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	<title>Quatrième de couv &#187; adultère</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Après la tragédie, le retour de l&#8217;ostracisée&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Apr 2023 12:41:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Véronique Ovaldé est de retour et autant dire que cela illumine cette rentrée littéraire ! Cette jeune quinquagénaire a publié son premier roman en 2000, intitulé Le sommeil des poissons. Au fur et à mesure de la parution de ses romans, l&#8217;écrivaine se fera remarquer dans l&#8217;univers littéraire. En 2009, elle recevra trois prix :  le prix Renaudot [&#8230;]]]></description>
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<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782080285935.jpg" rel="lightbox[6267]"><img class="alignleft size-full wp-image-6269 colorbox-6267" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782080285935.jpg" alt="9782080285935" width="293" height="456" /></a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé</strong> est de retour et autant dire que cela illumine cette rentrée littéraire ! Cette jeune quinquagénaire a publié son premier roman en 2000, intitulé <em><strong>Le sommeil des poissons</strong></em>.</p>
<p>Au fur et à mesure de la parution de ses romans, l&rsquo;écrivaine se fera remarquer dans l&rsquo;univers littéraire. En 2009, elle recevra trois prix :  le prix Renaudot des lycéens, le prix France Télévisions et le grand prix des lectrices de <em>Elle</em> pour <strong><em>Ce que je sais de Vera Candida,</em></strong> son septième roman.</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé</strong>, également éditrice, écrit aussi pour la littérature jeunesse.</p>
<h3 style="text-align: center">Drame un soir de carnaval</h3>
<p>L&rsquo;histoire de ce 29e opus intitulé <strong><em>Fille en colère sur un banc de pierre</em></strong> ? Elle nous mène sur l&rsquo;île d&rsquo;Iazza, au large de Palerme. C&rsquo;est là que vivent les <strong>Salvatore</strong> : un père tyrannique et ombrageux,<strong> Salvatore</strong> ; une mère effacée, <strong>Sylvia</strong> et leurs quatre filles qui, toutes, portent le prénom d&rsquo;une héroïne d&rsquo;opéra, la passion de leur père. Il y a donc <strong>Violetta</strong> la reine, <strong>Gilda</strong> la pragmatique, <strong>Aïda</strong> la préférée et <strong>Mimi</strong> le colibri.</p>
<p>Les deux plus petites, <strong>Aïda</strong> et <strong>Mimi</strong>, sont inséparables. Tandis que le père aime à créer des différences entre ses filles. Un soir de carnaval, <strong>Mimi</strong>, qui n&rsquo;a encore que 6 ans, disparaît. Elle ne sera jamais retrouvée. <strong>Aïda</strong> l&rsquo;accompagnait. Leur père va la considérer comme responsable. Au point qu&rsquo;<strong>Aïda</strong> finira par quitter l&rsquo;île pour vivre à Palerme. Elle n&rsquo;est encore qu&rsquo;une adolescente.  Elle a été ostracisée. Et s&rsquo;est construit une vie. Entre petits boulots, ouvrages de vulgarisation scientifique et rencontres fugaces.</p>
<p>Quinze ans se sont écoulés quand l&rsquo;une de ses soeurs l&rsquo;appelle. Leur père vient de mourir. <strong>Aïda</strong> décide de rejoindre la maison familiale et ses souvenirs. Elle en profitera pour se décharger de la culpabilité qui pesait sur elle depuis si longtemps. A tort. Grâce à Pippo, leur camarade un peu étrange. Aïda, c&rsquo;est elle la jeune fille en colère sur un banc de pierre&#8230;</p>
<p><span id="more-6267"></span></p>
<p>Au final, une tragédie familiale dans laquelle l&rsquo;auteure explore les passions humaines dans un écosystème qui a sa préférence, celui d&rsquo;une île. Un huis clos sous le soleil méditerranéen. Entre jalousie, culpabilité, vengeance, ruse, renoncement, envie&#8230;</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé </strong>ausculte au plus près les relations intrafamiliales au fil du temps. Et s&rsquo;autorise, au fil des pages, un pas de côté. Une mise à distance moqueuse pour aussi se dire que tout cela nous parle.</p>
<p>Un régal de lecture. Vraiment.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 89 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Aïda reste seule, elle est au milieu du désert, celui où soufflent des rafales malodorantes et où ricochent les ossements de ceux qu&rsquo;on a enterrés à la va-vite. Tout ce qui se passe ici lui paraît étrange et familier. Mais plus facile à supporter qu&rsquo;elle ne l&rsquo;imaginait. Elle se souvient qu&rsquo;en frappant, il y a quinze ans, chez la logeuse du 22 via Brunaccini à Palerme, elle avait eu l&rsquo;impression de demander l&rsquo;asile politique. C&rsquo;est quelque chose à ne surtout pas perdre de vue. Elle a tout à coup peur d&rsquo;être prise dans une sorte de sommeil amnésique. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 162-163 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Violetta, à l&rsquo;époque, appelait Leonardo dès qu&rsquo;elle le pouvait (malgré l&rsquo;absence de téléphone dans la maison-du-bas &#8211; Aïda voyait d&rsquo;ici sa soeur aînée, coincée dans la cabine téléphonique devant la mairie : plastique chaud, impatience et sueur aigre), et elle s&rsquo;inquiétait de sentir son amoureux distant, elle disait qu&rsquo;elle allait venir le chercher à Palerme, Retourne auprès de Violetta, disait Aïda après avoir couché avec Leonardo, moi je ne refoutrai plus jamais les pieds dans cette putain de famille, mais toit, tu n&rsquo;as rien à faire ici, nous n&rsquo;aspirons pas aux mêmes choses Leonardo, et il ne pouvait s&rsquo;empêcher de la trouver légèrement condescendante alors qu&rsquo;au fond c&rsquo;était juste qu&rsquo;elle se sentait prise entre l&rsquo;arbre et l&rsquo;écorce. Et c&rsquo;est de nouveau le cas quinze ans après, de retour sur l&rsquo;île.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 236 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Plus que tout peut-être, ce fut la déception de ne plus jamais sentir sa main dans celle du Père qui la désempara. C&rsquo;est un détail, certes, en comparaison de la dureté dont il fit preuve à son égard. Mais Aïda aurait tout donné, vingt ans de sa vie par exemple, ses yeux ou la vie de ses deux autres soeurs, pour revenir quelques jours plus tôt, rembobiner et reprendre les choses où elles auraient pu être reprises sans danger. Mais elle pouvait bien promettre tout ce qu&rsquo;elle voulait, il ne fut remarqué aucun saut temporel à Iazza. Le monde continua son cours indifférent.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Fille en colère sur un banc en pierre, Véronique Ovaldé, Flammarion, 21€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Au mitan de sa vie, le poids des choix</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/05/09/connemara/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/05/09/connemara/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 May 2022 06:59:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Nicolas Mathieu est de retour ! Autant vous dire que Connemara était attendu. Par tous ceux qui avaient aimé Leurs enfants après eux (dont j&#8217;avais parlé ici ), par les libraires aussi, sûrs de voir entrer des lecteurs en attente&#8230; et par moi. L&#8217;auteur quadragénaire sait mieux que d&#8217;autres dépeindre les classes moyennes, qu&#8217;elles vivent dans l&#8217;Est de la France ou [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/metadatametadatageneralwebwebtitle_8.jpg" rel="lightbox[5967]"><img class="alignleft size-full wp-image-5969 colorbox-5967" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/metadatametadatageneralwebwebtitle_8.jpg" alt="metadatametadatageneralwebwebtitle_8" width="618" height="1024" /></a></span></strong></p>
<p><strong>Nicolas Mathieu</strong> est de retour ! Autant vous dire que <em><strong>Connemara</strong></em> était attendu. Par tous ceux qui avaient aimé <strong><em>Leurs enfants après eux </em></strong>(dont j&rsquo;avais parlé<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/12/14/dans-la-france-de-lentre-deux/">ici</a> </strong>), par les libraires aussi, sûrs de voir entrer des lecteurs en attente&#8230; et par moi. L&rsquo;auteur quadragénaire sait mieux que d&rsquo;autres dépeindre les classes moyennes, qu&rsquo;elles vivent dans l&rsquo;Est de la France ou ailleurs.</p>
<p>Il nous parle de déterminisme social, de malaise existentiel à travers les portraits croisés d&rsquo;<strong>Hélène</strong> et de <strong>Christophe</strong>. La première, fille unique, a tout fait pour s&rsquo;extraire de la situation sociale de ces parents.</p>
