&rsquo;il distille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 193 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Camarade a cette façon d&rsquo;apaiser la tension du dessin. La fresque avait raconté la guerre du clan Belco, le train, elle avait montré ensuite la capitale et le quartier Est, les chevaux de Micek, la bagarre des deux géants et les putes de Grand-Mère. Papillon n&rsquo;avait rien oublié de tout ça, et, à sa mort, il avait presque achevé son travail. Il lui restait juste à dessiner Dolores, Gio et lui-même tout en haut, au milieu. Au-dessus il avait fait des nuages et il avait dit à Gio que c&rsquo;était le ciel du paradis qu&rsquo;il devrait faire là.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
</div>
<p><em><strong> Le chien des étoiles, Dimitri Rouchon-Borie, Le Tripode, 19 euros. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div>
</div>
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		<title>A ce père qu&#8217;il n&#8217;a pas compris&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/11/05/a-ce-pere-quil-na-pas-compris/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/11/05/a-ce-pere-quil-na-pas-compris/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Nov 2023 14:37:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[cassettes audio]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[FRance]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Les silences des pères]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[mine]]></category>
		<category><![CDATA[non-dits]]></category>
		<category><![CDATA[père]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Benzine]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
		<category><![CDATA[travailleurs émigrés]]></category>

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		<description><![CDATA[Quel plaisir de retrouver Rachid Benzine ! L&#8217;auteur de Ainsi parlait ma mère, de Dans les yeux du ciel et de Voyage au bout de l&#8217;enfance est présent sur les tables des librairies pour cette rentrée littéraire. Avec Les silences des pères, l&#8217;islamologue, chercheur et écrivain, nous emmène dans un road trip de la mémoire. L&#8217;histoire ? Un fils, Français d&#8217;origine marocaine et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/147776_couverture_Hres_0.jpg" rel="lightbox[6499]"><img class="alignleft size-full wp-image-6501 colorbox-6499" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/147776_couverture_Hres_0.jpg" alt="147776_couverture_Hres_0" width="409" height="600" /></a></p>
<p>Quel plaisir de retrouver <strong>Rachid Benzine</strong> !</p>
<p>L&rsquo;auteur de <a style="font-style: italic;font-weight: bold" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/06/07/a-cette-femme-quil-aimera-toujours/">Ainsi parlait ma mère</a>, de <strong><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/15/le-printemps-arabe-a-travers-la-chair/">Dans les yeux du ciel</a> et de <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/01/07/voyage-au-bout-de-lenfer-a-hauteur-denfant/">Voyage au bout de l&rsquo;enfance</a> </em></strong>est présent sur les tables des librairies pour cette rentrée littéraire.</p>
<p>Avec <em><strong>Les silences des pères</strong></em>, l&rsquo;islamologue, chercheur et écrivain, nous emmène dans un road trip de la mémoire.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Un fils, Français d&rsquo;origine marocaine et pianiste classique de renommée internationale, apprend au téléphone le décès de son père. Ils s’étaient éloignés : un malentendu, des drames puis des non-dits, et la distance désormais infranchissable.</p>
<p>Maintenant que l’absence a remplacé le silence, le fils revient à Trappes, le quartier de son enfance, pour veiller avec ses soeurs la dépouille du défunt et trier ses affaires. Tandis qu’il débarrasse l’appartement, il découvre une enveloppe épaisse contenant quantité de cassettes audio, chacune datée et portant un nom de lieu. Il en écoute une et entend la voix de son père qui s’adresse à son propre père resté au Maroc.</p>
<p>Il y raconte sa vie en France, année après année. Notre narrateur décide alors de partir sur les traces de ce taiseux dont la voix semble comme resurgir du passé.</p>
<p>Le nord de la France, les mines de charbon des Trente Glorieuses, les usines d’Aubervilliers et de Besançon, les maraîchages et les camps de harkis en Camargue : le fils entend l’histoire de son père et le sens de ses silences.</p>
<p>Un roman sensible, qui raconte la difficulté pour un père et son fils de se retrouver. De dépasser les non-dits et l&rsquo;incompréhension qui éloigne parfois ceux qui s&rsquo;aiment.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6499"></span></p>
