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	<title>Quatrième de couv &#187; guerre</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>A la vie, à la mort malgré le chaos</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Dec 2023 12:56:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jean Hatzfeld fait partie de mon panthéon littéraire personnel. C&#8217;est comme ça. Et ça fait plus de 20 ans que ça dure. J&#8217;avais commencé à lire ses livres avant de le rencontrer. Avant donc qu&#8217;il me pousse à me rendre au Rwanda pour essayer de comprendre ce que lui avait ressenti pendant et après le génocide [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Tu-la-retrouveras.jpg" rel="lightbox[6520]"><img class="alignleft size-full wp-image-6522 colorbox-6520" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Tu-la-retrouveras.jpg" alt="Tu la retrouveras" width="546" height="799" /></a></p>
<p><strong>Jean Hatzfeld</strong> fait partie de mon panthéon littéraire personnel. C&rsquo;est comme ça. Et ça fait plus de 20 ans que ça dure. J&rsquo;avais commencé à lire ses livres avant de le rencontrer. Avant donc qu&rsquo;il me pousse à me rendre au Rwanda pour essayer de comprendre ce que lui avait ressenti pendant et après le génocide des Tutsis.</p>
<p>Bref, chaque nouveau roman de cet ancien reporter de guerre est pour moi un réel plaisir de découverte. Et, évidemment, de lecture. C&rsquo;est encore le cas avec <strong><em>Tu la retrouveras</em></strong>, sorti à la fin de cet été.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous entraîne à Budapest en 1944. Nous sommes dans un zoo, en partie détruit. Et pour cause. La ville est assiégée par les soldats nazis. A l&rsquo;extérieur, des régiments de l&rsquo;Armée rouge attendent de faire tomber la ville.</p>
<p>Cet hiver 1944-1945 est terriblement froid. Il est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;un des plus vigoureux du 20e siècle.</p>
<h4 style="text-align: center">à la vie, à la mort</h4>
<p>Là, dans le zoo où les animaux encore présents vivent en liberté, deux fillettes d&rsquo;une dizaine d&rsquo;années. C&rsquo;est là qu&rsquo;elles se sont refugiées. Qu&rsquo;elles apprennent à se connaître et qu&rsquo;elles vont devenir les meilleures amies du monde. Il y a <strong>Sheindel</strong>, enfant juive dont les parents ont été tués. Il y a <strong>Izeta</strong>, enfant tzigane qui s&rsquo;est retrouvée seule après la mort de ses parents, arrêtés.</p>
<p>Là, dans cette enclave un peu protégée, elles organisent leur quotidien, entourées de hyènes, d&rsquo;une mère orang-outan et de dromadaires.</p>
<p>Pour les aider, <strong>Dumitru</strong>. Le lieutenant vétérinaire moldave passe régulièrement. Et les aide quand il le peut.</p>
<p>Mais le destin s&rsquo;acharne et <strong>Sheindel</strong> et <strong>Izeta</strong> vont être séparées. S&rsquo;ouvre alors la deuxième partie du livre, 40 ans plus tard.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6520"></span></p>
<p><strong>Sheindel</strong> est devenue zoologue. Elle a retrouvé <strong>Dumitru</strong>, avec qui elle échange des lettres. Mais qu&rsquo;est devenue <strong>Izeta</strong> ? Un journaliste, Frédéric, se mêle de la quête. Jusqu&rsquo;à Sarajevo.</p>
<p>Tout au long du roman, le Danube sert de fil. De la dernière année de la Deuxième Guerre mondiale jusqu&rsquo;à celle qui a déchiré les Balkans. Un territoire que <strong>Jean Hatzfeld</strong> connait particulièrement. L&rsquo;auteur a choisi d&rsquo;écrire sur un siège car il sait que dans cette situation <em>&laquo;&nbsp;les gens se comportent différemment&nbsp;&raquo;</em>. Il a installé son histoire dans un zoo car il <em>&laquo;&nbsp;aime les animaux&nbsp;&raquo;</em> et a choisi de les faire cohabiter avec les deux fillettes. Un roman qui parle du mal, mais aussi d&rsquo;espoir. Malgré tout. Un roman sombre et lumineux à la fois.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 94 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;]  &#8211; Attrapés ensemble, égorgés ensemble. D&rsquo;abord elle. C&rsquo;est pire aussi de voire l&rsquo;autre mourir au couteau. Ma mère était maigre er forte, très courageuse. Jamais peur. Elle nous disait : Nous, les Tziganes, on ne veut de nous nulle part, nous pouvons aller partout. Sauf dans les lieux maudits. Dans le camion, elle n&rsquo;a montré aucune tristesse, à cause de nous, je sais. Elle a parlé de choses sans importance, personne ne l&rsquo;écoutait, sauf nous. Avant, les gens venaient la chercher pour accorder leur piano dans les villes où on allait. Elle gagnait plus d&rsquo;argent que tout le monde. Les routes étaient si longues, elle chantait, elle dansait. Je n&rsquo;arrive pas à croire que je ne l&rsquo;entendrai plus jamais. Même pour une petite chanson&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 121 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Aimer si fort des êtres aussi détestés, pour des gamines, c&rsquo;est extraordinaire. Même si elles ne s&rsquo;en rendent pas compte, elles le sentent&#8230; Cet amour, je le dois à Izeta. Izeta divise le monde entre ceux qu&rsquo;on aime et ceux qui ne vous aiment pas, et à la première seconde elle a accueilli les hyènes en amie, comme des êtres pris dans la même débâcle que nus, avec qui nous allions faire. Sa famille les aimait. </em>Eh&rsquo;ad. Nem mikh tsurik di lib gehat ones !<em> &#8211; ramène-moi ceux que j&rsquo;ai aimés ! C&rsquo;est du yiddish. Je n&rsquo;ai jamais tant prié&#8230; L&rsquo;autre jour, je remarque deux raies de poils noirs sur l&rsquo;une des hyènes, elles forment un Y sur son poitrail. Je l&rsquo;interpelle : Toi, tu es la petite-fille d&rsquo;Andronica qui avait le même Y.[&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 177 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Etait-ce un temps long ? Long n&rsquo;est pas le mot s&rsquo;agissant de l&rsquo;impression des Bosniens qui luttaient pour ne pas tout perdre et des journalistes pris dans un tourbillon d&rsquo;histoires de guerre, qui les uns comme les autres ne se relâchent jamais assez pour prendre du recul et penser aux jours qui passaient. De la même façon que Dumitru dit de ses champs de bataille du Dniepr et de la plaine hongroise, de ce temps enfui : &laquo;&nbsp;C&rsquo;est après que le temps s&rsquo;allonge brutalement, la désolation s&rsquo;impose, si soudaine que cela déboussole. Après, quand ça devrait finir mais que tout commence en réalité parce qu&rsquo;on prend conscience seulement alors de tous ceux et de tout ce qu&rsquo;on a perdus.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Tu la retrouveras, Jean Hatzfeld, Gallimard, 19,50 euros</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Dans l&#8217;ombre du Tsar&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/12/21/dans-lombre-du-tsar/</link>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2022 10:22:22 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Waouh ! Quel roman ! Il devrait assurément se retrouver au pied de nombreux sapins à Noël. Et pour cause. Voilà un lire que vous ne voulez pas quitter et dont vous tournez les pages avec fébrilité et enthousiasme à la fois. Giuliano da Empoli est un écrivain et journaliste italien. Ancien adjoint au maire en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAGE.jpg" rel="lightbox[6190]"><img class="alignleft size-full wp-image-6193 colorbox-6190" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAGE.jpg" alt="MAGE" width="195" height="286" /></a> Waouh ! Quel roman ! Il devrait assurément se retrouver au pied de nombreux sapins à Noël. Et pour cause. Voilà un lire que vous ne voulez pas quitter et dont vous tournez les pages avec fébrilité et enthousiasme à la fois.</p>
<p><strong>Giuliano da Empoli</strong> est un écrivain et journaliste italien. Ancien adjoint au maire en charge de la Culture à Florence (2009-2012), il a été le conseiller politique du président du Conseil italien Matteo Renzi. Editorialiste et essayiste politique, il a aussi fondé un <em>think tank.</em> En 1996, il a publié son premier livre <em>Un grande futuro dietro di noi</em> à propos des difficultés rencontrées par les jeunes Italiens. Cette publication a fortement animé le débat national en Italie et poussé le journal <em>La Stampa</em> à le désigner &laquo;&nbsp;Homme de l&rsquo;année&nbsp;&raquo;.</p>