<p>Partie à Paris où elle devient consultante, elle regagne sa région natale avec compagnon et enfants après un burn-out violent. Là, entre maison d&rsquo;architecte, réflexes bourgeois, vie intime en berne et compétition au travail, elle cherche sa place. Croit la trouver dans les bras de <strong>Christophe,</strong> qui lui, n&rsquo;a pas quitté Cournécourt, cette petite ville fictive située à côté d&rsquo;Epinal. Ils se connaissent depuis le lycée. Lui n&rsquo;est pas parti. Et n&rsquo;a pas cherché à le faire. Papa d&rsquo;un petit garçon, il est séparé de la mère de celui-ci. Et se partage entre son travail de commercial, son père de moins en moins autonome, ses copains de toujours, et sa carrière de joueur de hockey sur glace. L&rsquo;ancienne gloire locale a tenté un come-back.<strong> Hélène</strong> et <strong>Christophe</strong> se retrouvent, deviennent amants. L&rsquo;occasion pour l&rsquo;une et l&rsquo;autre de changer de vie ?</p>
<p>L&rsquo;occasion pour <strong>Nicolas Mathieu</strong> d&rsquo;observer, de disséquer comme l&rsquo;enragé des détails qu&rsquo;il est toujours. De l&rsquo;enfance à l&rsquo;âge adulte, les séquences s&rsquo;intercalent, se succèdent. Pour mieux saisir l&rsquo;évolution et/ou les blocages.</p>
<p>Doit-on partir pour réussir ou le faire croire ? Peut-on naître, vivre et mourir au même endroit sans le vivre comme un échec social ? Autant de questions posées par cet épais roman. <strong>Hélène</strong> a choisi d&rsquo;être transfuge de classe, de s&rsquo;imposer. <strong>Christophe</strong> s&rsquo;en est bien gardé. Ont-ils, au final, réussi leur vie ?</p>
<p>Au fil des pages, le lecteur explore l&rsquo;intime et le politique de notre époque contemporaine. Une chronique sociale cinglante sur ceux qui, au mitan de leur vie, pensent savoir, qui sont sûrs d&rsquo;eux et sur ceux qui se débrouillent pour ne pas sombrer. Une manière aussi de &laquo;&nbsp;dénoncer&nbsp;&raquo; la novlangue qui s&rsquo;infiltre partout. Celle des décideurs. De ceux qui savent. Ou croient savoir.</p>
<p><a href="https://youtu.be/1n3PJKmc1SU">https://youtu.be/1n3PJKmc1SU</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 126 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Hélène débarquait donc en pleine guerre picrocholine et trouvait dans chaque organisme où elle intervenait des équipes irréconciliables et une poignée de cadres au bord de la crise de nerfs. L&rsquo;étendue des dégâts ne la surprenait guère. Cent fois déjà, elle avait pu constater les effets dévastateurs de ces refontes imposées en vertu de croyances nées la veille dans l&rsquo;esprit d&rsquo;économistes satellitaires ou dans les tréfonds de business schools au prestige indiscuté. ces catéchismes managériaux variaient d&rsquo;une année à l&rsquo;autre, suivant le gout du moment et la couleur du ciel, mais les effets sur le terrain demeuraient invariables.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 150-151 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] En somme, il faut se tenir. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais à quoi ça tient ? Certainement pas au vocabulaire. Le père de Charlotte dit merde à tout-va et signale des connards à chaque carrefour. Ni aux vêtements. Nicole bronze topless sur la plage, et toute la garde(robe du père est élimée, pleine de taches, parfois trouée et ça lui est complètement indifférent. Ça ne rélève pas non plus de plus la politesse, ni d&rsquo;une sorte de respect conventionnel que les enfants devraient aux adultes. C&rsquo;est autre chose, de plus subliminal. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Par exemple, une fois, Hélène s&rsquo;est laissée tomber un peu trop lourdement dans le canapé du salon, et elle a senti passer la réprobation pareille à un courant d&rsquo;air. Depuis, elle vit dans l&rsquo;inquiétude et s&rsquo;efforce de faire comme Charlotte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 381-382 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Enfin la voix de Sardou, et ces paroles qui faisaient semblant de parler d&rsquo;ailleurs, mais ici, chacun savait à quoi s&rsquo;en tenir. Parce que la terre, les lacs, les rivières, ça n&rsquo;était que des images, du folklore. Cette chanson n&rsquo;avait rien à voir avec l&rsquo;Irlande. Elle parlait d&rsquo;autre chose, d&rsquo;une épopée moyenne, la leur, et qui ne s&rsquo;était pas produite dans la lande ou ce genre de conneries, mais là, dans les campagnes et les pavillons, à petits pas, dans la peine des jours invariables, à l&rsquo;usine puis au bureau, désormais dans les entrepôts et les chaînes logistiques, les hôpitaux et à torcher le cul des vieux, cette vie avec ses équilibres désespérants, des lundis à n&rsquo;en plus finir et quelque fois la plage, baisser la tête et une augmentation quand ça voulait, quarante ans de boulot et plus, pour finir à biner son minuscule bout de jardin, regarder un cerisier en fleur au printemps, se savoir chez soi, et puis la grande qui passsait le dimanche en Megane, le siège bébé à l&rsquo;arrière, un enfant qui rassure tout le monde : finalement, ça valait le coup. Tout ça, on le savait d&rsquo;instinct, aux premières notes, parce qu&rsquo;on l&rsquo;avait entendue mille fois cette chanson, au transistor dans sa voiture, à la télé, grandiloquente et manifeste, qui vous prenait aux tripes et rendait fier.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>Connemara, Nicolas Mathieu, Actes sud, 22€.</em></strong></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>Quand les copines et leurs rêves se débinent&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/05/05/quand-les-copines-et-leurs-reves-se-debinent/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 May 2020 08:18:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; Pas vraiment ma cam&#8230; je le savais en ouvrant &#160;&#187; Nos espérances &#171;&#160;, nouveau roman d&#8217;Anna Hope, dont je n&#8217;avais rien lu jusque-là. Je vais mettre cela sous le compte du coronavirus, ça lui apprendra L&#8217;histoire ? Elle est contemporaine. Traverse les années 90 jusqu&#8217;aux années 2010 et nous parle des parcours de trois amies, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ESPERANCES-OK.jpg" rel="lightbox[5122]"><img class="alignleft size-full wp-image-5124 colorbox-5122" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ESPERANCES-OK.jpg" alt="ESPERANCES OK" width="195" height="285" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Pas vraiment ma cam&#8230; je le savais en ouvrant </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>&nbsp;&raquo; Nos espérances &laquo;&nbsp;</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, nouveau roman d&rsquo;</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Anna Hope</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, dont je n&rsquo;avais rien lu jusque-là. Je vais mettre cela sous le compte du coronavirus, ça lui apprendra <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5122" /></span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">L&rsquo;histoire ? Elle est contemporaine. Traverse les années 90 jusqu&rsquo;aux années 2010 et nous parle des parcours de trois amies, anglaises. Trois trajectoires, trois histoires qui s&rsquo;entremêlent. Entre petites trahisons, rancunes sévères et retrouvailles joyeuses.</span></span></span></p>
<p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Hannah, Cate </b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">et</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Lissa</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> sont jeunes, impétueuses, inséparables. Dans le Londres des années 1990 en pleine mutation, elles vivent ensemble et partagent leurs points de vue sur l’art, l’activisme, l’amour et leur avenir, qu’elles envisagent avec gourmandise. Le vent de rébellion qui souffle sur le monde les inspire.</span></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5122"></span></p>
<p><span style="color: #333333"> <span style="font-size: small"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><br />
Les années passent, et à trente-cinq ans, entre des carrières plus ou moins épanouissantes et des mariages chancelants, toutes trois sont insatisfaites et chacune convoite ce que les deux autres semblent posséder. Qu’est-il arrivé aux femmes qu’elles étaient supposées devenir?</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Voilà ce que nous dit la quatrième de couverture&#8230;<br />
