14. La promo 2016 est au milieu du gué

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Adèle, Lilian, Lucie, Nicolas : déjà un an et demi qu’ils ont passé ensemble.

Rentrés en 2013, les élèves de la promotion 2016 sont à mi-parcours. Le moment où on se retourne sur ce qui a été fait et où on se projette.

 Mine de rien, dans la froideur de l’hiver, c’est bien un tournant qu’ils sont en train de vivre : Lilian, Adèle, Lucie, Nicolas, Malou et Victor (1) sont à mi-chemin de leur parcours à Châtellerault.

Et chacun se projette déjà sur l’après, comme Nicolas qui aimerait déjà y être et se verrait bien poursuivre le cirque en école supérieure à l’instar de Lilian. Lucie s’avoue « complètement perdue », hésitant entre une école de commerce, Science Po mais sachant aussi qu’il lui faudra toujours un « truc artistique ».
Adèle se verrait bien elle aussi en école de cirque après, pourquoi pas au Québec, si tout va bien. Car, pour elle, l’année 2015 est celle de la déprime. Elle enchaîne les blessures et la dernière, une luxation de l’épaule, va l’éloigner durablement de la piste. « J’ai juste fait dix cours de ma spécialité, résume-t-elle. J’aurais loupé les trois-quarts de l’année. » Plus inquiétant, elle craint la rechute. « Si je me luxe à nouveau, je serai réopérée et je devrais peut-être arrêter. » Pour l’heure, elle se contente donc de regarder les autres en bord de piste.

«  L’objectif, c’est le spectacle au mois d’avril  »

Les autres, eux, avancent sur la spécialité qu’ils se sont choisis en début d’année. Pour Nicolas, c’est le trapèze ballant et « ça avance tout doucement. » « L’objectif, c’est le spectacle au mois d’avril », fixe-t-il. C’est juste l’occasion de confirmer son choix. « Je n’ai aucun risque de regret, annonce-t-il bravache. Même si ça fait très mal. »
Les pépins physiques, Lucie les connaît bien aussi. « Depuis le retour du froid, je n’arrête pas de me blesser, raconte-t-elle. On a tous des coups de fatigue. » Elle apprend aussi les anneaux chinois, spécialité qu’elle s’est choisie. Tout comme Lilian, « très content » d’avoir choisi le cadre aérien. « J’avais touché à cette spécialité l’an passé et ça se passe très bien même si ma voltigeuse est blessée actuellement ».
Ils aiment tellement ça que Nicolas, Lucie et Adèle, si elle est remise, bénéficieront d’un complément de formation : un concours qu’ils ont réussi et qui leur permet de bénéficier d’une semaine de cirque lors des vacances avec la création d’un spectacle à la clé.
Cela leur permettra de profiter encore plus de Châtellerault, où ils disent s’épanouir. « C’est très mignon, s’enthousiasme Lucie. Il y a plein de jolis endroits. » Chacun reconnaît avoir ses coups de déprime et les prochaines semaines risquent d’être difficiles. Juste après les vacances, réduites pour cause de formation pour plusieurs d’entre eux, il y aura le bac blanc et le spectacle à préparer très vite. Si 2015 est un tournant, il s’annonce difficile à négocier.

(1) Malou et Victor, malades, étaient absents, Mélanie, redoublante, est partie à Châlons-en-Champagne.

A retrouver en vidéo sur lanouvellerepublique.fr et centre-presse.fr

http://www.dailymotion.com/video/x2fu43c

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13. Retour sur les bancs de l’école de cirque

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Adèle, Lilian, Victor et Lucie : la rentrée a sonné.

Les ex-secondes, désormais premières, ont repris le chemin de Châtellerault, du lycée, de la Manu mais, pour beaucoup, pas de l’internat.

C’est le retour pour tout le monde. Les élèves de l’école de cirque n’y ont pas échappé et ont tous repris le chemin de Châtellerault après deux mois de vacances (1). De repos pour tous, sauf pour Lilian, animateur dans un camp d’ado durant un mois.

