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	<title>Quatrième de couv &#187; jalousie</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>De la dérive jusqu&#8217;au drame cousu de fil blanc&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Apr 2019 06:55:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[David Foenkinos, je l&#8217;ai rencontré au hasard d&#8217;un salon littéraire, à Saumur. C&#8217;était au début des années 2000. Il venait de sortir son premier roman, &#160;&#187; Inversion de l&#8217;idiotie&#160;&#187;. Je me souviens d&#8217;un chouette moment avec un auteur à l&#8217;univers atypique, avec une plume bien sentie. J&#8217;avais aimé. Je l&#8217;ai suivi quelques années. Avant de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>David Foenkinos</strong>, je l&rsquo;ai rencontré au hasard d&rsquo;un salon littéraire, à Saumur. C&rsquo;était au début des années 2000. Il venait de sortir son premier roman, <strong>&nbsp;&raquo; Inversion de l&rsquo;idiotie&nbsp;&raquo;</strong>. Je me souviens d&rsquo;un chouette moment avec un auteur à l&rsquo;univers atypique, avec une plume bien sentie. J&rsquo;avais aimé. Je l&rsquo;ai suivi quelques années. Avant de passer à autre chose. Lui, est devenu un auteur à succès, télégénique en plus <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4606" /></p>
<p>Son dernier roman m&rsquo;a intrigué. A cause de la promotion faite autour. Je me suis dit, il se passe un truc, là, non ? Alors j&rsquo;ai plongé dans<strong> &laquo;&nbsp;Deux sœurs&nbsp;&raquo;</strong>. Et ? Eh bien, pas grand-chose.  Mais je vous raconte quand même maintenant que j&rsquo;y suis.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FOENKINOS1.jpg" rel="lightbox[4606]"><img class="alignleft size-full wp-image-4611 colorbox-4606" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FOENKINOS1.jpg" alt="FOENKINOS" width="210" height="308" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Mathilde</strong>. La trentaine. Avec <strong>Etienne</strong>, elle forme un couple heureux. Du moins le croit-elle. Professeur de français dans un lycée, elle adore son métier et ses élèves.</p>
<p>En Croatie, alors qu&rsquo;ils étaient en vacances, <strong>Etienne</strong> a évoqué l&rsquo;idée de se marier, de fonder une famille. Sauf qu&rsquo;<strong>Etienne</strong> va la quitter. Brutalement. Soudainement. <strong>Iris</strong>, son ancienne compagne, est rentrée de l&rsquo;étranger. Ils se sont vus. Vont se revoir. L&rsquo;univers de <strong>Mathilde</strong> s&rsquo;effondre.</p>
<p>Le proviseur du lycée tente de l&rsquo;aide. Sa voisine psychiatre aussi. Mais <strong>Mathilde</strong> sombre. Perd provisoirement son travail. Et ne peut plus rester dans l&rsquo;appartement qu&rsquo;elle occupait avec <strong>Etienne</strong>. Elle s&rsquo;installe chez sa soeur,<strong> Agathe</strong> dans le petit appartement qu&rsquo;elle occupe avec son mari<strong> Frédéric</strong> et leur fille <strong>Lili</strong>.</p>
<p>Une cohabitation éprouvante se dessine. <strong>Mathilde</strong> jalouse sa sœur, mais va se rapprocher beaucoup de sa petite nièce. Elle fera de même avec son beau-frère. Au point de déséquilibrer le couple et la famille de sa sœur.</p>
<p>Et puis il y a un drame au coeur de ce huis-clos familial.</p>
<p>Inutile de vous dire que ce roman est sombre. Particulièrement sombre. Qu&rsquo;il nous dépeint une personnalité glaçante, inattendue. Et surtout, qu&rsquo;il est cousu de fil blanc. J&rsquo;ai donc perdu (un peu de mon) temps.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 65 :</strong><em> « Avec les jours, la colère augmentait. Jamais elle n’avait ressenti une telle haine ; cela lui faisait presque mal dans la poitrine ; c’était effroyable. Depuis toujours, elle détestait ces histoires de jalousie, d’agressivité, elle essayait sans cesse de chasser toute pensée négative ; elle était incapable de comprendre cette force noire qui la happait et la plongeait dans des pensées morbides. C’était absurde. Il n’y avait rien à faire. Le cœur de l’autre est un royaume impossible à gouverner. Il faut se taire et accepter. Ou, éventuellement, mourir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 120 :</strong><em> « […] Mathilde s’excusa pour ce ratage. Agathe finit par proposer : “Allez-y tous les deux. On prendra une baby-sitter pour Lili.” Ils avaient un peu protesté, mais il était évident que c’était la meilleure solution pour ne pas gâcher les billets. Un peu plus tard dans la soirée, Agathe se leva de son lit. Elle alla vérifier quelque chose dans son agenda. A la date du 24 novembre, elle avait bien noté sa soirée à la banque. Mathilde avait déjà fouillé dans ses affaires, alors elle aurait pu tout à fait tomber sur cette information. Aurait-elle pu prendre intentionnellement des places ce jour-là ? Non, ce n’était pas possible. Elle n’aurait pas fait ça. Mais il fallait admettre qu’elle agissait d’une manière si imprévisible parfois. Agathe ne savait plus que penser, alors elle préféra se dire que toute cette histoire n’était qu’un malheureux concours de circonstances. »</em></p>
<p><strong>Page 154 :</strong> <em>« Le mardi suivant, Mathilde se prépara pour aller à cette soirée d’anniversaire qui n’existait pas. Le reflet parfait de son existence. Il lui semblait vivre chaque jour davantage une vie qui n’existait pas. Elle errait dans un royaume où ses actions n’arrivaient pas à s’incarner concrètement. Si son passé devenait flou, l’avenir prenait la forme d’une lubie à laquelle personne ne pouvait croire. Les deux sœurs se souhaitèrent mutuellement une bonne soirée, et Mathilde ajouta : « Tu embrasseras bien Emmanuel pour moi. » Avec un sourire qui lui barrait le visage, Agathe répondit qu’elle n’y manquerait pas. Rien ne valait un petit trait d’humour, y compris le plus dérisoire ou le plus minable, pour faire croire que tout allait bien. Leur relation devenait franchement pathétique. »</em></p>
<p><em><strong>« Deux sœurs », David Foenkinos, Gallimard, 17€</strong></em></p></blockquote>
<p style="text-align: left">
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		<title>Quand l&#8217;amitié peut aussi être une addition salée&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/04/09/quand-lamitie-peut-aussi-etre-une-addition-salee/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2018 07:42:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Toujours un défi. Publier un deuxième roman quand le premier a été un véritable succès de librairie, ce n&#8217;est pas simple. Casse-gueule, même. Olivier Bourdeaut s&#8217;y est risqué. Après le fabuleux succès de &#171;&#160;En attendant Bojangles&#160;&#187;, dont je vous avais parlé ici, il revient avec &#171;&#160;Pactum salis&#160;&#187;, toujours édité chez Finitude. Après [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Pactum-Salis-223x330.jpg" rel="lightbox[4218]"><img class="alignleft size-full wp-image-4220 colorbox-4218" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Pactum-Salis-223x330.jpg" alt="Pactum-Salis-223x330" width="223" height="330" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toujours un défi. Publier un deuxième roman quand le premier a été un véritable succès de librairie, ce n&rsquo;est pas simple. Casse-gueule, même. <strong>Olivier Bourdeaut</strong> s&rsquo;y est risqué. Après le fabuleux succès de <strong>&laquo;&nbsp;En attendant Bojangles&nbsp;&raquo;</strong>, dont je vous avais parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/10/histoire-swinguante-dun-amour-fou/">ici</a>,</strong> il revient avec <strong>&laquo;&nbsp;Pactum salis&nbsp;&raquo;</strong>, toujours édité chez <strong>Finitude.</strong></p>
