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Il n’y aura pas de jazzman auréolé d’une Victoire du Jazz 2009 en concert à Blois ce mois de septembre… Ce qui n’enlève pas une once de talent à Eric Legnini et son magnifique  Trippin’ qu’on aurait de toute façon été entendre le 24 septembre aux Lobis !

Les Victoires du jazz 2009, dévoilées en ouverture du festival de jazz de La Villette mardi 1er septembre, ont donc été décernées à :

Marc Ducret, artiste de l’année
Emile Parisien, révélation instrumentale
Bernat Lubat, artiste ou formation vocal (e)

La Victoire de l’album de l’année est revenue à « Around Robert Wyatt » de l’ONJ dirigé par Daniel Yvinec.
Et le Prix du public, pour lequel les internautes avaient pu voter cet été, a été décerné à Patrick Artero.

Enfin, Victoire d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, décernée à Aldo Romano.

La soirée sera retransmise sur France 3 vendredi 4 septembre  autour de minuit, et sur France Inter le dimanche 6 septembre de 23h à minuit.

Alors ?
J’ai gagné mon pari pour Emile Parisien quartet, je suis très amusée (et ravie !) que l’album Wyatt de l’ONJ qui a tellement dérangé l’establishment du jazz,  ait eu le prix, et je ne suis pas déçue du Prix du public parce que tous les nominés étaient excellents.

J’espère surtout que ces Victoires du jazz aideront tous les musiciens qui les ont reçues à mieux vendre leurs albums, et à mieux être programmés dans les salles et les festivals !

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Le troisième événement jazz en cette rentrée de septembre dans la région Centre, outre Jazz en Touraine et All that Jazz, c’est incontestablement du côté d’Orléans qu’il faut aller le chercher.

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Le 19 septembre, le Théâtre d’Orléans et l’association Ô jazz inaugurent la première session des Samedis du jazz : une fois  par mois un samedi à 17 h, dans le hall du Théâtre, un concert de jazz hors des sentiers battus :  jeunesse, talent, énergie, ouverture, originalité et improvisation seront au menu de ces Samedis du jazz. Et… et c’est gratuit !

Essuieront les plâtres avec décontraction ce samedi 19 septembre le trio Antoine Bernollin (piano), Pascal Seixas (contrebasse) et Adrien Chennebault (batterie).

A suivre dans la saison des Samedis du jazz, des ptits gars déjà bien rôdés, comme les fans de Wyatt (j’en suis !) de Mop Meuchiine, le nouveau trio de l’excellentissime vibraphoniste Benoît Lavollée ou les vainqueurs du tremplin Orléans Jazz 2009 Walabix. Et bien d’autres, que je vous invite à découvrir sur le site internet de l’association Ô Jazz.

Le 19 septembre au soir, jazz toujours, mais sur la grande scène du Théâtre d’Orléans cette fois avec  « Extravanca », une création du groupe Dites 34 (mené par… Pascal Seixas) et du jeune accordéoniste portugais Joao Frade.

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- Le 18 septembre, le Petit Faucheux à Tours fait sa rentrée, et présente sa saison en musique.
Rendez-vous à 18 h square Sourdillon, Tips :  Francis Plisson (danse) Jean Aussanaire (saxophones) et Timothée Liotard (saxophone, clarinette).
A 20 h 30 (salle), projection du film de Christine Baudillon, « Joëlle Léandre, basse continue ».

-Le 19 septembre à 16 h (salle), Joëlle Léandre en solo.

Tous ces concerts de rentrée sont gratuits.

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Allez, allez, c’est la rentrée du jazz en région Centre et un peu partout ailleurs…

Je vais donc reprendre le fil des annonces mensuelles, en bref pour que chacun ait un coup d’oeil rapide sur les bons concerts du mois. Ceux qui m’inspirent particulièrement, j’en ferai au fur et mesure des billets plus développés.

Pour que ce panorama mensuel soit le plus complet possible, à vous de jouer, amis jazzOnautes !