L’heure du choix. Mais avant même de profiter de la plage et de la sieste, chacun avait dû faire le choix de sa spécialité qu’il présentera l’an prochain pour le baccalauréat. Un moment forcément délicat. Les anneaux chinois pour Lucie associée à Cannelle, cadre aérien pour Lilian en compagnie de Camille, équilibre sur main pour Adèle et corde volante (trapèze sans barre) pour Victor. « C’est l’équipe pédagogique qui nous a dit que c’était super, raconte Lucie, alors on est partis là-dessus. » « C’est très dur de trouver, je voulais un collectif, témoigne Lilian. Je n’avais pas le niveau physique pour faire du main à main. » « J’avais fait de l’équilibre sur main lors du spectacle, explique Adèle. On n’a pas des résultats tout de suite mais c’est ce qui me plaît, il faut beaucoup de rigueur. » « Moi, je voulais faire du multicordes au départ, ajoute Victor, mais finalement, je préfère la corde volante. »

«  Je n’arrête pas d’être malade  »

La reprise, pas facile. Pour l’instant, les cours n’ont consisté qu’à une reprise et des exercices physiques. Les choses sérieuses vont commencer cette semaine avec le travail des spécialités. La reprise a parfois été difficile. Un peu fatigante pour Victor « heureux de tous se retrouver ». « C’est dur de reprendre le rythme scolaire », témoigne Lilian. « Moi, je n’arrête pas d’être malade, dit Lucie. Je crois que je me mets trop la pression, il faut que j’apprenne à lâcher prise. » « C’est un peu dur de reprendre, trouve aussi Adèle, mais on reprend vite l’habitude. Après deux mois avec sa famille, c’est difficile, et physiquement, c’est un peu raide. »
L’internat boudé. Le vrai changement a lieu à l’extérieur : l’an passé, ils étaient tous logés à l’internat du lycée Branly. Cette année, seuls quatre d’entre eux, dont Lilian et Victor, y seront encore. Les autres ont pris des appartements en ville. Le cycle normal de chaque promo, selon eux. « L’internat, c’est exigeant, racontent-ils en chœur. Il y a des horaires à respecter, pour rentrer, pour manger, pour se doucher. On a besoin d’avoir du temps pour nous. On a des exigences pas compatibles. »

«  On nous demande des conseils, ça nous amuse  »

Pour autant, ils ne regrettent pas l’année qu’ils y ont passée ensemble. « C’est une bonne expérience. On perd les délires qui se font avec les autres si on n’y est pas. » Jusqu’à un certain point toutefois. « En fin d’année, on était tout le temps ensemble, avec le spectacle qu’on préparait, ça se critiquait par-derrière, ça devenait difficile », raconte Lucie. « Là, on est tous éparpillés, on est contents de se retrouver le matin, le midi, on mange tous ensemble, c’est mieux » poursuit Lilian.
Et ceux qui sont restés à l’internat servent de mentor aux secondes. « On nous demande des conseils, ça nous amuse », rigole Lilian. « C’était notre place l’an dernier » ajoute Victor. « Mais on n’a plutôt l’impression d’avoir le même âge. On parle encore de nous en disant les secondes. »
Départs. Autre différence, après trois départs dont celui de Mélanie, la promotion est réduite à quinze. « Les profs sont plus avec nous, on a plus d’espace. » Mais le manque est là. « On regrette Mélanie, raconte Lucie. Surtout moi, on était dans la même chambre. »

(1) Manquent Malou et Nicolas, indisponibles lors de notre rendez-vous.

à suivre

Une histoire de trois ans

Une nouvelle promotion vient de faire son entrée à l’école de cirque de Châtellerault, la « promo 16 » ou « P16 » – ils sortiront bac en poche en 2016 – pour les très intimes. Dix-huit élèves – quinze en deuxième année – qui rêvent de cirque, parfois depuis l’enfance.
C’est le parcours de cette promotion que nous vous proposons de suivre depuis l’an passé jusqu’au bac dans deux ans. Parmi eux, sept élèves, volontaires, témoigneront de leurs attentes, de leurs apprentissages, découvertes, surprises et parfois de leurs doutes.
Lilian, Adèle, Victor, Malou, Nicolas, Lucie et Mélanie, que nous suivrons pas à pas au fil des mois.

Laurent Gaudens

 

 

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Mélanie poursuit sa route à Châlons-en-Champagne

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Mélanie Pasquier continue le cirque en Champagne.

C’était la mauvaise nouvelle de la fin d’année scolaire : n’ayant pas obtenu la moyenne générale, Mélanie Pasquier a été invitée à redoubler sa seconde au lycée Berthelot. Mais la seule Châtelleraudaise de la promotion 2016 a fait le choix de quitter la ville et son école et d’entamer une nouvelle scolarité à Châlons-en-Champagne où est ouverte également depuis trois ans une option cirque. « C’est super-bien, se réjouit Mélanie. Mais c’est très différent de Châtellerault dans les méthodes de travail. » Châlons est en effet la ville du centre national des arts du cirque (CNAC) la « grande » formation post-bac qui accueille régulièrement des bacheliers chatelleraudais. « Ce qui est bien, c’est qu’on travaille au même endroit que les étudiants. On échange beaucoup avec eux, c’est très intéressant. »
Pour autant, Mélanie ne se voit pas rester après son bac à Châlons. « Je n’ai pas envie de rester en France » explique-t-elle. Il faut dire qu’elle a gagné cet été un voyage d’une semaine au Canada où elle a notamment découvert l’école nationale de cirque de Montréal. Et elle s’y verrait bien dans trois ans « ou dans une école de comédie ».
En internat la semaine et en famille d’accueil le week-end, Mélanie a fait son premier retour à Châtellerault en fin de semaine dernière. Elle n’a pas manqué d’aller revoir ses ex-camarades à la Manu. « Ça m’a fait bizarre de les voir en cours et de ne rien faire moi-même. C’était super de les retrouver. On s’est sauté au coup, on a parlé, rigolé. » Mais elle ne regrette pas son choix pour autant. « Ça ne me rend pas triste, ce n’est pas ma nature. »