<p>Après les multiples traductions à travers quelque quarante pays et plus de 500.000 exemplaires vendus en France, une adaptation au théâtre ( sur scène en janvier) et un tournage pour le cinéma en cours, l&rsquo;auteur a changé de registre. Radicalement. Ici, pas d&rsquo;histoire autour d&rsquo;un amour fou, mais une rencontre improbable entre deux hommes que tout oppose.</p>
<p>Il y a <strong>Michel</strong>, agent immobilier à son compte. L&rsquo;homme a réussi professionnellement et affiche un train de vie cossu. Mais aussi une solitude qui poisse ses mocassins. <strong> Jean</strong>, lui, a fui Paris et son ami <strong>Henri</strong> pour devenir paludier à Guérande. Une vie monacale, mais un choix assumé. Loin de la société des hommes et d&rsquo;un amour déçu, il travaille durement.</p>
<p>Deux métiers que l&rsquo;auteur, installé désormais en Espagne, a pratiqué. Avec plus ou moins de succès, avoue-t-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4218"></span></p>
<p>Une nuit de beuverie, <strong>Michel</strong> échoue sur un tas de sel, urine sur le travail de <strong>Jean</strong>. Quand ce dernier le découvre, il manque de le tuer. Ils finiront par apprendre à se connaître, à se découvrir le temps d&rsquo;une semaine.  Entre leurs nuits de débauche, les deux hommes travaillent ensemble. <strong>Jean</strong> embauche <strong>Michel.</strong> Malgré la fascination réciproque qu&rsquo;ils exercent l&rsquo;un sur l&rsquo;autre, les différences sont très nombreuses, profondes. Et le drame jamais loin.</p>
<p>Michel est-il si détestable ? Jean si adorable ? Pas si sûr&#8230;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Pactum salis&nbsp;&raquo;</strong> qui donne son titre au roman est un proverbe médiéval qui signifie <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amitié est un pacte de sel&nbsp;&raquo;</strong>, c&rsquo;est-à-dire durable, éternelle. Allez savoir&#8230;</p>
<p>Un livre corrosif sur les différences sociales et la solitude.  Avec une fin étonnante que j&rsquo;ai dû relire pour comprendre. Pas sûre d&rsquo;y être parvenue <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4218" /></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21  : </strong><em>&laquo;&nbsp;Il ne s&rsquo;était jamais senti l&rsquo;âme d&rsquo;un leader, d&rsquo;un chef de meute, et encore moins d&rsquo;une assistante sociale et lorsque deux ans de succès chez Century 21 la firme lui proposa, à vingt ans tout juste, de prendre la direction d&rsquo;une nouvelle agence, il déclina poliment. Son travail acharné, autistique disaient certains, avait porté ses fruits au-delà de toute espérance. ll réalisait une vente par semaine, parfois plus, et se trouvait parmi les meilleurs de l&rsquo;hexagone, le plus jeune assurément. Mais après deux ans, le regard qu&rsquo;il portait sur sa société avait négativement évolué, et il ne se voyait pas mener une escouade de requins d&rsquo;eau douce tapissés de jaune pâle. Son ambition ne devait pas se préoccuper de la réussite des autres, encore moins de la faire prospérer, alors il préféra se mettre à son compte. Il payait donc une comptable au forfait, et son téléphone aussi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 59  : </strong><em>&laquo;&nbsp;Il était assez grand désormais pour affronter le silence et la solitude Il n&rsquo;avait plus besoin de boire pour se donner du courage et affronter sa tâche. Mais l&rsquo;ivresse était une compagne à laquelle il pensait souvent. Il lui arrivait de lui rendre visite sur un coup de tête, une contrariété. Il suffisait parfois d&rsquo;un vent tiède, d&rsquo;un coucher de soleil orange, d&rsquo;un air entraînant débordant d&rsquo;une terrasse de café, d&rsquo;une envie de compagnie, de brouhaha. Une envie de parler tout simplement.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 133  : </strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Hormis les commerçants, quelques touristes et les pêcheurs rencontrés lors de ses ivresses hivernales, il n&rsquo;avait pas parlé plus d&rsquo;une heure à quelqu&rsquo;un depuis presqu&rsquo;un an. Il y avait bien sa banquière, qu&rsquo;il voyait trente minutes par trimestre, mais le sujet abordé était toujours le même. Il ne pensait pas avoir de réserve suffisante pour alimenter une conversation qui allait s&rsquo;étendre tout au long d&rsquo;un plateau de fruits de mer, peut-être même d&rsquo;un dessert. Il regrettait de ne pas avoir proposé une crêperie comme dédommagement des singeries estivales de ce Michel. Au moins, une galette complète, une crêpe au sucre, une bolée de cidre pouvaient se bâcler en une demi-heure, mais un plateau de fruits de mer avec ses tourteaux à décortiquer, ses bigorneaux à extraire, ça pouvait durer une éternité, au bas mot.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Pactum salis&nbsp;&raquo;, Olivier Bourdeaut, Finitude, 18,50€</strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Parce qu&#8217;il faut tuer le frère&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/03/27/parce-quil-faut-tuer-le-frere/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/03/27/parce-quil-faut-tuer-le-frere/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Mar 2017 07:56:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Comme un air de printemps en ce lundi ! Je vous emmène cependant bien loin de la Touraine. Cap sur La Réunion, actuellement sous les feux médiatiques entre les visites des impétrants à l&#8217;élection présidentielle et les attaques de requins. Une très chouette île &#8211; que je connais pour y avoir travaillé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCONS-ETE.jpg" rel="lightbox[3916]"><img class="alignleft size-full wp-image-3919 colorbox-3916" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCONS-ETE.jpg" alt="GARCONS ETE" width="195" height="279" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comme un air de printemps en ce lundi ! Je vous emmène cependant bien loin de la Touraine. Cap sur La Réunion, actuellement sous les feux médiatiques entre les visites des impétrants à l&rsquo;élection présidentielle et les attaques de requins. Une très chouette île &#8211; que je connais pour y avoir travaillé – point de départ de ce roman à suspense très bien construit et écrit.</p>
<p>L&rsquo;auteure ? <strong>Rebecca Lighieri</strong>&#8230; qui signe aussi des romans sous son véritable nom, <strong>Emmanuelle Bayamack-Tam</strong>. Le dernier en date, <strong>&laquo;&nbsp;Je viens&nbsp;&raquo;</strong> était raconté  <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/02/07/famille-quand-je-ne-sais-pas-vous-aimer/">ici. </a></strong></p>
<p>Deux identités littéraires donc pour cette auteure, enseignante en région parisienne.</p>
<p>C&rsquo;est la première fois que j&rsquo;ouvre un roman écrit par <strong>Rebecca Lighieri</strong>. A cause d&rsquo;une chronique. A cause de son double aussi, donc j&rsquo;avais aimé l&rsquo;écriture et les histoires. <strong>&laquo;&nbsp;Les garçons de l&rsquo;été&nbsp;&raquo;</strong> est son troisième roman sous ce nom.</p>
<p>Cette fois encore, une histoire de famille. Qui dégénère. Pourtant, sur le papier, tout semble parfait. la famille vit à Biarritz. <strong>Jérôme</strong> est pharmacien, <strong>Mylène</strong>, que tous appellent <strong>Mi, </strong>élève leurs trois enfants, beaux et brillants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3916"></span></p>
<p>Il y a <strong>Thadée</strong>, l&rsquo;ainé. Superbe garçon en prépa scientifique. Puis <strong>Zachée</strong>, étudiant en médecine. Moins flamboyant, il est aussi largement plus sain que son aîné. Les deux frères pratiquent le surf à haute dose. Enfin , il y a <strong>Ysé</strong>, sage collégienne secrète et un peu étrange qui se liera d&rsquo;amitié avec <strong>Jordy</strong>, le jeune frère naïf de <strong>Cindy</strong>. La jeune fille est peut-être la seule de la famille à avoir, depuis le début, vu clair dans le jeu de son grand frère.</p>