Au final, j&rsquo;ai bien eu du mal à me plonger dans les vies, les rêves avortés et les atermoiements de chacune de ces trois jeunes femmes. Il y a </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Lissa</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> la comédienne qui finira par séduire le mari de son amie </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Hannah</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, prête à tout pour devenir maman. Et puis </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Cate</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, qui s&rsquo;interroge sur son rôle de maman débordée, sur sa sexualité aussi&#8230; </span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Voilà. J&rsquo;ai résumé.  Un peu court, je sais. Lapidaire, assurément. Mais franchement, ça ne m&rsquo;a pas inspiré davantage. </span></span></span></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Extraits</b></span></span></span></strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 32 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Elle jette un coup d&rsquo;oeil réflexe à son portable. Toujours pas de nouvelles de la deuxième audition. Tchekhov. Ce qui en soi ne veut rien dire : on peut être heureusement surpris avoir avoir attendu des semaines entières, mais elle sent que l&rsquo;espoir entame sa lente décrue. Demain, si elle n&rsquo;a toujours pas eu de nouvelles, elle sera fébrile, d&rsquo;ici le week-end, dévastée et émotive, d&rsquo;ici le début de la semaine prochaine, sur la défensive&nbsp;&raquo;, rafistolée. Avec le temps, elle est devenue plus susceptible, pas moins.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 93 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Cate scrute le visage de son amie en quête de signes de stress mais n&rsquo;en voit aucun, elle a plutôt l&rsquo;impression que son regard ripe, comme si Hannah était recouverte d&rsquo;un enduit lisse et impénétrable, un visage de pierre sans aucune prise à laquelle se raccrocher, alors que Cate se sent poreuse. Plus que ça. C&rsquo;est comme s&rsquo;il y avait de grands trous béants en elle, à l&rsquo;intérieur desquels n&rsquo;importe qui pouvait jeter un oeil, fourrer le doigt et prononcer un jugement sur le bordel qui règne à l&rsquo;intérieur. Elle transpire, et Tom, qu&rsquo;elle sort de sa poussette, transpire aussi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 214 :</strong><em> &nbsp;&raquo; [&#8230;]Durant les jours qui suivent elle se sent glisser, comme si le bonheur était une danse dont elle aurait oublié les pas. Elle compte ses respirations. Elle compte ses atouts, essaie de rationaliser : pourquoi ce que font ses amies lui importe ? Pourquoi son bonheur devrait-il être indexé au leur ? Et pourtant c&rsquo;est le cas. Bizarrement, c&rsquo;est le cas : elle ne peut pas s&rsquo;empêcher de procéder à l&rsquo;inventaire de sa vie, l&rsquo;absence, à trente-trois ans, du moindre marqueur qui constitue une véritable vie d&rsquo;adulte. Elle commence à détester son boulot, prendre le métro tous les jours jusqu&rsquo;à Canary Wharf, participer, la corde au cou, à des réunions avec des banquiers qui pensent qu&rsquo;en vous consacrant une minute de leur temps ils changent le monde. Ce boulot avec lequel elle ne gagnera jamais assez pour s&rsquo;acheter une maison, s&rsquo;acheter de beaux habits.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Nos espérances&nbsp;&raquo;, Anna Hope, Gallimard, traduit de l&rsquo;anglais par Elodie Leplat, 22€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Des vies entre gris clair et gris foncé&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/01/31/des-vies-entre-gris-clair-et-gris-fonce/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/01/31/des-vies-entre-gris-clair-et-gris-fonce/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 31 Jan 2020 13:38:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[adultère]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160;  Tout est-il donc figé ? Le déterminisme, la reproduction sociale sont-ils si forts qu&#8217;ils cloisonnent nos vies ?  L&#8217;amour ou ce qui y ressemble ne peut-il pas dépasser le côté improbable de ces rencontres ?  François Bégaudeau, dont je n&#8217;avais encore rien lu, tente d&#8217;y répondre dans un roman qui nous parle de nous, de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-GUERRE.jpg" rel="lightbox[5008]"><img class="alignleft size-full wp-image-5011 colorbox-5008" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-GUERRE.jpg" alt="EN GUERRE" width="195" height="284" /></a> </span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Tout est-il donc figé ? Le déterminisme, </span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">la reproduction</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> social</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">e</span></span></span> <span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">sont</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">-il</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">s</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> si fort</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">s</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> qu&rsquo;il</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">s</span></span></span> <span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">cloisonnent nos vies ?</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">L&rsquo;amour ou ce qui y ressemble ne peut-il pas dépasser le côté improbable de ces rencontres ? </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><strong>François Bégaudeau</strong>, dont je n&rsquo;avais encore rien lu, tente d&rsquo;y répondre dans un roman qui nous parle de nous, de vous et de notre époque si socialement précaire. </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Puisque la rencontre entre un prince et une bergère ne peut résulter que d’un accident, il en sera de même pour <strong>Romain Praisse</strong> et<strong> Louisa Makhloufi</strong> ! Le premier vit dans le centre</span></span></span> <span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">de cette ville jamais nommée où il est fonctionnaire territorial tendance bobo. <strong>Louisa</strong>, elle, vit en périphérie. Avec <strong>Cristiano</strong>. Elle est manutentionnaire sur une plateforme Amazon, lui travaille dans une entreprise qui fabrique des pièces. Il est ouvrier. Mais l’entreprise vit ses derniers moments.</span></span></span></p>
<p class="western"><span id="more-5008"></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"> <span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Au chômage, <strong>Cristiano</strong>, qui n’a pas la force de rebondir de <strong>Louisa</strong>, sportive accomplie, se laisse couler. <strong>Louisa</strong> le sent, s’en lasse. Et lors d’une soirée entre copines, rencontre <strong>Romain</strong>. Rencontre improbable… qui se transforme. Qui les transforme ? </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Si le sexe transcende les classes, qu’en est-il de l’amour dans ce qu’il a de plus profond ? Au fil des pages, <strong>François Bégaudeau</strong>, dont on sait le regard et la plume incisifs, nous peint une implacable réalité sociale. Une guerre, sociale, à laquelle chacun des personnages se livre avec les moyens de sa classe.</span></span></span></p>
<p class="western"><strong>Romain</strong> et<strong> Louisa</strong> ne parlent pas de la même manière. N&rsquo;ont pas les mêmes intérêts ni les objectifs identiques.</p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">C’est incisif, mais cela je l’ai déjà dit. C’est drôle aussi. L’écriture de <strong>Bégaudeau</strong> est dense, pleine. Vive. </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Une chouette découverte, malgré les constats. Malgré le bilan. Entre gris clair et gris foncé.</span></span></span></p>
<p><strong>François Bégaudeau parle ici de son roman :</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/9QAVnRx9Fms?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote class="western"><p><strong><span style="color: #333333"> </span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Pages 12-13 :</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><i> </i></span></span></span><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><i>&laquo;&nbsp;Louisa Makhloufi et Romain Praisse demeureraient-ils encore cent ans dans cette ville que la probabilité qu&rsquo;ils se croisent, s&rsquo;avisent et s&rsquo;entreprennent resterait à peu près nulle. En sorte que si l&rsquo;une des 87 caméras de surveillance installées en 2004 par les techniciens d&rsquo;un prestataire privé de la mairie les voit se croiser, s&rsquo;aviser, s&rsquo;entreprendre, ce sera qu&rsquo;au prix d&rsquo;un dérèglement des trajectoires lié à une conjonction hasardeuse de faits nécessaires.&nbsp;&raquo;</i></span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote class="western"><p><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Page 183 : </b></span></span></span></em><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><i>« Sophie Lafargue a coché une par une les cases de cette résignation, de cette sagesse. Ni plus ni moins qu’un autre, elle a protesté, défié les serveurs, obtempéré en grognant, obtempéré en silence, s’est adaptée, s’est félicitée. Au fil des mois la loi a reprogrammé son système sensoriel. Lui a appris à aimer l’air limpide des cafés dont elle aimait tant la brume grise dans les films de Sautet et maintenant quand elle retombe dessus elle souffre pour Vincent, François, Paul et les autres noyés dans ce nuage cancérigène. Et les plateaux de télé enfumés des années 80 ne lui inspirent plus la nostalgie d’une époque qui savait vivre, mais une sorte d’effroi rétrospectif. »</i></span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote>