 

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12. Cirque : premier spectacle pour terminer l’année

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Tous rassemblés pour la dernière fois. A la rentrée, Mélanie (deuxième à partir de la gauche) aura quitté le groupe.

Ça y est ! ils l’ont fait ! Les secondes ont présenté leur spectacle de fin d’année. Un moment forcément magique… qui laisse des regrets.

Il est plus de 23 h sur la terrasse à l’arrière de l’école de cirque. Les élèves de seconde font un dernier salut au public. Il n’a pas plu, tout s’est bien passé.

Avant de quitter Châtellerault pour des vacances bien méritées, les sept élèves que nous suivons depuis la rentrée sont revenus sur cette première réalisée vendredi dernier. Un spectacle qui avant d’être présenté leur a demandé bien des efforts. « Les répétitions étaient très fatigantes, estime Lucie. On a changé de metteur en scène deux semaines avant. Du coup, on a commencé assez tard, les profs étaient plutôt à cran, ils voulaient la perfection, ils étaient plutôt exigeants. »

«  Si tu te loupes, il n’y a pas de moyens de te rattraper pour faire mieux  »

Et la mise en scène leur a permis d’exprimer leurs envies, plus ou moins. « On a pu donner des idées, Edwige (Raffarin, professeure de l’école et metteure en scène du spectacle) nous a laissés nous exprimer », explique Mélanie. Même si, au final, toutes les idées n’ont pas été gardées. « Elle les a reformulées », avance diplomatiquement Adèle. Mais chacun est content d’avoir travaillé avec une « bonne metteure en scène » et d’avoir pu faire « un beau spectacle ».
A la différence des autres promos, les secondes jouent en extérieur. Ce qui présente des avantages comme des inconvénients. « En bonus, on a un espace énorme, c’est ça qui nous a donné l’idée de parcours, c’est une matière à travailler, analyse Lilian. Côté malus, il faut combler la scène. »
Et le danger de voir la pluie s’abattre au mauvais moment. « On a vu qu’il ne devait pas pleuvoir après 18 h. On n’avait pas d’autres possibilités dans nos têtes », confie Adèle. « Ce n’était encore jamais arrivé, confirme Malou. Ça aurait été dommage qu’on commence. »
Mais pour tous, le temps du spectacle s’est comme arrêté. « C’est passé trop vite, c’est tellement rapide. » « Ce qui est dommage, c’est qu’on le donne qu’une fois, poursuit Malou. Si tu te loupes, il n’y a pas de moyens de te rattraper pour faire mieux. » Et, des ratés, il y en a eu quelques-uns. Tous mineurs. « Rémi, notre intervenant jonglerie nous a dit que ce serait nos premiers ratés mais que c’était de beaux moments à vivre », rappelle Lilian.

«  Dur de quitter la promo  »

La fin du spectacle les a donc laissés un peu sur leur faim. « On est à la fois triste que ça se termine car on aimerait que ça dure plus longtemps et en même temps très heureux », souligne Victor. « On a passé une étape, estime Malou, c’est une année qui s’achève et on ne l’a pas vue passer. »
En cette fin de semaine, chacun s’apprête à partir sous d’autres cieux, hormis ceux qui restent pour assister au spectacle des terminales, Lilian et la Châtelleraudaise Mélanie. Ce sera l’heure des vacances. Ou presque puisque la plupart vont se partager entre retour en familles, bord de mer et travail.
Tous se retrouveront à la rentrée dès le 2 septembre. Tous ou presque puisque trois élèves quittent la promotion. Dont Mélanie qui doit redoubler et partira à Châlons-en-Champagne pour le faire. « C’est surtout dur de quitter la promo », reconnaît-elle. Mais, promis, elle reviendra voir ses anciens camarades à chaque fois qu’elle rentrera à Châtellerault.