Si vous connaissez une salle, un bar, une cave dans n’importe quelle ville de la région Centre, où il se passe des concerts de jazz et blues, toutes tendances confondues, surtout, indiquez-les moi !!!

En ce mois de septembre 2009, j’ai noté deux gros événements sur la planète jazz.

jazzentouraine

Le festival Jazz en Touraine à Montlouis-sur-Loire bien sûr, du 10 au 20 septembre, et sur lequel j’ai déjà commis quelques billets  : sur Biréli Lagrène et son jeune invité, sur la pianiste et chanteuse Eliane Elias notamment.

-Le 10 septembre : Hommage à Michel Petrucciani, avec Franck Avitabile trio.

-Le 11 septembre : David Linx et le Brussels Jazz Orchestra

-Le 12 septembre : Biréli Lagrène gypsy trio

-Le 15 septembre : Julia Migenes (complet à la réservation, quelques places disponibles sur place)

-Le 16 septembre : Ernesto Tito Puentes big band

-Le 17 septembre : Jean-Jacques Milteau, puis Captain Mercier

-Le 18 septembre : Marcio Faraco, puis Eliane Elias

-Le 19 septembre : Raphael Fays

Toutes les soirées de Jazz en Touraine sont excellentes, il y en a pour tous les goûts et tous les styles, mais toujours avec les meilleurs : n’hésitez pas à décortiquer la programmation et à réserver vite vos places ! Et il y a aussi des pépites dans le « off »…

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L’ouverture de la salle jazz du cinéma Les Lobis à Blois le 22 septembre constitue bien évidemment le second gros événement de ce mois de septembre. Pour l’inauguration le 23, André Manoukian fera une apparition, il reviendra jouer en trio le 22 janvier. Quatre dates pour ce mini-festival d’ouverture :

-Le 23 septembre :  Mourad Benhammou et les Jazz workers, suivis de China Moses

-Le 24 septembre : Untrio, suivi de Eric Legnini trio

-Le 25 septembre : The Pupini sisters

-Le 26 septembre : No Jazz

(à suivre)

 

 

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Juliette Gréco, qui brûle de nouveau les planches depuis la sortie de son dernier album, « Je me souviens de tout », a de sérieux et anciens liens avec le jazz… et les jazzmen.

« J’éprouve une admiration sans limite pour les jazzmen » déclare-t-elle notamment  dans une très intéressante interview, réalisée par Bruno Pfeiffer sur son blog, et que je vous invite à lire.

Et le rapport avec le Centre, me direz-vous ? 

Eh bien, dans les commentaires de cette interview, Bruno  fait référence à un livre, sorti au printemps dernier : « Pour
goûter mieux encore le binôme magique sur scène avec son mari ; lire
« Gérard Jouannest ; de Brel à Gréco » (Editions Albin Michel). Le livre
dévoile la formule de la Chanson avec un Très Grand C »
écrit-il.

Or, je l’ai lu ce livre. Il dévoile aussi… les liens de Gérard Jouannest avec notre région Centre, et même plus précisément la vallée de la Loire. Plus ? Z’avez qu’à le lire !

Profitons-en pour écouter un des plus magnifiques morceaux de l’histoire du jazz…

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Il signait ses billets du délicieux et imprononçable pseudo de Roudodoudourou.

Il était un des piliers du Z Band, fraternité virtuelle de blogueurs réunis par une même passion du jazz, et publiant tous les trois mois environ un texte sur un sujet décidé en commun.

C’est là que je l’ai rencontré, virtuellement. En lisant son billet sur le pianiste Marc Copland d’abord, puis au fil de quelques échanges, par claviers (d’ordinateur) interposés.

En fréquentant son blog, j’ai découvert qu’il était un artiste, du crayonné et de la couleur, de la poésie et du sourire, de l’espoir et du rire d’enfant.

François Roudot s’en est allé, emporté en trois jours par une soudaine, brutale et terriblement injuste maladie.
Je n’écouterai plus jamais Marc Copland sans penser à Roudodoudourou, qui avait tellement bien su en parler.