<p>Un roman qui permet également de toucher du doigt le quotidien d&rsquo;un ouvrier émigré en France durant les années 50-60. Au document s&rsquo;ajoute alors une réflexion, tout en nuances, sur le deuil et le déni. Une fois encore Rachid Benzine fait mouche.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 21-22 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il a fallu qu&rsquo;il meure pour que je revienne. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Vingt-deux années. Et rien n&rsquo;a changé. La même dalle de béton. Les mêmes visages. Ceux d&rsquo;enfants devenus pères, de pères devenus grands-pères, de petits-enfants qui grandissent à l&rsquo;ombre des mêmes tours. Tout disparaîtra avec eux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Il n&rsquo;a pas souffert&nbsp;&raquo;, me disent mes soeurs comme pour me rassurer. Je n&rsquo;ose pas leur avouer que je le croyais déjà parti depuis plusieurs années. Qu&rsquo;il n&rsquo;était plus qu&rsquo;un lointain souvenir. &laquo;&nbsp;il est encore à l&rsquo;appartement, dans sa chambre. Si tu veux le voir.&nbsp;&raquo; Elles me remercient d&rsquo;être présent. &laquo;&nbsp;C&rsquo;est important, ça lui aurait fait plaisir. &nbsp;&raquo; Je n&rsquo;ose pas leur dire que ce sont des paroles convenues. Que leur deuil n&rsquo;est pas le mien. Que pour pleurer quelqu&rsquo;un, il faut l&rsquo;avoir aimé. [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 54 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Ses doigts, en effet, racontent l&rsquo;envergure d&rsquo;une vie de labeur au fond d&rsquo;une mine. Le syndrome des &laquo;&nbsp;doigts blancs&nbsp;&raquo; &#8211; la vascularisation ne se fait plus. Ses phalanges ont quasiment perdu leur motricité. Je salue mon hôte mais avant même que je puisse en dire davantage, le vieil homme se relève brusquement : &nbsp;&raquo; Tu as sa voix&#8230; sa voix quand on est arrivés en France. C&rsquo;est comme si il était là. Tu es de la famille d&rsquo;Ahmed Chehlaoui, n&rsquo;est-ce pas ? &nbsp;&raquo; J&rsquo;acquiesce, je me présente. Il me serre dans ses bras et colle sa joue sur la mienne. Ses larmes salées se frayent un chemin jusqu&rsquo;à mes lèvres. Il se confond en excuses de ne pas avoir pu être à l&rsquo;enterrement. Les invocations qu&rsquo;il vient d&rsquo;achever c&rsquo;était pour lui, pour mon père, même si Allah, il n&rsquo;en doute pas, l&rsquo;avait déjà accueilli à bras ouverts en son Paradis.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 137 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je me retrouve sur une route silencieuse qui passe non loin du pont du Gard, dont la voie serpente entre des platanes grillés par le soleil du Midi. Je suis toujours sonné par la voix grésillante de mon père qui se superpose aux contours de ce paysage de garrigue. J&rsquo;entends encore une de ses phrases lapidaires, faite pour tirer un trait sur une vie, accepter l&rsquo;inacceptable : &laquo;&nbsp;Pour le mariage, j&rsquo;ai fait comme tu m&rsquo;as dit.&nbsp;&raquo; La bande magnétique s&rsquo;était comme étranglée à ces mots, et avait laissé place à un long silence.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>Les silences des pères, Rachid Benzine, Seuil, 17,50€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;autofiction et sa magicienne&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/10/22/lautofiction-et-sa-magicienne/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/10/22/lautofiction-et-sa-magicienne/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 22 Oct 2023 07:16:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[amour toxique]]></category>
		<category><![CDATA[autofiction]]></category>
		<category><![CDATA[blessures de l'enfance]]></category>
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		<category><![CDATA[Chloé Delaume]]></category>
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		<category><![CDATA[histoire d'amour]]></category>
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		<description><![CDATA[Chloé Delaume agite le landerneau de la littérature depuis une vingtaine d&#8217;années. Une magicienne des mots que cette auteure que j&#8217;ai eu la chance d&#8217;interviewer il y a quelques années quand elle vivait encore à Tours (Indre-et-Loire). De quoi me souvenir d&#8217;une rencontre étonnante et enrichissante. Je n&#8217;ai pas lu toute son oeuvre. Le dernier roman pour [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/149772_couverture_Hres_0.jpg" rel="lightbox[6553]"><img class="alignleft size-full wp-image-6556 colorbox-6553" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/149772_couverture_Hres_0.jpg" alt="149772_couverture_Hres_0" width="409" height="600" /></a></p>
<p><strong>Chloé Delaume</strong> agite le landerneau de la littérature depuis une vingtaine d&rsquo;années. Une magicienne des mots que cette auteure que j&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;interviewer il y a quelques années quand elle vivait encore à Tours (Indre-et-Loire). De quoi me souvenir d&rsquo;une <a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/a-l-abri-des-vieilles-pierres-elle-fait-grandir-une-voix-bienveillante">rencontre étonnante et enrichissante</a>.</p>
<p>Je n&rsquo;ai pas lu toute son oeuvre. Le dernier roman pour moi, c&rsquo;était <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/11/02/quadra-sur-le-marche-de-lamour-et-des-desillusions/">Le coeur synthétique</a>.</strong></p>
<p>Je l&rsquo;ai retrouvée avec plaisir en cette rentrée littéraire. L&rsquo;histoire de <strong><em>Pauvre folle</em></strong> ? Pour comprendre la nature de sa relation avec <strong>Guillaume</strong>, <strong>Clotilde Mélisse</strong> observe les souvenirs qu’elle sort de sa tête, le temps d’un voyage en train direction Heidelberg.</p>
<h3 style="text-align: center">Comme une résonnance</h3>
<p>Tandis que par la fenêtre défilent des paysages de fin du monde,<strong> Clotilde</strong> revient sur les événements saillants de son existence. La découverte de la poésie dans la bibliothèque maternelle, le féminicide parental, l’adolescence et ses pulsions suicidaires, le diagnostic posé sur sa bipolarité. Sa rencontre, dix ans plus tôt, avec<strong> Guillaume</strong>, leur lien épistolaire qui tenait de l’addiction, l’implosion de leur idylle au contact du réel.</p>