Laurent Gaudens

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11. L’Espérance, les  » circus  » y ont leur deuxième maison

C’est une tradition : chaque promotion de l’école de cirque a son repaire au café de la rue Bourbon. Les seconde n’y échappent pas.

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Gilles Thiollet, au fond, avec les élèves de seconde de l’école de cirque.

De quoi avez-vous envie de parler à Châtellerault ? Quand on leur a posé la question, les élèves de seconde de l’école de cirque, unanimes, n’ont eu qu’une réponse : de l’Espérance !

Le café de la rue Bourbon tient en effet une place particulière dans l’histoire de l’école de cirque. Depuis toujours ou presque. « C’est arrivé le plus simplement du monde, explique Gilles Thiollet, l’emblématique patron. C’était la première ou deuxième année de l’école, certains sont venus, c’était une bande sympa… »
Et depuis, les « circus » y reviennent, comme un truc qu’on se passe de promo en promo. La transmission se fait même avant le premier jour à l’école. Lors des stages qui précèdent, pour ceux qui y participent.

«  C’est ici que l’ambiance est la meilleure  »

« On est venu en ville à cette occasion se souvient Malou. On a fait une étape à l’Espérance. On nous a présenté Gilles. Il nous a expliqué qu’on se retrouvait ici. »
Et si l’on y revient, c’est sans doute avant tout pour son patron. « Il nous connaît tous », « il nous a dit que c’était notre deuxième maison ». Chacun a sa bonne raison pour y revenir, et l’hôte des lieux, volontiers râleur, est « super drôle ». Même le cadre, qui n’a rien d’un bar branché, arrive à séduire ces jeunes pas encore nés quand les lambris ont été apposés sur les murs. « On se sent dans un chalet, en montagne », avance Lucie. « Je préfère un bar comme ça qui fait ancien plutôt qu’un super moderne » ajoute Malou. « C’est bien parce que ça change avec les expos qu’il accueille », estime Lilian.
Et si certains vont parfois s’assoir sur les chaises du Merle Moqueur ou du Paris-New York, tous reviennent plus facilement vers l’Espérance. « C’est ici que l’ambiance est la meilleure » s’accordent-ils tous. « C’est vrai que j’ai une tendresse particulière avec les circus, avoue Gilles. Ils sont loin de leur famille, ils sont très jeunes quand ils arrivent ici et puis, ils font quelque chose de bien, qui sort de l’ordinaire. » Et malgré « leur look particulier », Gilles reconnaît verser sa larme à chaque départ d’une nouvelle promo. « On a de grands moments d’amitié », explique-t-il, l’œil humide. Et certains durent toujours. Comme la tradition qui veut que Gilles offre des fleurs lors de la dernière représentation du spectacle des terminales. Dans quelques semaines, ce sera sûrement encore le cas. Et Gilles versera sa petite larme. Une nouvelle fois.

Laurent Gaudens

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10. Premiers pas sous le chapiteau de l’école

Les secondes de l’école de cirque ont participé au spectacle des premières.
Une expérience qu’ils ne sont pas prêts d’oublier.

promo cirque 15.4.2014 010
Tous ont été enthousiasmés par cette première sous le chapiteau de l’école de cirque.
Depuis le retour des vacances de février, les secondes ont entamé un nouveau cycle, avec bascules et portés dynamiques. Les organismes sont sollicités, les blessures en nombre et les vacances de Pâques sont arrivées à point nommé. Heureusement, la participation au spectacle des premières les a comblés.
Adèle Saint-Martin
« Moi, j’aime beaucoup le cycle qu’on a entamé, la bascule comme les portés. Après, c’est comme Victor, on a fait que deux fois de la bascule. Le spectacle, c’était très bien, c’était notre première fois à Châtellerault. Et puis, on était avec les premières. Rien que de leur mettre les tapis, c’était bien. On s’amusait en même temps. Pour notre spectacle, on aura deux disciplines à travailler. On va le faire à partir du mois de juin. Mais c’est dans deux mois, on a encore le temps d’y penser. On est plus encore dans le spectacle des premières que dans le nôtre. Les vacances ? Je suis un peu fatiguée. Avec les spectacles, on se couchait tard, il y avait les devoirs à faire. Mais c’était la meilleure semaine qu’on a passée depuis le début. La plus fatigante mais la plus chouette. »
Victor Rochais
« On a commencé le cycle bascule-portés dynamiques. Mais on n’en a pas fait beaucoup puisqu’il fallait préparer le spectacle. J’étais dans le groupe de portés, la bascule, j’en ai fait deux fois. La bascule, ça m’a intéressé mais je me suis rendu compte que je n’étais pas trop fait pour ça, j’ai du mal à être avec l’autre en face. Les portés dynamiques, en revanche, j’aime bien puisque je suis plus voltigeur. Pour le spectacle, c’était vraiment super, c’était notre premier à Châtellerault, on était un peu stressés. Je me suis amusé, j’avais le sourire du début à la fin. J’ai hâte d’être à notre spectacle à nous. »
Malou Guerraz
« C’est la première période où je ne suis pas blessée. C’est la meilleure pour moi, en plus j’avais déjà fait de la bascule. De toute façon, les portés, c’est pas mon truc du tout. En plus, j’étais blessée sur l’autre cycle avec les portés, j’avais pas les bases. Dans mon ancien cirque, on était déjà sous chapiteau, j’aime ça et faire la régie pour les premières, ça m’a plu. J’ai plus stressé pour la régie que pour notre numéro. Si on fait une erreur, ça peut être grave. C’était bien de faire en commun avec les premières, car ça nous a vraiment rapprochés. On partage la scène, c’est fort. C’était super. »
Nicolas Allard
« Ça va mais je ressens la fatigue et je suis content de rentrer. Pour le spectacle, j’étais avec Adèle et Victor, ça s’est bien passé. On a pas mal réussi. Je faisais déjà des spectacles mais pas du tout comme ça. Plus de trapèze. »
“ La meilleure
 semaine
depuis le début ”
Mélanie Pasquier
Malade pendant deux semaines à son retour de vacances, M