<p class="western" style="text-align: left"><span style="font-size: small"><b>Page 278 :</b></span> <span style="font-size: small"><i>« En somme il aura beaucoup contesté les lois sans jamais y contrevenir. Il est un légaliste objectif, sentant qu’il a plus intérêt à respecter la loi qu’à la transgresser ; que, si inique lui paraisse-t-elle, elle lui profite. Elle profite sans doute davantage aux encore mieux nés, habiles en outre à s’engouffrer dans les vides juridiques ou à profiter des largesses de l’administration fiscale, mais à lui elle assurera jusqu’au bout un toit et des loisirs suffisants, aussi vrai qu’elle lui épargne et lui épargnera, sauf accident, sauf dérèglement général et alors le souhaite-t-il vraiment ?, le froid, la faim, les maladies qui dégénèrent à défaut de soins. </i></span></p>
<p class="western" style="text-align: left"><span style="font-size: small"><i>La société dont il conteste les fondements lui fournir des avoirs, même maigres, et une situation, même peu gratifiée. Ainsi doté, on ne saute pas dans le vide. Un jour, vers leurs débuts, le projet formulé par Louisa de sauter à l’élastique l’avait laissé dubitatif. Risquer de tout perdre pour un frisson de trois secondes, quelle folie. Elle avait dit : perdre quoi ? »</i></span></p>
</blockquote>
<p class="western" style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;En guerre&nbsp;&raquo;, François Bégaudeau, Verticales, 20 euros.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>La vie comme elle va derrière le tableau noir&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/01/04/la-vie-comme-elle-va-derriere-le-tableau-noir/</link>
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		<pubDate>Sat, 04 Jan 2020 08:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Plonger dans les années 70, et plus précisément l&#8217;année 1975 ( celle de ma naissance, eh oui !) , ça vous dit ? Jean-Philippe Blondel revient avec un quinzième roman et des thématiques jamais explorées jusque là. Je vous raconte ? Nous sommes en 1975 donc. En province. Et dans un groupe scolaire. L&#8217;école ds [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COUV.jpg" rel="lightbox[4987]"><img class="alignleft size-full wp-image-4989 colorbox-4987" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COUV.jpg" alt="COUV" width="105" height="149" /></a>Plonger dans les années 70, et plus précisément l&rsquo;année 1975 ( celle de ma naissance, eh oui !) , ça vous dit ? <strong>Jean-Philippe Blondel</strong> revient avec un quinzième roman et des thématiques jamais explorées jusque là.</p>
<p class="western">Je vous raconte ? Nous sommes en 1975 donc. En province. Et dans un groupe scolaire. L&rsquo;école ds garçons côtoie celle des filles et celle des petits. Les instituteurs, que l&rsquo;on appellera plus tard professeurs des écoles, occupent des logements de fonction. Et partagent le temps et l&rsquo;espace avec leurs collègues, tout au long de l&rsquo;année scolaire. Pas si simple.</p>
<p class="western">Alors <strong>Jean-Philippe Blondel</strong> nous raconte la vie des <strong>Brunet</strong>, <strong>Goubert</strong>, <strong>Lorrain</strong>, <strong>Coudrier</strong>, <strong>Ferrant</strong>. Tient une chronique joyeuse et triste à la fois qui mélange les histoires des enfants et celles de leurs parents.</p>
<p class="western"><strong>Charles Florimont</strong> arrive avec de nouvelles méthodes pédagogiques en vogue, quand<strong> Reine Esposito</strong>, elle, fait tout basculer en poursuivant le rigide <strong>Lorrain</strong> de ses assiduités&#8230;.</p>
<p class="western">C&rsquo;est drôle, malicieux, émouvant. Et l&rsquo;écriture, très fluide, nous donne envie de suivre tous les personnages de cette galerie rigolote.</p>
<p class="western"><strong>L&rsquo;auteur parle de son livre ici :</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/rLdAvzPTWrE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p class="western" style="text-align: center"> <strong><b>Extraits</b></strong></p>
<blockquote class="western"><p><strong><b>Page 89 :</b></strong> <em>&laquo;&nbsp;Florimont a eu les coudées franches, dès le mois de septembre. Il a suffi d&rsquo;un coup de fil de l&rsquo;inspecteur. Celui-ci, plus finaud qu&rsquo;il n&rsquo;en a l&rsquo;air, n&rsquo;a pas menacé Lorrain des foudres de Jupiter s&rsquo;il mettait des bâtons dans les roues de Florimont. Il sait que Lorrain s&rsquo;épanouit dans l&rsquo;agressivité et le combat &#8211; des années de lutte contre les éléments et les espaces naturels l&rsquo;ont aguerri. L&rsquo;inspecteur a repéré le talon d&rsquo;Achille du directeur de Denis-Diderot : la vanité. Un orgueil qu&rsquo;il tente de dissimuler mais qui revient au galop dès qu&rsquo;on empiète sur ses plates-bandes. C&rsquo;est en souriant que l&rsquo;inspecteur a alors téléphoné à Lorrain, l&rsquo;avant-veille de la rentrée, chez lui et non à l&rsquo;école.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<blockquote class="western"><p><strong><b>Page 137 :</b></strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Passe encore qu&rsquo;on se morfonde devant un amour inassouvi en se rendant compte qu&rsquo;on a raté sa vie, mais qu&rsquo;on fasse en sorte de rattraper le temps perdu, et puis quoi encore ? On est responsable de ses choix. On les assume. Sinon; c&rsquo;est la chienlit. Toutes ces femmes qui plaçaient leur recherche du plaisir avant leur moralité, c&rsquo;en était trop. Quelqu&rsquo;un devait leur rappeler leur rôle et leur devoir, et le destin l&rsquo;avait choisie elle, Geneviève Coudrier, comme fer de lance de ce nouvel ordre moral. Alors qu&rsquo;ils s&rsquo;embrassaient à pleine bouche et en plein Paris, elle se posterait à côté d&rsquo;eux et se raclerait la gorge. Elle pouvait anticiper le frisson de bonheur qui la parcourrait lorsqu&rsquo;elle verrait la tête des deux amants confondus.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<blockquote class="western"><p><strong><b>Page 242 :</b></strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] On s&rsquo;était dit que ce n&rsquo;était pas si grave, tout semblait avoir repris sa place, mais très vite il avait fallu se rendre à l&rsquo;évidence, les lignes avaient bougé, révélant des failles, des gouffres, des abîmes, de nouvelles aspirations se faisaient jour, des revendications, des décisions. Reine Esposito se mettait à courir le long des murs de briques en hurlant qu&rsquo;elle voulait être prise, là, maintenant. Geneviève Coudrier se détachait de l&rsquo;encoignure dans laquelle on pensait qu&rsquo;elle resterait jusqu&rsquo;à la fin de sa vie et se mettait à exister pleinement. Janick, guidée par un patron soudain devenu mentor, tirait des plans sur la comète et transformait le quotidien en piste en étoiles. Aucune de ces femmes ne lui demandait rien &#8211; elles s&rsquo;imposaient, dans la démence ou dans l&rsquo;assurance tranquille, et elles souriaient en ajoutant que le monde ne serait plus jamais le même. Les écoles étaient mixtes. Des inspectrices remplaceraient bientôt les inspecteurs et viendraient s&rsquo;installer au fond des salles de classe pour juger du travail effectué. Gérard Lorrain et ses amis randonneurs deviendraient en quelques années une survivance, un morceau de cet univers où jadis les hommes pensaient qu&rsquo;ils menaient la danse.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p class="western"><strong> </strong><strong><b>&laquo;&nbsp;La grande escapade&nbsp;&raquo;, Jean-Philippe Blondel, Buchet-Chastel, 18€</b></strong></p>
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		<title>La loi de Murphy, version XXL</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/09/15/la-loi-de-murphy-version-xxl/</link>