<p>En 2019, alors qu&rsquo;il travaille à son prochain essai sur les éminences grises des totalitarismes européens, il croise la route de Vladislav Sourkov, qui fut de 1999 à 2011, l’adjoint au président de l’Administration présidentielle, vice-Premier ministre de 2008 à 2013, puis conseiller de Poutine (2013-2020). Cette éminence grise, ancien homme de télé, a joué un rôle clé dans la définition de certains concepts, la création de mouvements de jeunesse, les articulations idéologiques du régime poutinien, ainsi que le déclenchement de la guerre contre l’Ukraine. Un véritable personnage de roman ! <strong><em>Le mage du Kremlin</em></strong> est né.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6190"></span></p>
<p>Dans le livre, on découvre la vie de<strong> Vadia (ou Vadim) Baranov</strong>, le temps d&rsquo;une nuit de confidences à un Français russophile et russophone qui travaille sur le projet de réédition d&rsquo;un roman. <strong>Baranov</strong> a quitté le Kremlin et ses intrigues depuis un certain temps déjà. Nul ne sait où il est, ce qu&rsquo;il devient. Dans une maison au coeur de la forêt, il se livre sur la vingtaine d&rsquo;années passées au plus près du pouvoir. Ce Raspoutine qui parlait à l&rsquo;oreille de celui qu&rsquo;on surnomme le Tsar, raconte les coulisses de la guerre en Tchétchénie, l&rsquo;annexion de la Crimée, l&rsquo;occupation du Donbass ou encore l&rsquo;incroyable cérémonie d&rsquo;ouverture des JO à Sotchi&#8230;</p>
<p><strong>Un roman réellement passionnant et bien écrit. <em>Le mage du Kremlin</em> a reçu le Grand prix du roman de l&rsquo;Académie française. </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 76 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Convertir mon expérience théâtrale en carrière de producteur de télévision fut comme passer du carrosse à vapeur à la Lamborghini. Un jour j&rsquo;étais assis autour d&rsquo;une table de cuisine, à disserter sur Maïakovski en buvant du thé brûlant dans une atmosphère imprégnée de cigarettes sans filtre, et le lendemain je sirotais des cappuccinos dans un open-space conçu par des architectes  néerlandais, compilant des présentations PowerPoint et me réjouissant de mes futures vacances à Marrakech. Dans les studios de l&rsquo;ORT, la première chaîne de la télévision russe, récemment privatisée, on ne produisait pas simplement des émissions, on expérimentait les formes de vie qui seraient adoptées plus tard par l&rsquo;ensemble des nouveaux Russes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 164 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A cette époque, je prenais encore les discours du Tsar au pied de la lettre. Je ne pouvais pas savoir à quel point le sentiment de revanche qui se cachait derrière eux était profond, ni que le vide qu&rsquo;ils masquaient se révélerait impossible à combler, mais ce soir-là je compris que la guerre contre les oligarques n&rsquo;était que le début. Il ne s&rsquo;agissait pas seulement de reprendre le contrôle de quelques entreprises échues dans les mauvaises mains. Il s&rsquo;agissait de mobiliser toutes les ressources, tous les éléments de force de la Russie pour retrouver notre place sur la scène mondiale. Une démocratie souveraine, tel était l&rsquo;objectif.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 258 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je contemplais ma vie comme un plongeur en apnée. Je la voyais briller à la surface, mais je ne parvenais plus à respirer. Cela faisait vingt ans que je n&rsquo;avais pas respiré. Non que ces années se soient envolées. Au contraire, j&rsquo;avais l&rsquo;impression d&rsquo;avoir vécu milles vies. Mais je n&rsquo;avais jamais respiré, pas un seul instant : j&rsquo;étais resté en apnée. Maintenant, je commençais, au loin, à entrevoir ma destination. Le point final où le besoin de choisir cesse de se manifester, car tous les choix ont été faits et ce qui reste n&rsquo;est qu&rsquo;une simple formalité.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Le mage du Kremlin, Giuliano da Empoli, Gallimard. </strong></em></p>
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		<title>Voyage au bout de l&#8217;enfer à hauteur d&#8217;enfant</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/01/07/voyage-au-bout-de-lenfer-a-hauteur-denfant/</link>
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		<pubDate>Fri, 07 Jan 2022 16:16:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2022 &#160; Une histoire à hauteur d&#8217;enfant. Tragique. Poignante. Terrible. C&#8217;est ce que propose Rachid Benzine dans son nouveau roman. Court (80 pages seulement) mais percutant. Et pour cause. Cette histoire, c&#8217;est celle de Fabien. Un écolier féru de poésie. Un gamin qui grandit entre ses parents et l&#8217;école Jacques-Prévert à Sarcelles. Un enfant [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire hiver 2022</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RACHID.jpg" rel="lightbox[5875]"><img class="alignleft size-full wp-image-5878 colorbox-5875" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RACHID.jpg" alt="RACHID" width="195" height="278" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une histoire à hauteur d&rsquo;enfant. Tragique. Poignante. Terrible. C&rsquo;est ce que propose Rachid Benzine dans son nouveau roman. Court (80 pages seulement) mais percutant. Et pour cause.</p>
<p>Cette histoire, c&rsquo;est celle de<strong> Fabien</strong>. Un écolier féru de poésie. Un gamin qui grandit entre ses parents et l&rsquo;école Jacques-Prévert à Sarcelles. Un enfant qui va être arraché à tout cela après que ses parents décident de rejoindre la Syrie et l&rsquo;Etat islamique. Un enfant qui raconte l&rsquo;enfer qu&rsquo;il découvre, les désillusions de ses parents, la mort de son père, l&rsquo;acharnement de sa mère et la folie qui la guette &#8230;</p>
<p>Trois mois que <strong>Fabien</strong> rebaptisé <strong>Farid</strong> est enfermé dans un camp tenu par les Kurdes, avec sa mère et son frère, né de l&rsquo;union de sa mère avec un autre combattant de l&rsquo;EI, tué comme les précédents au combat. Alors <strong>Fabien/Farid</strong> raconte ces quatre dernières années. Avec une lucidité terrible. Comme pour nous plonger au plus près de l&rsquo;horreur.</p>
<p><strong>Rachid Benzine</strong>, que j&rsquo;ai découvert via <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/06/07/a-cette-femme-quil-aimera-toujours/">son premier roman en 2020</a></strong> est enseignant et chercheur associé au Fonds Ricoeur. Islamologue, politologue, romancier et dramaturge, Rachid Benzine est une des figures de proue de l&rsquo;islam libéral francophone. Après<strong> <em>Ainsi parlait ma mère</em></strong>, il a écrit <em><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/15/le-printemps-arabe-a-travers-la-chair/">Dans les yeux du ciel</a></strong>, </em>où, cette fois, il nous entraine dans les Printemps arabes à travers la vie et le regard aiguisé de <strong>Nour</strong>, une prostituée.</p>
<p>Le quadragénaire poursuit avec <em><strong>Voyage au bout de l&rsquo;enfance.</strong></em> Cette fois, ce n&rsquo;est pas une prostituée qui raconte, mais un enfant. Une autre voix que l&rsquo;on n&rsquo;écoute pas forcément. un exercice de compréhension d&rsquo;un islam dévoyé, violent. Aux antipodes des fondamentaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5875"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Fabien</strong> s&rsquo;accroche à sa vie d&rsquo;avant, raconte les contraintes de celle qu&rsquo;il subit désormais dans ce camp où violence, maladies, faim et désoeuvrement cohabitent. Se souvient de son instituteur, de ses copains, de son chien, de ses grands-parents (via des appels téléphoniques de loin en loin) alors qu&rsquo;il doit rejoindre chaque jour l&rsquo;école des lionceaux du califat.</p>
<p>Veuve, sa mère pourrait-elle rentrer en France ? Ses enfants peuvent-ils être sauvés ? Autant de questions auxquelles un enfant ne peut pas répondre, isolé, loin de ses rêves d&rsquo;être un jour un footballeur célèbre.</p>
<p>Un roman qui rappelle la situation toujours vécue par des femmes et leurs enfants dans <strong>ces camps  d&rsquo;Al Hol et Roj</strong>   <strong><a href="https://www.europe1.fr/societe/syrie-une-francaise-de-28-ans-meurt-dans-un-camp-4082767">comme l&rsquo;explique cet article</a>. </strong></p>