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9. Les secondes entre fil et portés

Le retour des vacances a parfois été dur. Mais l’apprentissage de deux nouvelles disciplines, le fil et le porté acrobatique, a aidé à passer l’étape.

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Le retour des vacances a parfois été dur mais l’apprentissage de deux nouvelles disciplines a permis de passer l’étape.

Après un premier trimestre difficile, les secondes de l’école de cirque se sont ressourcés pendant les vacances et ont repris le collier avec deux nouvelles disciplines.

Victor Rochais

« J’étais content de rentrer à Châtellerault après les vacances. J’attendais de revenir depuis le début des vacances même si d’un autre côté j’étais bien chez moi. Sur le nouveau cycle, le porté, j’aime bien ça mais je suis plus voltigeur que porteur. Tout le monde essaye les deux à tour de rôle. Moi, j’ai du mal à être stable en porteur. Le fil, j’en avais fait et ça m’énervait parce que je n’ai pas beaucoup d’équilibre. Là, je commence à apprécier, je commence à faire des figures dessus mais ce n’est pas un truc que je ferai en suivant »

Malou Guerraz

Pas de bol pour Malou. Blessée à la jambe peu après la rentrée, elle s’est à nouveau fait mal, au bras cette fois. « Je n’ai rien pu faire pendant les vacances. Je suis revenue à l’école sans avoir rien fait et dès le vendredi je me suis blessée. En acrobatie, mon bras s’est plié. C’est une entorse des ligaments internes du coude. Je suis plâtrée pendant deux semaines jusqu’aux prochaines vacances. Là, je ne peux faire que de la souplesse et de la musculation. J’espère surtout que j’en ai terminé avec les blessures. »

Lucie Pairault

« Les vacances ont été très fatigantes, les plus fatigantes de ma vie. Du coup, la reprise a été un peu dure. J’étais un peu triste de revenir après les vacances. La première heure de cour a été très dure mais ça s’est vite dissipé. Après une heure, j’étais très contente. Et le nouveau cycle est très sympa. Le fil, c’est très agréable. Mais pour un public lambda, je pense que c’est assez ennuyant à voir. Tant qu’on ne fait pas un salto, ce qui est très dur à faire, ça n’est pas très intéressant. Il faut s’accrocher et trouver comment intéresser. Le problème c’est que ça fait mal au pied. Cela dit, c’est rien à côté du trapèze et de la corde. Le porté, j’aime bien. Le fait de porter quelqu’un, ça me plaît. »

«  Il ne faut pas faire de faux pas, sinon, on tombe  »

Adèle Saint-Martin

« C’était bien de s’arrêter un peu pendant les vacances. Mais avec les fêtes, je n’ai pas trop eu le temps de m’entraîner. Du coup, c’est dur de reprendre. Le porté, j’aime bien mais je préfère être voltigeuse que porteuse. On apprend à être en même temps que l’autre. On doit être à l’écoute de l’autre, faire avec les autres. Le fil, c’est assez chouette, il faut être assez confiant et très concentré. Il faut chercher l’équilibre et ne pas faire de faux pas. Sinon, on tombe. »

Mélanie Pasquier

Malade lors de notre rencontre, Mélanie n’a pas pu faire part de son expérience, cette fois.