<p>Une belle maison, une vie confortable&#8230; et toute la façade se lézarde. <strong>Thadée</strong> est en rupture. Il a décidé de partir s&rsquo;installer quelques mois à La Réunion. Pour le surf. Son frère viendra l&rsquo;y rejoindre le temps des vacances, accompagné de <strong>Cindy</strong>, l&rsquo;amour de sa vie. <strong>Jasmine</strong> aussi est venue. La belle fiancée de <strong>Thadée</strong> qu&rsquo;il traite si mal. De toute façon, il n&rsquo;a d&rsquo;yeux que pour <strong>Anouk</strong>, réunionnaise racée et copine de <strong>Jérémie.</strong></p>
<p>Lors d&rsquo;une sortie, <strong>Thadée</strong> est attaqué par un requin bouledogue. Il perd une jambe. <strong>Mylène</strong> débarque sur l&rsquo;île pour prendre en charge son fils et comprendre. Le début d&rsquo;une longue et ténébreuse descente aux enfers.</p>
<p>Et si <strong>Thadée</strong> n&rsquo;était pas vraiment celui qu&rsquo;elle a chéri si fort ? Si sa famille n&rsquo;était pas si respectable au fond ?</p>
<p>Le retour en métropole amorce une série de drames. Après la lumière de l&rsquo;ile Bourbon, avant la catastrophe portugaise, tout se met en place.</p>
<p><strong>Des images de Nazaré (mars 2017), autre spot qui sert de décor au roman</strong></p>
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<p>Entre violence et folie, le destin d&rsquo;un jeune homme se dessine. Terrible. Mais impossible de vous raconter les péripéties que vont connaître cette famille sans gâcher votre lecture.</p>
<p>Laissez-vous convaincre par ce roman noir – vraiment noir.</p>
<p>Les personnages se font tour à tour narrateurs. Racontent leur version, faisant ainsi progresser l&rsquo;histoire. De quoi appréhender au mieux le rôle de chacun et s&rsquo;enfoncer dans les pulsions sexuelles et meurtrières de <strong>Thadée. </strong>Il faut tuer le frère&#8230;<strong><br />
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure nous raconte la genèse et la construction de son roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/OC9mlDBrjo4?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 147  (Jérôme) :</strong><em> Avec l&rsquo;amputation de mon fils aîné, quelque chose s&rsquo;est déglingué. Je me rends compte que mes petits remords, mon vague sentiment de culpabilité, finalement, ce n&rsquo;était rien par rapport à ce que j&rsquo;éprouve aujourd&rsquo;hui. Même si ce qui arrive à Thadée n&rsquo;a rien à voir avec les frasques et les turpitudes de son père, je ne peux pas m&rsquo;empêcher d&rsquo;établir des liens. C&rsquo;est comme si en trompant Mylène j&rsquo;avais introduit un ferment de malheur dans la famille. Certes, le ferment a mis du temps, des années même, à répandre la putréfaction, mais désormais la putréfaction est là et je dois faire en sorte qu&rsquo;elle ne gagne pas plus avant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 260-261 (Cindy) :</strong><em> &laquo;&nbsp;Les regrets, j&rsquo;en ai tellement. Trop. Ils me montent à la gorge, menacent de m&rsquo;étouffer. Parce qu&rsquo;au fond moi, j&rsquo;ai toujours en conscience que Thadée représentait une menace pour Zachée. J&rsquo;ai toujours pensé qu&rsquo;il était capable de mener une double voire une triple vie, de nous cacher un tas d&rsquo;activités troubles, de nous mentir sur tout : ses études, ses fréquentations, l&rsquo;emploi de son temps, – sans parler de la face sombre de ses désirs. Mais tout le savoir que j&rsquo;accumulais sur Thadée, ses mensonges, mes doutes sur ses agissements et ses motivations, ma conviction profonde qu&rsquo;il était maladivement jaloux de son frère, tous ce magma bourbeux, je ne l&rsquo;ai jamais laissé remonter à la surface. J&rsquo;avais trop peur de faire mal à Zachée, trop peur d&rsquo;entamer l&rsquo;amour et la confiance qu&rsquo;il a continué à vouer à son frère, malgré tout et jusqu&rsquo;à la fin. Même s&rsquo;il a eu des doutes, lui aussi.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>En fait, l&rsquo;accident est arrivé au mauvais moment, au moment où il commençait justement à s&rsquo;émanciper et à prendre du champ. Ensuite tout a été balayé. Zachée se sentait trop mal; trop coupable. Il n&rsquo;a plus été possible d&rsquo;émettre la moindre réserve sur son frère. J&rsquo;ai fermé ma gueule. Je le paye cher aujourd&rsquo;hui. Tellement cher.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 363 (Ysé) :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je prie pour toutes sortes de choses. Pour que Thadée meure ou pour que nous n&rsquo;ayons plus jamais de nouvelles de lui, pour que mon père soit moins triste et pour qu&rsquo;il m&rsquo;offre un pogona ou un python royal. Je brûle aussi pas mal de bougies pour que ma mère redevienne ma mère. Je ne suis pas assez bête ni assez optimiste pour souhaiter un impossible retour à la normale, mais quand même, si Dieu existe – le mien ou celui des autres gens –, il doit bien se rendre compte que ma vie d&rsquo;enfant est épouvantable.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les garçons de l&rsquo;été&nbsp;&raquo;, Rebecca Lighieri, P.O.L., 19€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Prix Roblès 2016, c&#8217;est parti !</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/03/prix-robles-2016-cest-parti/</link>
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		<pubDate>Tue, 03 May 2016 09:40:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Sélection prix Roblès 2016 C&#8217;est le printemps ! Et aussi le moment de plonger dans la sélection du prix Roblès 2016. Depuis 1990, en effet, le prix Emmanuel-Roblès, prix des lecteurs de Blois-Agglopolys, couronne l’auteur d’un premier roman francophone, récompensé par une bourse. Le 3 juin prochain, les lecteurs détermineront ainsi le lauréat 2016 parmi [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600"> Sélection prix Roblès 2016</span></strong></p>
<p>C&rsquo;est le printemps ! Et aussi le moment de plonger dans la sélection du prix Roblès 2016. Depuis 1990, en effet, <strong>le prix Emmanuel-Roblès,</strong> prix des lecteurs de Blois-Agglopolys, couronne l’auteur d’un premier roman francophone, récompensé par une bourse.</p>
<p>Le 3 juin prochain, les lecteurs détermineront ainsi le lauréat 2016 parmi six auteurs. Des semaines déjà que les comités de lecture sont plongés dans leurs écrits.</p>
<p><strong>Avec mes collègues de la NR de Blois, je fais partie d&rsquo;un de ces comités. Qui sera notre lauréat ?</strong></p>
<p><strong>Sélection 2016 :</strong></p>
<p><strong>« En attendant Bojangles  »</strong> d’<strong>Olivier Bourdeaut</strong><br />
<strong>« Djibouti »</strong> de <strong>Didier Deram</strong><br />
<strong>« Le cas Annunziato »</strong> de <strong>Yan Gauchard</strong><br />
<strong>« Un marin chilien »</strong> d’Agnès <strong>Mathieu-Daudé</strong><br />
<strong>« Je me suis tue »</strong> de <strong>Mathieu Menegaux</strong><br />
<strong>« Today we live »</strong> d’<strong>Emmanuelle Pirotte</strong></p>