<p>Ou encore ce <strong><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2021/08/12/en-syrie-la-question-du-rapatriement-divise-les-francaises-djihadistes-du-camp-de-roj_6091239_3210.html">reportage publié dans Le Monde</a></strong>, en août dernier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_5881" style="width: 1034px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/1c01853_807217432-lgeai-roj-francaises-47.jpg" rel="lightbox[5875]"><img class="wp-image-5881 size-full colorbox-5875" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/1c01853_807217432-lgeai-roj-francaises-47.jpg" alt="1c01853_807217432-lgeai-roj-francaises-47" width="1024" height="512" /></a><p class="wp-caption-text">Dans le camp de Roj-2. Photo Laurence Geai pour Le Monde, août 2021</p></div>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 12 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Et puis on est arrivé en Syrie. Là, ils m&rsquo;ont dit où on était. Ça s&rsquo;appelait Raqqah. Papa et maman, ils étaient très excités. Je les avais jamais vus aussi heureux. Ils m&rsquo;ont dit que c&rsquo;était le paradis ici. Moi je croyais que le paradis c&rsquo;était dans le ciel, quand on est mort. Papa s&rsquo;est habillé avec des vêtements très larges et un turban. Maman a mis un niqab. Tout noir. On voyait que ses yeux. Pour rire, elle me disait que c&rsquo;était pour me surveiller comme depuis la meurtrière d&rsquo;un château. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 55 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Une fois, maman a réussi à avoir mamie au téléphone grâce à une femme gentille de Daesh. Il y en a. Je n&rsquo;ai pas aimé ce qu&rsquo;a dit maman. Elle a reproché à mamie de lui avoir dit de sortir de Baghouz parce que, c&rsquo;était sûr, on allait être rapatriés. Elle a eu vraiment confiance dans la promesse de mamie et elle lui a reproché de l&rsquo;avoir trahie. Elle lui a même dit : &nbsp;&raquo; Tu nous a trahis deux fois. Quand tu as alerté la police parce que tu avais peur que je parte rejoindre Daesh et quand tu m&rsquo;as dit que j&rsquo;allais rentrer en France après Baghouz.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je sais que mamie pleurait au téléphone en lui disant qu&rsquo;elle avait déjà préparé la chambre pour Selim et moi, qu&rsquo;elle nous avait acheté des jouets et qu&rsquo;elle avait prévu un sac de vêtements pour quand maman irait en prison en France&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 61 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je comprends pas pourquoi on prend des petits dans la guerre. Et dans ce camp. C&rsquo;est pas fait pour eux la guerre. C&rsquo;est pour les grands. Et même pour les grands. Quand je repense à papa&#8230; Je sais que lui non plus ne l&rsquo;aimait pas cette guerre. C&rsquo;est cruel une guerre. Et j&rsquo;ai toujours pas compris pourquoi on se battait. Maintenant qu&rsquo;on est prisonniers, on est mal traités mais c&rsquo;est pas les ennemis qu&rsquo;on nous avait dit. Ils nous donnent à manger. Ils nous soignent comme ils peuvent. Il y en a qui nous parlent mal. Il y a des gardiens qui me donnent des gifles parfois. Mais à l&rsquo;école des lionceaux, on nous disait qu&rsquo;il fallait tous les tuer et les faire souffrir. C&rsquo;est quand même pas pareil. Peut-être que ceux qui me giflent ils ont eu un enfant tué par Daesh.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>Voyage au bout de l&rsquo;enfance, Rachid Benzine, Seuil, 13€. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Salina ou le récit d&#8217;une vengeance</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/08/20/salina-ou-le-recit-dune-vengeance/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/08/20/salina-ou-le-recit-dune-vengeance/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Aug 2019 08:37:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[ Laurent Gaudé fait partie de mon panthéon littéraire personnel. De son vivant ! Oui, je sais, c&#8217;est une sacrée chance ! &#160; Presque vingt ans que je suis cet auteur, roman après roman. C&#8217;est d&#8217;ailleurs grâce à l&#8217;un d&#8217;eux (&#171;&#160;Danser les ombres&#160;&#187;) que j&#8217;ai eu envie de découvrir Haïti, sac sur le dos. Romancier, auteur de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Laurent Gaudé</strong> fait partie de mon panthéon littéraire personnel. De son vivant ! Oui, je sais, c&rsquo;est une sacrée chance !</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SALINA.jpg" rel="lightbox[4735]"><img class="alignleft size-full wp-image-4736 colorbox-4735" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SALINA.jpg" alt="SALINA" width="120" height="227" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Presque vingt ans que je suis cet auteur, roman après roman. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs grâce à l&rsquo;un d&rsquo;eux (<strong>&laquo;&nbsp;Danser les ombres&nbsp;&raquo;</strong>) que j&rsquo;ai eu envie de découvrir Haïti, sac sur le dos.</p>
<p>Romancier, auteur de théâtre et de nouvelles, poète, <strong>Laurent Gaudé</strong> manie les mots et les univers. Convoquant la mythologie antique pour mieux expliquer l&rsquo;actualité brûlante. Et ça fonctionne.</p>
<p>Vous trouverez des posts sur ses oeuvres <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/12/quand-la-terre-devient-bouche-qui-mange/">ici</a> </strong>mais également <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/08/03/haiti-revolution-en-germe-dans-le-tan-lontan/">là </a></strong> et enfin <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/06/perdre-pour-mieux-gagner/">par ici</a>.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4735"></span></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Salina : les trois exils&nbsp;&raquo;</strong>, c&rsquo;est donc l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme. Et celle d&rsquo;une vengeance. <strong>Salina</strong>, c&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un nouveau-né déposé par un cavalier dans un village dont on ne saura jamais le nom, ni le pays dans lequel il se situe.</p>
<p>Là, dans le clan des <strong>Djimba</strong>,<strong> Salina</strong>, recueillie finalement par <strong>Mamambala</strong>, va grandir.  Tombera éperdument amoureuse de <strong>Kano</strong> dont elle a partagé tous les jeux, mais sera forcée d&rsquo;épouser le frère de celui-ci, <strong>Saro</strong>, fils aîné du roi <strong>Sissoko</strong>. Qui la violera le soir de ses noces. Alors <strong>Salina</strong> va ourdir sa vengeance.</p>
<p>Son dernier fils, <strong>Malaka</strong>, la raconte au fil d&rsquo;un roman court. Dense et puissant. Impossible en effet de pouvoir enterrer le corps de sa mère dans l&rsquo;île cimetière sans que le récit soit approuvé par les pêcheurs. Il faut convaincre. Malaka s&rsquo;y emploie des nuits durant.</p>
<p><strong>Son auteur en parle ici :</strong></p>
<p><a href="https://dai.ly/x6wj28t">https://dai.ly/x6wj28t</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON.jpg" rel="lightbox[4735]"><img class="alignleft wp-image-4738 size-medium colorbox-4735" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON-225x300.jpg" alt="AVIGNON" width="225" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Laurent Gaudé</strong>, que j&rsquo;ai rencontré le 8 juillet au festival d&rsquo;Avignon où il présentait le spectacle issu de son nouveau livre <strong>&laquo;&nbsp;Nous l&rsquo;Europe, banquet des peuples&nbsp;&raquo;</strong>, signe ici un roman, ou devrais-je dire un conte, court, d&rsquo;une puissance qui rappelle <strong>&laquo;&nbsp;La mort du roi Tsongor&nbsp;&raquo;</strong>.  <strong>&laquo;&nbsp;Salina : les trois exils&nbsp;&raquo;</strong> est un petit bijou. Réellement.</p>
<p><strong>Salina</strong> s&rsquo;y venge, mais parvient, in fine, à dépasser sa vengeance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_4763" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON1.jpg" rel="lightbox[4735]"><img class="wp-image-4763 size-medium colorbox-4735" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON1-300x225.jpg" alt="Olivier Py, directeur du festival d'Avignon ; Laurent Gaudé et le comédien Charles Berling. " width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Olivier Py, directeur du festival d&rsquo;Avignon ; Laurent Gaudé et le comédien Charles Berling.</p></div>