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		<pubDate>Sun, 15 Sep 2019 08:43:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Olivier Adam est de retour ! J&#8217;avais découvert ses personnages à travers le roman &#171;&#160;Les lisières&#160;&#187;, dont j&#8217;avais particulièrement apprécié la vision de la France des périphéries. J&#8217;avais voulu prolonger avec &#171;&#160;Peine perdue&#160;&#187;, que j&#8217;avais trouvé moins percutant. Puis avec &#171;&#160;La renverse&#160;&#187;, qui nous rappelait qu&#8217;en politique comme ailleurs, la chute peut être [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #ffcc00">Rentrée littéraire</span></h4>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OLIVIER-ADAM4.jpg" rel="lightbox[4797]"><img class="alignleft wp-image-4800 size-medium colorbox-4797" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OLIVIER-ADAM4-197x300.jpg" alt="OLIVIER ADAM" width="197" height="300" /></a><strong>Olivier Adam</strong> est de retour ! J&rsquo;avais découvert ses personnages à travers le roman <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/11/29/olivier-adam-ou-lart-dausculter-a-la-peripherie/">&laquo;&nbsp;Les lisières&nbsp;&raquo;</a></strong>, dont j&rsquo;avais particulièrement apprécié la vision de la France des périphéries. J&rsquo;avais voulu prolonger avec <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/02/a-ceux-qui-surnagent/">&laquo;&nbsp;Peine perdue&nbsp;&raquo;</a></strong>, que j&rsquo;avais trouvé moins percutant. Puis avec <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/03/03/survivre-a-la-terrible-deflagration/">&laquo;&nbsp;La renverse&nbsp;&raquo;</a></strong>, qui nous rappelait qu&rsquo;en politique comme ailleurs, la chute peut être terrible, irrémédiable. Tragique même.</p>
<p>Bref, j&rsquo;ai replongé. Pour le meilleur ou pour le pire ? Allez savoir. Dans ce nouveau roman, <strong>Olivier Adam</strong> convoque à nouveau son avatar, <strong>Paul.</strong> <strong>Steiner</strong> ou <strong>Lerner</strong> au fil des romans dans lesquels il nous donnent des nouvelles de sa vie, de ses amours… et de ses emmerdes.</p>
<p>Ses emmerdes, justement. A 45 ans, elles voyagent visiblement en escadrille dans la vie de notre auteur qui, faute de succès littéraire donc d&rsquo;argent, retourne vivre en Ille-et-Vilaine, département qu&rsquo;il avait quitté avec femme et enfants pour s&rsquo;installer à Paris. Dans ce roman, où <strong>Olivier Adam</strong> nous promène entre fiction et autobiographie, nous rencontrons un <strong>Paul</strong> un peu éteint, qui n’a pas réellement digéré ses années de déveine.</p>
<p>Journaliste dans un hebdomadaire, il tente de s’adapter à son nouveau statut. Un peu dépassé par son environnement. Le plus proche. Il apprend que, <strong>Sarah</strong>, sa compagne lui ment depuis des mois sur son emploi du temps, qu’elle le trompe avec une femme ; que sa fille aînée, <strong>Manon</strong>, s’enfonce dans les mensonges jusqu’à se rendre malade. Seul <strong>Clément</strong> s’en sort. Entre surf et parties de foot via un ordinateur…</p>
<p>Alors que le centre d’hébergement de migrants dans lequel <strong>Sarah,</strong> sa compagne, est pris pour cible par des racistes, Paul est « approché » par <strong>Claire</strong>, qui se présente comme sa demi-sœur. L’est-elle vraiment ? <strong>Manon</strong>, elle, sera « enlevée » par <strong>Franck,</strong> policier… et mari de<strong> Lise</strong>, la maitresse de <strong>Sarah</strong>. Vous suivez toujours ?</p>
<p>Au fil des pages, le roman se transforme en tourbillon. Tout s’enchaîne. Trop ? Allez savoir. Personnellement, je le trouve &laquo;&nbsp;too much&nbsp;&raquo;, mais les réalisateurs devraient se régaler de ces intrigues enchêvetrées.</p>
<p>Un nouveau &laquo;&nbsp;livre-bilan&nbsp;&raquo; pour<strong> Olivier Adam</strong> qui comme dans <strong>&laquo;&nbsp;Falaises&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Des vents contraires&nbsp;&raquo;</strong>, ou <strong>&laquo;&nbsp;Lisières&nbsp;&raquo;</strong> en profite pour faire le point, et aborder aussi ce qui meut notre société. Entre accueil des migrants et défense de l&rsquo;environnement.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 40 :</strong><em>« Eric lui serra la main tandis que son chien tirait sur sa laisse, ne voyant pas en quoi un type dans son genre pouvait justifier qu’on interrompe sa promenade. Paul n’était pas loin de penser la même chose. Du reste il n’aurait pas été contre l’idée d’ignorer Eric, depuis plusieurs années déjà, et jusqu’à nouvel ordre. Cela faisait bientôt vingt ans qu’ils se croisaient. Ils avaient publié leurs premiers romans à la même époque. Ceux de Meyerowitz avaient connu un succès tardif mais depuis quelques années il tenait sa revanche et ne quittait plus les cimes des classements des meilleures ventes. »</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 84 :</strong><em>« Il passa la journée en compagnie d’un fantôme. Celui d’un ami. Celui d’un frère. Qu’il avait, comme tous ceux qu’il avait eus, dans des circonstances nébuleuses. A quoi pouvait bien tenir cette manie de couper les ponts, cette disposition au saccage, auxquelles seule Sarah avait échappé jusqu’ici ? Oui, longtemps, Aurélien avait été un frère pour lui. Comme l’avait été Damien à l’adolescence (une fois entré à l’université Paul ne lui avait subitement plus donné la moindre nouvelle, pas plus qu’aux amis qui gravitaient autour d’eux à l’époque, il avait littéralement disparu de leurs vies. Comme l’avait été son frère aîné, jusqu’à ce qu’au prétexte d’une prétendue incompatibilité politique, culturelle, au cours d’il ne savait plus quelle engueulade, Paul l’éjecte de sa vie. »</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 344 :</strong><em>« Il leur fallait prendre un peu de distance, se disait-il, se sauver, dans les deux sens du terme. C’était chez lui un vieux réflexe. Quand les choses s’enlisaient, il fallait partir. Pas toujours pour de bon. Mais au moins pour quelques jours. La fuite lui avait toujours paru une stratégie préférable à toute autre. Depuis qu’ils se connaissaient, Sarah et lui, ils n’avaient cessé de jouer à cache-cache avec le malheur, la dépression, l’usure, l’ennui, les échecs, quittant Paris pour la Bretagne, puis la Bretagne pour Paris, et Paris pour la Bretagne, par un curieux mouvement de balancier, d’allers-retours qui ne menait à rien et finissait par leur coller la nausée. Peut-être fallait-il en finir avec tout ça. Ne plus revenir sur leurs pas. Repartir de zéro. S’inventer d’autres racines, d’autres attaches. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Une partie de badminton&nbsp;&raquo;, Olivier Adam, Flammarion, 21€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Aux marches du palais&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/31/aux-marches-du-palais/</link>
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		<pubDate>Thu, 31 Jan 2019 14:53:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Rentrée littéraire hiver 2019 C&#8217;est reparti ! Les livres font leur rentrée. Celle de l&#8217;hiver. Pas celle des prix littéraires, donc. Une course de fond quand même pour des hommes et des femmes qui, pour la première fois et pas, sont présents sur les tables des librairies. Une course et une aventure. Au fil [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #008080">Rentrée littéraire hiver 2019</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RENTREE-BLOG.jpg" rel="lightbox[4532]"><img class="aligncenter wp-image-4535 size-medium colorbox-4532" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RENTREE-BLOG-300x169.jpg" alt="RENTREE BLOG" width="300" height="169" /></a></p>
<p>C&rsquo;est reparti ! Les livres font leur rentrée. Celle de l&rsquo;hiver. Pas celle des prix littéraires, donc. Une course de fond quand même pour des hommes et des femmes qui, pour la première fois et pas, sont présents sur les tables des librairies. Une course et une aventure.</p>
<p>Au fil des mois de janvier et février, <strong>493 nouveaux romans vont sortir.</strong> Parmi eux, <strong>336 romans français.</strong> Parmi eux également, <strong>77 premiers romans</strong> ( soit une hausse de 20% par rapport à la rentrée littéraire de l&rsquo;hiver 2018).</p>
<p>Alors, parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas que <strong>Michel Houellebecq</strong> dans la vie ( son nouveau roman est édité à 320.000 exemplaires !), je vais essayer de vous donner envie de plonger dans les (autres) romans de ce rendez-vous littéraire. Une sélection, forcément subjective. C&rsquo;est parti !</p>
<p><span id="more-4532"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PREMIERE-DAME.jpg" rel="lightbox[4532]"><img class="alignleft size-full wp-image-4533 colorbox-4532" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PREMIERE-DAME.jpg" alt="PREMIERE DAME" width="120" height="227" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On commence notre collection avec <strong>&laquo;&nbsp;Première dame&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Caroline Lunoir</strong>. Un roman que l&rsquo;on put, pour les amateurs de cases, ranger dans celle dédiée à la politique !</p>
<p><strong>Caroline Lunoir</strong>, avocate pénaliste installée à Paris, je l&rsquo;ai découverte avec son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;La faute de goût&nbsp;&raquo;</strong>, en 2011. Un joli souvenir.  Je vous en parlais <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/03/06/lutte-des-classes-au-bord-de-la-piscine/">ici</a></strong>.</p>