<p>Vous trouverez <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/10/19/aux-confins-du-desert-une-nuit-djiboutienne/">ici </a></strong>mon post concernant <strong>&laquo;&nbsp;Djibouti&nbsp;&raquo;</strong>, dont j&rsquo;ai beaucoup aimé le texte il y a déjà plusieurs mois, publié chez Buchet Chastel, une petite maison d&rsquo;édition décidément bien inspirée et dont l&rsquo;un des auteurs, <strong>Nicolas Clément</strong>, a précédemment remporté le prix pour <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/29/sauf-les-fleurs-roman-dune-vengeance/">&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;</a>.</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIN-CHILIEN.jpg" rel="lightbox[3543]"><img class="alignleft size-full wp-image-3547 colorbox-3543" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIN-CHILIEN.jpg" alt="MARIN CHILIEN" width="195" height="286" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je viens de refermer <strong>&laquo;&nbsp;Un marin chilien&nbsp;&raquo;, </strong>premier roman<strong> d&rsquo;Agnès Mathieu-Daudé, </strong>conservateur du patrimoine à Paris.</p>
<p>C&rsquo;est très loin de la capitale qu&rsquo;elle nous emmène cependant. En effet, ce roman se déroule en Islande. Là-bas, une drôle d&rsquo;histoire se trame. <strong>Alberto,</strong> géologue chilien vient y passer plusieurs semaines pour suivre de près une éventuelle éruption volcanique. Un quiproquo et un café plus tard, <strong>Thorvardur</strong> le soupçonne d&rsquo;être l&rsquo;amant de <strong>Thorunn</strong>, son ex-femme et mère de son petit garçon. De quoi mettre l&rsquo;homme très très en colère. <strong>Thorvardur</strong> n&rsquo;est pas un homme commode. Colosse colérique et alcoolique, il peut compter sur sa mère, la terrible mégère <strong>Hekla</strong> pour entretenir et alimenter son ressentiment.</p>
<p>Au fil des pages, l&rsquo;histoire se corse. <strong>Alberto</strong> devient, au terme d&rsquo;une nuit alcoolisée, propriétaire de l&rsquo;usine désaffectée de son rival. Puis fait la connaissance de Björn, drôle de fermier solidaire&#8230; qui n&rsquo;est autre que le frère jumeau de <strong>Thorvardur</strong>. Là, il fera aussi la connaissance de <strong>Hanna</strong>, une adolescente paumée et visiblement en danger.</p>
<p>Ajoutez à cela un<strong> Alberto</strong> pris entre sa quête d&rsquo;identité (abandonné à sa naissance, il a été recueilli et élevé par des religieuses), sa culpabilité (il se croit responsable de la mort de son meilleur ami <strong>Marcello</strong>), et son questionnement sur son histoire d&rsquo;amour avec <strong>Maria</strong>, au Chili, et <strong>Thorunn</strong>  en Islande&#8230; et vous obtenez un premier roman exotique, un road-movie sur une île au caractère bien trempé. Dommage que l&rsquo;ensemble du roman ne soit pas à la hauteur des premières pages enthousiasmantes !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 18-19 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ces jumeaux  étaient arrivés alors qu&rsquo;Hekla ne s&rsquo;y attendait pas. On ne pouvait pas dire qu&rsquo;elle ne s&rsquo;y attendait plus, elle n&rsquo;avait simplement pas envisagé d&rsquo;avoir des enfants avec Björn, le père. Elle l&rsquo;avait épousé, on faisait comme cela en 1940 et il était peut-être le seul à avoir accepté. Bien plus tard, elle avait appris en regardant le journal télévisé que l&rsquo;on pouvait choisir de vivre avec une femme, plutôt qu&rsquo;avec un homme. Elle ne ressentait pas d&rsquo;attirance particulière pour les femmes, elle n&rsquo;avait d&rsquo;ailleurs pour autant qu&rsquo;elle s&rsquo;en souvienne jamais ressenti d&rsquo;attirance particulière pour qui que ce soit, mais cette découverte en amenait une autre : on pouvait subsister sans mari, et ce sans pour autant rentrer dans les ordres ou avoir raté sa vie. Pourquoi personne ne le lui avait dit ? Cette question devenait obsessionnelle. Elle mettait sur le même plan l&rsquo;autre grande escroquerie que l&rsquo;avait menée à croire que manger de la viande était indispensable à la survie de l&rsquo;être humain, théorie dont la même télévision lui apportait un démenti flagrant sous couvert de reportages sur les végétariens, au milieu des inanités qu&rsquo;elle regardait lorsqu&rsquo;il était trop tard pour que les visiteurs s&rsquo;aventurent dans son jardin. Elle détestait la viande autant qu&rsquo;elle détestait son mari. Elle détestait surtout se faire avoir. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 148 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Peut-être que son projet de recherche soudain et ses envies d&rsquo;éruption n&rsquo;avaient d&rsquo;autre explication que son désir ou son besoin de quitter le Chili. Est-ce que c&rsquo;était aussi quitter Maria ? Il faudrait bien en revenir, de ce voyage en Islande. Ou est-ce qu&rsquo;il prévoyait de disparaître dans l&rsquo;éruption, opposant son silence au satellite qui avait repéré son téléphone et lui transmettait les messages de Maria ? Quel drôle d&rsquo;amour que celui qu&rsquo;il fallait noyer dans des torrents de lave ou d&rsquo;indifférence. Et Thorunn ? Il la connaissait depuis trois jours. Est-ce qu&rsquo;en trois jours on pouvait oublier une relation de dix ans ? Ou est-ce que ce n&rsquo;était pas le seul moyen d&rsquo;oublier une relation de dix ans ? Ce que Maria lui apportait, Thorunn saurait peut-être le remplacer : après tout, elle exsudait le confort en plus d&rsquo;une animalité qui l&rsquo;avait jeté sur le tapis à ses côtés&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 244 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il alla se laver les mains, il frotta longtemps sous le petit filet d&rsquo;au glacée qui s&rsquo;écoulait de l&rsquo;unique robinet du lieu, et essuya sur son pantalon. Il regarda les traces que ses mains dessinèrent sur le velours. Dans quelques minutes, elles auraient disparu, tandis que son empreinte rouge prenait déjà sur la porte une teinte ocrée comme la rouille du phare et la rouille des machines. Accidentelle ou intentionnelle, il fallait réfléchir à la trace qu&rsquo;on voulait laisser. Avait de repartir, il s&rsquo;approcha de la falaise, aussi près qu&rsquo;il l&rsquo;osait. D&rsquo;un mouvement de bras qui faillit le déséquilibrer, il jeta la clé de l&rsquo;usine, aussi loin qu&rsquo;il le put.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Un marin chilien&nbsp;&raquo;, Agnès Mathieu-Daudé, Gallimard, 18€</strong></em></p>
<p><em> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Comme un air de polar&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/11/23/comme-un-air-de-polar/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Nov 2015 11:35:46 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[  Les semaines passent et les piles de nouveautés littéraires sont toujours aussi hautes ! Il en faudra encore des semaines et des semaines pour découvrir et lire les petites pépites de cette saison 2015. Parmi elles, le nouvel opus écrit par Yves Ravey. Quatrième de couv vous avait déjà parlé ici de cet auteur [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RAVEY.jpg" rel="lightbox[3329]"><img class="alignleft size-full wp-image-3330 colorbox-3329" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RAVEY.jpg" alt="RAVEY" width="180" height="246" /></a>  Les semaines passent et les piles de nouveautés littéraires sont toujours aussi hautes ! Il en faudra encore des semaines et des semaines pour découvrir et lire les petites pépites de cette saison 2015.</p>
<p>Parmi elles, le nouvel opus écrit par<strong> Yves Ravey. </strong>Quatrième de couv vous avait déjà parlé<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/13/yves-ravey-et-son-notaire-pas-tres-clair/"> ici </a></strong>de cet auteur pour<strong> &laquo;&nbsp;Un notaire peu ordinaire&nbsp;&raquo;. </strong></p>
<p>L&rsquo;auteur sexagénaire livre ici un nouveau roman très court, comme à son habitude. Une histoire à la mécanique bien huilée.</p>
<p>Et de haute précision cette fois encore.<br />