<p style="text-align: center"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Dès qu&rsquo;elle voit la première monture, elle entend également le cri poussé par son cavalier. Cela n&rsquo;a plus rien à voir avec ce qu&rsquo;elle a entendu du haut des dunes de roche : c&rsquo;est un cri aigu, log, qui se termine par une sorte de jappement. Elle est frappée par sa puissance. Il est tendu, avec une intonation voilée qui déchire l&rsquo;âme. Elle sait ce que cela signifie : que la colonne ramène avec elle un mort.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 73 : </strong><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">[&#8230;] Elle voudrait que la route soit longue, infiniment longue. Qu&rsquo;il faille la porter jusqu&rsquo;au mont Tadma et bien au-delà. Tant qu&rsquo;elle est dans cette chaise, elle n&rsquo;est pas mariée. Et tant pis s&rsquo;il y fait chaud, si les bracelets la serrent&#8230; Tant pis si elle prisonnière d&rsquo;or et de tissus, elle n&rsquo;est pas mariée. Elle serre les dents pour ne pas hurler. Elle sait que cela ne servirait à rien. Et puis enfin, la chaise à porteurs se fige. Les quatre hommes qui la tiennent la déposent au sol. Une main pousse le voile d&rsquo;un geste brusque. Elle la reconnaît. C&rsquo;est la main de Khaya.</span></span></span></em></p>
<p class="western" style="text-align: left"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Pages 102-103 : </b></span></span></span></strong><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&laquo;&nbsp;Lorsqu&rsquo;il se réveille quelques heures plus tard, la barque est bercée par le roulis des vagues. Le soleil a disparu et la lumière du jour décline à vue d&rsquo;oeil. Toute la flotte est à l&rsquo;arrêt et attend visiblement qu&rsquo;il poursuive son histoire. Alors il parle à nouveau et la c&rsquo;est la deuxième nuit des mots : </span></span></span></em></p>
<p class="western" style="text-align: left"><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&nbsp;&raquo; Moi, Malaka, fils d&rsquo;une mère qui a fait naître seule son enfant, je reprends l&rsquo;histoire de Salina que j&rsquo;ai laissé dans le sable, car c&rsquo;est dans le sable, toujours, qu&rsquo;elle a vécu. Koura Kumba était né et il avait faim de combat. Elle ne l&rsquo;avait mis au monde que pour cela. J&rsquo;évoque ce frère que je n&rsquo;ai pas connu mais qu&rsquo;elle m&rsquo;a raconté tant de fois, et ses yeux pleuraient toujours de fierté et de tristesse lorsqu&rsquo;elle le faisait.&nbsp;&raquo;&nbsp;&raquo;</span></span></span></em></p>
<p class="western">
</blockquote>
<p class="western"><em><strong>&laquo;&nbsp;Salina : les trois exils&nbsp;&raquo;, Laurent Gaudé, Actes Sud, 16,80€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand la religion fait le lit de l&#8217;exaspération&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/05/17/quand-la-religion-fait-le-lit-de-lexasperation/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2019 07:14:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["La guerre des pauvres"]]></category>
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		<category><![CDATA[Thomas Müntzer]]></category>
		<category><![CDATA[XVIe siècle]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160;  Moins de 70 pages ! Pas de doute, Eric Vuillard, prix Goncourt 2017, a l&#8217;art de la concision. Et le sens de l&#8217;Histoire. Après &#171;&#160;L&#8217;Ordre du jour&#160;&#187;, qui nous annonçait la Seconde Guerre mondiale, il nous emmène à la fin du Moyen-âge pour nous parler des pauvres et d&#8217;un certain Thomas Müntzer qui a [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-la-guerre-des-pauvres.jpg" rel="lightbox[4639]"><img class="alignleft size-full wp-image-4642 colorbox-4639" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-la-guerre-des-pauvres.jpg" alt="zoom-la-guerre-des-pauvres" width="380" height="694" /></a></strong></p>
<div> Moins de 70 pages ! Pas de doute, <strong>Eric Vuillard</strong>, prix Goncourt 2017, a l&rsquo;art de la concision. Et le sens de l&rsquo;Histoire.</div>
<div></div>
<div>Après <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;Ordre du jour&nbsp;&raquo;</strong>, qui nous annonçait la Seconde Guerre mondiale, il nous emmène à la fin du Moyen-âge pour nous parler des pauvres et d&rsquo;un certain <strong>Thomas Müntzer</strong> qui a voulu changer leurs destins, loin de l&rsquo;office en latin et du pouvoir des princes. <strong> &laquo;&nbsp;La guerre des pauvres&nbsp;&raquo;</strong> est un récit.</div>
<div></div>
<div></div>
<div><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/220px-Thomas_Muentzer.jpg" rel="lightbox[4639]"><img class="alignleft size-full wp-image-4647 colorbox-4639" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/220px-Thomas_Muentzer.jpg" alt="220px-Thomas_Muentzer" width="220" height="315" /></a></div>
<div>L&rsquo;histoire ? Nous sommes en 1524 dans le sud de l&rsquo;Allemagne. Les pauvres se soulèvent. Le mouvement s&rsquo;étend, gagne la Suisse et l’Alsace. Un jeune homme se distingue, un théologien,<strong> Thomas Müntzer.</strong></div>
<div>Un peu trop exalté et radical pour réellement influencer l&rsquo;Histoire, l&rsquo;homme a cependant laissé une trace. Et a inspiré <strong>Eric Vuillard</strong> qui nous demande de le suivre.</div>
<div><strong>Thomas Müntzer</strong> a puisé dans la Bible les arguments d&rsquo;une révolution sociale contre les princes. Et profitera de la révolte des paysans pour diffuser ses idées.</div>
<div>Un récit bref et dense à la fois qui nous emmène également en Grande-Bretagne avant un retour à <strong>Zwichau</strong>, une des premières villes à avoir introduit la réforme luthérienne.</p>
<div>Ici, Eric Vuillard fait œuvre de mémoire, rendant justice à des milliers d&rsquo;entre eux qui, un jour, ont fait le choix de lutter le pouvoir qu&rsquo;il soit économique, social, politique ou religieux, et ceux qui le tiennent.</div>
<div></div>
</div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
<div style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></div>
<div>
<blockquote><p><strong>Page 13 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il parle. On l&rsquo;écoute. Il cite les Evangiles : “Vous ne pouvez servir Dieu et les richesses.”</em></p>
<p><em>Il croit pouvoir lire les textes tout simplement, à la lettre ; il croit en une chrétienté authentique et pure. Il croit que tout est écrit noir sur blanc dans saint Paul, qu’on trouve tout ce qu’il faut dans les Evangiles. Voilà ce qu’il croit.</em></p>
<p><em>Et c’est cela qu’il va prêcher aux pauvres tisserands, aux mineurs, à leurs femmes, à tous les misérables de Zwickau. Il cite l’Evangile et met un point d’exclamation derrière. Et on l’écoute. Et les passions remuent, car ils sentent bien, les tisserands, que si on tire le fil toute la tapisserie va venir, et ils sentent bien, les mineurs, que si on creuse assez loin toute la galerie s’effondre. Alors, ils commencent à se dire qu’on leur a menti. »</em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong>Page 46 :</strong> <em>« C’est en essayant d’organiser la révolte en Thuringe, à Allstedt, que Müntzer se détacha des autres prédicateurs. Le fond devint social, enragé. La frange huppée de ses sympathies se mit à prendre peur. Il parlait d’un monde sans privilèges, sans propriété, sans Etat. Il excitait avec force contre l’oppression. Il appelait Luther “la chair qui mène molle vie à Wittenberg”. Il disait : “Il faut que le monde entier reçoive un grand coup ”. »</em></p>
<p><strong> Pages 58-59  : </strong><em>« Pourtant la fausse parole transmettra entre les lignes un éclat de vérité. “Ce ne sont pas les paysans qui se soulèvent, c’est Dieu ! ” – aurait dit Luther, au départ, dans un cri admiratif épouvanté. Mais ce n’était pas Dieu. C’étaient bien les paysans qui se soulevaient. A moins d’appeler Dieu la faim, la maladie, l’humiliation, la guenille. Ce n’est pas Dieu qui se soulève, c’est la corvée, la censives, les dîmes, la mainmorte, le loyer, la taille, le viatique, la récolte de paille, le droit de première nuit, les nez coupés, les yeux crevés, les corps brûlés, roués, tenaillés. Les querelles sur l’au-delà portent en réalité sur les choses de ce monde. »</em></p></blockquote>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;La guerre des pauvres&nbsp;&raquo;, Eric Vuillard, Actes Sud, 8,50€</em></strong></p>
</div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Dans le champ magnétique de ses guerres&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/14/dans-le-champ-magnetique-de-ses-guerres/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Jan 2019 08:38:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Un titre suffit parfois à donner envie de plonger dans un roman ! La preuve avec &#171;&#160;A son image&#160;&#187;, dernier roman en date de Jérôme Ferrari. La quatrième de couverture confirme le l&#8217;intérêt. Et les premières lignes nous entraîne déjà&#8230; Chouette découverte que ce roman, écrit par le lauréat du prix Goncourt 2012 (&#171;&#160;Le sermon [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Un titre suffit parfois à donner envie de plonger dans un roman ! La preuve avec <strong>&laquo;&nbsp;A son image&nbsp;&raquo;</strong>, dernier roman en date de <strong>Jérôme Ferrari</strong>. La quatrième de couverture confirme le l&rsquo;intérêt. Et les premières lignes nous entraîne déjà&#8230;</p>