<p>Car<strong> Guillaume</strong> est revenu, et depuis dix-sept mois<strong> Clotilde</strong> perd la raison. Elle qui s’épanouissait au creux de son célibat voit son cœur et son âme ravagés par la résurgence de cet amour impossible.</p>
<p>La décennie passée ne change en rien la donne : <strong>Guillaume</strong> est toujours gay, et qui plus est en couple. Aussi <strong>Clotilde</strong> espère, au gré des arrêts de gare, trouver une solution d’ici le terminus.</p>
<p><span id="more-6553"></span></p>
<p>Dans toutes les histoires d’amour se rejouent les blessures de l’enfance : on guérit ou on creuse ses plaies. <strong>Chloé Delaume</strong> explore cette réalité, à l&rsquo;aune de sa propre histoire, le tout en vers de huit à douze pieds.<em> &laquo;&nbsp;90% de ce qui arrive à <strong>Clotilde</strong> m&rsquo;est arrivé&nbsp;&raquo;</em>, assume <strong>Chloé Delaume</strong> dans une interview au Monde, en septembre.</p>
<p>Pour tenter de (se) comprendre sa relation à <strong>Guillaume</strong>,<strong> Clotilde</strong> extirpe ses souvenirs les uns après les autres de son propre cerveau, afin de reconstituer un puzzle tandis que le train avance dans la nuit. De quoi ausculter ce qui a construit cette histoire d&rsquo;amour et de mots. Mais avec le filtre féministe de l&rsquo;auteure, sans oublier celui de son humour ravageur. Au final, un roman enthousiasmant, détonnant et terriblement moderne.</p>
<p>Rappelons que <strong>Chloé Delaume</strong> a fait sien l&rsquo;univers de l&rsquo;autofiction. La quinquagénaire un peu rock se définit elle-même comme <em>&laquo;&nbsp;personnage de fiction&nbsp;&raquo;</em>. Née <strong>Nathalie Derain</strong>, elle s&rsquo;est choisie un prénom (issu de <strong><em>L&rsquo;écume des jours</em></strong>) et un nom (issu de <em>L&rsquo;Arve et l&rsquo;Aume</em>, d&rsquo;<strong>Antonin Artaud</strong>) pour réinventer son avenir après des épisodes extrêmement traumatiques (son père a tué sa mère devant ses yeux, avant de se suicider).</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;La fin du monde n&rsquo;a pas du tout la forme prévue&nbsp;&raquo;</em>, débute et achève son livre. Tout un programme ! Un roman à savourer.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 11 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Clotilde ne veut pas crever avant d&rsquo;avoir vu les filles et les femmes se relever une à une en se tenant la main. Carmagnole sororale démantelant un système qui colonise corps et pensée ; renversant en riant les valeurs de la phallocratie ; détruisant en choeur de colère les bastions du souverain virilisme. Ensemble elles doivent dans sans le son des canons : on ne peut pas tuer les moeurs, juste les faire évoluer. Briser le plafond de verre ne se fait pas à la hache, trancher la jugulaire ou le sexe des mâles alpha saloperait la moquette et en faisant des martyrs. Ce ne sont pas des armes qui leur sont nécessaires, mais plutôt des outils.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 147 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Sur la tablette il y a des miettes, Clotilde prestement la nettoie. Il lui reste moins de deux heures avant de descendre au train et d&rsquo;effectuer le dernier changement. Le temps presse, il lui faut comprendre à quoi ressemble le puzzle, si possible avant d&rsquo;atteindre Heidelberg. Elle ressort de son crâne les souvenirs fermement cousus de fil blanc et de plastique, tente de lire dans la mosaïque, constate qu&rsquo;il manque des éléments. Alors elle plonge une main tout au fond de sa tête et saisit un petit bout de mémoire gélatineux. Elle le presse légèrement entre le pouce et l&rsquo;index, ça fait de la musique, un début de mélodie, clochettes électroniques, cordes synthétiques, une envolée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 188 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Où vont les souvenirs quand ils sont engloutis ? Combien perd-on de souvenirs tout au long de sa vie ? Que reste-il des corps quand on ne s&rsquo;en souvient plus ? Des souvenirs d&rsquo;elleetlui, des souvenirs récents, c&rsquo;était le plus précieux, le cube rose comme de la chair, l&rsquo;ouverture porte bleue. A quoi sert le puzzle si sa mémoire y meurt ? Clotilde a chaud maintenant, très chaud, elle est en sueur. Elle n&rsquo;a pas très envie de se rappeler la suite. Elle n&rsquo;a pas très envie mais il le faut. Ce qu&rsquo;elle arrache de la tête ressemble à une escalope, un morceau de dinde morte, de dinde élevée au grain, très fin, un peu gluant, aux reflets jaunis de gras. Il est si malléable que le coudre au puzzle s&rsquo;opère en un tournemain, Clotilde, de ses petits ciseaux, coupe le fil, le noeud fait. Elle a aussi de plus en plus envie de pleurer.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> Pauvre folle, Chloé Delaume, Seuil, 19,50€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>L&#8217;art de réinventer sa vie&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/09/20/lart-de-reinventer-sa-vie/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/09/20/lart-de-reinventer-sa-vie/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 09:05:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[fiction]]></category>
		<category><![CDATA[finance]]></category>
		<category><![CDATA[Hernan Diaz]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[New York]]></category>