<p>Après <strong>&laquo;&nbsp;Au temps pour nous&nbsp;&raquo;</strong>, la voici de retour avec<strong> &laquo;&nbsp;Première dame&nbsp;&raquo;</strong>, donc. L&rsquo;idée ? Suivre <strong>Marie</strong>, épouse d&rsquo;un candidat à l&rsquo;élection présidentielle, jusqu&rsquo;aux marches du palais&#8230; de l&rsquo;Elysée.  Ancienne journaliste, mère des quatre enfants de <strong>Paul</strong>, <strong>Marie</strong> nous livre par le menu et sous la forme d&rsquo;un journal de bord, le long décompte d&rsquo;une victoire annoncée.</p>
<p>Rien ne nous sera épargné ! A elle non plus d&rsquo;ailleurs. Au fil des pages, des mois et des saisons, l&rsquo;image de sa famille, de son mari et aussi la sienne vont s&rsquo;écorner. Quoi ? La famille de <strong>Marie</strong> et <strong>Paul</strong> n&rsquo;est donc pas si parfaite, pas si lisse, pas si respectable. Il y aura les comptes bancaires ouverts à l&rsquo;étranger, la maîtresse de <strong>Paul</strong>, la dépression de <strong>Marie</strong>, etc.</p>
<p>Toute ressemblance avec des candidats à l&rsquo;Elysée ou d&rsquo;anciens présidents de la République n&rsquo;est évidemment absolument pas fortuite ! On devine ici François Hollande et la volcanique Valérie Trierweiler, François et Pénélope Fillon, Nicolas et Cécilia Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn aussi&#8230;</p>
<p>Si le journal de <strong>Marie</strong> commence dans l&rsquo;euphorie de l&rsquo;annonce de la candidature de son mari aux primaires du parti, l&rsquo;horizon va finir par s&rsquo;obscurcir. La chronique attendrie, admirative va virer à la récrimination. Au règlement de comptes. Puis à l&rsquo;abnégation. <strong>Marie</strong> se rend compte qu&rsquo;elle a donné sa vie pour son mari et ses enfants. Amer constat d&rsquo;une femme qui se croyait libre et affranchie.</p>
<p>Personne n&rsquo;a anticipé ni pris la mesure des conséquences sur la vie de la famille, issue de la grande bourgeoisie. Les mauvais coups viendront de partout, même des amis. Alors les communicants gambergent, trouvent des parades, etc.</p>
<p>Entre compromissions et petits arrangements, un portrait peu reluisant d&rsquo;une &laquo;&nbsp;caste&nbsp;&raquo; définitivement coupée de la réalité de ceux qu&rsquo;elle voudrait gouverner. Cynique.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 55-56 : </strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;J-147 (Dimanche 25 novembre) </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Un choc de bonheur. Une claque d&rsquo;euphorie. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il y a cette tension joyeuse qui monte, au milieu des rires, des plaisanteries et d&rsquo;une bonne humeur tenace avec les retours des bureaux de vote. Le téléphone qui sonne en continu. Le portable de Paul qui clignote de messages. Les fouilles des poubelles où le bulletin de Paul serait rare, les journalistes qui arrivent de plus en plus nombreux, jusqu&rsquo;aux non-alignés qui choisissent comme par hasard, sans s&rsquo;être annoncés, sur le coup de dix-huit heures, dix-neuf heures, de &laquo;&nbsp;vivre cette soirée avec nous&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai encore le baiser de Paul sur mes lèvres. D&rsquo;une gourmandise ! &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123 :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;J-31</em></p>
<p style="text-align: left"><em>J+59 ( jeudi 21 mars)</em></p>
<p style="text-align: left"><em>[&#8230;] Paul tranche, encourage, plaisante, avec ténacité. Il a dénoué sa cravate et abandonné sa veste sur une chaise. Il se tient debout, en bras de chemise, devant le tableau, un sandwich de rillettes dans une main, un marqueur pour exposer son plan de bataille dans l&rsquo;autre. Ceux qui viennent d&rsquo;intégrer l&rsquo;état-major découvrent son sens du commandement et son énergie. A l&rsquo;écouter, j&rsquo;entends presque se lever la clameur de nos villages, de nos provinces, d&rsquo;un pays tout entier prêt à porter nos convictions et notre souffle. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pourtant, je surprends des regards qui s&rsquo;attardent sur moi et plongent ailleurs quand je relève la tête. Pourtant, derrière l&rsquo;espoir, derrière les mots d&rsquo;ordre et les promesses que l&rsquo;on se fait, derrière la fougue de Paul et l&rsquo;implication nouvelle de Victor qui anime l&rsquo;équipe dédiée aux réseaux sociaux, il y a des noms que l&rsquo;on ne prononce plus et, souvent, la colère qui affleure. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En réalité, je nous sens assiégés.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 182-183 :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Dimanche 5 mai</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les salles sont combles. Je croise des visages amis, des familiers, des connaissances, certains que j&rsquo;exècre, d&rsquo;autres qui ne me disent rien. Ils reviennent au siège du parti comme la marée. Ils font ma vie, lui donnent son sens et l&rsquo;aliènent. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Nous nous reconnaissons, nous, acteurs des coulisses du feuilleton du pouvoir. Tous, un jour, premier rôle, espoir, doublure, figurant, vieille gloire. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai mon sourire de Joconde. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Parce que dans les fidélités comme dans les haines, dans les sacres comme dans les chutes, il est un principe qui surnage et écorne le mépris : le respect de celui qui sait encaisser. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Parce que celui qui, tombé à genoux, ne baisse pas la tête, se relèvera, et attestera, sous le regard de ses pairs, qu&rsquo;un retour est toujours possible. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les salles sont combles mais je suis vide.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Première dame&nbsp;&raquo;, Caroline Lunoir, Actes Sud, 18€</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>De l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique, prendre du champ&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/07/de-lautre-cote-de-latlantique-prendre-du-champ/</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Jan 2019 12:49:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160;  Prendre du champ. Traverser un océan pour essayer de voir plus clair sur sa vie, sur ses proches&#8230; et sur son pays. Voilà ce que Sylvie Vickery décide de faire, en suivant Hector, son mari, poète et universitaire sexagénaire, qui vient de décrocher un poste en Caroline du Nord, là-bas, aux Etats-Unis. C&#8217;est de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DESARTHE-OK.jpg" rel="lightbox[4472]"><img class="alignleft wp-image-4475 size-medium colorbox-4472" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DESARTHE-OK-204x300.jpg" alt="DESARTHE OK" width="204" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: left"> Prendre du champ. Traverser un océan pour essayer de voir plus clair sur sa vie, sur ses proches&#8230; et sur son pays. Voilà ce que <strong>Sylvie Vickery</strong> décide de faire, en suivant <strong>Hector</strong>, son mari, poète et universitaire sexagénaire, qui vient de décrocher un poste en Caroline du Nord, là-bas, aux Etats-Unis. C&rsquo;est de là qu&rsquo;ils vivront, à distance donc, les attentats du 13 novembre. Dans une indifférence polie.</p>
<p style="text-align: left">C&rsquo;est également en Amérique que <strong>Sylvie</strong> va découvrir la vie adultérine de son mari, et le rôle que joue son fils unique –un adolescent si différent des autres – aux côtés de ses camarades. <strong>Lester</strong> se fait appeler <strong>Absalom Absalom</strong>, est une émule de Saint-Augustin et prend des airs de gourou.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Sylvie</strong>, elle, qui s&rsquo;est toujours évertuée depuis sa rencontre et son mariage avec <strong>Hector</strong>, à la non-action et &nbsp;&raquo; à n&rsquo;être rien &nbsp;&raquo; comme elle dit, poursuit, avec lucidité mais en silence, l&rsquo;introspection familiale. Loin de ses répères. Jusqu&rsquo;au scandale. Jusqu&rsquo;au retour.</p>
<p style="text-align: left">Elle ne maîtrise pas bien la langue, ni les codes. Trop cultivée, trop libre de tout aussi.</p>
<p style="text-align: left">Première fois que j&rsquo;ouvre un roman d&rsquo;<strong>Agnès Desarthe</strong>, lauréate en 1996 du prix du Livre Inter pour <strong>&laquo;&nbsp;Un secret sans importance&nbsp;&raquo;</strong> et auteure de nombreux romans remarqués (<strong>&laquo;&nbsp;Dans la nuit brune&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Une partie de chasse&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Ce coeur changeant&nbsp;&raquo;</strong>). J&rsquo;ai été un peu déçue par ce roman qui, je trouve, survole plusieurs sujets sans les approfondir cependant. Dommage. Beau portrait de femme cependant.</p>