<strong>Yves Ravey</strong>, romancier et dramaturge, vit à Besançon où il enseigne les lettres et les arts plastiques. Il a publié une douzaine de romans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3329"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle se tient dans l&rsquo;Est de la France, à la campagne, en Franche-Comté. C&rsquo;est là que vit <strong>Gustave Leroy</strong>, que tout le monde surnomme<strong> Gu</strong>. L&rsquo;homme est chauffeur routier et sillonne les routes de l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est. Il vit dans la maison de son père, ancien ouvrier agricole, menacé d&rsquo;expropriation par la mère de son amie d&rsquo;enfance, <strong>Stéphanie.</strong> Une jeune femme qu&rsquo;il aime depuis toujours. Une jeune femme qui vit une histoire d&rsquo;amour avec <strong>John Lloyd</strong>, un Américain fortuné. Un jour, ce dernier disparaît alors qu&rsquo;il quitte le dancing où justement <strong>Gu</strong> se trouvait aussi&#8230;</p>
<p><strong>Stéphanie</strong> demande à son vieil ami de mener son enquête. Ce qu&rsquo;il fera, sans y mettre beaucoup de conviction. Et pour cause. L&rsquo;affaire se complique pourtant quand débarque du Texas le frère de la victime, Mike&#8230; <strong>Gu</strong> s&rsquo;enferme dans ses mensonges.</p>
<p>Pas de scène de crime, une victime et un coupable que l&rsquo;on connaît dès les premières pages, une économie de mots et d&rsquo;effets&#8230; l&rsquo;univers d&rsquo;<strong>Yves Ravey</strong> se laisse à nouveau découvrir. Sobre. Mais pointilleux. C&rsquo;est<strong> Gustave</strong> qui nous raconte. Un monologue à la fois vif&#8230; et désespéré.</p></blockquote>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 32 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;en voulais à Blanche à cause de cette menace qui pesait sur mes épaules : notre maison, qui risquait d&rsquo;être démolie d&rsquo;un jour à l&rsquo;autre. Mais depuis un certain temps, j&rsquo;avais trouvé le moyen de racheter les murs, du moins en partie. Et je voulais contraindre Blanche à me revendre la propriété, et à poursuivre sur un autre terrain son projet immobilier. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais en attendant, je ne voyais pas comment redresser la situation, sauf à continuer de rendre service à Stéphanie, chercher son John Lloyd, ou tout au moins, faire semblant pour qu&rsquo;elle ne cesse pas d&rsquo;espérer, et qu&rsquo;ainsi, je n&rsquo;éveille aucun soupçon.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 65-66 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] J&rsquo;ai dit à Stéphanie où j&rsquo;en étais dans mes recherches, pour continuer à lui donner le change, mais sur un mode négatif, cette fois : J&rsquo;en avais assez ! Les pistes explorées au cours de mon enquête ne conduisaient nulle part. Il lui faudrait admettre, ou jour ou l&rsquo;autre, que son fiancé était parti en voyage et qu&rsquo;il ne reviendrait jamais. Je n&rsquo;avais reçu aucun signe d&rsquo;une éventuelle présence de John dans la région. Elle m&rsquo;a répondu qu&rsquo;il fallait continuer. Qu&rsquo;elle ne perdait pas espoir. J&rsquo;ai la sensation qu&rsquo;il n&rsquo;est pas loin, je ne sais pas pourquoi&#8230;, a-t-elle ajouté.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 119 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il est venu à ma rencontre : Te voilà, Gu ! Il a parlé de sa voiture de location dans la rivière. Il m&rsquo;a décri le godet de l&rsquo;excavatrice qui heurte le métal sous l&rsquo;eau, le conducteur d&rsquo;engin qui descend de son siège, qui regarde l&rsquo;eau noire, le pare-choc de la voiture pendu à une dent du godet, le véhicule qui remonte, surgit. La voiture tirée hors de l&rsquo;eau par un câble d&rsquo;acier, ruisselante, avec le treuil de la dépanneuse. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Plus loin, j&rsquo;ai aperçu Betty, accompagnée de Personnaz, qui parlait avec Stéphanie. Je me suis demandé ce que Betty  faisait là. Ella a murmuré quelque chose à l&rsquo;oreille de Stéphanie en me désignant. Stéphanie est revenue, elle m&rsquo;a dit : Ecoute Gu, il faut que je te parle. Elle m&rsquo;a demandé d&rsquo;où je venais. A ce moment-là, un homme qui était peut-être le directeur du chantier, ou un contremaître, un casque orange sur la tête, a demandé à Stéphanie si elle pouvait venir parce qu&rsquo;on venait d&rsquo;ouvrir le coffre, et il y avait un cadavre dans le coffre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Sans état d&rsquo;âme&nbsp;&raquo;, Yves Ravey, Les Editions de Minuit, 12,50€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		</item>
		<item>
		<title>Chez les vieilles filles du professeur Fabrikant&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/07/chez-les-vieilles-filles-du-professeur-fabrikant/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Jan 2014 15:47:26 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[troupe]]></category>

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		<description><![CDATA[Nouvelle année, nouvelles envies de lectures. Pour le coup, je partage avec vous la dernière lecture de l&#8217;année 2013&#8230; Je ne suis pas à une contradiction près&#8230; Alors voilà, j&#8217;ai découvert le premier roman de Yirmi Pinkus, un Israélien qui, auteur de comics , est aussi un caricaturiste et un illustrateur réputé. Avec &#171;&#160;Le Grand [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABRIKANT.jpg" rel="lightbox[2269]"><img class="alignleft  wp-image-2271 colorbox-2269" style="margin: 10px" alt="FABRIKANT" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABRIKANT.jpg" width="200" height="300" /></a>Nouvelle année, nouvelles envies de lectures. Pour le coup, je partage avec vous la dernière lecture de l&rsquo;année 2013&#8230; Je ne suis pas à une contradiction près&#8230;</p>
<p>Alors voilà, j&rsquo;ai découvert le premier roman de <strong>Yirmi Pinkus</strong>, un Israélien qui, auteur de comics , est aussi un caricaturiste et un illustrateur réputé. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Le Grand Cabaret du professeur Fabrikant&nbsp;&raquo;</strong>, il signe un premier roman qui plonge l&rsquo;auteur dans la vie d&rsquo;une troupe pas banale, créée à la fin du XIXe siècle, en Roumanie.</p>
<p>Quand le roman, commence, nous sommes à la fin des années 30, en Europe centrale. <strong>Markus Fabrikant</strong>, à qui l&rsquo;on donne le titre ronflant de professeur, vient de mourir. Il est considéré comme l&rsquo;un des pères fondateurs du théâtre roumain.</p>
<p><strong>Quel avenir pour la troupe du Grand Cabaret constituée des décennies plus tôt dans le but d&rsquo;éduquer les masses juives misérables à l&rsquo;aide de &laquo;&nbsp;tableaux vivants&nbsp;&raquo; pour les initier à la grande histoire des hommes ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2269"></span></p>
<p>Le <strong>professeur Fabrikant</strong> a, des années durant, pris sous son aile de jeunes orphelines, ou de jeunes filles promises à un bien médiocre avenir pour les faire jouer, chanter, danser&#8230; Une aventure qui a permis au Grand Cabaret de sillonner la Roumanie, la Pologne, la Bulgarie&#8230; des années durant.</p>
<p>A la mort de <strong>Markus</strong>, l&rsquo;un de ses neveux, <strong>Herman</strong>, prend la suite. De nombreuses péripéties attendent les désormais vieilles dames du Grand Cabaret tandis qu&rsquo;ici et là, l&rsquo;antisémitisme grandit tous les jours. Le théâtre populaire yiddish vit ses dernières heures de gloire&#8230;</p>
<p>On suit avec plaisir les histoires des différents membres de la troupe tandis que <strong>Zofia</strong>, la belle-soeur du professeur Fabrikant ourdit des plans machiavéliques pour récupérer, entre autres, les diamants acquis par le fondateur de la troupe.</p>