		<category><![CDATA[richesse]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[vérités]]></category>
		<category><![CDATA[Wall Street]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été 2023 La rentrée littéraire 2023 est la moins prolifique du siècle, avec “seulement” 466 romans, contre 490 l’an passé, et 521 en 2021. Ce qui nous laisse quand même des tas de possibilités de découvertes et de rencontres avec des auteurs aguerris ou débutants. Parmi les petites pépites de cette nouvelle édition, Trust, second roman [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #800080">Rentrée littéraire été 2023</span></h4>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-6451 colorbox-6448" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRUST.jpg" alt="TRUST" width="195" height="295" /></p>
<p>La rentrée littéraire 2023 est la moins prolifique du siècle, avec “seulement” 466 romans, contre 490 l’an passé, et 521 en 2021. Ce qui nous laisse quand même des tas de possibilités de découvertes et de rencontres avec des auteurs aguerris ou débutants.</p>
<p>Parmi les petites pépites de cette nouvelle édition, <em><strong>Trust</strong></em>, second roman de <strong>Hernan Diaz</strong> et lauréat 2023 du prix Pulitzer. L&rsquo;an dernier, lors de sa sortie dans les librairies américaines, l&rsquo;ancien président Barack Obama l&rsquo;avait mis sur sa liste des romans préférés.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est quadruple. Ce qui peut décontenancer au départ de la lecture. Quatre parties composent le roman  de cet écrivain argento-américain, aujourd&rsquo;hui directeur adjoint de l&rsquo;Institut hispanique de l&rsquo;Université Columbia. <strong><em>Au loin</em></strong> en 2017, son premier roman, a été finaliste du prix Pulitzer et du Pen/Faulkner Award et lauréat du prix Page/America. Il vit depuis vingt ans à New York.</p>
<p>On découvre d&rsquo;abord la vie de <strong>Benjamin Rask</strong> et de sa femme, <strong>Helen</strong>. Une vie romancée par l&rsquo;auteur <strong>Harold Vanner</strong>. Nous sommes dans les années 30, à New York.  La Grande Dépression frappe l&rsquo;Amérique de plein fouet., Wall Street est encore sous le choc du krach boursier de 1929.</p>
<p>Un homme, néanmoins, a su faire fortune là où tous se sont effondrés. Héritier d&rsquo;une famille d&rsquo;industriels devenu magnat de la finance, il est l&rsquo;époux aimant d&rsquo;une fille d&rsquo;aristocrates.</p>
<p><span id="more-6448"></span></p>
<h4 style="text-align: center">Le pouvoir de la fiction</h4>
<p>Mais l&rsquo;image que donne ce couple cultivé et richissime décrite par <strong>Harold Vanner </strong>ne serait pas flatteuse dans <em><strong>Obligations</strong></em>, estime<strong> </strong><strong>Andrew Bevel, </strong>dont l&rsquo;auteur a fouillé la vie et celle de sa femme <strong>Mildred</strong>. Parce qu&rsquo;il veut rétablir &laquo;&nbsp;sa&nbsp;&raquo; vérité <strong>Andrew Bevel</strong> recrute <strong>Ida Patenza</strong> pour écrire sa biographie (<strong><em>Ma vie</em></strong>) et s&rsquo;y donner le bon rôle.</p>
<p><strong>Ida</strong>, justement, fille d&rsquo;un imprimeur qui a lu Marx, raconte à son toue ce qu&rsquo;elle vit au fil de ces mois d&rsquo;écriture. Et puis il y a les carnets et les archives de <strong>Mildred</strong> que la jeune femme parcourt à titre posthume. Une nouvelle vérité se dessine. Derrière le vernis, c&rsquo;est une vie qui s&rsquo;écaille et une histoire de l&rsquo;argent et de la puissance qui se dessine au fil des pages.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est un roman à la gloire de la littérature, qui peut tout réinventer&nbsp;&raquo;</em>, indiquait, en juin, <strong>Hernan Diaz</strong> lors d&rsquo;une émission sur France Culture. C&rsquo;est passionnant et très bien écrit. Une très chouette découverte et un exemple, s&rsquo;il en fallait encore un, du pouvoir d&rsquo;un roman !</p>
<div class="ExpressionSummary">
<p><strong>Ecoutez-le sur France Culture : </strong></p>
<div class="Expression-guests svelte-ovxtmj">
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj"><a href="https://youtu.be/JUDLVTe6J30">https://youtu.be/JUDLVTe6J30</a></p>
<div class="ExpressionSummary"></div>
<div class="ExpressionSummary" style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></div>
<div class="ExpressionSummary" style="text-align: left"></div>
</div>
<blockquote>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"><strong> Page 24 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Si on lui avait posé la question, Benjamin aurait sans doute eu du mal à expliquer ce qui l&rsquo;attirait dans le monde de la finance. Sa complexité, oui, mais aussi le fait qu&rsquo;il voyait le capital comme un être antiseptiquement vivant. Il bouge, mange, croît, se reproduit, tombe malade et peut mourir. Mais il est propre. Avec le temps, cette idée s&rsquo;imposa à lui avec davantage de clarté. Plus l&rsquo;opération était de grande envergure, plus il se tenait à distance de ses détails concrets.