Comme un peintre posant ses touches de couleurs,
Copland use d’un toucher délicat, sans heurt,
riche de variations chromatiques et harmoniques.

En compagnie d’autres musiciens – Dave Liebman, Greg Osby, Bill Carothers – Gary Peacock… -
Copland envoûte par cet art du dialogue intimiste et serein,
par cette façon de mener une discussion en marge du fracas du monde,
comme une musique de chambre, feutrée, mais élégiaque.

On comprend alors que Marc Copland privilégie les tempos lents et les ballades,
qui lui permettent de sculpter dans l’air et le silence,
des interprétations toutes en délicatesse et nuances,
jamais mièvres ou racoleuses, mais riche d’une rêveuse mélancolie,
qui déploient un  art poétique de l’intériorité,
dédié à la fragilité de l’instant et à l’évanescence des choses,
avec une sensibilité toute chinoise de la suggestion et de l’effleurement.

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Un blog dédié au smooth jazz, à ses musiciens et à son actualité, c’est ce que TJ, grand amateur du genre et habitant du Loir-et-Cher, vient de mettre en ligne.

Mais c’est quoi, le smooth jazz ? 
Pour TJ, c’est un jazz « qui ne se résume pas aux reprises de vieux standards avec des solos qui n’en finissent plus » (on jurerait ma définition personnelle du bop, pardon à mes amis fans du genre !), un jazz « plus orienté pop, groove, soul, funk  » laissant une vraie place aux mélodies.

Planète jazz, ma petite encyclopédie virtuelle de référence sur les styles du jazz, me dit que le smooth jazz est « un descendant du jazz-fusion dont il a perdu l’aspect exalté, indomptable », que le son numérique y a une large place et l’improvisation aucune.

Parmi les musiciens associés au smooth jazz, j’ai eu la surprise de lire des noms tels que David Sanborn, George Duke, George Benson ou Grover Washington…

Et encore plus, sous la plume de TJ, le nom de Michael Brecker, un saxophoniste  dont j’ai justement parlé dans la note précédente sur Steps Ahead et que j’aime beaucoup, mais que je n’aurais pas identifié à cet univers smooth !

Le smooth jazz comporte surtout nombre de  musiciens dont personnellement je n’ai jamais entendu parler, mais dont le blog de TJ suit avec attention l’actualité discographique. De quoi faire des découvertes !

Un exemple de smooth jazz avec le pianiste Brian Simpson en live.

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Eliane Elias, pianiste et chanteuse de jazz d’origine brésilienne, sera le vendredi 18 septembre à l’affiche du festival Jazz en Touraine, qui se déroule à Montlouis-sur-Loire, près de Tours, du 10 au 20 septembre.

Eh bien, la première fois que j’ai lu le nom d’Eliane Elias, c’était sur la pochette d’un vinyl qu’un copain récemment rencontré était en train de me faire découvrir… album devenu l’un des piliers majeurs de ma culture musicale naissante.

Steps Ahead… c’était en 1983, avec l’inimitable son de saxophone de Michael Brecker, et ce survolté de Mike Manieri au vibraphone !

Eliane Elias, gamine de 22 ou 23 ans à l’époque, avait été invitée par ces musiciens déjà très connus, à faire preuve de son talent au piano, et on peut dire qu’elle n’avait pas hésité à montrer son caractère !

Rassurez-vous, après les bisous aux statues, on les voit jouer.

Je crois me souvenir aussi qu’Eliane Elias avait mis sous son charme Randy Brecker, le frère trompettiste de Michael, au point de l’épouser. Mais je ne sais pas si le couple existe encore…

A l’époque, il n’était pas question de chanter, le jazz-rock ne se prêtait guère à l’exercice vocal. Mais la belle pianiste brésilienne s’est bien rattrapée depuis, jouant désormais aussi bien de sa voix, chaude et rocailleuse, que de ses mains agiles sur le clavier, pour séduire des salles entières.

Pourtant, quand j’écoute Eliane Elias, il me revient toujours en mémoire cette jubilation intense ressentie lors de cette  première écoute de Steps Ahead, un souvenir désormais teinté d’une pointe de tristesse pour ce grand diable ensorceleur de Michael Brecker.