<p><strong>Mimi Landau veille sur les comptes, mais aussi sur les filles, devenues vieilles, mais dont la réputation a traversé tous les pays de l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est. Il y a Perla, la petite Gina, la grande Gina, Esther, Yetti, la bonne Becky, Lydia, Kreindl&#8230; </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mimi tira une chaise et s&rsquo;assit à côté de lui: “Je n&rsquo;avais que huit ans quand votre oncle a décidé de me prendre dans son cabaret ambulant, et je lui en serai reconnaissante jusqu&rsquo;à mon dernier jour, commença-t-elle en lui posant une main sur l&rsquo;épaule. Que serais-je devenue sans lui ? A l&rsquo;époque, les orphelins mouraient comme des mouches, soit de maladies, soit parce que personne ne s&rsquo;occupait d&rsquo;eux, et ceux qui avaient la chance de survivre ne pouvaient espérer qu&rsquo;une vie raccourcie par un dur labeur. Je ne suis pas la seule à tout lui devoir, on est sept, sept orphelines – en fait huit, si on compte aussi Becky. Il nous a rassemblées il y a cela presque soixante ans. Nous ne sommes plus de prime jeunesse, monsieur Herman, et le Grand Cabaret est la seule chose que nous ayons. Pour votre oncle et pour nous, il faut vous lever et prendre la route avec nous. Vous pouvez compter sur toute l&rsquo;équipe, Yingele, jeune homme, nous vous aiderons. Les filles connaissent leurs rôles par coeur, et moi, je gère les comptes quasiment les yeux fermés.” &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 256 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle n&rsquo;avait jamais aimé les animaux domestiques, alors a fortiori celui qui appartenait à sa rivale honnie. En effet, dès son arrivée, Lydia Liphschitz s&rsquo;était employée à ébranler le statut de la Duchesse par tous les moyens possibles et elle ne ratait jamais une occasion de lui chercher noise ou de l&rsquo;énerver : les deux femmes ayant la langue aussi bien pendue l&rsquo;une que l&rsquo;autre, les dîners communs étaient devenus un véritable champ de bataille. En général, ces chicaneries se terminaient au détriment d&rsquo;Esther qui, depuis la mort de sa chère Perla, ne s&rsquo;amusait plus comme autrefois à faire de l&rsquo;esprit et avait perdu beaucoup de son sens de la repartie ; d&rsquo;ailleurs, si parfois elle arrivait à remettre Lydia à sa place, elle n&rsquo;y prenait aucun plaisir, au contraire, elle s&rsquo;en voulait de se laisser ainsi manipuler par son ennemie&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 342 :</strong> &laquo;&nbsp;Bucarest, le 19 décembre 1938</p>
<p style="text-align: left"><em>Chère Giza,</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je t&rsquo;écris ces lignes de la gare centrale de Bucarest. Le départ du train qui me conduira à Zurich est imminent et ceci marquera la fin de mon ancienne vie. Oui, Giza, chérie, figure-toi que j&rsquo;ai quitté le Grand Cabaret du professeur Fabrikant. Dans trois heures prendra fin une période de soixante et un ans.De belles années ? Comment savoir, puisque je n&rsquo;ai rien connu d&rsquo;autre. Et puis, bons moments ou pas, c&rsquo;était devenu un chariot que je ne pouvais plus tirer. J&rsquo;espère que je vais réussir à t&rsquo;expliquer comment tout cela est arrivé, et alors peut-être, tu comprendras que je n&rsquo;avais pas le choix.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">En voilà un roman plein d&rsquo;entrain et de rebondissements ! Suivre la vie d&rsquo;un cabaret ambulant n&rsquo;est décidément pas une sinécure ! On se plonge avec délectation dans le quotidien de cette troupe assez improbable et le fait que l&rsquo;auteur soit également dessinateur n&rsquo;y est pas pour rien. On retrouve d&rsquo;ailleurs des illustrations au fil des pages. Un roman dont on voit les images pour finir et/ou commencer l&rsquo;année ? Bonne pioche !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le Grand Cabaret du professeur Fabrikant&nbsp;&raquo;, de Yirmi Pinkus, Grasset, 22€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		</item>
		<item>
		<title>Au milieu des brigands et de leurs mensonges&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/05/la-grace-des-brigands/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/05/la-grace-des-brigands/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Sep 2013 09:06:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[cicatrices]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
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		<category><![CDATA[identité]]></category>
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		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Los Angeles]]></category>
		<category><![CDATA[Maria Cristina]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[soeur]]></category>
		<category><![CDATA[Véronique Ovaldé]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Nous y sommes ! Deux fois par an, la France est traversée, agitée par la rentrée littéraire. Un phénomène typiquement français qui nous entraîne sur divers continents à travers moult horizons. Cette fois encore, je vais vous présenter quelques-uns de ces nouveaux romans qui m&#8217;ont plu. Ou pas. Pas question de suivre des [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline"><strong><span style="color: #0000ff;text-decoration: underline">Rentrée littéraire</span></strong></span></p>
<p>Nous y sommes ! Deux fois par an, la France est traversée, agitée par la rentrée littéraire. Un phénomène typiquement français qui nous entraîne sur divers continents à travers moult horizons. Cette fois encore, je vais vous présenter quelques-uns de ces nouveaux romans qui m&rsquo;ont plu. Ou pas.</p>
<p>Pas question de suivre des diktats des chroniqueurs en vue ou les buzz fabriqués par les maisons d&rsquo;édition&#8230; Ici, que des livres choisis à cause d&rsquo;un titre, d&rsquo;un auteur&#8230; ou d&rsquo;une quatrième de couv.</p>
<p>Après <strong>Marie Darrieussecq</strong>, j&rsquo;ai choisi de vous parler de &laquo;&nbsp;<strong>La grâce des brigands&nbsp;&raquo;</strong>, le  nouveau roman de <strong>Véronique Ovaldé, </strong>dont les lecteurs de ce blog ont déjà découvert l&rsquo;univers<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/23/partir-pour-etre-libre-enfin/"> ici.</a></strong></p>
<div id="attachment_1980" style="width: 373px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/veronique-ovalde_2536470.jpg" rel="lightbox[1975]"><img class=" wp-image-1980  colorbox-1975" style="margin: 10px" alt="veronique-ovalde_2536470" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/veronique-ovalde_2536470.jpg" width="363" height="162" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : AFP photo Gabriel Bouys</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Véronique Ovaldé est née en 1972. Elle est écrivain et également éditrice chez Points. En 2009, son roman<strong> &laquo;&nbsp;Ce que je sais de Vera Candida&nbsp;&raquo;</strong>, reçoit le 18e  <strong>prix Renaudot des lycéens</strong>, mais aussi le <strong>prix France Télévision</strong>s  et le grand<strong> Prix des lectrices de Elle.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1975"></span></p>
<p><!--more--></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_La-grace-des-brigands_54281.jpeg" rel="lightbox[1975]"><img class="alignleft size-full wp-image-1983 colorbox-1975" style="margin: 10px" alt="cvt_La-grace-des-brigands_5428" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_La-grace-des-brigands_54281.jpeg" width="174" height="256" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Maria Cristina Väätonen</strong> qui a choisi, à 16 ans, de quitter Lapérouse, le grand Nord canadien et sa famille toxique pour vivre son rêve d&nbsp;&raquo;écriture sous le soleil de Santa Monica. Jusqu&rsquo;au jour où sa mère, à qui elle n&rsquo;a pas parlé depuis dix ans, l&rsquo;appelle. Il s&rsquo;agit de &laquo;&nbsp;sauver&nbsp;&raquo; le petit <strong>Peeleete</strong>, le fils de sa soeur<strong> Meena</strong>, entrée dans une secte.</p>