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"><strong>Pages 235-236 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Mes amis et mes relations me disent qu&rsquo;ils sont navrés pour ce livre. Comprenez-vous à quel point c&rsquo;est irritant ? Parce que, à travers leurs témoignages de sympathie, ils reconnaissent avoir lu ce tissu de foutaises. On dirait que tout le monde a lu cette saleté. Et tout le monde comprend bien que nous en sommes le sujet. Vous verrez par vous-même. Ce ne pourrait être personne d&rsquo;autre. Les gens considèrent que c&rsquo;est une source digne de foi peut-être parce que quelques détails sont vaguement corrects. Il y a même des journalistes qui se fient aux indices et aux pistes qu&rsquo;on y trouve, essayant de corroborer certaines scènes et certains passages. Rendez-vous compte. Les événements imaginaires de cette fiction ont une présence plus forte dans la réalité que les faits avérés de ma vie.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"><strong>Page 304 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Retranscrire et retravailler les mots de Bevel. Inventer une vie pour Mildred. Composer une fiction pour l&rsquo;homme sans cravate. Je me suis persuadée que c&rsquo;était le travail qui me forçait à m&rsquo;enfermer chez moi les jours suivants. Mais c&rsquo;était la peur. J&rsquo;ai déplacé le bureau dans un coin loin de la fenêtre, et là, recroquevillée sur ma machine à écrire, j&rsquo;ai bûché sur ces histoires. </em></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"><em>Vers la fin de cette semaine de réclusion, je me suis rendue compte qu&rsquo;écrire une version complètement inventée pour l&rsquo;extorqueur servait de source d&rsquo;inspiration majeure à l&rsquo;autre histoire que je développais pour Bevel. Ces récits se nourrissaient et se façonnaient l&rsquo;un l&rsquo;autre. Ce qui était une impasse ici apparaissait comme une piste fructueuse là.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"></div>
</blockquote>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"><em><strong>Trust, Hernan Diaz, Editions de l&rsquo;Olivier, 23,50 euros. Traduction par Nicolas Richard. </strong></em></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"></div>
</div>
</div>
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		<item>
		<title>À la dérive&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/07/31/a-la-derive/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/07/31/a-la-derive/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 31 Jul 2023 10:04:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Alex]]></category>
		<category><![CDATA[arnaques]]></category>
		<category><![CDATA[Emma Cline]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[nouvelle vie]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Simon]]></category>
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		<description><![CDATA[L’été touche à sa fin à Long Island, et Alex n’est plus la bienvenue. Un faux pas lors d’un dîner et Simon lui paye un billet retour pour New York. Sans ressources, avec pour toute possession un téléphone qui a pris l’eau et ce don qu’elle a d’orienter à sa guise les désirs des autres, Alex décide de s’attarder dans les [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-6372 colorbox-6368" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/I23405.jpg" alt="I23405" width="280" height="456" /></p>
<p>L’été touche à sa fin à Long Island, et <strong>Alex</strong> n’est plus la bienvenue. Un faux pas lors d’un dîner et <strong>Simon</strong> lui paye un billet retour pour New York. Sans ressources, avec pour toute possession un téléphone qui a pris l’eau et ce don qu’elle a d’orienter à sa guise les désirs des autres, <strong>Alex</strong> décide de s’attarder dans les parages et se met à dériver tel un fantôme entre les avenues bordées de haies, les allées de garage protégées par des grilles et les dunes écrasées de soleil. Elle passe la semaine à errer, d’une rencontre à l’autre, refusant d’en rester là : <strong>Simon</strong> sera sûrement content de la voir arriver à sa fête du Labor Day.</p>
<p>Voici le postulat de départ de ce nouveau roman de l&rsquo;écrivaine américaine <strong>Emma Cline</strong>. Une jeune auteure trentenaire, elle est née en Californie, dont je suis le travail depuis plusieurs années déjà comme je vous le raconte <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/22/quand-les-filles-partent-en-vrille/">ici</a></strong> et <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/07/22/dans-la-tete-dharvey/">là</a></strong>.</p>
<p><em>« Alex vida son verre de vin, puis son verre d’eau. L’océan semblait calme, d’un noir plus sombre que le ciel. Ses paumes devinrent moites sous l’effet d’une vague d’angoisse. Soudain, il paraissait illusoire que quoi que ce soit puisse rester caché, qu’elle puisse passer avec succès d’un <span class="details">monde à l’autre. »</span></em></p>
<h3 class="heading__StyledHeading-sc-5jxglz-0 jztCkt">Une figure de parasite</h3>
<p>Alex a 22 ans. Et plus beaucoup d&rsquo;illusions. Elle s&rsquo;est retrouvée dans de sales draps à New-York et se trouve déjà fanée. Simon pouvait-il lui apporter ce qu&rsquo;elle attendait ? Sûrement.</p>
<p>Mais cela peut-il durer au-delà de l&rsquo;été qu&rsquo;elle passe au bord de la mer ? Elle va tout foutre en l&rsquo;air, dans une piscine. Sans se résoudre cependant à dire adieu à cette vie-là&#8230; Tout va rentrer dans l&rsquo;ordre, croit-elle. Question de temps. Et de pilules qu&rsquo;elle avale (et vole) sans vergogne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6368"></span></p>
<p>Sept jours durant, elle erre. Elle fomente. Elle ment. Beaucoup. Elle vole. Elle réfléchit. Elle arnaque. Sans se remettre en question cependant.</p>