<p>Chouette découverte que ce roman, écrit par le lauréat du prix Goncourt 2012 (<strong>&laquo;&nbsp;Le sermon sur la chute de Rome&nbsp;&raquo;</strong>) !</p>
<p>Né de parents corses, Jérôme Ferrari a grandi en région parisienne. Auteur de onze titres, cet agrégé de philosophie est actuellement en poste au lycée français d&rsquo;Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/A-SON-IMAGE.jpg" rel="lightbox[4516]"><img class="alignleft wp-image-4517 size-medium colorbox-4516" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/A-SON-IMAGE-159x300.jpg" alt="A SON IMAGE" width="159" height="300" /></a>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;<strong>Antonia</strong>. Elle périt dans un tragique accident de voiture dès les premières pages de ce roman dur et lumineux à la fois. La jeune femme vit en Corse, dans le sud de l&rsquo;île. Elle gagne sa vie en faisant des photos de mariage, de fêtes.</p>
<p>L&rsquo;ancienne salariée du journal régional a choisi de travailler autrement. Librement. Ce soir-là, un morceau de son passé est remonté à la surface : alors qu&rsquo;elle couvre un mariage, elle reconnait <strong>Dragan</strong>, autrefois rencontré pendant la guerre en ex-Yougoslavie. Des heures de discussion s&rsquo;engagent, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle décide de rentrer et que sa voiture tombe dans un ravin.</p>
<p>Dans le village, c&rsquo;est le choc. Pour son oncle et parrain, c&rsquo;est un drame. Devenu prêtre, c&rsquo;est lui qui va conduire les obsèques, dire l&rsquo;oraison funèbre&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;occasion de replonger dans le passé. De raconter la vie de sa nièce adorée, celle à qui il avait offert un appareil-photo pour ses 14 ans, celle à qui il avait donné de l&rsquo;argent pour qu&rsquo;elle puisse rejoindre l&rsquo;ex-Yougoslavie et photographier la guerre de près. Comment se pardonner à l&rsquo;heure des obsèques ?</p>
<p>D&rsquo;évoquer aussi le lien indéfectible qui a uni <strong>Antonia</strong> à <strong>Pascal B</strong>. l&rsquo;un des figures montantes du FLNC.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4516"></span></p>
<p><strong>Antonia</strong> voulait prendre de la hauteur sur les choses, se confronter au réel&#8230; Quitte à souffrir, à perdre ses dernières illusions. &laquo;&nbsp;Ce roman est l&rsquo;histoire de l&rsquo;échec d&rsquo;<strong>Antonia</strong>&laquo;&nbsp;, explique l&rsquo;auteur qui a découvert la force de la photographie d&rsquo;actualité dans les années 90, pendant la guerre en ex-Yougoslavie.</p>
<p>Un roman puissant, solennel et lumineux à la fois.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 68 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Antonia venait de rentrer de Nice où elle avait passé une année parfaitement stérile à l&rsquo;université. Là-bas aussi, aux yeux de tous, elle était la femme d&rsquo;un prisonnier politique ; le milieu des étudiants insulaires lui témoignait une déférence pénible tout en surveillant ses moindres faits et gestes si bien qu&rsquo;elle vivait comme une infante solitaire entourée de chaperons et s&rsquo;ennuyait atrocement. Elle ne pouvait compter ni sur Madeleine, qui se délectait de tenir, devant un public de connaisseurs, le rôle de l&rsquo;épouse, éplorée mais courageuse, victime de l&rsquo;iniquité de l&rsquo;Etat, ni sur Laetitia, qui en venait presque à regretter explicitement que Xavier S. ne se soit pas fait coffrer lui aussi, la privant par son insignifiance de la place qu&rsquo;elle méritait dans cette tragédie.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Qu&rsquo;avait-il donc réussi à faire si ce n&rsquo;est blesser mortellement tous ceux qui l&rsquo;avaient un jour aimé, à commencer par Antonia ? Elle était une enfant si aimante, il se le rappelle et interrompt un instant son discours pour contenir ses larmes mais il ne prononce pas son prénom et elle court vers lui, regarde, regarde comme je danse !&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 189 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle faisait son travail, elle sortait, elle allait rendre visite à ses parents, elle s&rsquo;empêchait d&rsquo;appeler Simon, même quand elle en ressentait douloureusement le désir et elle s&rsquo;accordait de temps en temps une aventure pour que quelque chose se passe dans sa vie. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle ne rêvait plus de produire autre chose que des images tout aussi éphémères que le papier journal sur lequel elles étaient quotidiennement imprimées et qui, chaque soir, s&rsquo;il ne servait pas à allumer les feux de cheminée, finissait dans une poubelle avec les épluchures de légumes, le marc de café et les mégots. Elle ne se plaignait pas. Elle n&rsquo;en avait ni le droit, ni la force. Pas même l&rsquo;envie.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;A son image&nbsp;&raquo;, Jérôme Ferrari, Actes Sud, 19 €.</strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Prendre le large pour ne pas sombrer</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/07/prendre-le-large-pour-ne-pas-sombrer/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/07/prendre-le-large-pour-ne-pas-sombrer/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 07 Sep 2018 06:54:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Miss Sarajevo"]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; &#160; Quelle joie de retrouver l&#8217;écriture et le style d&#8217;Ingrid Thobois ! J&#8217;ai découvert cette auteure au hasard d&#8217;une chronique dans un magazine féminin. C&#8217;était à propos du livre &#171;&#160;Le plancher de Jeannot&#160;&#187; dont vous pouvez retrouver le post ici. Elle est de retour pour cette rentrée littéraire ( auteure de plusieurs [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISS-SARAJEVO.jpg" rel="lightbox[4374]"><img class="alignleft size-full wp-image-4377 colorbox-4374" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISS-SARAJEVO.jpg" alt="MISS SARAJEVO" width="250" height="322" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quelle joie de retrouver l&rsquo;écriture et le style d&rsquo;<strong>Ingrid Thobois</strong> ! J&rsquo;ai découvert cette auteure au hasard d&rsquo;une chronique dans un magazine féminin. C&rsquo;était à propos du livre <strong>&laquo;&nbsp;Le plancher de Jeannot&nbsp;&raquo;</strong> dont vous pouvez retrouver le post <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/01/11/jeannot-enferme-malgre-lui/">ici</a></strong>.</p>
<p>Elle est de retour pour cette rentrée littéraire ( auteure de plusieurs romans, elle écrit aussi pour la jeunesse) avec <strong>&laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo;</strong>, un roman puissant qui s&rsquo;étale sur plusieurs décennies, entre Paris, Rouen et Sarajevo.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de<strong> Joaquim.</strong> On ne rencontre à vingt ans, en 1993. A Sarajevo. Au coeur de la guerre, donc. Là, armé de son seul appareil-photo, il découvre un monde.  Se confronte à la mort. Et le pays natal de celle qu&rsquo;il aime, sa professeur, <strong>Ludmilla</strong>.</p>
<p>Au fil des semaines alors qu&rsquo;il réapprend une certaine joie d&rsquo;être au monde, installé dans une famille, il pense à la sienne. Une famille désunie, silencieuse qui n&rsquo;a toujours pas trouvé les mots pour expliquer et adoucir la mort voulue de <strong>Viviane</strong>, sa soeur cadette, qui s&rsquo;est jetée par la fenêtre de l&rsquo;appartement familial, à Rouen.</p>
<p>Personne n&rsquo;a su. Personne n&rsquo;a vu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4374"></span></p>
<p>On retrouvera <strong>Joaquim</strong> presque vingt-cinq ans plus tard. Il est devenu reporter de guerre. Son père vient de décéder. Et malgré la promesse qu&rsquo;il s&rsquo;était fait à lui-même, il reprend le Paris/Rouen pour rejoindre l&rsquo;appartement familial. Condition sine qua non à l&rsquo;ouverture de la succession. Vingt ans qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas mis les pieds.</p>