<p>Un narrateur anonyme, et qui le reste jusqu&rsquo;au bout du roman, nous raconte alors la vie de <strong>Maria Cristina. </strong>Nous dévoile ses cicatrices, ses blessures et comment l&rsquo;écriture lui a permis de vivre une nouvelle vie, une autre vie.</p>
<p>Entre un père taciturne, une mère bigote et caractérielle et une soeur diminuée après un accident qui la jalouse, <strong>Maria Cristina</strong> a préféré fuir. Avant d&rsquo;écrire un roman autobiographique dans lequel elle règle ses comptes ( et écrit que sa mère et sa soeur sont mortes dans un accident, ce qui est totalement faux!)  et de rencontrer un auteur heroïnomane et dandy qui, tout en attendant de se voir remettre le prix Nobel de littérature, profite du talent de sa protégée.  Et puis il y a Judy Garland, l&rsquo;homme de confiance de Claramunt qui, sous un nom volé, va permettre à notre héroïne de vivre une belle histoire, bien qu&rsquo;un peu courte&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 40-41 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle sait qu&rsquo;aller jusqu&rsquo;à Lapérouse va la replonger dans son enfance, qu&rsquo;elle pourrait considérer ce trajet comme une tentative de réconciliation même si elle se fout de la réconciliation, ou du moins c&rsquo;est ce dont elle se persuade, elle se fout de parler à sa mère et que celle-ci ait du mal à s&rsquo;abstenir de lui reprocher son absence à l&rsquo;enterrement du père, elle se fout de ce que sa mère dira à propos de sa vie en Californie, elle dira, Du moment que tu es heureuse, mais ce sera faux, la mère de Maria Cristina prononcera ces mots parce qu&rsquo;elle pensera qu&rsquo;une mère doit les prononcer, la mère de Maria Cristina a sûrement été vexée par le succès de sa fille et ce qui était écrit sur elle dans son premier roman, vexée et sans doute jalouse, puisque la jalousie est bien le nerf de la guerre dans cette famille, elle a été vexée et jalouse si du moins elle a été informée du succès de sa fille, et elle a dû en être informée, il y a la radio et la télévision à Lapérouse, même si Marguerite Richaumont n&rsquo;écoute que les vêpres à la radio, elle anime d&rsquo;ailleurs peut-être encore l&rsquo;émission locale qu&rsquo;elle présentait par le passé </em>( Plus près de toi, Seigneur)<em>, Lapérouse n&rsquo;est pas aussi rétrograde qu&rsquo;elle, la ville a dû suivre plus ou moins le mouvement général et s&rsquo;intéresser à ce qui se passe au-delà de ses frontières, ses limites se sont faites plus poreuses, quelqu&rsquo;un a pu arrêter Marguerite Richaumont dans la rue principale de Lapérouse et lui dire, J&rsquo;ai vue votre fille à la télévision, et Marguerite Richaumont a dû hausser les sourcils, et ensuite elle a fait comme si elle était au courant pour que personne ne mesure l&rsquo;étendue de leurs dissensions ou elle s&rsquo;est offusquée de cette information en serrant son cabas contre son ventre et en répondant, Je n&rsquo;ai pas de fille qui s&rsquo;appelle Maria Cristina.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 79 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Maria Cristina avait été un bébé accommodant et silencieux sans doute pour contrebalancer la clameur et les cris poussés par sa soeur depuis sa naissance. Chacun utilise une stratégie à sa portée quand il tombe dans une famille comme celle des Väätonen-Richaumont. Elle devint une petite fille dissimulatrice et discrète. Quand elle ne se battait pas avec sa soeur et n&rsquo;était pas dans la forêt, elle lisait. Elle allait à la bibliothèque de Lapérouse, prenait des livres qui louaient le Seigneur et les présentait à sa mère quand elle revenait. Au fond de son sac, elle cachait un ou deux romanciers démoniaques qu&rsquo;elle lut trop tôt, Henry Miller ou Norman Mailer. La littérature passait en fraude dans la maison rose&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 105</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Au momeny où elle rencontra Claramunt, Maria Cristina, malgré le réconfort que lui apportait sa cohabitation avec Joanne, n&rsquo;arrivait pas à prendre ce que celle-ci appelait de la hauteur. Prends de la hauteur, lui répétait constamment Joanne en fumant des joints sur le canapé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Maria Cristina, en quelque sorte, se débattait. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle voulait retourner dans la forêt. Elle ne l&rsquo;aurait avoué pour rien au monde mais c&rsquo;était là qu&rsquo;elle voulait aller. C&rsquo;était le seul recours qu&rsquo;elle avait jamais eu pour se sentir un peu moins anxieuse. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>N&rsquo;oublions pas que Maria Cristina avait été une petite fille qui, pour trouver le sommeil, mettait en scène son propre enterrement et se délectait de la détresse et des remords de ceux qu&rsquo;elle laisserait derrière elle. Ce genre de petite fille, quand elle devient grande, se transforme en une personne d&rsquo;une intranquillité encombrante.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Véronique Ovaldé a ce talent rare de nous emmener avec elle sans la moindre difficulté. Son écriture, peut-être ici plus introspective mais qui garde encore sa fantaisie, nous entraîne dans le sillage de ses personnages aux profondes cicatrices. Pour la première fois, l&rsquo;auteure aborde le thème de l&rsquo;écriture et de ses effets. Un roman savoureux à dévorer dans ces derniers jours d&rsquo;été au milieu de ces brigands et de leurs mensonges&#8230; </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La grâce des brigands&nbsp;&raquo;, Véronique Ovaldé, les Editions de l&rsquo;Olivier, 19,50€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		</item>
		<item>
		<title>Quignard explore les liens qui lient frères et soeurs</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 14:03:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une femme, un paysage. Et une histoire qui vous oblige à vous plonger tout entier dans la complexité de l&#8217;âme. Pascal Quignard , l&#8217;auteur de &#171;&#160;Tous les matins du monde&#160;&#187; ou de &#171;&#160;Villa Amalia&#171;&#160;, entre autres romans, a signé à la rentrée littéraire de septembre dernier un roman fort. Et troublant. Il s&#8217;agit des &#171;&#160;Solidarités [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Une femme, un paysage. Et une histoire qui vous oblige à vous plonger tout entier dans la complexité de l&rsquo;âme. <a title="Découvrez l'auteur" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pascal_Quignard">Pascal Quignard </a>, l&rsquo;auteur de &laquo;&nbsp;<strong>Tous les matins du monde</strong>&nbsp;&raquo; ou de &laquo;&nbsp;<strong>Villa Amalia</strong>&laquo;&nbsp;, entre autres romans, a signé à la rentrée littéraire de septembre dernier un roman fort. Et troublant. Il s&rsquo;agit des &laquo;&nbsp;<strong>Solidarités mystérieuses</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><span id="more-703"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_715" style="width: 190px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Quignard1.jpg" rel="lightbox[703]" title="Quignard"><img class=" wp-image-715  colorbox-703" style="margin: 10px;" title="Quignard" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Quignard1-300x206.jpg" alt="" width="180" height="124" /></a><p class="wp-caption-text">Pascal Quignard, l&#39;auteur</p></div>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/solidarités-mystérieuses.jpg" rel="lightbox[703]" title="solidarités mystérieuses"><img class="alignleft  wp-image-705 colorbox-703" style="margin: 10px;" title="solidarités mystérieuses" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/solidarités-mystérieuses.jpg" alt="" width="119" height="176" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de<strong> Claire</strong>, née Marie-Claire. En 2007, cette traductrice parisienne décide de retourner sur les traces de son enfance, en Bretagne. En Ile-et-Vilaine, au bord de la mer, cette célibataire au coeur pris depuis l&rsquo;enfance, elle retrouve ses anciennes copines mais aussi Madame Ladon, son ancienne professeur de piano&#8230; qui veut l&rsquo;adopter.</p>