<p class="heading__StyledHeading-sc-5jxglz-0 jztCkt"> Alex avait décidé de se laisser flotter. Elle continue à le faire. Certaine d&rsquo;y arriver&#8230; Se laisse dériver sans perdre de vue la prochaine fête organisée par Simon où elle se dit sûre de le reconquérir. Malgré les coups de fil incessants et les menaces de celui qu&rsquo;elle a volé&#8230;</p>
<p class="article_link">Sept jours plus tard, elle se présente à la fête. Défaite.</p>
<p class="article_link" style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class="article_link" style="text-align: left"><strong>Page 22 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; La fin de l&rsquo;été, elle la passerait ici, avec Simon, et en septembre&#8230; Simon avait son appartement en ville. Il était question qu&rsquo;Alex y emménage. Chaque fois que Simon évoquait un probable avenir, Alex baissait les yeux. Faute de quoi, son désespoir apparaîtrait de manière trop évidente. Simon croyait encore qu&rsquo;Alex avait son appartement, et c&rsquo;était important. Il fallait maintenir l&rsquo;illusion de l&rsquo;indépendance économique, lui laisser croire que c&rsquo;était lui qui dirigeait tout. La retenue s&rsquo;imposait, à ce stade.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="article_link" style="text-align: left"><strong>Page 160 : </strong><em><strong>&laquo;&nbsp;</strong>[&#8230;] Les nounous portaient des chemises aux couleurs aveuglantes qui venaient d&rsquo;un restaurant de Saint-Martin ou de Moustique, elles transportaient des sacs en plastique de chez Citarella contenant des sachets de mini carottes détrempées qu&rsquo;elles infligeraient aux enfants. </em></p>
<p class="article_link" style="text-align: left"><em>Ceux-ci évoluaient dans un royaume à part, ils sautillaient au bord de l&rsquo;eau, ne revenant vers les nounous que pour subir une nouvelle application de crème solaire. Les enfants ressemblaient trop à Alex. Tolérés, mais pas indispensables, pas assez puissants.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="article_link" style="text-align: left"><strong>Page 244 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle était partie de chez Simon le mardi. On était samedi. Le temps avait pris un aspect un peu trouble, un peu irréel. </em></p>
<p class="article_link" style="text-align: left"><em>C&rsquo;était insoutenable, quelque part. Insupportable. Pourtant, elle avait tenu, non ? Puisqu&rsquo;elle était là. Une sensation familière, une sensation diffuse qui revenait trop facilement. Ces moments où elle savait, avec certitude, qu&rsquo;elle n&rsquo;existait pas. Cela l&rsquo;avait terrorisée, au début. Certains jours en ville qui s&rsquo;écoulaient sans laisser sur elle le moindre impact. De lourds orages d&rsquo;été dehors. Alex se grattait les jambes jusqu&rsquo;au sang et mangeait des sachets de carottes à en vomir &#8211; ça ne l&rsquo;empêchait pas de continuer à les manger. La nausée finissait par se tasser sur elle-même. Certaines heures de la nuit où la mort semblait une évidence, où elle se présentait comme la seule issue possible. </em></p>
<p class="article_link" style="text-align: left"><em>Cette sensation était moins effrayante à présent. Ici, au bord de cette piscine froide. Peut-être était-elle le fantôme qu&rsquo;elle avait toujours pensé être. C&rsquo;était peut-être un soulagement.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p class="heading__StyledHeading-sc-5jxglz-0 jztCkt"><strong><em>Emma Cline, l’Invitée, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean Esch. La Table Ronde, 23 €.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>A Southie, la quête de sens de Mary Pat</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/07/15/a-southie-la-quete-de-sens-de-mary-pat/</link>
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		<pubDate>Sat, 15 Jul 2023 12:26:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Boston]]></category>
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		<description><![CDATA[ Dennis Lehane m&#8217;accompagne depuis plusieurs décennies. J&#8217;ai dévoré nombre de ses romans noirs pendant des années. Avant de m&#8217;éloigner durablement. Une critique radiophonique de son dernier roman en date, Le silence, m&#8217;a donné envie de replonger. Et je ne le regrette pas. L&#8217;auteur quinquagénaire, américain d&#8217;origine irlandaise, nous emmène cette fois à South Boston que l&#8217;on surnomme [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="padding-left: 30px"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SILENCE.jpg" rel="lightbox[6388]"><img class="alignleft size-full wp-image-6390 colorbox-6388" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SILENCE.jpg" alt="SILENCE" width="340" height="510" /></a></p>
<p> <strong>Dennis Lehane</strong> m&rsquo;accompagne depuis plusieurs décennies. J&rsquo;ai dévoré nombre de ses romans noirs pendant des années. Avant de m&rsquo;éloigner durablement. Une critique radiophonique de son dernier roman en date, <strong><em>Le silence</em></strong>, m&rsquo;a donné envie de replonger. Et je ne le regrette pas.</p>
<p>L&rsquo;auteur quinquagénaire, américain d&rsquo;origine irlandaise, nous emmène cette fois à South Boston que l&rsquo;on surnomme Southie,  quartier irlandais de Boston (ville récurrente dans son oeuvre). Nous sommes en 1974.  Pendant l&rsquo;été. <strong>Mary Pat Fennessey</strong> mène une existence routinière.</p>
<p>Un soir, <strong>Jules</strong>, sa fille de dix-sept ans, ne rentre pas à la maison et sa trace disparaît dans la chaleur moite de la ville. La même nuit, un jeune Noir se fait mortellement percuter par un train dans des circonstances suspectes. Ces deux événements sans lien apparent plongent les habitants de Southie dans le trouble.</p>