<p><strong>Joaquim</strong> est le seul &laquo;&nbsp;rescapé&nbsp;&raquo; de cette famille bourgeoise, mais bancale. Le temps d&rsquo;un trajet en train, tout lui revient. Les souvenirs, les questions, le secrets et les états d&rsquo;âme.</p>
<p>De page en page, une écriture juste et sensible. Au plus près des maux. Mais avec pudeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ingrid Thobois, âgée de 38 ans et qui vit désormais à Paris, explique l&rsquo;histoire de son nouveau roman ici  :</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/ksKzXncIDgs?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p><strong>La chanson &laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo; de U2  et Luciano Pavarotti  c&rsquo;est par là : </strong></p>
<iframe width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/TNYX9Z74RoA?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 19 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>On ne se tue pas par abandon de la lutte – les religions ont inventé la rhétorique de cette prétendue lâcheté. On se suicide et on dévore la vie au nom d&rsquo;un seul et même scandale : l&rsquo;exiguïté du couloir de temps qui nous est alloué, dans lequel il nous est permis d&rsquo;avancer mais jamais de faire demi-tour, ni de nous arrêter. On se tue après avoir longuement soupesé la vie, analysé ses accélérations et décélérations, afflux et reflux sanguins dans la carotide, et la sensation de vide qui s&rsquo;ensuit.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 63-64 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Que sait-on du couple qui nous a enfantés ? De la manière dont ces deux-là se sont aimés ? Joaquim n&rsquo;a aucun souvenir de ses parents s&rsquo;embrassant, se photographiant. Il ne leur a connu ni amis ni confidents. Jamais un coup de téléphone à qui que ce soit pour s&rsquo;ouvrir d&rsquo;une joie, d&rsquo;une peine, d&rsquo;une question. Chez les Sirvins, la famille est un bloc. Fissuré de toutes parts, c&rsquo;est encore un bloc. Le père, la mère, le frère et la soeur n&rsquo;ont pas de vie propre. Ils surjouent la famille dans le coffrage du silence et vivent en autarcie dans les interstices du secret. Pour épicentre, il y a le corps effacé de Viviane, venu en remplacer un autre, ce qu&rsquo;aucun des enfants ne sait. Cet autre, c&rsquo;est l&rsquo;enfant né à égale distance de Joaquim et de Viviane, jamais revenu de la maternité, et que les parents ont fait passer pour un souvenir inventé. Seul le père trouve à échapper au poids de ce tabou. Grâce à son métier,. Grâce à la chasse. Grâce à la course à pied.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 134 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les snipers ont pris la voiture pour cible. Lorsque Vesna fait demi-tour sur deux roues, écrasant l&rsquo;accélérateur tout en plongeant sa tête au ras du volant, ordonnant à Joaquim d&rsquo;en faire autant, c&rsquo;est à peine si le garçon comprend que l&rsquo;amoncellement de gravats dans le rétroviseur est tout ce qu&rsquo;il reste de la maison de Ludmilla. Plus loin, Vesna regarde sa montre, puis le ciel. L&rsquo;avion qui a déposé Joaquim, et qui aurait pu le ramener ce soir à Split, est en train de s&rsquo;effacer dans l&rsquo;indifférence du coucher de soleil, imprimant au ciel quatre sillages sombres. Le prochain ne se posera pas à Sarajevo avant une semaine. Le soir est d&rsquo;une beauté incompréhensible&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo;, Ingrid Thobois, éditions Buchet-Chastel, 16 €</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le traquet kurde, explorateur de nos guerres&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/05/14/le-traquet-kurde-explorateur-de-nos-guerres/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2018 06:55:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Le Traquet kurde"]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Jean Rolin, je ne sais pas pour vous, mais moi, je l&#8217;aime beaucoup ! Voilà un auteur que je suis depuis des années et qui, de livre en livre, nous emmène toujours loin. De notre quotidien, de notre pays même&#8230; Un régal à chaque fois ! Vous le retrouverez donc sur mon blog [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRAQUET-KURDE.jpg" rel="lightbox[4234]"><img class="alignleft size-full wp-image-4236 colorbox-4234" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRAQUET-KURDE.jpg" alt="TRAQUET KURDE" width="195" height="286" /></a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Jean Rolin</strong>, je ne sais pas pour vous, mais moi, je l&rsquo;aime beaucoup ! Voilà un auteur que je suis depuis des années et qui, de livre en livre, nous emmène toujours loin. De notre quotidien, de notre pays même&#8230; Un régal à chaque fois !</p>
<p>Vous le retrouverez donc sur mon blog<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/02/dans-les-bas-fonds-de-l-a-sur-les-traces-de-britney-spears/"> ici</a></strong>, et aussi <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/11/bourlinguer-avec-jean-rolin-du-cote-dormuz/"><strong>là,</strong></a> sans oublier cette <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/28/jean-rolin-et-sa-drole-de-guerre/">fois-ci aussi</a></strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est donc avec délectation que j&rsquo;ai plongé dans <strong>&laquo;&nbsp;Le Traquet kurde&nbsp;&raquo;</strong>, son 29e livre ( et son douzième roman chez P.O.L.) sûre de partir loin pour 15 euros seulement <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4234" /></p>
<p>Cette fois, il nous propose une déambulation. Grâce à un oiseau, le traquet kurde. En 2015, ce passereau  minuscule a été observé en mai 2015 au sommet du Puy de Dôme, donc loin, très loin de ses bases habituelles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4234"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le narrateur nous mène sur sa trace, plongeant au passage dans la vie et les souvenirs d&rsquo;ornithologues amateurs et professionnels qui ont marqué l&rsquo;histoire ( les méthodes étaient alors pour le moins radicales entre vols, attaques en règle et petits arrangements avec la vérité), tout en allant jusqu&rsquo;au Kurdistan et sur le terrain de nos guerres contemporaines.</p>
<p>Pour prendre le pouls. Pour essayer de comprendre. Et pour, enfin, pouvoir observer le petit oiseau noir, gris et blanc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/traquet.kurde_.sica_.1p.150.h.jpg" rel="lightbox[4234]"><img class="alignleft size-full wp-image-4238 colorbox-4234" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/traquet.kurde_.sica_.1p.150.h.jpg" alt="traquet.kurde.sica.1p.150.h" width="197" height="150" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fil des pages, une déambulation burlesque, rocambolesque et méditative à la fois. En deux siècles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 26-27 :</strong><em> &laquo;&nbsp;La première fois que Meinertzhagen se fait pincer avec des oiseaux dans son cartable, pas moins d&rsquo;une dizaine, c&rsquo;est à la sortie du British Museum, en 1919, alors qu&rsquo;il revient de la Conférence de la paix qui se tient la même année à Paris ( conférence en marge de laquelle, comme nous le verrons plus loin, il prétend avoir fessé dans le couloir d&rsquo;un hôtel T.E. Lawrence, et recueilli de sa bouche des confidences préjudiciables à la réputation de celui-ci). Par la suite, plusieurs de ses amis ou de ses compagnons de voyage – parmi lesquels Hugh Whistler, officier de police en Inde et spécialiste de l&rsquo;avifaune de ce pays – ont acquis la certitude qu&rsquo;il volait, dans des collections privées ou dans des musées, jusqu&rsquo;à celui de Leningrad où un tel exercice, sous le règne de Staline, et même pour un sujet britannique, ne devait pas être sans risque.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 63 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mais si propice que soit la guerre à l&rsquo;exercice de l&rsquo;ornithologie – au moins si l&rsquo;on est officier, car l&rsquo;homme de rang n&rsquo;a que rarement le loisir de s&rsquo;y adonner –, c&rsquo;est surtout après celle-ci que la passion de Meinertzhagen va pouvoir se donner libre cours, y compris sous l&rsquo;espèce de vol de spécimens, puisque nous savons déjà que c&rsquo;est en 1919 qu&rsquo;il se fait prendre à la sortie du British Museum avec une dizaine d&rsquo;oiseaux dans son cartable.[&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 95 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Wilfred Thesigern quant à lui, n&rsquo;était pas du genre à élever des perruches, pas plus qu&rsquo;à trahir son pays au profit de l&rsquo;Union soviétique. Si nous le faisons intervenir dans ce récit, c&rsquo;est parce que lui aussi a dépouillé des oiseaux, par centaines, avant d&rsquo;en faire don au British Museu, et parce que sa trajectoire à un moment donné, croisera celle de Philby. Pour ce qui est du dépouillage des oiseaux, c&rsquo;est surtout dans sa jeunesse qu&rsquo;il s&rsquo;y est adonné, à un âge où sans doute il était désireux de s&rsquo;imposer non seulement comme un grand explorateur, mais comme un contributeur au majestueux édifice des </em>sciences naturelles britanniques.&nbsp;&raquo;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le traquet kurde&nbsp;&raquo;, Jean Rolin, P.O.L., 15 euros. </strong></em></p>