Lilian Dufour

« Pendant les vacances, il y a des circus qui continuent à s’entraîner, il y a ceux qui disent qui vont s’entraîner et qui ne le font pas et il y a ceux qui ne font rien. Moi, j’ai fait un peu des deux, rien la première semaine et j’ai repris la deuxième semaine. Mais les vacances étaient les bienvenues, tout le monde était fatigué, on sentait une certaine tension.

«  Le fil, ça n’est pas trop mon truc  »

Après c’est toujours un peu dur de repartir mais le cycle qu’on a entamé me plaît assez. Le fil, ça n’est pas trop mon truc car j’ai le pied plat et c’est très gênant. Les portés, par contre, j’adore ça. Je pense que je vais en faire ma spé (NDLR : la spécialité que les élèves choisissent en vue du bac), avec Mélanie, on veut faire du cadre coréen. Les portés, ça permet d’apprendre à nous connaître au niveau de notre corps. On sait qu’à tel endroit il y a tel muscle C’est un vrai travail à deux. »

Nicolas Allard

« Les vacances, ça fait trop du bien. On rentre tous chez soi pendant quinze jours, mais revenir ça fait un peu mal au cœur. On a attaqué le nouveau cycle. Moi, je préfère le fil. C’est plus mon truc. Le porté, on apprend à en faire ensemble mais je ne me vois pas faire ça plus tard. »

à suivre

Une histoire de trois ans

Une nouvelle promotion vient de faire son entrée à l’école de cirque de Châtellerault, la « promo 16 » ou « P16 » – ils sortiront bac en poche en 2016 – pour les très intimes. Dix-huit élèves qui rêvent de cirque, parfois depuis l’enfance, et qui ont réussi les sélections au mois de mai au milieu d’une soixantaine de postulants.
C’est le parcours de cette promotion que nous vous proposons de suivre jusqu’au bac dans trois ans. Parmi eux, sept élèves, volontaires, témoigneront de leurs attentes, de leurs apprentissages, découvertes, surprises et parfois de leurs doutes.
Après les avoir présentés un à un, nous suivrons leur parcours pas à pas au fil des mois.

en savoir plus

Un blog pour les retrouver

Pour ne rien manquer de cette rubrique à suivre pendant trois ans (lire ci-contre), le site internet de La Nouvelle République accueille un blog « Carnet de piste » qui reprendra les article parus mais sera ouvert à des contributions particulières des élèves.
Vous pouvez également retrouver carnet de piste sur Facebook.

www.nrblog.fr/ carnet-de-piste/

Propos recueillis par Laurent Gaudens

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8. Quand les secondes s’envoient en l’air

Depuis la Toussaint, les secondes de l’école de cirque ont attaqué l’ “ aérien ”. Trapèze et tissu ont entamé quelque peu les physiques… mais pas le moral.

élèves école aérien 3.12.2013 044

Après la préparation physique dès la rentrée, la nouvelle promotion de l’école de cirque a découvert l’aérien depuis les vacances de la Toussaint. Impressions avec les sept élèves que nous suivons.

Lilian Dufour

élèves école aérien 3.12.2013 027

« J’avais déjà fait de l’aérien, du hamac mais ni du tissu ni du trapèze. J’avais adoré le hamac car on pouvait s’asseoir, c’était confortable, un mixte entre le tissu et le trapèze. Là, quand j’ai essayé le tissu et le trapèze, j’ai trouvé ça dur.
Le trapèze, ça permet de faire de belles figures mais ça fait mal. Et le tissu, ça brûle. Surtout les avant-bras.
Mais je ne vais pas m’en plaindre. Je trouve ça magnifique et si je peux maîtriser un quart de ce qu’on a vu, je serai content. »

Malou Guerraz

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« C’est un peu bizarre. J’ai fait du trapèze pendant longtemps mais je me pose des questions.

 » Je n’arrête pas de me brûler « 

Ma «  spé  », ce ne sera pas ça. Je n’arrête pas de me brûler. Ça m’énerve, je ne fais pas ce que je veux.
J’attends de voir autre chose mais pour l’instant, ce ne sera pas l’aérien. Il faudrait pas que ce soit plus long que jusqu’à Noël.
Je pense que j’en ai trop fait avant, je commence un peu à saturer. »

Lucie Pairault

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« Avant l’école, j’avais déjà fait du tissu. Là, j’essaye le trapèze alors que je n’avais jamais eu le courage d’en faire. Ça fait moins mal que je pensais mais c’est quand même super-physique et super-haut. Le tissu, ça va encore car tu es enroulée, tu as toujours moyen de te rattraper.