<h3 style="text-align: center">Une femme qui se bat</h3>
<p>D’autant que la récente politique de déségrégation mise en œuvre par la ville provoque des tensions raciales et qu’une grande manifestation se prépare contre la mise en place, dès la rentrée, du <em>&laquo;&nbsp;busing&nbsp;&raquo;, </em>soit la mixité raciale appliquée de force. <strong>Dennis Lehane</strong>, qui affirme avoir vécu ces heurts et manifestations quand il avait neuf ans, entraîne ses lecteurs</p>
<p>Dans la recherche effrénée de sa fille, <strong>Mary Pat</strong>, qui croyait appartenir à une communauté unie, voit les portes se fermer devant elle. Face à ce mur de silence, cette femme en colère devra lutter seule pour faire éclater la vérité, aussi dévastatrice soit-elle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Le Silence</strong></em> met à nu le cœur sombre d’un pays en plein désarroi à travers le portrait d’une mère au cœur brisé. Une mère prête à tout pour comprendre. Pour, du moins, essayer. Elle ne lâchera rien. Remontée, révoltée. Rageuse. Déterminée. Tout en posant des questions sur la révolution sociale et raciale qui secoue sa communauté et ses idées.</p>
<p>L&rsquo;auteur, entre autres romans des best-sellers <strong><i>Gone, Baby, Gone</i></strong> ou encore <strong><i>Ténèbres, </i><i>Mystic River</i> </strong>et <strong><i>Shutter Island</i></strong> (qui a inspiré le film de même titre, réalisé par Martin Scorsese, avec Leonardo DiCaprio, en 2009) signe là un roman percutant et le portrait implacable d&rsquo;un pays qui peine à se séparer de ses démons.</p>
<p>Dennis Lehane, qui affirme avoir vécu ces heurts et manifestations quand il avait neuf ans, a su trouver des mots simples pour dire toute la complexité de l’Amérique, Boston particulièrement, des années 70. Avec son écriture fluide, phrases courtes et percutantes, il déconstruit la fabrique de la haine et désigne les profiteurs. Un immense roman.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6388"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 45 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] A cet instant, Mary Pat éprouve un sentiment de proximité avec les Noirs qui la surprend. Est-ce qu&rsquo;ils ne sont pas tous victimes de la même chose ? Est-ce qu&rsquo;on n&rsquo;est pas en train de leur dire à tous comment ça doit marcher ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En fait, non, parce que des tas de gens de couleur ont voulu ce qui arrive. Ils sont allés devant les tribunaux pour ça. Et si vous venez d&rsquo;un quartier merdique comme Five Corners ou des cités coupe-gorge de Blue Hill Avenue ou Geneva Avenue, bien sûr, vous avez envie d&rsquo;aller dans un endroit plus agréable. Mais Southie n&rsquo;est pas un endroit plus agréable, c&rsquo;est juste un endroit plus blanc. Southie High est un lycée aussi pourri que Roxbury High.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 73 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mary Pat regarde fixement sa soeur par-dessus la table. Est-ce là ce que les gens pensent vraiment au sujet de son fils ? Que c&rsquo;est le Vietnam qui l&rsquo;a amené à la drogue ? Mary Pat a essayé de voir les choses de cette façon pendant un certain temps mais ensuite elle s&rsquo;est rendue à la triste vérité : Noel n&rsquo;a pas découvert l&rsquo;héroïne au Vietnam (le Thaï stick, oui, l&rsquo;héroïne, non) ; c&rsquo;est l&rsquo;héroïne qui a découvert Noel, dans les cités de South Boston.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 311 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Mary Pat n&rsquo;est pas experte et sa vision est limitée, mais elle sait reconnaître un fusil quand elle en voit un. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pourquoi un dealer de Southie est-il en train de donner des fusils à trois types noirs de Roxbury à la veille de la mise en application forcée de son histoire de </em>busing<em> ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mary Pat appuie la tête en arrière contre son siège. </em></p>
<p style="text-align: left">Putain, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;ils peuvent bien mijoter ? &laquo;&nbsp;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"> <strong><em>Le silence</em>, Dennis Lehane, traduit de l&rsquo;américain par François Happe, éditions Gallmeister, 25,40 euros</strong></p>
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		<item>
		<title>Au volant d&#8217;un bus, se libérer enfin&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/05/15/au-volant-dun-bus-se-liberer-enfin/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 May 2023 06:37:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Sagnard]]></category>
		<category><![CDATA[assurance]]></category>
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		<category><![CDATA[Los Angeles]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[secrets]]></category>
		<category><![CDATA[vol]]></category>

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		<description><![CDATA[ Le résumé de ce roman paraissait singulier. Et donnait envie de s&#8217;y plonger. Bonne pioche ! Le deuxième roman d&#8217;Arnaud Sagnard remplit toutes ses promesses ! L&#8217;auteur est journaliste,  rédacteur en chef au Nouvel Observateur depuis 2014. Précédemment, il avait participé à la création du magazine GQ et de 20 minutes. Son premier roman Bronson avait été publié en 2016.  La filature avait été [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LA-FILATURE.jpeg" rel="lightbox[6308]"><img class="alignleft wp-image-6315 size-full colorbox-6308" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LA-FILATURE.jpeg" alt="LA FILATURE" width="600" height="959" /></a></div>