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		<title>Les années sida sous perfusion</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2017 11:57:50 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Une énorme claque. Voilà ce que j&#8217;ai ressenti en plongeant ( 590 pages tout de même !) dans &#171;&#160;N&#8217;essuie jamais de larmes sans gants&#160;&#187;, sur les conseils de ma libraire bretonne préférée (&#171;&#160;Les mots voyageurs&#160;&#187;, à Quimperlé dans le Finistère). Le titre, étrange, invite à ouvrir ce gros livre. Il s&#8217;agit du conseil d&#8217;une infirmière [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/n-essuie-jamais-de-larmes-sans-gantsM382140.jpg" rel="lightbox[3846]"><img class="alignleft size-full wp-image-3848 colorbox-3846" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/n-essuie-jamais-de-larmes-sans-gantsM382140.jpg" alt="n-essuie-jamais-de-larmes-sans-gants,M382140" width="214" height="340" /></a></strong></p>
<p>Une énorme claque. Voilà ce que j&rsquo;ai ressenti en plongeant ( 590 pages tout de même !) dans <strong>&laquo;&nbsp;N&rsquo;essuie jamais de larmes sans gants&nbsp;&raquo;</strong>, sur les conseils de ma libraire bretonne préférée (&laquo;&nbsp;Les mots voyageurs&nbsp;&raquo;, à Quimperlé dans le Finistère).</p>
<p>Le titre, étrange, invite à ouvrir ce gros livre. Il s&rsquo;agit du conseil d&rsquo;une infirmière à une aide-soignante alors qu&rsquo;à côté d&rsquo;elles, un jeune homme meurt du sida sur son lit d&rsquo;hôpital.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous emmène dans la Suède des années 80 et 90, au coeur de la communauté homosexuelle installée à Stockholm. Parmi des hommes qui s&rsquo;aiment et se désirent que le sida va précipiter vers le déshonneur (à l&rsquo;époque, le manque d&rsquo;information provoque de vrais catastrophes)&#8230; et la mort.</p>
<p>Au fil des pages, particulièrement bien documentées sur le sujet, on suit, année après année, les vies de <strong>Rasmus</strong>, <strong>Benjamin</strong>, <strong>Reine</strong>, <strong>Bengt</strong>, <strong>Lars-Ake</strong>, <strong>Seppo</strong> et <strong>Paul. </strong></p>
<p>Ils ont quitté leur famille, leur ville ou village d&rsquo;origine pour rejoindre la capitale et enfin vivre comme ils l&rsquo;ont toujours voulu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3846"></span></p>
<p><strong>Rasmus</strong> a quitté le cocon familial, convaincu de sa différence depuis sa plus tendre enfance. Comme l&rsquo;élan blanc qu&rsquo;il verra un jour alors qu&rsquo;il se promène en forêt avec son père. Si ce dernier voie en l&rsquo;animal <strong>&laquo;&nbsp;une aberration de la nature&nbsp;&raquo;</strong>, Rasmus alors enfant lui répond : <strong>&laquo;&nbsp;Pourtant il existe&nbsp;&raquo;</strong>. Et tente de survivre dans un environnement qui ne veut pas de lui. Comme les homos.</p>
<p><strong>Benjamin</strong> découvre sur le tard son attirance pour les hommes. Pilier des Témoins de Jéhovah comme son père, il va essayer de concilier sa foi et son histoire d&rsquo;amour avec <strong>Rasmus</strong>. Jusqu&rsquo;à ce que cela ne soit plus possible. Et pour cause. Le &laquo;&nbsp;cancer gay&nbsp;&raquo; comme on l&rsquo;appelle alors par méconnaissance et peur fait ses premiers ravages dans la communauté américaine tout d&rsquo;abord, puis européenne.</p>
<p>La Suède, malgré la désinformation savamment orchestrée, n&rsquo;est pas épargnée. De fêtes déjantées en isolement à l&rsquo;hôpital, d&rsquo;annonces aux parents en choix du suicide, ce sont les années sida qui se déclinent sous les mots de<strong> Jonas Gardell</strong>, traduits du suédois par Jean-Baptiste Coursaud et Lena Grumbach.</p>
<p>Observateur attentif de la société dans laquelle il évolue, <strong>Jonas Gardell</strong> a fait ses débuts en littérature en 1985 avec un roman sur l&rsquo;amour homosexuel. Depuis, il n&rsquo;a pas arrêté de publier. IL est aussi réputé en Suède pour ses one-man show et ses interventions provocantes dans la boîte à images.</p>
<p><strong>Son roman mêle drôlerie et souffrance. Montre comment ces hommes ont dû se débrouiller pour comprendre et se battre contre une maladie qui les mettait toujours plus à l&rsquo;écart d&rsquo;une société déjà peu tolérante. Un roman puissant, ancré dans la réalité d&rsquo;une période qui laisse un mauvais goût dans la bouche : celui de l&rsquo;intolérance grasse.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 59 :</strong><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est si difficile à comprendre, c&rsquo;était une époque si différente. Et il est si loin, l&rsquo;automne 1982 qui décrivent ces événements ; il semble remonter à des temps immémoriaux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>A peine trois ans plus tôt, l&rsquo;homosexualité était encore officiellement classée parmi les maladies mentales et cataloguée comme par la société. Les psychiatres les éminents du pays, Johan Cullberg en tête, qualifiaient l&rsquo;homosexualité de tare. L&rsquo;homme homosexuel était une pauvre petite chose infantile et tourmentée, un sujet dont le développement s&rsquo;est arrêté au stade anal, une créature pathétique, rivée à sa mère, dépendante d&rsquo;autrui.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 240 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Le petit Reine, timide, romantique, gauche, toujours brûlant d&rsquo;un amour malheureux, que Rasmus et Benjamin ne connaissaient que depuis quelques mois brefs et intenses. Il était renforcé sur la banquette, osant à peine respirer, sans défense.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les mots le pénétraient comme un poison. Punition de Dieu. Lèpre. Aucun remède. Bien fait pour eux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il le savait. Il savait que l&rsquo;ennemi s&rsquo;était déjà emparé de lui, qu&rsquo;il se multipliait déjà en lui, sans trêve ni repos, le détruisant méthodiquement, patiemment, sournoisement. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les prières ne lui seraient d&rsquo;aucun secours. Aucun médicament ne pourrait l&rsquo;aider. Son médecin ne pouvait rien pour lui. Il avait déjà été infecté. Et le journal avait raison : c&rsquo;était bien fait pour sa gueule.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 488 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ce qui est raconté dans cette histoire s&rsquo;est réellement passé. Et ça s&rsquo;est passé ici, dans cette ville. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;était comme une guerre menée en temps de paix. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Tout autour, la vie continuait comme s&rsquo;il ne se passait absolument rien. Les saisons se succédaient, des foyers de troubles s&rsquo;allumaient et s&rsquo;éteignaient à différents endroits du monde, comme des feux follets qui flamboient puis disparaissent. L&rsquo;attention des individus était attirée par ceci, par cela, et cette maladie épouvantable n&rsquo;était qu&rsquo;un des nombreux tourments qui frappaient les autres. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Si on n&rsquo;était pas concerné, on ne se rendait pas du tout compte de la mort, cette mort qui était arrivée en ville et qui pendant un certain nombre d&rsquo;années a été une invitée quotidienne pour des hommes tels que Paul, Benjamin, Seppo et Lars-Ake.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;N&rsquo;essuie jamais de larmes sans gants&nbsp;&raquo;, Jonas Gardell (traduction de Jean-Baptiste Coursaud et Lena Grumbach), Gaïa Editions, 24€.</em></strong></p>
<p style="text-align: left">