<p>Au fil des pages, ce sont successivement<strong> Claire</strong>, son frère<strong> Paul</strong>, mais aussi <strong>Jean</strong>, l&rsquo;amoureux (et prêtre) de Paul, <strong>Juliette</strong>, l&rsquo;une des filles que Claire a abandonné il y a très longtemps déjà,<strong> Noëlle</strong>, <strong>Fabienne</strong>, <strong>Catherine</strong> et les autres, ses anciennes amies retrouvées, sans oublier<strong> le père Calève</strong>, son voisin&#8230; qui prennent la parole et racontent l&rsquo;histoire de cette femme qui marche. Inlassablement. Dans la lande, sur le bord de mer. Elle marche des heures durant. Ressasse ses amours fanées, ses retrouvailles magnifiques et douloureuses à la fois avec Simon, son ami, son amour, devenu pharmacien, maire de la commune et&#8230; marié.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/paysage-livre.jpg" rel="lightbox[703]" title="paysage livre"><img class="alignleft  wp-image-707 colorbox-703" style="margin: 10px;" title="paysage livre" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/paysage-livre-273x300.jpg" alt="" width="164" height="180" /></a></p>
<p>Qu&rsquo;il pleuve, qu&rsquo;il neige, qu&rsquo;il vente ou qu&rsquo;il fasse soleil, <strong>Claire</strong> marche. Une façon d&rsquo;oublier. de fuir. Mais comment arriver à oublier la mort de son père et de sa petite soeur, Léna, dans un accident de la route dont elle et son frère <strong>Paul</strong> sortiront indemnes. Comment oublier, deux jours plus tard, le suicide de leur mère qui avait annoncé à leur père sa volonté de le quitter ? Comment grandir avec ce petit frère, <strong>Paul</strong>, qu&rsquo;elle ne retrouve que l&rsquo;été et quelques week-ends quand il sort de son pensionnat pour orphelins tandis qu&rsquo;elle vit chez l&rsquo;étouffante tante Guite ?</p>
<p><strong>Claire</strong> fait avec tout ça. Et appelle régulièrement son frère au secours. Et <strong>Paul</strong> vient. Le courtier en céréales, homosexuel, va d&rsquo;ailleurs s&rsquo;installer avec sa soeur dans cette ancienne ferme dont Madame Ladon a fait don à<strong> Claire</strong>.</p>
<p>Au fil des pages, c&rsquo;est cette<strong> relation soeur-frère</strong>, si unique, si étrange, que décrit <strong>Pascal Quignard</strong>. Une solidarité qui s&rsquo;exerce sans jugement, sans contrepartie. Pas sans questionnement.</p>
<p>Celle aussi, tout aussi mystérieuse qui unit Claire à ce territoire que l&rsquo;auteur nous décrit dans les moindres détails. Et enfin, celle qui lie Claire à Simon. Jusque dans la mort.</p>
<p><strong>Page 108</strong> : &laquo;&nbsp;<em>Elle a vendu la petite villa très chic qu&rsquo;elle possédait à Versailles. Elle en a retiré plus d&rsquo;argent qu&rsquo;elle n&rsquo;en avait besoin pour vivre. Il faut dire que son nouveau mode de vie en Bretagne requérait extrêmement peu d&rsquo;argent. Elle passait son temps à faire des marches à pied. Elle était toujours dehors. Pas un livre. Pas un disque. Pas un journal. Pas un magazine. Jamais de viande rouge ni d&rsquo;épicerie de luxe. Presque pas de vêtements. Beaucoup de Camel, de Chesterfield sans filtre, de Peter Stuyvesant, de Rothmans bleues, beaucoup de vin, beaucoup de légumes, beaucoup d&rsquo;huile d&rsquo;olive [&#8230;] Telle était ma soeur. Plus elle vieillisait et moins je la comprenais. Plus elle vivait dehors, en plein air, au-dessus de la mer, et plus elle était facile à vivre.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Page 111</strong> :  &laquo;&nbsp;[&#8230;] <em>Je veux dire par là que ma soeur n&rsquo;a jamais été “amoureuse” de Simon Quelen. On ne peut même pas dire qu&rsquo;elle ait eu des “sentiments” pour Simon Quelen.  Je pense qu&rsquo;elle ne l&rsquo;étreignit pas beaucoup plus que quelques fois durant toute sa vie mais elle l&rsquo;aima plus de soixante ans. Ce fut un lien absolu. Elle l&rsquo;épia chaque jour durant les dernières années de sa vie. Elle le contempla chaque jour jusqu&rsquo;à sa mort terrible. Elle assista à cette mort – et elle en fut même, je crois, terriblement heureuse.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et son frère, Paul, de poursuivre, page 138 : &laquo;&nbsp;<em>Tant qu&rsquo;il vécut, elle souffrit. Je n&rsquo;aurais jamais pu croire qu&rsquo;on puisse souffrir aussi continûment et aussi longtemps. Quand il fut mort, elle fut heureuse. Miraculeusement, si je puis dire, la souffrance s&rsquo;en est allée quand la présence du corps de celui qu&rsquo;elle aimait s&rsquo;en est allée elle aussi. En tout cas, sa souffrance s&rsquo;arrêta quand elle se transforma en deuil. C&rsquo;était presque merveilleux de la voir triste, simplement triste, après tant d&rsquo;années de souffrance. Le corps est incroyablement solide.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Bref, une histoire forte que résume bien Jean, prêtre, compagnon de Paul, <strong>page 185</strong> : &laquo;&nbsp;[&#8230;] <em>J&rsquo;aimais Paul et j&rsquo;admirais le couple que le frère et la soeur formaient. J&rsquo;étais émerveillé devant la solidité du lien qui les unissait. Rien de ce que l&rsquo;un ou l&rsquo;autre pouvait faire n&rsquo;était capable d&rsquo;altérer l&rsquo;affection qu&rsquo;ils se portaient. Rien de ce qu&rsquo;ils avaient pu connaître au cours de leurs métiers, mariages, démissions, divorces, ni le frère ni la soeur ne voulaient l&rsquo;examiner. Et surtout, en aucun cas ils n&rsquo;auraient voulu le juger. <strong>Ce n&rsquo;était pas de l&rsquo;amour, le sentiment qui régnait entre eux deux. Ce n&rsquo;était pas non plus une espèce de pardon automatique. C&rsquo;était une solidarité mystérieuse</strong>.</em>[&#8230;] <em>De l&rsquo;autre, ils acceptaient tout, même ce qu&rsquo;ils ne comprenaient pas.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Au fil des mois, des saisons et de ses tourments intérieurs, Claire va marcher toujours plus. Même avant que le soleil ne se lève. Jean, toujours, s&rsquo;interroge. Page 194 : <em>&laquo;&nbsp;Marcher fraie quelque chose dans le lieu, fore quelque chose dans le temps. Elle parlait à voix basse dans les ajoncs. La soeur de Paul passait pour un peu folle. A la vérité elle méditait. Je pense que la soeur aînée de l&rsquo;homme que j&rsquo;aimais cherchait à comprendre quelque chose qui était tout à fait inaccessible  à son frère&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span class="colorbox-link" style="color: #0000ff;">Au final, voilà un livre fort, sensible et qui nous en dit long sur la relation qui, parfois, lie un frère et une soeur. Le style est élégant, vif. Les descriptions, nombreuses ( voire trop diront certains!) font du décor l&rsquo;un des personnages principaux et incontournables de ce roman. A lire.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Les solidarités mystérieuses&nbsp;&raquo;, de Pascal Quignard, Gallimard, 18,50€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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