<div> Le résumé de ce roman paraissait singulier. Et donnait envie de s&rsquo;y plonger. Bonne pioche ! Le deuxième roman d&rsquo;<strong>Arnaud Sagnard</strong> remplit toutes ses promesses !</p>
<div>L&rsquo;auteur est journaliste,  rédacteur en chef au <em>Nouvel Observateur</em> depuis 2014. Précédemment, il avait participé à la création du magazine <em>GQ</em> et de <em>20 minutes</em>. Son premier roman <strong><em>Bronson</em></strong> avait été publié en 2016.</div>
<div> <strong><em>La filature</em> </strong>avait été commencé cette même année. Il faudra une vingtaine de versions à l&rsquo;auteur avant d&rsquo;arriver au résultat escompté. L&rsquo;histoire ? Elle n&rsquo;est pas banale. Elle nous emmène à Los Angeles.</div>
<div>Là, dans la mégalopole, un expert en assurances, <strong>Jonathan Harris</strong>, a une semaine pour suivre discrètement <strong>Daniel Stein</strong>, un conducteur de bus de 62 ans, qui vient d’être soudainement rétrogradé.</div>
<div>C’est que ce dernier passe, à son insu, un test pour éprouver la « flexibilité » de l’entreprise –  à la clé, un contrat d’assurance de plusieurs centaines de millions. Mais rien ne se passe comme prévu.</div>
<h3>Un roman noir et grinçant</h3>
<div> <strong>Daniel Stein,</strong> employé modèle et chauffeur sur la ligne 2, prisée parce qu&rsquo;elle arpente les beaux quartiers, acceptera-t-il de rejoindre les &laquo;&nbsp;Hiboux&nbsp;&raquo;, le service de nuit et son lot de clodos et de junkies ?</div>
<div>Au fil des jours et de sa filature, le malaise de l’assureur grandit. Le sexagénaire agit bizarrement, sans s&rsquo;effondrer cependant. Sans se mettre en colère non plus. Mais son comportement ne cadre pas avec ses états de service. Il prépare quelque chose. Mais quoi ? <strong>Daniel Stein</strong> parle en revanche. Dans sa tête, au poisson coincé dans sa gorge, à son enregistreur aussi. Pas à ses contemporains. A l&rsquo;exception notable de son ex-femme. Une réminiscence de l&rsquo;enfance. D&rsquo;un parcours chaotique aussi.</div>
<div> On suit le chauffeur à travers la ville quand il est au volant de son bus, mais aussi et surtout quand il conduit sa Chevrolet Impala.</div>
<div>On suit aussi l&rsquo;expert en assurances, de plus en plus dépité. Et les témoignages des personnages extérieurs s&rsquo;insèrent aussi au fil des chapitres de ce roman noir et grinçant. Qui bascule peu à peu dans l&rsquo;étrange.</div>
<div></div>
<div></div>
<h2 style="text-align: center"> Extraits</h2>
<blockquote>
<div style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Cette fois-ci, ma mission consiste à suivre non plus une entreprise mais un individu et à observer son comportement pendant une semaine car de lui, qui ignore tout cela, dépendent des dizaines de millions de dollars. Une semaine pour l&rsquo;étudier sous toutes les coutures, le jour, la nuit, peu importe. La mallette à mes pieds contient les documents, assez légers, qu&rsquo;ils m&rsquo;ont donnés sur lui. Selon toute vraisemblance, cet homme grand et maigre, âgé de soixante-deux ans, est un être de basse intensité. Il ne porte pas d&rsquo;alliance ni ne possède de téléphone portable, sans doute ne veut-il pas être joint ni lié à qui que ce soit. Chez nous, les assureurs, c&rsquo;est un signe d&rsquo;alerte, cela signifie que la personne est proche, si elle n&rsquo;y est pas déjà plongée, de la marginalité.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div style="text-align: left"></div>
<div style="text-align: left"><strong>Page 88 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Autrement dit, Daniel Stein emportait l&rsquo;unique mémoire de la boîte. Sans, la LACMTA n&rsquo;aura pas les moyens de s&rsquo;opposer aux recours juridiques des salariés, c&rsquo;était là sa vengeance, son attentat silencieux. </em></div>
<div style="text-align: left"><em>A l&rsquo;extérieur, un sans-abri passa sans le voir. L&rsquo;abruti qui suivait Stein dans sa japonaise n&rsquo;était plus là, il ne saurait rien de son forfait. A cette heure-là, il devait dormir en famille, croyant sa cible rentrée à la maison après le match. Les commanditaires avaient surestimé leur séide, on ne confiait pas ce genre de tâche à quelqu&rsquo;un comptant ses heures de sommeil.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div style="text-align: left"></div>
<div style="text-align: left"><strong>Page 149 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] J&rsquo;ai sous-estimé le chauffeur de la ligne 2. Il a la foi, quelle que soit sa congrégation, baptiste, pentecôtiste ou autre chose, il n&rsquo;y a pas de meilleur signe de stabilité. A tous les coups, il croit en Dieu pour emmerder son père communiste. L&rsquo;énergie, il l&rsquo;a déjà retrouvée, d&rsquo;où ses récents dérapages, mais maintenant, avec un socle spirituel et une direction à suivre, il peut aisément accepter de bosser la nuit. Et à moi, le million !&nbsp;&raquo;</em></div>
</blockquote>
<div style="text-align: left"><em><strong>La filature, Arnaud Sagnard, Stock, 19,50€</strong></em></div>
</div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
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