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		<title>&#171;&#160;Le miel&#160;&#187; : viatique sucré en temps de guerre&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 26 May 2014 08:23:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2014 Poursuivons notre découverte de la sélection des six premiers romans retenus cette année pour le prix Roblès. Après &#171;&#160;Sauf les fleurs&#160;&#187; de Nicolas Clément, voici &#171;&#160;Le miel&#160;&#187; de Slobodan Despot, paru chez Gallimard. Un court roman fort par son sujet : la guerre en ex-Yougoslavie, dans les années 90. Slobodan Despot [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2014</span></strong></p>
<p>Poursuivons notre découverte de la sélection des six premiers romans retenus cette année pour le<strong> prix Roblès.</strong> Après &laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo; de Nicolas Clément, voici <strong>&laquo;&nbsp;Le miel&nbsp;&raquo; de Slobodan Despot,</strong> paru chez Gallimard. Un court roman fort par son sujet : la guerre en ex-Yougoslavie, dans les années 90.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIEL.jpg" rel="lightbox[2491]"><img class="alignleft size-full wp-image-2493 colorbox-2491" alt="MIEL" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIEL.jpg" width="195" height="288" /></a></p>
<p><a title="Découvrez ici sa page sur Wikipédia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Slobodan_Despot"><strong>Slobodan Despot</strong></a> traite là d&rsquo;un sujet qu&rsquo;il connait particulièrement bien. Né en 1967  à Sremska Mitrovica en <strong>Voïvodine</strong> (actuelle Serbie), il vit aujourd&rsquo;hui en Suisse. Un pays que ses parents ont rejoint en 1973.</p>
<p>Sa famille paternelle est originaire de la <strong>Krajina</strong>, la Croatie actuelle&#8230; et l&rsquo;un des personnages de ce roman.</p>
<p>Editeur, polémiste et pamphlétaire, il a également été le conseiller du ministre Oskar Freysinger, artisan notamment de la politique d&rsquo;interdiction de construction de nouveaux minarets en Suisse. <strong>Slobadan Despot</strong> est l&rsquo;auteur de plusieurs essais.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2491"></span></p>
<div id="attachment_2498" style="width: 469px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ex_yougoslavie.jpg" rel="lightbox[2491]" title="Source : site lesyeuxdumonde.fr"><img class=" wp-image-2498  colorbox-2491" style="margin: 10px" alt="ex_yougoslavie" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ex_yougoslavie.jpg" width="459" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Source : site lesyeuxdumonde.fr</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une rencontre, puis de destins qui se croisent autour de bidons de miel. Si le procédé de narration est un peu (trop?) alambiqué, il reste (assez) intéressant.</p>
<p>Tout commence sur le bord d&rsquo;une route.<strong> Vera, herboriste un peu magicienne,</strong> sauve la vie d&rsquo;un vieil homme, <strong>Nikola</strong>, menacé par son fils <strong>Vesko</strong> auquel on a associé l&rsquo;adjectif Le Teigneux. Vera raconte cette rencontre à l&rsquo;un de ses patients, également le narrateur de ce roman.</p>
<p>L&rsquo;occasion de plonger dans la vie d&rsquo;une famille que la guerre a obligé à l&rsquo;exil, à la fuite.  <strong>Vesko</strong>, qui vit à Belgrade, a accueilli son frère soldat, <strong>Dusan</strong>.</p>
<p><strong>L&rsquo;opération Tempête</strong> contraint alors 200.000 Serbes de Krajina à fuir. Dans la précipitation, ce dernier n&rsquo;a pas pensé à rapatrier son père, le, vieux <strong>Nikola</strong> <strong>K</strong>, qui, instituteur désormais retraité, élève des abeilles dans la montagne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;inquiétude passée, il faut aller le récupérer en <strong>Krajina, sur une terre désormais ennemie.</strong> <strong>Vesko</strong> s&rsquo;en charge. Et s&rsquo;oblige alors alors à une introspection. S&rsquo;en suit alors un road-movie par temps de guerre. Entre petits arrangements et pots de miel. Du miel, dont<strong> Vera</strong> a besoin. Elle n&rsquo;est visiblement pas la seule&#8230; Au fil des pages, le miel se fait liant. Et rappelle que la guerre ne fait que des perdants.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 31 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Le cadet, comme cela arrive souvent dans ces provinces rudes, était l&rsquo;intellectuel de la maison. Vesko avait laborieusement décroché un titre d&rsquo;économiste – faute de mieux – et décidé de ne plus quitter Belgrade après la fin de ses études. Dusan, l&rsquo;aîné, s&rsquo;était enrôlé dans la police de Knin dès l&rsquo;âge de vingt ans. Tous deux étaient des forces de la nature et des êtres tourmentés. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Lorsque la Croatie a proclamé son indépendance, en 1991, et que la guerre civile a éclaté, Dusan a rejoint l&rsquo;armée de la République de Krajina serbe, créée avec des reliquats de l&rsquo;armée fédérale. Il se distingua suffisamment par sa bravoure pour figurer sur la liste des criminels de guerre dressée par le camp d&rsquo;en face. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En août 1995, lors de l&rsquo;opération “Tempête” qui éradiqua leur éphémère république, l&rsquo;unité d&rsquo;élite que commandait Dusan se disloqua sans tirer un coup de feu, abandonnant ses positions avant même qu&rsquo;elles soient menacées. Selon certains, les ordres de retraite avaient été donnés, pistolet sur la tempe, par des agents des services secrets de Belgrade, dépêchés pour mater et liquider au besoin les officiers portés à l&rsquo;héroïsme. Le gouvernement de Serbie, pris à la gorge, avait décidé de sacrifier l&rsquo;enclave et savait que l&rsquo;amputation devait être instantanée. Une résistance de quelques jours seulement face à un ennemi dix fois plus nombreux risquait de réveiller les vieux mythes et d&rsquo;emporter son régime&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 44-45<em> :</em></strong><em> &laquo;&nbsp;En tant qu&rsquo;instituteur et fonctionnaire, Nikola fut confronté à un choix abrupt : enseigner la haine de ce qu&rsquo;il était ou disparaître. Il avait une jeune épouse qu&rsquo;il aimait et un essaim à soigner. Il opta pour la survie. Heureusement pour lui, les patrons du nouveau régime se souciaient davantage d&rsquo;idéologie que d&rsquo;administration. Leur incurie et le délitement graduel de l&rsquo;Etat permirent à Nikola de passer entre les gouttes. Il se réfugia aussi souvent qu&rsquo;il le put dans sa montage et envoya sa femme, qui avait de la parenté croate, chez sa tante à Rijeka, sous occupations italienne. Les fascistes de Mussolini n&rsquo;avaient cure des querelles confessionnelles.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 123 :</strong><em>&laquo;&nbsp;“Pour la plupart des hommes, la guerre est une fête, une noce, un banquet. Ils veulent tous voir danser la déesse Kali, résuma Vera après m&rsquo;avoir écouté. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Mais jamais ils ne se l&rsquo;avouent, ajoutai-je.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>- On tue à la guerre comme on opère une saignée. Pour dégager l&rsquo;excédent d&rsquo;humeurs. Comme, dans les mariages, on se sent obligé de casser du verre ou de tirer en l&rsquo;air. Du reste, la guerre suspend le code pénal et même le Décalogue : c&rsquo;est un fait des plus curieux, et qu&rsquo;on ne remarque même pas. Nikola n&rsquo;était pas de ces hommes-là. Il était l&rsquo;un des rares à cultiver la vie pour elle-même, et non comme de la chair à sacrifices. Il ne tenait pas à connaître ce qui ne lui était pas destiné. Il était un sage, or il n&rsquo;y a rien de plus insupportable, pour les fous, que de côtoyer un sage.”&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un roman de 127 pages qui ne laisse pas indifférent ! Le narrateur à travers lequel on semble reconnaître l&rsquo;auteur et son parcours, nous emmène revisiter une page de notre histoire européenne commune. Pas l&rsquo;une des plus reluisantes. Slobodan Despot fait du &laquo;&nbsp;Miel&nbsp;&raquo; une sorte de fable sur la guerre, sans perdre cependant de vue ses attaches serbes. <em>&laquo;&nbsp;Chacun de nos gestes compte</em><em>&laquo;&nbsp;</em>, lance Vera l&rsquo;herboriste à la fin du roman. A méditer&#8230; en temps de guerre comme en temps de paix.<br />
</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le miel&nbsp;&raquo;, de Slobodan Despot, Gallimard, 13,90€.</strong></em></p>
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