«  Le trapèze, quand tu tombes, tu tombes  »

Mais le trapèze, quand tu tombes, tu tombes. Les profs attendent plus de nous : avant l’école, quand on était fatigué on pouvait s’arrêter mais là, il faut tenir le coup. Mais c’est génial quand même. »

Adèle Saint-Martin

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« Je n’avais jamais fait d’aérien, c’est compliqué, je suis trop nulle. En plus, je me suis blessée en danse. J’ai plus de mal que certains qui en ont fait avant. C’est dur physiquement. Des fois, le soir, tu te retrouves avec des bleus partout. Ça brûle. Ça demande de la force physique, de la souplesse et de la grâce. C’est dur mais c’est bien. Je travaille encore plus pour rattraper les autres. »

Mélanie Pasquier

élèves école aérien 3.12.2013 013

« J’avais déjà fait un peu de tissu, du coup, ça n’est pas trop dur. En revanche, le trapèze, j’ai vraiment du mal. Ça fait très mal. Ça ne sera pas ma spécialité. Ce que je veux faire, c’est des sangles, mais je ne pourrai pas en faire ici. J’avais vu un numéro de sangles qui dégageait une vraie émotion ça m’a beaucoup touchée et ça m’a donné envie d’en faire. »

Victor Rochais

élèves école aérien 3.12.2013 038

« Ça ne me pose pas de problèmes car j’ai fait beaucoup d’aérien et c’est ce que je préférais. Et ça se confirme. Je sais que c’est ce que je veux faire comme «  spé  » (1).
Je veux faire du multicorde mais ça n’existe pas ici, il n’y en a jamais eu.Il faudra que je le fabrique. »

Nicolas Allard

nicolas allard 4.12.2013 004

« Ça fait trois ans que je fais du trapèze donc je n’avais pas trop de difficultés. Ça m’a bien plu les profs sont très forts, ils nous montrent beaucoup de techniques. On apprend beaucoup de figures en très peu de temps. Moi, je pense que je choisirai l’aérien, le trapèze danse (2).

 » Plûtôt physique  »

Le trapèze tourne et se balance en même temps. Même si c’est plutôt physique, ça me confirme dans mes choix.»

(1) La spécialité qu’ils choisiront durant leurs trois ans et qu’ils présenteront au bac avant peut-être d’en faire leur métier.

(2) Un trapèze où les deux cordes sont reliées à un seul point d’attache.

 

 

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7. La (belle) vie d’Adèle

 

« Au début, j'étais un peu perdue. » - « Au début, j'étais un peu perdue. »
« Au début, j’étais un peu perdue. »

Originaire d’Alsace, Adèle Saint-Martin découvre Châtellerault, le lycée et l’école de cirque. Et ne s’ennuie jamais.

Elle est d’un petit village, à côté de Strasbourg. « Je ne m’étais jamais éloignée de chez moi plus d’une semaine », avoue Adèle Saint-Martin. Alors, partir pendant deux mois, loin de chez elle, « c’est dur », reconnaît-elle. Mais pas de regrets pour autant. « Ici, c’est une deuxième famille, dès que quelqu’un est triste, tout le monde est derrière. Et puis, entre les cours, le cirque et les devoirs, on ne s’ennuie jamais, on n’a pas le temps de penser à la famille. »

Trop contente d’avoir réussi à intégrer l’école de cirque de Châtellerault. « Quand j’ai reçu la réponse de l’école, j’étais super-contente, même si j’étais aussi reçue à Châlons. » Elle était en effet convaincue de ne pas y parvenir. « On était 54. Je voyais les autres faire des trucs impressionnants. Je me disais que c’était mort et que je m’étais quand même bien amusée. » Surtout que les sélections au mois de mai lui avaient bien plu. « C’était stressant mais super-chouette, entre nous, il n’y avait pas de compétition, on se parlait, on rigolait ensemble, on a pu parler aux autres promos, aux profs, très sympas. »

«  On se dit que c’est la bonne école  »

Depuis septembre, elle découvre sa nouvelle vie. « Au début, j’étais un peu stressée. J’habite un petit village, là c’est une ville, j’étais un peu perdue. » Avec le lycée, l’école et l’internat, c’est parfois un peu difficile. « Tout cumulé, c’est dur, mais c’est franchement super-bien, je n’arrêterai jamais. » Elle a, en plus, la chance d’être avec une autre élève, Mélanie que nous avons présentée il y a quinze jours, en famille d’accueil le week-end.
Elle a aussi l’avantage d’avoir amené de son Alsace natale, une de ses copines, Fanny, qu’elle connaissait de son école de cirque qu’elle avait intégrée alors qu’elle était en quatrième. « Ça aide un peu de connaître quelqu’un. » Car le début, à l’école, était éprouvant, uniquement centré sur la préparation physique. « Au départ, c’est dur, puis on prend le rythme. C’est surtout quand on voit les autres promotions, quand on voit comment ils sont doués, qu’on se dit que c’est la bonne école. »