<p style="text-align: center"><span id="more-4472"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 22 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Les auteurs s&rsquo;accordent à déclarer que les parents, et en particulier les mères, s&rsquo;y prennent mal. Elle a décidé de ne pas s&rsquo;y prendre. Elle a renoncé tôt et tient le cap. Le dogme du non-agir, encore lui. Elle a plus ou moins décidé d&rsquo;être la grand-mère de son fils. L&rsquo;idée n&rsquo;est pas venue d&rsquo;elle, mais d&rsquo;une femme dans le bus. Lester devait avoir trois ans. Ils se tenaient la main, Sylvie et lui, à bord du 75. &laquo;&nbsp;Dis donc, mon bonhomme, avait lancé la dame en se penchant vers Lester, tu en as de la chance d&rsquo;avoir une mamie aussi jeune.&nbsp;&raquo; Sylvie avait pesé le pour et le contre : une vieille mère, une jeune mamie. Lester n&rsquo;avait pas protesté. Il n&rsquo;avait pas tenté de rétablir la vérité. Toujours poli, si incroyablement poli. Sylvie avait pensé que lui aussi, peut-être, préférait qu&rsquo;il en soit ainsi. En vadrouille avec sa très jeune grand-mère.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 79 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Vieux ? Jamais Hector n&rsquo;a employé ce mot pour parler de lui, et encore moins pour parler de Sylvie. Il la taquine en l&rsquo;appelant &laquo;&nbsp;ma petite&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;mon bébé&nbsp;&raquo;, parce qu&rsquo;elle lui arrive au milieu de la poitrine, et elle aime ça. Elle aime être sa petite, son bébé, cela lui permet de voyager à travers les âges, d&rsquo;échapper aux classifications. Elle peut être à la fois la grand-mère de son propre fils et le bébé de son mari. Elle ne s&rsquo;est jamais sentie femme mûre, femme-femme. Elle a toujours eu l&rsquo;impression d&rsquo;être soit beaucoup plus jeune, soit beaucoup plus âgée. Le compte réel des années n&rsquo;a aucune réalité pour elle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 259 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Durant les premiers temps de sa double passion, Hector s&rsquo;était soupçonné d&rsquo;aménager le réel à sa guise, de se persuader lui-même que sa conduite sur le nouveau continent n&rsquo;avait pas d&rsquo;impact sur l&rsquo;existence qu&rsquo;il avait bâtie sur l&rsquo;ancien. Ses trahisons étaient sans conséquence et ne blessaient personne, se disait-il, constatant jour après jour que rien ne modifiait ses relations avec Sylvie. Il n&rsquo;était ni plus gentil avec elle, ni plus impatient qu&rsquo;avant. Il ne se montrait pas plus tendre, ni moins présent. Elle le faisait rire et l&rsquo;impressionnait comme toujours depuis qu&rsquo;il l&rsquo;avait rencontrée. Elle lui mettait les nerfs en vrille et le fatiguait comme elle l&rsquo;avait toujours fait.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La chance de leur vie&nbsp;&raquo;, Agnès Desarthe, Editions de l&rsquo;Olivier, 19€.</strong></em></p>
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		<title>Au coeur d&#8217;une Argentine délaissée, parcours de vie cabossée</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/07/24/au-coeur-dune-argentine-delaissee-parcours-de-vie-cabossee/</link>
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		<pubDate>Mon, 24 Jul 2017 07:38:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Partons en voyage ! Prenons le large et rendons-nous en Argentine ! Avec Carlos Bernatek pour guide, allons à la découverte des &#171;&#160;petites gens&#160;&#187; de la province argentine. Celles qui font avec les moyens du bord, et s&#8217;arrangent d&#8217;un pays qui perd peu à peu toute morale. Dans &#171;&#160;Rancoeurs de province&#160;&#187;, il y a deux [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RANCOEURS.jpg" rel="lightbox[3963]"><img class="alignleft wp-image-3965 size-medium colorbox-3963" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RANCOEURS-204x300.jpg" alt="RANCOEURS" width="204" height="300" /></a>Partons en voyage ! Prenons le large et rendons-nous en Argentine ! Avec <strong>Carlos Bernatek</strong> pour guide, allons à la découverte des &laquo;&nbsp;petites gens&nbsp;&raquo; de la province argentine. Celles qui font avec les moyens du bord, et s&rsquo;arrangent d&rsquo;un pays qui perd peu à peu toute morale.</p>
<p>Dans <strong>&laquo;&nbsp;Rancoeurs de province&nbsp;&raquo;</strong>, il y a deux histoires que l&rsquo;on imagine parallèles. Et pourtant. D&rsquo;un côté, celle de <strong>Selva</strong>, une jeune femme un peu paumée mais avec des rêves plein la tête qui débarque dans cette station balnéaire du front de mer avec pour mission de préparer l&rsquo;ouverture d&rsquo;un café, pour la saison. Mais peut-être ne s&rsquo;agit-il seulement pour son patron que de blanchir de l&rsquo;argent&#8230;</p>
<p>Elle devra faire face à la solitude et la violence des hommes. D&rsquo;un en particulier. Elle qui rêve du grand amour&#8230;</p>
<p>De l&rsquo;autre, <strong>Poli.</strong> Un mari et père d&rsquo;un petit garçon, <strong>Juan</strong>, dont la vie bascule quand il apprend que sa femme <strong>Eugenia</strong> le trompe depuis des mois avec un riche avocat. De quoi mettre du beurre dans les épinards&#8230; Poli, lui, sillonne une partie du pays pour vendre des encyclopédies.</p>
<p>Une fois ses doutes levés, <strong>Poli</strong> s&rsquo;en va. S&rsquo;acoquine avec des évangélistes pour vendre des bibles et des tubes de dentifrice dans une ville de province écrasée de chaleur où les arnaques font florès. Poli y réinvente sa vie. Jusqu&rsquo;à quand ?</p>
<p>Chapitre après chapitre, le lecteur suit l&rsquo;une et l&rsquo;autre histoire. <strong>Bernatek</strong> a un style, un ton. A suivre.</p>
<p>Né en 1955 à Buenos Aires, <strong>Carlos Bernatek</strong> a notamment été finaliste du prix Planeta en 1994 et premier prix du prestigieux Fondo Nacional de las Artes en 2007. <strong>&laquo;&nbsp;<i>Banzaï&nbsp;&raquo;</i> </strong>était son premier roman traduit en France ( je l&rsquo;ai dans ma bibliothèque, va falloir que je m&rsquo;y remette ! )</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3963"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 32 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Au moins, c&rsquo;était un travail original pour Selva, une opportunité qui la séduisait au point de s&rsquo;intéresser moins au salaire qu&rsquo;au fait de quitter la ville pour la plage durant tout un été. A vingt-cinq ans, elle ne connaissait toujours pas la mer, et on allait la payer pour rester là. Ses jobs habituels ne lui offraient jamais d&rsquo;occasions pareilles. Et puis, ce serait elle la gérante ; Waldo lui confiait une responsabilité qui la remplissait d&rsquo;orgueil. Mais si la paie ne cassait pas trois pattes à un canard, elle serait libre de ses mouvements, libre de prendre des décisions. Et il y avait la mer, et ça, aucun bureau ou commerce ordinaire ne pouvait l&rsquo;offrir. Sans chef sur le dos pour vérifier ses moindres gestes, pour censurer, critiquer ou engueuler jusqu&rsquo;à l&rsquo;humiliation, comme elle l&rsquo;avait observé ou subi elle-même tant de fois.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 109 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Poli Malacheck se met à frémir ; il ne peut ni ne veut faire le calcul, la note serait déshonorante, une nouvelle humiliation. Il ne maquait plus que ça pour que l&rsquo;opprobre soit total : devoir les remercier, Agustin Branda et Eugenia, la sacrifiée, qui se dévoue pour remédier à la banqueroute familiale, rumine-t-il. Il ne veut pas poursuivre cette conversation, il esquive le conflit. Les préparatifs belliqueux ont cessé, ou peut-être entrent-ils tout juste dans un processus de pais armée – une guerre froide. Du froid, il en a besoin sur son front blessé, et à l&rsquo;intérieur de son crâne. Il passe dans la cuisine pour récupérer de la glace, qu&rsquo;il enveloppe dans le tee-shirt taché de sang, drapeau de son cause perdue, qu&rsquo;il porte ensuite à son front. Ainsi, poussant la valise et le sac par terre, presque à coups de pied, tenant le tee-shirt humide et glacé contre son front et le sac à chaussures dans sa main libre, il quitte la maison – vaincu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 182 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand Poli prit place dans la Mercedes climatisée, le dos calé contre le cuir, et qu&rsquo;il vit défiler les images de la ville à travers les vitres polarisées, il tenta d&rsquo;analyser comment on percevait Danel d&rsquo;ici, plutôt qu&rsquo;en crevant de chaud dans son propre tacot ou en chargeant des caisses de livres et de tubes de dentifrice. Dans cet habitacle conditionné, Cornejo voyait des affaires possibles, des moyens de soutirer du fric aux gens. Du fric pauvre, du fric qui brûlait et n&rsquo;apportait aucune solution au niveau individuel, du fric que Cornejo se chargeait de réunir billet après billet, centime après centime, catalyseur de l&rsquo;épargne populaire, voilà ce qu&rsquo;était le pasteur : celui qui réunissait les moutons et les tondait gentiment. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Rancoeurs de province&nbsp;&raquo;, de Carlos Bernatek, traduit de l&rsquo;espagnol par Delphine Valentine, Editions de l&rsquo;Olivier, 22€.</strong></em></p>