On ira se laisser charmer à Montlouis, le 18…

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Jazz en Touraine, festival de jazz de Montlouis-sur-Loire (Indre-et-Loire), aura lieu du 10 au 20 septembre.

Jazz cubain avec Ernesto Tito Puentes, blues avec Jean-Jacques Milteau,  jazz vocal de haut niveau avec Julia Miguenes ou encore David Linx, fougue brésilienne avec la magnifique pianiste Eliane Elias, et j’en passe, Jazz en Touraine propose une pléiade d’excellents musiciens, et faire son choix ne sera pas facile pour l’amateur !

Les amateurs de swing manouche en tout cas ne doivent surtout pas rater la soirée du 12 septembre, avec le Biréli Lagrène Gypsy trio. 

D’autant que Biréli a décidé de partager la scène avec un invité surprise… un gamin de 11 ans, Swan Berger, véritable prodige de la guitare qui a fait sensation au dernier Festival jazz-musette des Puces.

A la guitare, ce gamin n’est assurément pas un manche !

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Roberto Fonseca, un des plus brillants pianistes de jazz de la nouvelle génération, au coeur d’un festival de blues ?

Il n’y a qu’en Touraine qu’on peut voir ça ! A Chédigny plus exactement où se déroulera du 14 au 16 août prochains la douzième édition de Blues in Chédigny.

Pour la petite histoire, ce festival a été créé en 1998 dans cette petite commune du sud de l’Indre-et-Loire parce que Big Joe Turner, bassiste de BB King, venait de s’y installer pour sa retraite.

En 2005, le festival décide de varier un peu les genres, et lance le principe d’une soirée de musique cubaine.

Et c’est comme ça qu’à la faveur d’une soirée cubaine dans un festival de blues, les amateurs de jazz de la région Centre auront la chance de voir sur scène le 16 août Roberto Fonseca !

Et quand je vous dis que c’est une chance, je n’exagère rien. Son dernier album Akokan a été unanimement salué par la critique ( « Choc » de Jazzman), et Roberto Fonseca est cet été à l’affiche des grands festivals, dont Jazz in Marciac le 13 août.

A lire, une chronique documentée sur les Dernières nouvelles du jazz.

A écouter, Akokan ci-dessous, et des morceaux extraits du précédent album Zamazu sur le myspace de Roberto Fonseca.


Roberto Fonseca : akokan – écoute gratuite et téléchargement
album proposé par musicMe

Roberto Fonseca le 16 août à 20h30 à Chédigny (Indre-et-Loire). Programmation complète et infos pratiques sur le site de Blues in Chédigny.

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Le Velvet quartet se produira ce dimanche 2 août à Blois, dans le cadre de la programmation estivale gratuite de la ville.

Le Velvet quartet, c’est le groupe du patron du Velvet jazz lounge, directeur artistique de la future salle de concert All that jazz aux Lobis, connu lorsqu’il prend le micro pour chanter sous le nom de scène de Didier Bergen.

Il s’est entouré pour constituer ce quartet de trois jeunes loups de la scène jazz de Tours : Gabin Lesieur (piano), Carl Cordelier (contrebasse) et Mogan Cornebert (batterie).

Mogan Cornebert est un jeune batteur déjà très impressionnant, que j’ai entendu (et pris en photo) lors d’un concert du Christophe Lardeau Electric Sessions cet hiver.

Quant à Carl Cordelier, il joue également de la « grand-mère » dans Madamirma… et du soubassophone dans la désormais célébrissime Goutte au nez, fanfare jazz déjantée qui fit sensation au dernier festival Jazzin’ Cheverny.

Le Velvet quartet quant à lui joue des reprises variées, de Sinatra à Britney Spears , de Nat King Cole  à U2 ,de Billie Holiday à Police, façon jazz. Il sera dimanche 2 août à 19 h 30 place du Grenier à sel, dans le vieux Blois, pour un concert gratuit.

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