Vous connaissez désormais les sept élèves que nous suivrons durant ces trois années. Continuez à surveiller votre quotidien, nous évoquerons leur parcours tout au long de l’année.

en savoir plus

Un blog pour les retrouver

Pour ne rien manquer de cette rubrique à suivre pendant trois ans (lire ci-contre), le site internet de La Nouvelle République accueille un blog « Carnet de piste » qui reprendra les articles parus mais sera ouvert à des contributions particulières des élèves. Vous pouvez également retrouver carnet de piste sur Facebook.

www.nrblog.fr/ carnet-de-piste/

à suivre

Une histoire de trois ans

Une nouvelle promotion vient de faire son entrée à l’école de cirque de Châtellerault, la « promo 16 » ou « P16 » – ils sortiront bac en poche en 2016 – pour les très intimes. Dix-huit élèves qui rêvent de cirque, parfois depuis l’enfance, et qui ont réussi les sélections au mois de mai au milieu d’une soixantaine de postulants.
C’est le parcours de cette promotion que nous vous proposons de suivre jusqu’au bac dans trois ans. Parmi eux, sept élèves, volontaires, témoigneront de leurs attentes, de leurs apprentissages, découvertes, surprises et parfois de leurs doutes.
Depuis plusieurs semaines, nous vous les présentons. Après Malou Guerraz, Nicolas Allard, Lucie Pairault, Lilian Dufour, Mélanie Pasquier et Victor Rochais, voici la dernière Adèle Saint-Martin.

Laurent Gaudens

 

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6. Victor ou la magie du cirque

Victor Rochais : « Je me sens dans mon élément ici. » - Victor Rochais : « Je me sens dans mon élément ici. »

Victor Rochais : « Je me sens dans mon élément ici. »

Victor Rochais voulait être magicien. Et puis, il a découvert le cirque. Il fera donc des tours en l’air.

Artistes de cirque ou magicien, dans l’imaginaire collectif, c’est un peu la même chose. C’est sûrement en faisant ce genre de raccourci que le père de Victor lui a indiqué l’école de cirque d’Angers où ils habitent. « Je faisais du judo depuis l’âge de 3 ans par tradition familiale, ce n’était pas vraiment mon choix. A 7 ans, j’ai dit que je voulais faire de la magie. » Au plus près dans le rang des souhaits, ce sera donc le cirque où le petit Victor vit une vraie révélation. « Quand j’étais au CM2, j’ai dit que je voulais être circassien de métier. »

Lubie d’enfant ? Victor, qui avait déjà pointé Châtellerault sur la carte, devra patienter tout le temps du collège pour réaliser sa passion.

«  Quand j’étais au CM2, j’ai dit que je voulais être circassien de métier.  »

Autant dire qu’il n’était pas prêt d’oublier la date des sélections au mois de mai dernier. « J’ai beaucoup aimé l’entretien, c’était un bon moment de partage. Par contre, je pensais ne pas avoir réussi les épreuves. Je n’avais pas beaucoup dormi la veille à cause du stress et la fatigue faisait que je n’enchaînais pas les bons mouvements. »
Son acceptation à Châtellerault sera donc « une bonne surprise » et son adaptation plutôt facile entre lycée, internat et cirque. « C’était un peu compliqué au départ entre les trois lieux. Mais on s’y habitue très vite, ça devient une deuxième famille. Au début, j’étais quand même très fatigué : quand je rentrai chez moi le week-end, je faisais d’énormes siestes. » Il faut dire que les premières semaines à l’école sont consacrées au travail physique uniquement. « C’est dur au début mais au bout d’un moment, on s’y adapte, on essaye de se surpasser et au final on y arrive. » Depuis le retour des vacances, les cours sont passés à l’aérien, ce qui lui convient très bien. « Depuis le CE2, je me suis tourné vers l’aérien. Je sais que c’est ce que je veux faire même si je ne sais pas encore quoi exactement. »
Et Châtellerault ? « Je savais que c’était plus petit qu’Angers. Mais, bizarrement, je me sens davantage chez moi à Châtellerault qu’à Angers. C’est plus détendu. » Peut-être est-ce aussi dû à son adaptation à l’école. « Je me sens dans mon élément ici. Tout se passe bien, je ne me suis pas trompé en venant. »
Et tant pis pour la magie. Il n’en fera pas non plus à Châtellerault. « Je n’en fais que pour mes proches, je regarde sur internet, je fais quelques tours, mais pas plus que ça. » Et puis le cirque, ça reste quand même un peu magique…

Jeudi prochain, « La (belle) vie d’Adèle ».

 

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