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		<title>Survivre à la terrible déflagration&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/03/03/survivre-a-la-terrible-deflagration/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2016 08:16:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Olivier Adam est de retour ! Deux ans après &#171;&#160;Peine perdue&#160;&#187; dont vous trouverez ma critique ici et quatre ans après &#171;&#160;Les lisières&#160;&#187;, formidable roman sur les classes moyennes grâce auquel j&#8217;avais découvert cet auteur quadragénaire désormais installé du côté de Saint-Malo ( à découvrir là ), il revient dans les piles de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span> </strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RENVERSE-OK.jpg" rel="lightbox[3444]"><img class="alignleft size-full wp-image-3447 colorbox-3444" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RENVERSE-OK.jpg" alt="RENVERSE OK" width="193" height="300" /></a></p>
<p><strong>Olivier Adam</strong> est de retour ! Deux ans après <strong>&laquo;&nbsp;Peine perdue</strong>&nbsp;&raquo; dont vous trouverez ma critique <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/02/a-ceux-qui-surnagent/">ici </a></strong>et quatre ans après <strong>&laquo;&nbsp;Les lisières&nbsp;&raquo;</strong>, formidable roman sur les classes moyennes grâce auquel j&rsquo;avais découvert cet auteur quadragénaire désormais installé du côté de Saint-Malo ( à découvrir <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/11/29/olivier-adam-ou-lart-dausculter-a-la-peripherie/">là</a> </strong>), il revient dans les piles de romans de la rentrée littéraire de l&rsquo;hiver avec <strong>&laquo;&nbsp;La renverse&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>La renverse ? C&rsquo;est cette période, de durée variable, séparant deux phases de marées (montante ou descendante) durant laquelle le courant devient nul. La renverse, cette situation d&rsquo;étal, c&rsquo;est ce que vivra Antoine des années durant. Pour oublier. Pour ne plus penser.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous plonge dans la rubrique faits divers de notre histoire contemporaine française. Au fil des pages, on reconnait, en filigrane, plusieurs élus, parfois de haut rang, qui se sont illustrés dans des affaires sordides. Dans le désordre, <strong>Georges Tron</strong>, <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong>, <strong>Patrick Balkany</strong> ou encore <strong>Jérôme Cahuzac. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3444"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire, c&rsquo;est donc celle d&rsquo;<strong>Antoine</strong>, le narrateur. On le trouve en Bretagne, employé dans une librairie. Là, il vit une histoire avec <strong>Chloé.</strong> Une histoire dans laquelle il ne s&rsquo;investit pas. Et plus il y a l&rsquo;annonce. Celle de la mort de <strong>Jean-François Laborde</strong>. Ministre éphémère, il a été, des mandats durant, le sénateur-maire de la ville dans laquelle<strong> Antoine</strong> a grandi, en région parisienne. Il vient de mourir dans un accident de voiture. D&rsquo;un coup, une énorme vague submerge le jeune adulte. Et pour cause.</p>
<div id="attachment_3449" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OLIVIER-ADAM3.jpg" rel="lightbox[3444]"><img class="wp-image-3449 size-full colorbox-3444" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OLIVIER-ADAM3.jpg" alt="OLIVIER ADAM" width="300" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Olivier Adam</p></div>
<p>Dix ans plus tôt, l&rsquo;homme était éclaboussé par un scandale politico-sexuel. Sordide. Antoine s&rsquo;en souvient. Sa mère, <strong>Cécile Brunet</strong>, était la maîtresse de <strong>Laborde</strong>. Sa complice aussi, diront les victimes. L&rsquo;enquête conclut finalement à un non-lieu. Mais à quel prix ? Deux familles détruites, des gamins livrés à eux-mêmes et une rumeur qui n&rsquo;en finit pas d&rsquo;enfler.</p>
<p>Alors <strong>Antoine,</strong> le lycéen inspiré, fuit. Son frère, ses parents, sa ville, sa vie. Finit par s&rsquo;en aller avec <strong>Laetitia</strong>, la fille de <strong>Laborde</strong>. Sans chercher à comprendre. Sans vouloir savoir vraiment ce qui est faux, ce qui est vrai.</p>
<p>Par flash-backs, il raconte les affres du pouvoir et la déflagration provoquée par le fait divers : le calvaire des enfants, l&rsquo;impossibilité pour les victimes, des petites gens, à pouvoir être entendues, le traumatisme toujours vivace même dix ans après. A-t-il été à la hauteur ? A-t-il réagi comme il aurait fallu ou s&rsquo;est-il dérobé ? Sa mémoire, elle, reste sélective&#8230;</p>
<p><strong>J&rsquo;ai retrouvé avec plaisir le style d&rsquo;Olivier Adam sur un sujet effectivement jamais abordé, celui des victimes collatérales à tout scandale. L&rsquo;occasion aussi de plonger dans les descriptions toujours justes de l&rsquo;auteur, des abords, des lisières de nos décors contemporains. Un bon moment de lecture.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 37 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Ecrivant cela j mesure d&rsquo;ailleurs combine déjà, avant même la renverse, nous nous parlions pue, en dehors des aspects pratiques de la vie que nous menions côte à côte. Je mesure combine sous ses abords banals nous formions une famille singulière, désertée par la joie, plombée par l&rsquo;esprit de sérieux, glacée par une tristesse diffuse, indéfinissable, figés dans une réserve et une pudeur maladives, qui interdisaient toute étreinte, toute confidence, toute tendresse manifeste, toute intimité réelle. De toute façon, tout allait de soi à mes yeux. Comme tout va toujours de soi pour les enfants. Le lieux dans lesquels ils vivent. Le couple que forment leurs parents. Rien ne leur paraît vraiment étrange ni déplacé , ni simplement questionnable. Evidemment aujourd&rsquo;hui, je ne peut m&rsquo;empêcher de penser que quelque chose clochait.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 124-125 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] L&rsquo;affaire elle-même était loin, tout le monde avait été blanchi, Laborde avait été réélu et ma mère virée de ses listes, on disait partout qu&rsquo;il l&rsquo;avait répudiée, que sa femme l&rsquo;avait exigé et je savais que c&rsquo;était vrai. Tout cela était enterré mais Camille en avait conscience, nous n&rsquo;en aurions jamais vraiment terminé. Le suel moyen d&rsquo;en finir était de couper le lien, nous l&rsquo;avions fait et de devions sous aucun prétexte revenir en arrière. Nos parents étaient des dingues, notre mère avait du sang sur les mains. Notre mère était une folle détraquée et narcissique, qui ne faisait même pas pitié. Son cynisme et son égocentrisme maladifs interdisaient qu&rsquo;elle puisse nous en inspirer une once. Camille savait cela aussi bien que moi, j&rsquo;ignorais comment mais il en savait autant, quand je croyais lui apprendre quelque chose que je tenais de Laetitia, il le savait déjà. Il disait : mais toi, t&rsquo;étais jamais là. Avant mon départ pour Bordeaux t&rsquo;étais jamais là. Toujours fourré chez Nicolas, enfermé dans ta chambre. Tu évitais les dîners, les soirées, mais moi&#8230; Moi, j&rsquo;ai tout pris de face. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 189 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le suicide de Celia B. ne changea rien. Une fois le non-lieu prononcé, pour ce que j&rsquo;en sais, à M. tout reprit son cours tranquille. A quelques détails près. Laborde n&rsquo;était plus ministre délégué et la configuration politique était sur le point de basculer. Personne au gouvernement ne songea à le réintégrer. Il allait devoir patienter avant de regagner sa place, ça prendrait des années, et il n&rsquo;en semblait plus si loin quand l&rsquo;accident qui avait provoqué sa mort s&rsquo;était produit. Il avait certes perdu son siège de sénateur dans l&rsquo;histoire, mais les prochaines élections qui s&rsquo;annonçaient se profilaient avantageusement le concernant : la nouvelle majorité avait déçu et une alternance s&rsquo;annonçait, dont il serait l&rsquo;un des bénéficiaires. En attendant, un peu moins d&rsquo;un an après la clôture de l&rsquo;instruction, il fut réélu triomphalement à la mairie de M., à la tête d&rsquo;une liste où ne figurait pas ma mère.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La renverse&nbsp;&raquo;, Olivier Adam, Flammarion, 19€.</strong></em></p>
</blockquote>
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